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 Arrenadd Hilern [terminé][validée]

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Capitaine du "Silence"
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MessageSujet: Arrenadd Hilern [terminé][validée]   Lun 9 Avr - 15:33

Prénom & Nom

Arrenadd Hilern

Sexe

Masculin

Âge

45 ans

Race:

Humain

Groupe:

Pirates

Rang:

Capitaine du "Silence"

Métier:

Pirate

Description physique

La mort peut prendre autant de formes qu'il existe de tueurs en ce monde, il est donc naturel que chaque mort ai une apparence bien à elle. Qui est donc la mort qui commande au silence ? Arrenadd Hilern, son capitaine, son maître. Un humain, probablement pas un humain au sang pur mais ça n'a après tout pas tellement d'importance... Un humain à l'apparence plutôt commune de prime abord.

Une silhouette d'un mètre quatre vingt dix , musclé par le travail et les combats mais non déformé par l'usage de l'épée comme peuvent l'être certains hommes d'armes, il apparaît moins râblé que d'autres, les membres longs et nerveux plutôt que lourds, chaque courbes dessinées à la serpe plutôt qu'au couteau de sculpteur. Le dos sensiblement courbé vers l'avant de même que les épaules ornées de longues rainures bleus semblables à des veines, traçant un fin réseau du bas de son cou jusqu'entre ses omoplates, contrastant avec les cicatrices diverses et variées couvrant son corps et formant de petites traces blanches sur sa peau grisée.
Ses vêtements habituels cache quelque peu le léger ascétisme le caractérisant, chemise de velours sombre sous une armure de cuir bouilli, pantalons de toile simple et sombre, hautes bottes de cuir, une tunique de tissu parfois doublé et une pelisse de fourrure pour lutter contre le froid. Les ceinturons retenant ses armes retiennent le tout, enserrant taille comme torse de même que les gants de cuir protégeant ses mains et les poignets de force enserrant ses avant bras et ses poignets. Quand au tricorne il préfère l'oublier dans un coin, quoi qu'on en dise.
Il se contente, pour toute arme, d'un pistolet long à crosse de nacre et d'une épée à une main, lame ample de deux pouces et demi de largeur, dotée d'un double tranchant d'acier trempé et d'une pointe légèrement ovale renforcée pour l'estoc, une garde cylindrique gravée et une garde d'une main et demie gaînée de cuir et légèrement courbée pour épouser la forme de la main ; enfin un pommeau en forme de larme vient ré équilibré le tout.

Son visage est anguleux mais sans conteste masculin, les traits acérés mais pleins et carrés, contrastant avec son teint cendré maladif. Ses yeux gris clairs, ourlés de deux traits bleu roi, contiennent souvent une lueur navré et doucement amusé, à demi cachés sous ses longues mèches noirs ou celles, rouges, qu'il couvre de pigments, sa crinière souvent ébouriffée et peu soignée, pleine de tresses et ornée de petits bijoux d'argents et d'os.
Arborant souvent une expression profondément ennuyé et navré, lèvres grisées serrées en un demi sourire acidulé, il se comporte de façon plus nonchalante et détachée que certains de ses pairs et ne s’embarrasse en général pas d'apparat et encore moins de sérieux, démentant ses gestes précis et vif, ne perdant pas de temps et ne dépendant que le strict nécessaire d'énergie pour chaque tâche.
De même sa voix reste neutre, porteuse d'un léger accent. Parlant lentement et de façon mesurée son ton a peu de chance de varier quel que soit l'interlocuteur bien qu'il puisse très clairement laisser paraître ses sentiments de façons détournées.

Il s'amuse beaucoup de la confusion que peu provoquer son apparence et ses manières, n'étant pas taillé sur le modèle classique du capitaine pirate.

Description psychologique

Il n'est jamais simple de s'aventurer dans la tête de qui que ce soit, jamais simple de prétendre expliquer les fonctionnement interne de quiconque. On peut tout de même en dégager quelques points essentiels et suffisamment important pour être mentionnés.

Comme n'importe quel être humain il possède des instincts naturels, des mécanismes auquel il ne déroge pas tel que l'attrait pour l'or ou le pouvoir. Ce n'est pas tant la fin en elle même qui lui est propre mais bien son interprétation ou encore les raisons qui le conduise à poursuivre tel ou tel but. Parfois assez communes pour faire sourire, d'autres fois aussi obscures qu'une lamentation des profondeurs.

