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 De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M

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MessageSujet: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /! Scène explicite M   Lun 16 Avr - 20:26

Le paysage était si uniforme, la neige froide, cette accumulation de milliers de petits flocons à la conception délicate comme si un artiste rêveur avait décidé de les graver les un après les autres avec la plus grande attention, la neige tombant voile silencieux sur le monde, le couvrant d'une blancheur éclatante même au travers de la nuit profonde... un étoffe de soie devant les yeux d'une promise angoissée le jour de son mariage. Pur et sans tâches elle tourbillonnait dans le ciel nocturne rempli de lourds nuages gris et cotonneux, dansant dans le vent qui soufflait sans relâche, insidieux et vif, froid... un coup de fouet à la fois revigorant et redoutable. Le ciel lui même, théâtre du balais incessant de la neige était d'un noir presque absolu, profond, si profond qu'il semblait ne pas avoir de fond... peut-être était ce le cas d'ailleurs, qui pouvait le savoir ? Qui avait jamais eu le pouvoir de voler dans l'immensité infinie et d'aller caresser les étoiles ? Personne... et cela resterait éternellement impossible, un rêve merveilleux que l'on ne pouvait qu'admirer. C'était mieux ainsi, certains rêves étaient fait pour rester inatteignable afin que les foules continuent de les observer pendant que les individus raisonnables et un tantinet supérieur dirigeaient le monde et en tiraient parti. Au loin, tel une chape lourde et duveteuse, le manteau neigeux transformait le paysage en un désert de velours pâle qui laissait peu à peu la place à la civilisation de Lathor qui émergeait du décor sauvage comme une illusion tirer d'il ne savait quel esprit désœuvré tandis que dans l'obscurité se terraient les crevasses éventrant le monde comme la marque de griffes monstrueuses, les montagnes s’élançant, invisibles, à l'assaut du ciel, bras désespérés et audacieux.

Quelques légères fumées s'élevaient encore de la ville, étrangement hors de propos dans cet univers froid et pourtant promesses d'un peu de chaleur bienvenue. Il n'était pas si tard que cela et la vie était encore présente bien que le manque de lumière et l'opacité de la neige tombant en nuée laisse à penser que l'on pouvait être en pleine nuit. Il sentait la foule plus qu'il ne là voyait, là en bas, dans les rues, dans les habitations, les lieux de rencontres ou d'échanges. Il sentait la chaleur que dégageaient les corps en mouvements, devinait presque les formes, le sang chaud coulant dans leurs veines comme un nectar divin enfermé dans un flacon de grand prix, si facile à briser et pourtant ardu à obtenir, contradiction qui faisait tout son attrait. Tel des plantes disposant de toute l'eau nécessaire les corps en croissance permanente florissaient en des proies de grand choix si l'on donnait le temps à la nature de faire son travail, n'importe quel grand cru nécessitait du temps pour gagner en bouquet, en saveur jusqu'à devenir la plus exquise des boissons. Ainsi les meilleurs mets devaient travailler, se renforcer avant d'être faucher pour dégustation. Qui pouvait croire qu'un nourrisson ou un enfant freluquet pouvait être meilleur qu'un adulte dans la fleur de l'âge et en bonne santé. On ne vendait pas une vache plus cher qu'un bœuf, il en allait de même avec la viande humaine. Une subtilité qu'il avait bien souvent tenté d'inculquer à ses associés quand sans pour autant y parvenir, quand ils lui rapportaient des gamins en bas âges pour toute pitance, il ne savait d'ailleurs plus comment leur dire qu'il avait besoin de quelque chose de consistant. Un homme ou même une femme, tant qu'il y avait assez de chair. Mais ce n'était pas le moment d'y penser, il préférait autant savourer les effluves qui émanaient de la ville plutôt que de ressasser les erreurs de son équipage. Il était, après tout, seul et parfaitement libre en cet instant... il lui arrivait en effet parfois de quitter son navire bien aimé pour parcourir un peu la terre ferme, les raisons en étaient obscures pour tout autres que lui. Pourquoi diantre le cruel capitaine du cruel navire pirate Silence pouvait il vouloir se mêler à ceux qu'il considérait à juste titre comme des proies tout juste bonnes à remplir son assiette... le concerné était le seul à posséder la réponse, même son confident le plus proche étant incapable de répondre à une question aussi complexe. Et Arrenadd ne répondrait sans doute jamais... pas qu'il réponde aisément lorsqu'il s'agissait de questions simples alors si qui que ce soit avait l'impudence de soulever celle ci... qu'il ne s'attende surtout pas à une réponse quelconque.

