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 Histoire de Merak

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Chef du Clan du sud
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MessageSujet: Histoire de Merak   Mer 8 Fév - 21:30

Les origines de la première dynastie.

Il fut un temps où il n'existait sur les terres de Merak qu'une seule tribu guerrière qui se nommait Back'ashanme, le regard de l'aube. Grand peuple aux traits de faucon, ces hommes et ces femmes parcourraient les plaines arides des plateaux, de ce qui deviendra plus tard le Kandor, à la recherche de gibier et de biens divers pouvant leur servir de monnaie d'échange envers les autres tribus du plateau, des tribus plus pacifistes qui se soumettaient aux Back’ashanme. Peuplade nomade aux yeux gris, ils chevauchaient nuit et jour sans relâche, défiant les lois de la nature. Plusieurs légendes naquirent auprès des principales tribus des plateaux dorés du Kandor concernant cette peuplade qui arrivait avec l'aube. Les Syrcopins et les Atth'antier disaient que de grands changements allaient et venaient au son des sabots de leurs chevaux. Les Talamn'eko les voyaient comme l'apocalypse elle-même, détruisant tout sur son passage. Malgré tout, aucune tribu ne put prédire que le destin frapperait de plein fouet les Back'ashanme. Un bon matin, les deux soleils prirent leur place à l'horizon, mais tous constatèrent qu’il n’y avait plus aucune trace de ces fiers cavaliers. Leurs femmes, leurs enfants et leurs chevaux avaient disparus, mais certainement pas les légendes qu'ils avaient semées aux quatre vents.

Le temps passa et avec lui s'écoulèrent les affres des siècles ainsi que les âges. La légende des Back'ashanme s'éteignit sur les lèvres des plus vieux, emportant avec elle les restes d'un monde primitif gouverné par les besoins naturels de l'homme. Les tribus des plateaux du futur Kandor s'établirent et formèrent les premiers villages sédentaires de Merak. Leur population restreinte leur permit de s'établir sur lesdits plateaux, dans la péninsule occidentale du continent. Même si les ressources étaient maigres, les tribus avaient apprit à survivre, se développant avec les années. Les Syrcopins d'Orient, les Atth'antier du Nord et les Talamn'eko de l'Ouest formaient les principaux villages de cette époque. Ils vécurent longtemps en paix et en harmonie, trop longtemps. Les hommes, de par leur nature, sont dotés d'une soif de pouvoir grandissante et d'une intelligence leur permettant de la développer. Avec le temps, ces communautés divergentes ne purent s'éviter encore plus longtemps, il eut un choc terrible, une collision qui ébranla les contrées de Merak. Les trois géants s'affrontèrent, mettant à feu et à sang une terre qui les avait nourrit depuis plusieurs siècles. Il n'eut aucun vainqueur, mais plutôt trois perdants, ainsi qu'une multitude de cultures détruites sous les déluges de l'horreur qui s'étaient abattus sur les plaines. Où il y avait autrefois pâturages et champs, il n'y avait plus que désolation et terre craquelée. Les enfants survivants ne rirent plus jamais de leur vie, leurs membres manquants leur rappelant trop souvent l'hécatombe vécue. Une trêve fut déclarée, mais rapidement elle se rompit alors que la guerre laissa place aux révoltes internes. Le moindre prétexte devenant bon pour justifier le meurtre d'un ami ou d'un être cher. Les villages se disloquèrent et les villes tombèrent en ruine, laissant derrière eux qu’une trace de description, rien n'était plus comme avant. Les survivants devinrent à nouveau nomades et tentèrent de survivre dans une lande plus hostile que jamais.

Cela dit, tout cauchemar a une fin, et celui-ci prit fin lorsque, par une aube sanglante, une corne de brume claironna haut et fort l'arrivée d'un régiment de cavalerie dont le son des sabots résonna jusqu'à la vallée des larmes. Les loques de ce qui avaient été autrefois des hommes levèrent leur yeux sur la colline. Une ligne dorée de plusieurs centaines de mètre s'étala devant leurs yeux ainsi qu'une bannière cité par les légendes. Deux croissants de lune bleu sur fond rouge; les Back'ashanme. Personne n'en cru un mot, malgré le fait que la nouvelle se répandit à la vitesse de l'éclair. Les cavaliers descendirent la colline, tous plus majestueux les uns que les autres. Parmi eux se dressaient fièrement hommes et femmes en armure d'or et d'argent. Le cor raisonna encore plusieurs fois, annonçant une nouvelle époque, faisant frissonner les plus faibles. Les Back'ashanme chargèrent, écrasant la moindre résistance sous d'habiles coups de sabre. En dix minutes, les habitants de la colline au guet se soumirent aux conquérants. Après un peu plus d’une semaine, tout le sud des plateaux dorés fut sous leur joug. En tout, il ne leur fallut que deux mois pour prendre possession de la totalité de leur nouveau territoire, une région qu'ils nommèrent le Kandor.