N'étant pas pirate pour rien il voue bien entendu une grande part de son temps au pillage et à la dévastation, quel attrait l'or pourrait il bien avoir si ce n'est naturellement sa valeur marchande ? Et bien justement, si il a tout à fait conscience de ne pouvoir accumulé indéfiniment les trésors et les garder jalousement c'est pourtant bien son but, les accumuler et les utiliser comme décoration, une pie décoratrice.
Quand au pouvoir et bien... c'est sans doute une notion un peu trop abstraite quand on y pense, certains y voit le pouvoir politique, d'autre la richesse, l'influence... lui y voit simplement la liberté, aller où il veut, faire ce qu'il veut, quand il veut, comme il veut sans jamais que l'on se mette sur son chemin.

Avec de tel critères quoi de mieux que la piraterie ? Le raisonnement vous étonne ? Mais une décision ne se prend jamais à la légère, peu importe de quoi il s'agit, il faut de multiples raisons à un acte. Et être motivé par le seul appât du gain ou par le doux chant de dame liberté ne suffira jamais à messire pour bouger ne serait ce qu'un doigt... alors quoi ? Peut-être tout simplement l'instinct prédateur étonnement développé chez lui, feu et sang, l'impulsion viscéral s'emparant de l'esprit, ce besoin ardent de tuer... la soif de sang tout simplement.
Alors pourquoi n'a il pas l'air, de prime abord, ou même pendant le combat, d'être sous l'emprise de cette maîtresse exigeante ? Tout simplement parce qu'il sait se contrôler, c'est d'ailleurs l'un de ses atouts majeurs. Ayant souffert de son état il est désormais capable d'agir, moyennant un contrôle strict de son mental, à un équilibre précaire mais bienvenu.

Ce contrôle nécessite bien entendue une discipline sévère qu'il conserve malgré son air nonchalant. Tout simplement parce qu'il n'a aucune raison d'afficher ouvertement ni sa rigueur ni celle qu'il attend de son équipage pour la simple raison que n'importe quel marin sur son bâtiment, du mousse au second, sait qu'il est tenu de respecter les quelques règles informelles inhérentes à la vie à bord du Silence.
Et ils les respectent, car il va sans dire que celui qui y déroge risque de le regretter... amèrement. La mort ? Une plaisanterie pour les marins sous ses ordres, la mort est l'ultime merci offerte après des heures et des heures de souffrances, parfois des jours ou des semaines. Non, ce n'est pas la mort qui inquiète les ennemis du capitaine, après tout, ne dit on pas que celui qui meure face au Silence est béni ? Car l'une des nombreuses passions d'Hilern n'est autre que la torture, la plus lente, la plus douloureuse, la plus dégradante possible. Il excelle dans ce domaine, tenez vous le pour dit.

Qu'exige il en général de ses hommes ? La loyauté, bien entendu, l’efficacité, la détermination.. sans pour autant le dire à haute voix. Il affirme d'ailleurs rarement à haute voix, quel que soit la situation, il n'en a souvent pas besoin, son expression ou son regard suffisant largement dans bien des situations à faire passer le message. De même il ne se montre ni hautain, ni particulièrement fier. Pas besoin. Soit son interlocuteur a un minimum de jugeote et filera doux soit il jouera les mâles et se verra récompensé comme il se doit. Car il n'hésitera jamais, si on le défi il éliminera l'importun sans faire de commentaire, ses actes parlants pour lui. En revanche lorsqu'on sait le prendre par le bon bout il peut se montrer, si non cordial, au moins à l'écoute et disposé à faire quelques minimes concessions.

Sa philosophie s'applique à tous, rien n'est acquis dès le départ, si un individu désire quelque chose de lui il devra le gagner d'une manière ou d'une autre. Pas d'exception, pas même pour un soit disant chef des pirates. Encore moins pour lui à vrai dire, puisqu'il représente une hypothétique atteinte à sa liberté. Il ne courbera la nuque devant personne et ça ne changera jamais. Quand à tenter de devenir lui même chef... là encore il n'aime pas l'idée d'être enchaîner à un titre pareil . Souvent sarcastique et navré à l'encontre de ses congénères il n'accorde aucune importance à l'apparence que prend un discourt et s'attache toujours à ce que cachent les paroles. Terre à terre, pragmatique et peu sensible, il vise uniquement son profit et celui de son équipage et ne fait passer ses projets plus personnels qu'en second plan.