Restait qu'il était bien là, à Lathor, en chair et en os.... et mort de faim. Non... c'était là une expression toute faite, il vivait, il ne risquait pas l'inanition, pas tout de suite pour le moins... mais il était réellement affamé et aurait pu sauté sur n'importe quoi de comestible. Il avait beau être résistant il sentait toujours le froid et même avec ses couches de fourrures et son habitude des mers gelées il ne restait pas moins que le froid usait ses forces et creusait et qu'il n'avait rien mangé depuis quelques jours. Bref toutes les conditions étaient réunies pour qu'il se lance dans une chasse au ravitaillement maintenant qu'il était à destination, une chasse dans les règles de l'art. Trouver une proie adéquate, attirer son attention d'une manière ou d'une autre avant d'endormir sa vigilance et la traîner dans un coin tranquille et sombre pour la déguster à son rythme... lent il fallait l'admettre, histoire de faire souffrir quelque peu la bête avant qu'elle ne rende le dernier soupire. En temps utile il trouverait, mais pour l'instant il désirait surtout trouver un coin pour déposer ses affaires et se délasser quelque peu, histoire de dénouer les nœuds de ses muscles et de chasser la pesanteur qui engourdissait légèrement ses bras et ses jambes à forces de les solliciter. Ensuite il penserait au reste, pas avant.

Et sur ces pensées il se remit en mouvement, avançant enfin dans une des rues qui n'attendaient que lui. Ne prêtant guère d'attention à l'architecture, diantre qu'il avait horreur des constructions de ce genre, qu'elles soient humaines ou non, elles dénotaient au mieux l'intention des races à s'approprier le terrain et au pire un grave besoin d'attention par leur gigantisme. Heureusement qu'il s'agissait simplement de la première solution dans le cas présent, il n'était après tout pas chez les humains. L'idée lui tira un petit sourire. Humain ou non il mangerait à sa faim ce soir, foi de pirate. Il s'enfonça progressivement dans la citée, tête basse, ses longues mèches pourpres et noires battant follement dans le vent et lui laissant une vision peu dégagée, d'autant que sa cape remontée jusqu'aux oreilles et le sac de toile qu'il transportait n'aidait en rien. Il prit le temps de passer une main dans les mèches rebelles et de les repousser en secouant la tête pour chasser un peu la neige qui s'était accumulée. Il prit la direction du premier bâtiment un tant soit peu accueillant qu'il put repérer et y pénétrant sans trop faire attention à ce dont il s'agissait exactement, tentant simplement d'échapper à la bise qui l'ensevelissait sous la neige. Il était habitué au froid et au vent mais pas à une neige aussi dense, pas en mer où l'onde libérait l'air presque en permanence. Une fois à l'abri à l'intérieur il laissa tomber son sac au sol et entreprit d'émerger de sous les différentes couches de fourrures et de tissu jusqu'à retrouver une forme un tant soit peu décente et digne. Il attrapa ensuite sa crinière décidément très ennuyante et l'attacha d'un lacet de cuir, grossièrement mais de façon à avoir une vision dégagée et panoramique. Il lâcha ensuite un lourd soupire et ignora son estomac criant famine pour s’intéresser au lieu dans lequel il venait de s'inviter sans aucune gêne.