Le premier patriarche s'installa à l'extrême Orient du Kandor, laissant ses dix filles et ses douze fils prendre possession du reste du territoire. Fidèles à leur père, la lignée des Back'ashanme s'éternisa au courant des âges. Lorsqu'un patriarche venait à mourir, l'un de ses enfants prenait possession du trône de l'aube à la suite d'un vote familial, et le cycle recommençait.

La première dynastie.

Le mystère entourant le retour des Back'ashanme, resta complet et absolu jusqu'à la fin. Avant de disparaitre comme ils étaient venus, les membres de la première dynastie transformèrent radicalement la jeune région du Kandor. Plusieurs villes furent fondées, de nombreux villages furent construits donnant espoir au peuple. Certaines cité se distinguant des autres par leurs parures d'or ou encore par leurs minarets s'élevant vers les trois lunes de Merak. Le peuple se civilisa et une hiérarchie stricte où hommes et femmes étaient égaux s’installa. Le Kandor se divisa en principautés, mais resta toujours fidèle à la bannière lunaire, un symbole d’importance. Le continent de Merak fut en grande partie cartographié, mais ses régions les plus lointaines restèrent toujours un mystère aux yeux de la population. Les seuls connaissant la vérité du monde de Merak étant le patriarche et sa femme. C'est pourtant le facteur qui causa leur perte. Un jour, le Jeune Tahico Menrès dévoila ses connaissances, et à l'aide d'un habile jeu politique, il réunit sous sa coupe la majorité des fils de seigneur et organisa un soulèvement national dans le but de déloger le patriarche et la famille dominante. Même si la révolte fut une réussite, les « gagnants » de ce conflit s'en tirèrent avec des pertes si lourdes qu'une guerre civile comme on n'en n'avait jamais vu depuis deux siècle menaçait d'éclater. Pour sauver sa tête, le jeune seigneur mit le blâme sur le patriarche et toute sa descendance en les condamnant tous et chacun à l'exil dans les terres inconnues du sud. Ce fut la fin de la première dynastie, ainsi que l'avènement de la seconde. Pourtant, l'histoire des Back'ashanme ne se termina pas ainsi. L'exode massif d'un tiers de la population du Kandor vers le sud causa beaucoup de problèmes dans les diverses communautés humaines, mais leur résilience légendaire leur permis de tenir le coup. C'est ainsi que naquit la deuxième dynastie, sur les cendres, la mort et l'exil, à l'instar de la précédente.

Pour une seconde fois dans l'histoire, les Back'ashanme sombrèrent dans l'oubli, grave erreur de la part des vils humains. Dans leur quête vers des terres nouvelles, ils s'enfoncèrent dans les montagnes, guidés par le patriarche. Beaucoup moururent, mais les survivants n'en devinrent que plus forts et plus hardis. Ils s'enfoncèrent dans les tunnels pour fuir les ardeurs de l'hiver et c'est à partir de ce moment que les choses basculèrent. Lorsque vint le printemps, personne n'osa quitter les cavernes, une peur des grands espaces s'implantant rapidement en eux. L'agoraphobie prit racine dans leur être à la même vitesse que la photophobie, les forçant à rester dans le noir. Ce qu'ils ne surent jamais fut que les particules de poussières qu'ils respiraient étaient chargées de magie, ce même pouvoir parcourant les veines du monde. La magie affluant rapidement en eux, ils évoluèrent rapidement pour s'adapter à leur nouvel habitat. La revanche des Nocturnes serait terrible, mais avant, il fallait attendre, attendre longtemps...