C'est un grand perfectionniste qui n'aime pas faire les choses à moitié lorsque l'envie lui en prend et il lui arrive de rester des jours et des nuits entières sur une seule tache afin de satisfaire son besoin presque maladif de faire un travail parfait. Pour lui il n'y a pas de demi mesure, soit le travail est parfait et il n'y a rien à dire soit il est raté et il n'y a aucun moyen de le rattraper, que ce soit pour lui ou pour les autres.

Poète à ses heures perdues il se consacre volontiers à quelques vers quand l'envie lui en prend même si il ne les déclame à personne en général, persuadé qu'en ce monde il y a certaines choses qu'il vaut mieux ignorer pour son propre bien comme pour celui des autres...Intelligent, il l'est ! Peut-être un peu trop pour son propre bien...

Histoire

Qu'est ce qui peut pousser un homme à devenir un monstre ? Qu'est ce qui peut justifier un tel changement ? Certains l'attribuerait à une catastrophe, à une maladie profonde ou à quelque autre terrible événement. Pourtant parfois... la réponse est tellement plus simple. Tellement plus biscornue et... cruelle ?

Il était né plus chanceux que certains, moins que d'autres. Somme toute la vie l'avait déposé dans un milieu qui lui permettrait de penser à l'avenir sans trop de crainte. Son père, capitaine d'un vaisseau de guerre d'Ekalesias, reconnu par ses pairs et ayant une place de choix dans la marine, chargé de protéger les cotes contre les raids des pirates, combattant aguerri et doué. Sa mère, fille de bonne famille, jolie sans être belle, douce et obéissante, l'épouse idéale, telle qu'on en voyait dans les livres. Le mariage, chose surprenante, n'avait pas été arrangé, tous deux s'étaient bel et bien rencontrés par hasard et le capitaine l'avait courtisée, empressé et après quelques mois la demoiselle s'était vue confiée à ses bons soins par un père satisfait de son nouveau gendre.
En pleine santé, elle ne tarda guère à tomber enceinte et pour le plus grande bonheur de son époux mis au monde deux fils jumeaux qu'elle nomma respectivement Sven et Arrenadd. Tous deux en bonnes santé, robustes et prometteurs, ils grandirent dans la simplicité d'une vie de famille construite et équilibrée. Ils eurent droit à une bonne éducation, autant dans le domaine des lettres que des armes et tous deux se montrèrent particulièrement doués, grandissant sans accrocs de taille malgré les aléas de la vie. Tous deux dévirent de jeunes adultes prêts à faire leur preuves, appréciés des jeunes filles et disposant d'un avenir brillants devant eux. Arrenadd, le cadet, demanda à son père de le laisser rejoindre son équipage afin de faire ses preuves dans la marine de son pays tandis que l’aîné, Sven, décidait de partir tout d'abord explorer les contrées avoisinantes dans la mesure de ses moyens avant de rejoindre un équipage de la marine à son tour.
Arrenadd passa plusieurs années en mer, remplissant diligemment son rôle sur le grand vaisseau qu'il admirait. Cependant un certain malaise grandissait en lui à chaque bataille, à chaque fois qu'il voyait son père à la barre...

~~ la corde était chaude entre ses mains, rugueuse, meurtrissant ses paumes et la chaire encore tendre de ses doigts, mais la douleur ne l'arrêtait pas. Elle lui était bénéfique, détournant quelque peu ses pensées de lui. Lui, son père, capitaine du bâtiment... l'homme qui faisait de sa vie, sans le savoir, un véritable cauchemar depuis plus de trois mois. Chaque geste de sa part était un coup de fouet sur sa peau, chaque sourire une dague déchirant ses tripes, chaque regard une marque au fer rouge... et pourtant il ne parvenait toujours pas à le lui dire. À lui demander des explications... de l'aide... il était son père, il n'aurait pas dû déclencher de telles réactions en lui et pourtant... il était son père... il serait toujours là pour l'aider... non ?
Pourtant.... pourtant dès qu'il tentait d'en parler il sentait les mots se coincer dans sa gorge, sentait ses yeux brûler, sentait ses mains trembler. Il ne pouvait tout simplement pas. Il en était incapable, aussi incapable que de saisir l'un des soleils à mains nues. Impossible. Alors il continuait de se tourmenter, nuit et jour, regardant le vin de la coupe de vie se transformer en aloès pour son plus grand désespoir. Que pouvait-il faire ? Qu'était-il en droit de faire ? Il ne savait pas, perdu dans le mélange complexe d'émotions qui le submergeait... il n'avait pas apprit à les maîtriser, la vie avait toujours était simple auparavant, blanche et noire, simple, un chemin à suivre et s'était tout... mais la simplicité n'était qu'un lointain souvenir désormais.
Il se força à accélérer ses gestes, tirant sur la corde avec désespoir, meurtrissant ses mains un peu plus. Il ne pouvait pas penser ainsi, il n'en avait pas le droit, il ne pouvait remettre en question les fondements mêmes sur lesquels il basait son existence. Si il les remettait en question.... son monde s'écroulerait. Mais peut-être était ce déjà le cas. Peut-être.... peut-être n'avait il pas le choix... peut-être devait il tout simplement obéir à cette voix impérieuse tout au fond de lui. Mais si il s'en remettait à elle, si il en arrivait à cela... il ne pouvait pas. L'idée était trop pénible, trop amère dans sa bouche. Il ne pouvait tout simplement pas abandonner tout ce qui constituait sa vie ainsi. Et pourtant... pourtant il ne voyait pas d'autres alternatives, pas d'autres échappatoires pour fuir la souffrance qui l'habitait un peu plus chaque jour. Il devait...
La douleur le fit sursauté. Il contempla ses mains, surpris et perdu. Du sang suppurait de la peau à vif. Les regardants il se sentit étrangement calme, l'esprit vidé...
~~