Dernière édition par Arrenadd Hilern le Sam 12 Mai - 11:06, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Mar 17 Avr - 9:36

Chacun de mes pas crissait dans la neige et je levais les yeux pour contempler le ciel qui semblait si sombre. J'aimais tellement ce genre de paysage, je me sentais chez moi à chaque fois que les flocons blancs tombaient sur mes épaules. Sentir ce froid glacial mordre ma peau me rassurait et me redonnait le courage nécessaire pour continuer, je savais ainsi que j'avais la possibilité de réussir, je me sentais capable de tout. Les gens autour de moi travaillaient tranquillement comme si toute cette neige ne les gênait pas, c'était chose habituelle à Lathor, grande ville cachée par les vents glacés, une vraie forteresse de glace pour beaucoup d'étrangers car ceux-ci étaient le plus souvent mal-vu par les Thériantrophes. Certains ne voyaient en eux que de vulgaires chasseurs qui n'attendaient que le bon moment pour poursuivre des animaux et ainsi obtenir leur fourrure, chacun se méfiait... Peut-être un peu trop. J'étais personnellement intéressé par eux, la curiosité m'empêchait d'être trop distant car même si je n'aimais pas les humains, certains commerçants pouvaient apporter des choses plutôt intrigantes et cela me plaisait de les découvrir. Je continuais d'avancer à travers les rues plus ou moins bondées, je savais exactement où je me dirigeais alors que le soir tombait en assombrissant la cité. Je replaçais un peu mon lourd manteau de cuir, arrangeant le col de fourrure pour protéger un minimum mon cou du froid, j'étais enfin arrivé. Mes yeux marrons-orangés parcouraient les étoffes d'une boutique que je connaissais presque par coeur et je pénétrais à l'intérieur pour en voir d'avantage, je savais ce que je souhaitais prendre et je savais à qui cela était destiné. Pour une fois, pas de jolie jeune femme dans l'histoire... Quoi que... Cela n'est pas homme non plus. C'était pour une personne bien spéciale, chère à mon coeur et que je voulais à tout prix protéger. C'était un peu pour elle que j'avais repris ce rôle de chef, je voulais qu'elle se sente au mieux et que sa peine disparaisse, que la douleur cesse de ronger son coeur. Elle se faisait âgée et je regrettais de ne pouvoir la voir aussi fréquemment que je ne le voudrais. Un léger soupir s'échappa de mes lèvres. Saisissant un tissu de couleur bleu azur, je fis parcourir mes doigts à sa surface pour en sentir les spécificités avant de me décider. Un homme plutôt costaud et grand s'approcha de moi avec une paire de ciseaux à la main, le sourire aux lèvres. Je le détaillais du regard sans gêne, je le connais bien... Rireth, le plus grand commerçant d'étoffes de Lathor et couturier à ses heures. Cet homme avait pour animal totem un yack et lui ressemblait grandement de part sa force mais aussi par sa gentillesse, il n'était pas méchant pour deux sous. Il inclina la tête en signe de respect avant de s'adresser à moi comme lorsque l'on s'adresse à un ami car j'avais toujours demandé à ce que l'on me traite comme tel et non comme un supérieur :

"Et bien Elirël, cela fait un bon moment que je ne t'avais pas vu dans ma boutique. C'est pour elle je suppose?"

"Exact... Crois-tu que tu pourrais m'en faire un petit foulard? Je vais la voir et je ne veux pas arriver les mains vides."

"Bien sûr, suis moi!"

J'étais heureux. C'était ce genre de moments simples qui me faisaient tant sourire, voir des gens qui vivaient de choses banales sans se préoccuper du reste. Je le suivais dans l'arrière boutique après que celui-ci ait coupé un morceau de tissu suffisamment important pour être travaillé. Je m'asseyais sur une chaise qu'il me désigna d'un geste vague de la main avant de s'installer à son tour derrière une petite table où se trouvait une vieille machine à couture qui semblait avoir vu passer des générations de talent. Je le regardais travailler avec soin l'étoffe, rajouter sans que je ne dise quoi que ce soit des dorures magnifiques, des perles et autres décorations. Il la connaissait cette personne importante à mes yeux et savait exactement les choses qui lui faisaient plaisir, ils étaient de très vieux amis. Une petite ombre bougea derrière une autre porte que je n'avais pas remarqué et une petite tête brune en sorti silencieusement. Rireth fit signe à l'enfant d'approcher et le mit sur ses genoux en continuant de travailler l'étoffe qui devenait un peu plus foulard à chacun de ses gestes. Le jeune garçon ne devait pas avoir plus de dix ans et je finis par murmurer, amusé de le voir si curieux du travail de son père:

"Prépares-tu déjà la relève Rireth?"

"Il le faut bien, je ne suis plus tout aussi jeune tu sais!"