Contrairement aux nocturnes, certains décidèrent de s'exiler volontairement vers une terre inhabitée. Leur disparition passa plutôt inaperçue, la plupart étant des hommes ou des femmes sans intérêt pour le dirigeant de l'époque. On retrouva un parchemin racontant le départ d'une femme vers le sanctuaire. Cette époque relate la naissance des Hauts-Elfes, un peuple mit à l'écart.

« La beauté, la pureté et l’élégance attirent souvent l’intérêt, le regard même du plus laid. Je faisais partie de ceux qui n’avaient eu aucune de ces caractéristiques, ceux qui devaient travailler encore plus fort que les autres pour obtenir ce qu’ils désirent. Je n’avais ni le teint, ni les yeux tant enviés, je n’avais pas les mains fines et les longues jambes attirant l’oeil. J’avais une chevelure noire, tandis que les blondes se faisaient remarquer par leur tignasse dorée. J’avais le visage blême et cerné, creux comme si je n’avais mangé depuis des lustres. Personne ne me regardait quand je parlais, personne ne portait attention à moi, mais pourtant je n’étais pas seule. Ce que je souhaitais le plus serait d’avoir cette infime chance de faire partie de la haute société. Un jour, je décidai de me ressourcer dans la forêt de Merak afin de m’exiler loin de cette noblesse qui ne voulait pas de moi. Je me rendis compte assez rapidement que je n’étais pas la seule à caresser ce rêve ridicule, mais ô combien important pour moi. On m’a dit « Vient…vient faire de cette nature la tienne. Elle t’apportera ce que tu cherches tant, mais ne la trahi pas, sinon elle te trahira à son tour. » Je ne comprenais pas le véritable sens de ces paroles, mais j’ai commencé à offrir à la flore un grand respect, un respect qui éprouvait un sentiment sincère envers cette nature si rafraîchissante, si belle. Mes traits semblèrent s’adoucir au fil du temps, mes yeux commencèrent à s’éclaircir pour emprunter un vert d’émeraude. Ma peau devint lisse teintée d’une pureté sans pareil, mes dents étaient plus blanches que jamais. La nature avait véritablement un effet bénéfique sur ma personne que je ne pouvais plus me passer de ses soins. Ma chevelure d’ébène devenait plus soyeuse que je ne pouvais l’imaginer, je pouvais grimper facilement aux arbres et me juchée très haut pour surveiller cette forêt qui devenait mienne. C’était mon sanctuaire, je le chérissais plus que ma vie elle-même, elle était ma vie. J’ignore depuis combien de temps j’étais isolée dans cette nature qui était à présent ma famille, mais cela n’avait plus d’importance à présent que j’étais différente. J’étais amoureuse, nous étions tous amoureux d’elle. Nous avions décidés de former une communauté en se donnant le titre de Gardiens du Sanctuaire. Nous avions tous bénéficier d’une deuxième chance, nous étions tous imprégnés de la magie de la nature. Je pensais au départ que j’étais profondément plongée dans l’un de mes magnifiques songes, mais pourtant le temps défilait devant mes yeux et je ne me réveillais pas. Je n’avais même plus besoin de dormir tant je prenais le temps de m’unifier à cette verte terre lors d’un rituel que je nommai méditation. Le Sanctuaire devint un refuge pour plusieurs hommes qui devaient fuir, des hommes qui devinrent tous aussi sereins après un exil dans ce magnifique décor. Nous étions désormais sept à la tête de cet espace verdoyant et nous siégions à la tête du conseil, le conseil des Hauts-Elfes. »

La deuxième dynastie.


La deuxième dynastie vit la lignée des Menrès perdre le pouvoir aux mains des Tag'albanon. Cette riche famille servit aussi bien les intérêts du peuple que l'avait fait la famille des Back'ashanme au cours des derniers siècles. Seulement, un étrange phénomène se propagea parmi la population humaine. Certains Érudits pointèrent l'eau, d'autres le vent et le sol. Certains même accusèrent le feu d'être responsable de ces transformations, mais le mystère resta entier à cette époque. Il en résultat seulement qu'en l'an 169 le Saint-Père Urtirielle Tag'albanon écrivit dans ses chroniques à l'air d'un crépuscule cendré:


«Tous s’étaient rassemblés autour de moi, j’étais juché sur une colline assez élevée pour pouvoir parler à quelques centaines d’hommes. Au fond de mon regard, une fierté irrationnelle s’était imprégnée, mais je ne pouvais en faire autrement. D’une stature imposante, je regardais mon peuple sur lequel je régnais d’une main de fer. Mon visage froid et impassible exprimait bien le sentiment qui subsistait dans mon esprit, l’heure était venue aux grands discours, ni plus ni moins. Je mis la main sur l’épée de Merak, l’épée qui avait été forgée sur ces terres, la première de toutes, celle qu’on m’avait offerte lors de mon ascension.