Plus le temps passait plus son malaise allait croissant et moins il supportait la présence de son géniteur. Hors sur un navire il lui était difficile de l'éviter, étant ainsi mit au supplice sans autre échappatoire que son travail. Reproduisant son léger accident il trouvait une forme de paix étrange dans la contemplation de son sang, ds fines blessures qu'il produisait à l'aide d'une pointe de flèche, plus fine et plus précise que la lame d'un couteau ou d'une dague. Il prit l'habitude de les dissimuler sous des bracelets de force bien sûr et pendant quelques temps parvint à supporter son malaise. Tel un oiseau en cage il regardait le large, souffrant en silence d'un mal qu'il ne comprenait pas , faisant simplement bonne figure face à l'équipage, face à son père. Au fur et à mesure que le temps s'écoulait il prit l'habitude de laisser son esprit trouver du réconfort sans honte, appréciant les batailles quand il aurait dû les redouter, se blessant quand il aurait dû se préserver, contemplant en silence l'horizon lointain quand il aurait dû se languir d'un retour à terre. Il survivait, vivait, mais n'existait pas, son silencieux appel à l'aide perdu parmi les vagues. Bien entendu son apathie ne pouvait pas passer éternellement inaperçu, bien qu'on ne le confronta pas immédiatement.

~~ Il était si absorbé par son passe temps qu'il ne sentit pas l'approche de l'homme et en sursauta presque lorsqu'il posa une main sur son épaule. Son cœur fit un bond, il n'avait aucun moyen de dissimuler la flèche entre ses doigts, l'autre lui poserait forcément des questions. Baissant le bras sur lequel il était en train de graver en une tentative médiocre de cacher les marques sanglantes il releva les yeux vers le marin, lui adressant un regard à la fois surprit et un peu coupable tout en essayant d'avoir l'air le plus naturel possible, tel un gamin prit la main dans le sac alors qu'il volait sur une étale. Il mit quelques secondes à reconnaître celui qui lui souriait en silence, la main pressant toujours son épaule. Le second de son père, Daemon. N'osant pas bougé, attendant qu'il parle pour savoir ce qui allait advenir de lui Arren continuait de le fixer pendant plusieurs minutes avant que l'autre ne se décide enfin à agir. Il tendit la main vers la flèche et la glissa hors de la faible prise qu'il maintenait dessus, regardant la pointe, pensif puis posa de nouveau ses yeux sur Arren en un regard qui le mit encore plus mal à l'aise si seulement s'était possible. Il détourna les yeux, ne soutenant pas le poids des iris sombres le fixant, crispant ses mains pour les empêcher de trembler. La voix de l'autre acheva d'enterrer ses maigres espoirs de passer inaperçu...

« J'espère au moins que tu l'a passé au feu avant... »

Le jeune homme ne répondit pas, en était totalement incapable. Il se contenta d'un faible signe de tête signifiant qu'il y avait pensé. Espérant sans trop y croire que l'homme le laisserait tranquille. Peine perdue, l'autre posa simplement la flèche, allant chercher un bandage et un onguent et attrapa son bras blessé en entreprenant de le soigner sans jamais faire le moindre commentaire. Il ne pu que se laisser faire, un peu perdu de le voir agir ainsi et le cœur battant à tout rompre, prit de sueur froide, l'angoisse de connaître son sort futur lui tordant les tripes. L'autre finit son œuvre puis, sans lâcher son poignet le regardant dans les yeux.