Il rigola et termina rapidement son oeuvre qu'il me tendit. Je la regardais sous toutes les coutures, ravi du travail qu'il faisait. Je me levais et pliais le foulard pour le ranger prudemment dans l'une des poches de mon lourd manteau que je n'avais pas quitté. Elle serait ravie de savoir ce que Rireth avait créé pour elle, car chacun de ses travaux étaient uniques. J'espérais voir un sourire heureux sur son visage, je ne voulais pas qu'elle reste seule trop longtemps et qu'elle reste prisonnière d'un passé douloureux... J'avais toujours l'impression que tout cela n'était que de ma faute, je voulais me rattraper et lui offrir un avenir plus joyeux. Secouant discrètement la tête pour ne chasser ses courtes idées de mon esprit, je me concentrais de nouveau sur le couturier et son jeune fils qui me regardait avec de grands yeux étonnés. La relève... Je voyais en ce mot beaucoup plus de choses que la plupart des personnes. Pour moi cela signifiait le changement et le renouveau. C'était cette relève qui permettrait à Lathor de prendre du pouvoir et qui peut-être me permettrait d'atteindre mon objectif qui paraissait parfois un peu fou. Malgré toutes ses réticences, je glissais sur la table une petite bourse de pièces d'or qui contenaient bien plus que nécessaire. Il n'en était paraissait pas tant surpris et finissait par avoir l'habitude de mes attentions. Je me dirigeais vers la sortie mais il m'arrêta un instant, posant sa main sur mon épaule. Je me retournais vers lui, haussant un sourcil. Ce n'était pas un geste habituel chez lui, je m'interrogeais sur cela quand il prit la parole en soupirant légèrement:

"Elirël... Quand montreras-tu aux autres qui tu es vraiment?"

Je fis une moue légèrement boudeuse et me tournais vers lui. Je ne voulais pas qu'il me fasse ce genre de morale car j'en entendais suffisamment de la part des gens qui m'entouraient constamment. On voulait un modèle au pouvoir et non une espèce d'enfant gâté mais personne n'osait se dresser contre moi pour autant. On pouvait voir dans mes yeux que ce comportement libertin cachait autre chose de plus profond et beaucoup plus sérieux mais je refusais de leur prouver le contraire pour le moment, qu'ils m'acceptent tel que je suis. Rireth me regardait intensément et attendait une réponse. Je levais les yeux pour croiser son regard et un léger sourire apparu sur mon visage. Reculant d'un pas vers la sortie et ainsi le faisant lâcher mon épaule, je lui dis en m'inclinant avant de lui tourner le dos, affrontant une nouvelle fois la neige de l'extérieur et profitant de cet air si frais:

"Ne t'en fais pas... Ils finiront par comprendre..."

"Bien, j'espère que tu sais ce que tu fais... Bon... Embrasse-la de ma part surtout!"