« Moi, Urtiriel Tag'albanon, Saint-Père du Kandor, annonce un changement drastique concernant notre Royaume. Vous savez que certaines informations primordiales se sont échappées et sont venues jusqu’à moi, des informations que je ne puis ignorer en tant que souverain. Je refuse de laisser d’autres peuples entraver notre route, surtout si cela est hors de mon contrôle. Semblerait-il que certains d’entre vous ont choisis un chemin différent, et qu’ils se font nommer Clan du Sud! La guerre est proche mes amis… Je vous laisse une dernière chance de revenir dans mes rangs avant que je ne vous écrase tous! Je ne permettrai pas un tel affront sans lever mon armée contre vous. Il va de soit que si vous n’êtes pas mes alliés, vous êtes mes ennemis Vous Clan du sud, joignez-vous à moi ou alors périssez…»

Ma voix était forte, prenante et mon discours était à prendre au sérieux. Je levai mon épée vers le ciel et un cri de guerre s’échappa de ma gorge, mon peuple se mit à hurler pour m’encourager. Je me devais d’être autoritaire pour le bien de toute cette patrie et si des frontières se devaient d’être établies, je les briserai les unes après les autres jusqu’au dernier.»


Ses paroles portèrent loin, mais c'était sans compter l'audace du chef de la rébellion. C'était un grand homme au regard perçant et aux idées résolues. Tout comme le Saint-Père, il tenait lui aussi une chronique dont certaines bribes nous sont accessibles aujourd'hui.


«Je ne servais pas les mêmes intérêts que cet homme à la main guerrière, je voyais plutôt en mes hommes une force inexploitée jusqu’à présent. J’avais décidé d’attirer vers moi les plus faibles d’abord, leur démontrant à quel point ils pouvaient devenir lier avec la faune qui les entoure. J’avais pourtant réussi à leur prouver qu’en priant et qu’en vénérant un animal, son sacrifice pourrait leur conférer des atouts considérables, des atouts de poids contre ce tyran qui nous servait de Roi. Il suffisait que chacun se trouve un animal totem, lequel l’homme lui vouerait un amour infini. Ainsi, lorsque l’homme se sentait prêt à accueillir son animal, il devait le tuer de ses mains et goûter à ce liquide vital qui lui conférait alors des capacités surprenantes. L’âme de l’animal devenait à jamais liée à son priant, le laissant devenir cet animal à son bon vouloir, le laissant être cet animal. C’est comme ça qu’avait débuté notre peuple et les plus curieux vinrent nous rejoindre par la suite, affaiblissant ainsi les rangs de ce Urtiriel Tag'albanon. Notre peuple grandissait et à mesure que les enfants naissaient, nous avions trouvé une méthode pour leur conférer ce don dès leur jeune âge, mélangeant ainsi le sang de l’animal au lait maternel. Ces enfants prodiges étaient encore plus forts et plus expérimentés que les vieux dont l’âme était déjà souillée. Lorsque nous entendîmes le discours du Roi de Merak, nous décidâmes de nous battre, nous savions que le temps était venu pour faire reconnaître nos valeurs, nos droits. Moi, Ekalas Fênion, j’étais le chef de la tribu du sud et je ne laisserais personne détruire les miens, je me battrai jusqu’à la mort s’il le faut.»


Le ton monta et on assista à la création d'un fossé de plus en plus large entre les sudistes et les loyalistes. Dans certaines villes, on vit des lynchages, des émeutes. Les sudistes étaient regroupés entre eux et certains hauts gradés comme le général Guilvere profitèrent de la confusion provoquée par l'apogée de la crise pour commander des purges qui se terminèrent en bain de sang, d'innocents enfants massacrés par le choix de leurs parents. Les sudistes ne perdirent pas plus de temps et plusieurs centaines d'hommes et de femmes quittèrent les villes et communautés de ce qui autrefois était leur patrie. Ils s'engagèrent sur les routes du sud, bravant les montagnes et les terres inconnues, mais le Saint-Père ne comptait pas les laisser s'en tirer. Dans son esprit, il était clair qu'il n'y aurait aucun survivant parmi les membres du Clan du Sud. Ses généraux le secondaient; il n'y aurait aucune pitié. Ils les pourchassèrent sans relâche, mais les sudistes étaient rapides, même sans chevaux. Ils purent prendre quelques jours d'avance sur le Saint-Père et son armée, bien que cela ne serait guère suffisant. Il était évident qu'un combat se déclarerait, indubitablement.