« Qu'est ce que tu espère faire exactement ?
- Je... rien...
- Tu te rend bien compte que je ne vais pas croire ça..pas vrai ?
- … »

Il soupira et serra légèrement son poignet blessé, le faisant grimacer, ne le lâchant pas des yeux un seul instant. Et son regard le fit frissonner, les iris noires ne contenant plus la pointe de douceur qu'elles avaient eu auparavant, remplacées par une lueur acérée.

- Tu devrais me laisser t'aider...
- Je vais très bien 

Il éclata d'un rire désagréable et serra de nouveau, envoyant une décharge douloureuse le long de son bras et chassant la peur de son esprit. Secouant la tête son vis à vis se pencha et prit son autre bras, retirant la protection de cuir qui le couvrait et dévoilant des plaies à moitié refermées à la couleur sombre, les traçant d'un doigt sans qu'Arren ne parviennent à rassembler suffisamment de courage pour réagir.

- Je l'ai remarqué lors de la dernière escarmouche, tes gestes sont moins amples, ta prise sur ta lame ou sur les cordes moins fortes. Même tes réflexes en souffrent. Si je devais faire un pari... je dirais que tu a d'autres plaies ailleurs, le torse sûrement, les flancs, les épaules. Fait attention, ça risque de te coûter cher. Tu ne voudrait tout de même pas mourir aussi bêtement hein ?
-
- Non bien sûr. Surtout pour quelque chose d'aussi ridicule.
- Qu'est ce que tu veux dire par là... ?
- Allons, tu a un soucis et tu le fuis, c'est évident.
-
- Tu me laisse deviner encore une fois ? Où tu a aussi peur de te l'entendre dire à voix haute ? »

Il releva subitement les yeux vers l'homme, surpris et éperdu, incapable d’émettre un son. En moins de cinq minutes il venait d'être mit nu aux yeux d'un homme qui risquait de tout raconter à son père et de réduire sa vie néant. D'autant que les prunelles onyx en face de lui affirmaient clairement savoir de quoi elles parlaient... Il n'avait aucun doute sur le fait que l'autre l'avait percé à jour. Pourtant même aux abois il ne parvenait pas à réagir. Après un moment d'échange silencieux l'autre soupirant doucement et se leva, le surplombant avant de se pencher et de chuchoter quelques mots à son oreille. Ses yeux s'agrandirent encore et son cœur rata un battement. L'autre s'éloigna et il mit un moment avant de se redresser et de lui courir après, décidé.
~~


Le temps passant il s'en remettait de plus à plus à Daemon en qui il trouvait un interlocuteur particulièrement discret et attentif dont les conseils, parfois contraire à l'éthique morale de la marine, lui étaient très utiles. Ce fut tout naturellement lui qui fut le premier à le rejoindre lorsqu'il décida finalement qu'il était temps d'agir. Pendant ses années de services il avait développé à la fois un grand amour pour l'océan et un besoin viscéral et maladif de liberté, un besoin qu'il avait tout d'abord perçu comme déloyale, importun, nuisible. Après tout il n'était pas esclave, avant un avenir, des moyens, une place... toutes choses qu'il avait obtenu par sa naissance et non par ses capacités ou sa volonté. Ce qu'il désirait réellement était bien différent. Une liberté toute autre mais que jamais son père n'accepterait. Il était devenu un ennemi plutôt qu'une figure d'exemple... et Arren était bien décidé à ne plus être bridé par sa volonté et, au travers d'elle, celle d'un pays auquel il ne devait absolument rien. De plus en plus distant, renfermé et silencieux il n'avait eu besoin que d'un incident mineur entre eux pour que son esprit se mette en marche et ne le conduise sur des chemins de pensées peu recommandés qui s'était concrétisés par une simple phrase de la part de son confident.

~~ « Prend le contrôle du navire »

Daemon avait lâché l'affirmation comme une pierre dans l'eau, sur un ton neutre, égal, calme et dépourvue de la moindre trace de malice. Pourtant ses yeux noirs scintillaient dangereusement. Arren connaissait suffisamment bien l'homme pour savoir qu'il n'aurait jamais prononcés de tels mots sans une bonne raison... une raison qui n'incluait pas forcément son unique personne. Il scruta les iris pétillantes avec attention, cherchant à comprendre le cheminement de pensées qui avait vu naître l'idée de mutinerie dans l'esprit du second. Second ! Comment un homme dans sa position pouvait-il seulement concevoir l'idée de trahir son capitaine ! Et si il était capable de le trahir... pourquoi ps lui après tout ? Qu'est ce qui lui disait que ce ne serait pas lui là prochaine fois ?