Mon sourire s'étira d'avantage et je lui dis de ne pas s'inquiéter pour cela avant de lui faire un petit signe de main avant de m'éloigner tranquillement. Je n'entendais rien de tout ce qui se passait autour de moi car j'étais concentré sur le bruit de mes pas, les mains dans les poches. On me saluait parfois mais je n'y prenais pas garde tout comme j'ignorais certains regards noirs. L'avis des gens à mon sujet était très hétérogène, certains me pensaient capable de diriger alors que d'autres ne voyaient qu'un gamin. Rireth était inquiet à ce sujet alors que je m'en fichais royalement car je savais ce que je faisais, même si je n'en donnais pas l'impression. Je repensais un instant au combat amical que j'avais eu avec Wolfgang, mon maître de guerre. Un soupir s'échappa de mes lèvres, il avait dit des choses semblables pour me provoquer... Bien sûr j'avais réagi, presque inconsciemment, et j'avais foncé. Je détestais les provocations, je voyais ça comme un test et je ne pouvais pas le supporter car c'était une chose qui me plaisait de faire mais pas d'en être la cible. Wolfgang était une des rares personnes que je laissais faire, il était précieux à mes yeux et même si je n'avais pas vraiment une idée précise de ce qu'était l'amitié, je le considérais comme important pour moi. Je secouais la tête pour ne plus penser à ça car je pouvais y réfléchir longtemps et oublier facilement ce que je devais faire, passant une main dans ma crinière de feu pour en retirer la neige. Une nouvelle fois je replaçais mon manteau de cuir quand une jolie jeune femme brune passa à côté de moi avec un petit sourire charmeur et je me retournais pour la suivre des yeux avant que celle-ci ne tourne au coin d'une rue. Elle était mignonne, je ne la connaissais pas, je l'avais déjà vu dans le coin... Mais je devais rester sage aujourd'hui, j'avais une autre personne très importante à voir. Je ne pouvais pas me laisser distraire par des choses aussi futiles. En plus de cela, j'étais presque arrivé devant la petite maison de pierre. C'était étrange car je pouvais voir par les fenêtres qu'il faisait sombre. Je toquais discrètement à la petite porte de bois mais aucune réponse ne me parvint. J'attendais un instant dehors, les mains dans les poches je sautillais presque sur moi-même pour me tenir chaud mais toujours rien, je n'entendais rien à l'intérieur. Je tournais silencieusement la poignée et l'ouvrais en regardant à l'intérieur. Ma vue mit un court instant avant de s'habituer au changement de lumière et je refermais la porte dans mon dos avant d'avancer dans la pièce, ouvrant les rideaux de chaque pièce pour laisser le peu de lumière de l'extérieur entrer. J'allumais même des bougies pour éclairer la pièce, il n'y avait vraiment personne pourtant elle ne sortait plus depuis longtemps. Je regardais l'escalier qui menait au seul étage et montais les marches une à une avant de pousser la porte de la chambre. Une femme d'une cinquantaine d'années regardait les flocons tomber en silence par la seule fenêtre de la pièce. Je regardais sa chevelure brune, quelques cheveux blancs à cause de l'âge. Elle ne semblait pas encore avoir remarqué ma présence.

"Mère?"

Elle se tourna enfin et afficha un petit sourire fatigué avant de se lever du bord de son lit. Elle s'approcha de moi et m'enlaça sans dire un mot. La voir dans cet état me faisait de la peine, elle n'était plus que le fantôme d'elle-même, je voulais retrouver Kalän, ma mère pleine de vie. Je fis glisser mes bras autour d'elle un moment avant de plonger ma main dans une de mes poches pour en sortir un foulard avant de l'enrouler autour de son cou doucement avant de déposer un baiser tendre sur son front.

"Un petit cadeau, Rireth te salue."

Elle ne disait toujours rien mais ses yeux marron chocolat semblaient avoir retrouvé une certaine lueur de joie. Elle ne me tenait plus contre elle mais ses mains se serraient autour des miennes avec tendresse. Elle me détaillait avec attention avec un sourire plus vivant et finit par enfin murmurer :

"Elirël, tu n'as pas beaucoup changé... Cela fait longtemps que je ne t'avais pas vu, tu m'as manqué."

J'étais heureux de la voir, je n'avais pas beaucoup de temps à moi et donc peu à lui consacrer pourtant elle savait combien je tenais à elle. Je tenais toujours ses mains quand un bruit se fit entendre au rez-de-chaussé. Tournant la tête, je ne pus m'empêcher de tourner de froncer les sourcils, quelqu'un avait ouvert la porte pourtant ma mère n'accueillait personne chez elle. Ce n'était pas normal. Me concentrant un peu plus sur les bruits de pas, je me mis à grogner. Les bruits de pas de la personne m'étaient inconnus, hors de question que je laisse quelqu'un que je ne connaissais pas approcher ma mère. Je lâchais ses mains avant de m'approcher d'elle pour chuchoter à son oreille de me suivre sans bruit et de sortir par la porte de derrière. Elle allait devoir aller chez Rireth un petit moment, je savais qu'elle serait en sécurité là-bas et cela lui ferait du bien de sortir un peu. Je sortis de la chambre en vérifiant qu'elle était bien derrière moi et descendais les escaliers. Chacun de mes pas était rapide mais mesuré, je voyais déjà les jambes de la personne inconnue, la curiosité s'emparait doucement de moi et je sautais par dessus la rambarde pour me dépêcher. J'atterrissais silencieusement sur le parquet abîmé et me relevais pour regarder l'homme dans les yeux. Je ne l'avais jamais vu à Lathor. Mes poings se serrèrent un instant alors que ma mère passait dans mon dos pour sortir de la maison sans bruit. Si on avait une oreille attentive, on pouvait entendre les bruits de pas dans la neige qui s'éloignaient doucement. Je fis craquer mes doigts avant d'avancer lentement vers l'homme à la chevelure pourpre et noire. Je croisais son regard et un sourire se dessina sur mes lèvres alors que je passais ma langue sur mes dents aiguisées. Contrairement à la plupart des personnes, je ne me méfiais pas des gens que je ne connaissais pas, j'étais beaucoup trop curieux pour cela. Je commençais à lui tourner autour tel un chasseur qui cherchait un point faible à sa proie et ce, durant un long moment, en silence. Mes yeux se posaient sur chaque détail, qu'il soit important ou non, je cherchais des indices sur son identité. Finalement je m'arrêtais en face de lui avant de demander d'une voix forte et légèrement autoritaire:

"Qui êtes-vous? Pourquoi êtes-vous entré ici et que recherchez-vous? Vous ne partirez pas tant que vous n'aurez pas répondu à ces questions."
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Mar 17 Avr - 12:14

Il fut légèrement surpris en le voyant atterrir devant lui, au bruits qu'il avait entendu du premier étage il s'attendait à quelque chose de plus gros. Le petit n'était pas discret, ça s'était sûre. Ou alors il n'était pas seul. Chose légèrement plus ardue à définir dans un espace réduit à la chaleur égale où il n'avait plus autant de facilité à sentir la différence entre un être et plusieurs. Il ne montra aucune émotion en le voyant apparaître soudainement. Avant qu'il n'arrive l'inspection de la maison avait faillit lui faire tourner les talons, ce ne fut que son intervention qui le fit décider de rester encore un peu dans ce lieu sans intérêt. Et il n'était pas seul, il suivit du regard la forme frêle sortir par l'arrière et écouta distraitement le bruit de ses pas qui diminuait au loin.

L
a première réaction qu'elle avait suscité chez lui avait été instinctive, s'était celle du prédateur décelant un élément faible dans un groupe, un élément plus aisé à attaquer. La seconde avait été plus raisonnable, puisqu'un élément faible aurait toujours moins de saveur qu'un fort, par simple déduction logique. Il avait donc préféré reporter son attention sur la petite forme qui lui faisait présentement face. Bien qu'il ce fut là une simple expression. Ses yeux croisèrent ceux du pirate et il réprima la pointe amusée qui se formait en lui, il ne le regardait pas comme un rival, loin de là, ne cherchait pas l'affrontement du regard, ce qu'il voyait en face était de la curiosité, peut-être un peu de méfiance ? Après tout il avait pénétré dans sa demeure sans s'annoncer, mais cela tenait de la théorie pure. Les prunelles grises ne dévoilèrent strictement rien, lui rendant un regard lisse de miroir, attendant, attentif au moindre geste. Le léger craquement des os ne lui échappèrent pas et il retint l'éclat qui s'apprêtait à traverser ses ris sous l'envie de le faire craquer lui même.
Il avançait vers lui... quelle sorte de naïve petite boule de poile pouvait bien lui faire face pour n'avoir aucun instinct de préservation. Il avait déjà vu d'obtus humains s'écarter de lui, mal l'aise, sous l'action d'un simple froncement de sourcil, pourtant celui ci, de qui il attendait une plus grande sensibilité, semblait aussi épais qu'un mur de brique. Cela finirait forcément par lui causer des ennuis mais ça n'était certainement pas son problème à lui. Son problème était surtout que plus il avançait plus la sensation de chaleur était proche et mieux il sentait l'odeur qui se dégageait de son corps, de sa chaleur et plus il avait faim. Une faim qu'il ne pourrait contenir éternellement, surtout si son subit vis à vis se mettait à le coller ainsi. S'était une chose que de résister quand le plat garni était à quelque mètres et que d'autres odeurs pouvaient détourner son attention, s'en était une autre que de lui mettre le gigot sous le nez et de l'agiter en espérant qu'il ne bouge pas et se contente de le regarder. Heureusement pour le gamin qu'il savait se contrôler tout de même... une situation pareil quelques vingt ans plus tôt et il n'en faisait qu'une bouchée sans même sourciller.