Par une chaude matinée, l'armée du roi voulu franchir le col du pendu, un endroit réputer pour ses chemins étroits et ses alcôves traîtresses. Le monarque en fit ses frais. Aussi soudainement qu'une tempête d'été, une pluie de flèches s'abattu sur les cuirasses rutilantes des cavaliers. Cachés, furtifs et frappant par surprise, les sudistes prirent rapidement l'avantage. Évitant autant que possible le corps à corps, ils purent ainsi anéantir la moitié des troupes Loyaliste sans subir trop de perte. Certains osèrent l'assaut de front sur les troupes du Saint-Père, mais ces hommes qui n'en étaient pas ne le firent pas avec des épées ou des haches, mais plutôt avec des serres et des griffes. Blessé à l'épaule et dans son amour propre, le monarque sonna la retraite en agitant sa lame lunaire couverte du sang de ses ennemis.

De retour au royaume, on propagea la rumeur d'une éclatante victoire sur les sudistes. Les parias devinrent de l'histoire ancienne et ceux qui trahirent le secret disparurent mystérieusement dans d'étranges circonstances. Malheureusement, malgré les mensonges propagés auprès du peuple, Urtiriel caressait des rêves de vengeance sur lesquels il fantasma, seul dans sa tour d'ivoire, jusqu'à sa mort.

À l'annonce de sa mort, son fils unique prit le trône, mais ses capacités de suzerain ne lui permirent que de finir la tête sur le billot lorsque le premier de la troisième dynastie prit sa place devant le peuple.

La troisième dynastie.

Alors que le monde frémissait toujours des récentes guerres et des conflits acharnés entre factions, une nouvelle révolution s'opéra dans la population. Près de deux cent ans s'étaient écoulées depuis la grande chasse des sudistes, mais ceux qui avaient été oubliés refirent indirectement surface. Les descendants des sudistes ayant persistés à vivre dans le plus grand secret chez les humains décidèrent de fuir vers le nord. Très peu nombreux, ils quittèrent la lande en moins d'une semaine et certains villages se vidèrent complètement. Plus personne n'eut de nouvelle de cet exode vers le nord. Un indice laissa tout de même penser qu'il n'était pas vain de croire à leur survie. Certains chasseurs affirmèrent avoir vu graver dans les troncs d'arbre une formule obscure; Bi sim'art ak nour, Bi sim'art ak dantere. Nous vivrons pour la vengeance, nous vivrons pour détrôner. Les nordistes ne furent jamais pourchassés.

La troisième dynastie dura un temps, pendant lequel on vit l'âge d'or de la science ancienne et de l'exploration des vérités profonde de la terre. On étudia l'astronomie et l'astrologie, les mathématiques et la géométrie. Plusieurs inventions techniques facilitèrent la vie des paysans et l'esclavage fut abolis dans la majorité des provinces humaines. Malgré tout, le sang royal finit par s'appauvrir et la dynastie s'essouffla elle-même jusqu'à s'asphyxier. Elle s'éteignit et sur un consensus commun, les plateaux dorés du Kandor se divisèrent en cinq royaumes distinct où chaque roi érigea ses propres lois.

Et ensuite.

Pendant deux-cent-soixante-et-un ans, le monde ne connu que peu de changements, les conflits allant et venant. On répertoria les quatre races dominantes de Merak et le continent fut divisé en contrées distinctes aux frontières inviolables grâce aux pouvoir de la tour d'ivoire. Les elfes gardaient les contrées orientales, les nocturne avaient la grande chaine de montagnes du sud, les térianthropes du nord et du sud vivaienit selon leurs propres lois et les humains plus éparpillés que jamais.

Aujourd'hui je regarde l'océan en sondant ses profondeurs inouïes et ses rivages lointain en me demandant si un jour l'immense nappe d'huile s'étalant devant mes yeux sera traversée.

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