« Ne t'en fait pas. Je n'ai rien à gagner à te trahir »

Il sursauta quelque peu et fronça les sourcils devant la preuve tangible que l'autre le lisait tel un livre ouvert et tenta de faire bonne figure. Il se leva, regarda le pont supérieur par la trappe avant de contempler ses mains endurcie par la vie en mer. Prendre le contrôle du bateau ? En avait il seulement les moyens et l'étoffe ? En aurait-il le courage ? Rien n'était moins sûre... et pour faire quoi après tout ? Il ne pouvait tout de même se lancer dans une entreprise pareil sans avoir même une vague idée de ce qu'il désirait faire du bâtiment une fois en son pouvoir. Il ne pourrait certainement pas retourner à Ekalesias, il y serait pendu pour trahison dans le meilleur des cas et dans le pire.... mieux valait ne pas y penser.

« Le monde est vaste tu sais, ce n'est pas parce que les ports d'un pays sont fermés qu'il en va de même partout »

Il se tourna vers lui, un mélange de soulagement de le voir toujours prêt à donner des réponses et d'irritation de le voir si... si calme. Si nonchalant. Avoir réponse à tout ne lui permettait pas de réaliser ses projets. Et trouver un port accueillant ne lui donnait pas les clefs d'un quelconque futur... que ferait-il ? Que feraient-ils ? Aucune idée. Lui qui désirait si ardemment être seul maître de son destin... quel figure risible il faisait alors, incapable de mettre un pied devant l'autre. Il ne pouvait pas convaincre les marins après tout.. il n'avait aucune chance, pas assez charismatique, pas assez...

« Je m'en chargerais voyons. Et puis tu fera un très bon capitaine j'en suis certain, une fois que tu saura comment agir...

- ça ne me dit pas où aller, ni quoi faire
- Tu peut faire ce que tu veux
- Je ne sais pas ce que je veux...
- Tu me fait confiance ?
- … Oui... »
~~


Il tint parole. En quelques jours tout fut prêt et il ne songea même pas à questionner Daemon sur la façon dont il avait convaincu le reste de l'équipage. Tout ce qui importait c'était le résultat et le résultat fut à la hauteur des promesses faite. Lorsque le navire quitta le port pour partir en patrouille à la mi automne tout paraissait calme, la discipline régnait, l'efficacité était bien présente.. ce ne fut qu'à la nuit tombée que les rouages du plan se mirent en marchent. Le bâtiment ne prit pas son cap habituel, s'éloignant du rivage plutôt que de le longer, levant les voiles et profitant du vent pour fendre les flots ;les membres d'équipages ayant rejoint la conspiration se rassemblèrent plutôt que de vaquer à leur occupation, sans toutefois paraître trop suspect, afin de ne pas éveiller les soupçons de ceux qui restaient loyal au capitaine. Ce ne fut pas avant que Daemon se fit admettre auprès du père d'Arren que la machine se mit en marche. Plusieurs minutes et cadavres furent nécessaire aux marins loyaux pour saisir ce qui se passait, aussi eurent ils un temps de retard fatal et en moins de deux heures le navire avait changé de commandement et prenait le large pour échapper aux possibles poursuites futures. Seul l'ancien capitaine fut le seul épargné et on l'enferma dans la cale, le plus loin possible du pont et surtout hors de vue de tout marins encore en poste. Seul, en compagnie de son traître de fils alors même que les corps de ses loyaux compagnons n'étaient pas encore froids. Peut-être aurait-il était plus chanceux de mourir en leur compagnie...

~~ Il le regardait fixement, les yeux grands ouverts, injectés de sang, les iris dilatées comme sous l'effet d'une drogue. Il haletait, incapable de retrouver une respiration normale, la gorge sèche et douloureuse ; les membres tremblant et raides d'avoir combattu, tout ses muscles noués et tiraillant. Il sentait son cœur affolé, battant à tout rompre dans sa poitrine, chaque os de sa colonne, douloureusement présent. Chacune de ses cicatrices semblaient enflammées et sa peau brûlante s'ornait d'une fine pellicule de sueur glacée ajoutant au calvaire et le faisant grelotter. Pourtant il ne bougeait pas, il ne cessait de fixer son père, l'esprit à la fois aussi clair qu'un diamant taillé et pourtant aussi embrumé que l'intérieur d'un volcan. Il ne parvenait pas à détacher son esprit de la tuerait, de la bataille... l'odeur du sang emplissait toujours son nez, son goût âcre imprégnait sa bouche, saturant ses sens et le rendant fou. Même immobile il avait l'impression d'être toujours en mouvement, de tenir sa lourde épée, de trancher les corps avec la précision et l’efficacité pour lesquels elle avait été forgée.
Il ne s'était pas servit de son arme auparavant, toujours d'un arc, ou d'un pistolet mais jamais de l'épée... la sensation en était si différente ! Lorsqu'il tuait avec une arme à distance il ne ressentait rien, il ne se représentait rien si ce n'était un simple exercice, une pratique sans but. L'épée était différente, il sentait son poids, l'impulsion qu'il lui donnait, sentait les corps se briser sous elle, les chaires se fendre douloureusement tandis que la vie quittait ses adversaires. Il avait aimait, il en était ivre... ivre de cette sensation de puissance, ivre de mort, son esprit en redemandant encore et toujours. Il ne bougeait pourtant pas, car face à lui se trouvait l'homme qui avait tout déclenché sans le savoir, qui l'avait torturé, poussé à la traîtrise... et grâce à qui il avait découvert la véritable puissance, la véritable jouissance. Oh.. le plaisir qu'il avait éprouvé à voir la terreur dans les yeux de ses adversaires juste avant leur mort, le goût de leur sang, meilleur que tout les vins du monde... il ne pouvait pas l'oublier, ne voulait pas l'oublier.
Et pourtant il fallait qu'il s'occupe du sort de son prisonnier. Il fallait bien décidé de son sort. Il le fallait... le garder était une perte de temps, de place et de moyens... il était, malgré son âge, encore vigoureux et il avait toute sa tête.. il était une menace et le serait encore davantage si il s'échappait. Et pourtant la raison n'était rien pour lui en un pareil instant, il brûlait de retourner se battre, brûlait d'assouvir la soif terrible qu'il sentait pulser dans son ventre là où la peur avait niché pendant si longtemps. Il avança finalement vers l'homme en face de lui, le regardant tenter de reculer, son visage un masque de dégoût. Il sentait presque la peur suintant de lui comme une fragrance délicate, sentait la chaleur de son corps... Il s'arrêta finalement à quelques centimètres de l'autre et pencha la tête, curieux, perplexe et toujours affamé. Il se demandait si son père avait déjà ressentit une telle ferveur, il se demandait si le goût du sang dépendait de son propriétaire... les questions tourbillonnaient dans sa tête et plus il observait l'homme prisonnier devant lui plus il rêvait d'obtenir des réponses. Et plus les mots de Daemon lui revenait en tête.

« Tu peut faire ce que tu veux... »

Il pouvait faire tout ce qu'il voulait, après tout... n'était il pas capitaine ? Si il voulait des réponses... il n'avait qu'à les prendre. Il n'avait qu'à aller les chercher à la source. Et peu importait le reste, peu importait tout le reste, le navire, l'équipage, le futur.... lui même. Tout ce qui importait c'était de trouver ses réponses, d'assouvir sa faim, sa soif... son désir grandissant. Il leva une main pour venir prendre son poul, pressant ses doigts le long de la jugulaire en une caresse autoritaire. L'autre tenta vainement de s'écarter, de le raisonner, mais il était sourd à toute voix humaine en cet instant. Il n'entendait que sa faim et son désir.
Il l'attrapa finalement à la gorge et tira une dague de sa ceinture avant d’assommer simplement sa nouvelle proie et de lui entamé la gorge, lapant le sang avec délice...
~~

Il ne fit jamais part du sort qu'il avait réservé à son prédécesseur, il n'arrivait tout simplement pas à l'admettre. Il n'en eu de toute façon pas besoin. Les autres l'avait déduit par simple conclusion logique après avoir discrètement visité le lieu où son père avait été retenu après l'avoir vu remonter, couvert de sang des pieds à la tête. Il n'y avait pas de corps, plus de corps et il ne fallait pas être un génie pour savoir où il avait fini. Cependant, ne pas avoir admit le sort réservé à son père ne signifiait pas qu'il était sans conséquences... commettre un acte de cannibalisme, doublé d'un parricide plein de traîtrise, n'était pas sans conséquence... pendant les semaines qui suivirent, alors qu'ils s'éloignaient le plus possible vers le nord afin d'éviter un jugement quelconque, il se vit affligé de maux de plus en plus sévères. Cela débuta par le froid, un froid insidieux dont il ne parvenait pas à se débarrasser, glaçant sa peau, ralentissant son rythme cardiaque... puis se fut la légère douleur de ses muscles qui attira son attention, une douleur qui amplifia au fur et à mesure que la faim s'étendait, envahissant son corps et son esprit, bien plus tenace que la soif de sang. Il essaya vainement de la satisfaire, de manger, mais les mets n'avaient plus aucun goût et donnaient naissance à des nausées irrépressibles aussi cessa il bien vite de tenter de s'alimenter comme un être humain classique. Il n'arrivait plus à dormir correctement, poursuivit nuit et jour par le goût de la chaire humaine dans sa bouche, l'odeur du sang...manquant de volonté il finit tout simplement, à l'occasion d'une bataille surprise avec un vaisseau pirate, par craquer et goûter de nouveau la chaire humaine, abandonnant toute possibilité de se sortir du cercle vicieux dans lequel il s'enfonçait inexorablement. Avec le temps il finit par comprendre qu'il ne supportait tout simplement plus la nourriture classique et finit par se complaire dans le seul délice que son corps acceptait encore.
Pour satisfaire ses nouveaux objectifs il choisit la piraterie, seule activité dans laquelle il pensait être libre d'agir comme bon lui semblait. C'est ainsi que d'années en années et de saisons en saisons il mena son navire écumer les flots afin de satisfaire sa faim et celle de ses hommes, qu'elle soit d'or ou de sang. Il se tailla une sinistre réputation, laquelle l'encouragea à poursuivre dans sa voie plutôt que d'en ressentir une honte quelconque. Durant les années suivante il découvrit peu à peu que son nouveau régime alimentaire ralentissait sa vieillesse, allongeant sa vie et améliorant ses capacités physiques... des changements à la fois effrayants et grisant pour un homme dans sa position. Il dû néanmoins apprendre à se maîtriser afin de ne pas attaquer son équipage.
Plus les années passées et plus la forme sombre du vaisseau gagnait en réputation... et plus le terrain de chasse augmentait. Et en moins de trente ans il suffisait d'une seule phrase pour faire trembler les innocents. « Prenez garde au chant du silence »



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Dernière édition par Arrenadd Hilern le Ven 17 Aoû - 10:27, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Arrenadd Hilern [terminé][validée]   Ven 13 Avr - 11:18

Toujours en construction?
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MessageSujet: Re: Arrenadd Hilern [terminé][validée]   Ven 13 Avr - 13:50

Toujours oui !
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MessageSujet: Re: Arrenadd Hilern [terminé][validée]   Ven 13 Avr - 19:35

Bon be voila normalement c'est terminé ! désolé du retard
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MessageSujet: Re: Arrenadd Hilern [terminé][validée]   Sam 14 Avr - 18:51

Bienvenue sur Les Lunes de Merak!

Alors alors... très belle fiche, j'ai adoré la lecture, un style d'écriture fluide, une jolie plume. Encore quelques fautes, mais rien de bien grave. J'aime bien l'originalité de ton personnage également.

Le seul truc à modifier serait ton âge... car là, je suis d'accord pour t'accorder quelques capacités grâce au cannibalisme, mais tu entre dans l'âge vieillard bientôt, la fin approche quoi ^^ Si tu veux avoir un personnage aussi en forme et donc pouvoir utiliser un avatar si jeune (tout en restant vieux), j'aimerais que ton personnage soit un peu plus jeune (Je dirais vers les 50 ans). Ça te permettrait de garder ta vieillesse sans entrer dans le grosbilisme du super Papi puissant, le personnage reste tout de même humain.
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MessageSujet: Re: Arrenadd Hilern [terminé][validée]   Sam 14 Avr - 18:57

Et voila patrone Wink redescendu à 45 comme dit sur cb !
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MessageSujet: Re: Arrenadd Hilern [terminé][validée]   Sam 14 Avr - 18:59

Donc je te valide! Ton rang de capitaine te sera ajouter lorsque tu auras fais la présentation de ton navire et qu'elle sera acceptée Smile Pense à générer ton parchemin d'identité.
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Arrenadd Hilern [terminé][validée]

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