Il se contenta pourtant de le suivre des yeux, notant chaque geste avec une précision de mécanisme bien huilé. Le sourire n’eut pas d’écho de son coté ou du moins si il en eut un ce ne fut qu'un vague sentiment navré de la part de l'humain qui ne voyait vraiment pas ce qui pouvait le faire sourire. Il n'avait jamais comprit la nécessité des individus de sourire quelque soit la raison. Du temps de sa vie sur les territoires des principautés il avait toujours fait montre d'un sérieux presque austère, voir pour certains lugubre et très loin de la joie que manifestait son entourage. Le plus proche qu'il pouvait avoir du sourire était le rictus, la différence en était subtile chez lui puisqu'un interlocuteur pouvait très bien penser qu'il souriait lorsque ce n'était pas le cas. Lui tirer un véritable sourire était un exploit que bien peu exécutaient avec succès. Et lorsqu'il parvenait à en offrir un s'était encore une fois par pur instinct, une simple habitude bien humaine, pas par volonté. Et il avait une sainte horreur de tout ce qui échappait chez lui à sa volonté, de la faim dévorante qui le consumait sur place à ces habitudes stupides des humains... ou d'autres races apparemment. Bah qu'il sourit si ça lui faisait plaisir, il n'en avait pas grand chose à faire. Lorsqu'il se mit à lui tourner autour en revanche il eut un très léger et presque infime froncement de sourcil en le suivant attentivement des yeux sans pour autant bouger d'un seul centimètre.

Pourquoi ne le laisserait-il pas faire après tout, ce n'était pas comme si il allait lui en coûter quoi que se soit à part quelques minutes de patience et il en avait encore suffisamment pour subir l'observation sans rien laisser paraître, qu'il s'agisse d'irritation ou... de quelque chose de plus problématique. De même il ne brisa pas le silence, il l'appréciait bien trop pour ça et aurait été tout à fait satisfait de le voir se poursuivre éternellement. Les autres avaient toujours tendance à faire fonctionner leur langues pour rien, toujours à piailler, à caqueter, à débiter sur tout les sujets possibles et imaginables sans prendre en compte ne serait-ce qu'un bref et infime instant le fait qu'ils puissent ennuyés leur auditoire par leurs paroles dépourvus de tout intérêt. Ils aimaient tellement entendre le son de leur propre voix, s'en était navrant et, il devait bien l'avouer, profondément affligeant. De son point de vue ils gagneraient sensiblement en intelligence si ils parvenaient à saisir les vertus bénéfique du silence. Mais mieux valait ne pas être d'un optimisme trop forcené là encore...

Quand au petit qui l'observait il lui souhaitait bien du courage, de façon tout à fait ironique bien entendu, il avait retiré avant d'entreprendre son petit voyage tout attribut qui le distinguerait pour ceux connaissant un tantinet le monde de la piraterie, il était, en somme, un humain lambda. Car dans cet univers gelé son teint cadavérique pouvait très bien être dû à un manque de luminosité, quand au reste il était bien dissimulé sous ses habits. Rien an craindre donc. Il s’arrêta finalement devant lui, petit coq voulant apparemment jouer au plus fort et rompis son si beau silence avec des questions d'une banalité si affligeante qu'il en soupira lourdement. Non content de n'avoir rien d’intéressant à lui offrir il essayait de lui casser les oreilles ? Par les mers gelées les enfants étaient décidément bien spéciaux.. Les grands airs du rouquin ne servirent qu'à faire luire ses yeux d'un certain amusement. D'un coté il lui auraient volontiers prouvé qu'il valait mieux rester humble face aux inconnu et de l'autre il se sentait si peu concerné par son attitude bassement humaine qu'il n'avait pas le cœur à jouer les durs.

Il ne répondit pas tout de suite, prenant son temps pour rajuster les plis de sa cape et de sa tunique avec une lenteur tout à fait exagérée avant d'ajuster une mèche couleur de jais derrière son oreille percée puis de se pencher sur la forme réduite de son impertinent vis à vis avec un sourire mi bienveillant mi malicieux. Après mûre réflexion la situation n'était pas si désagréable et il pouvait très bien s'en tirer sans violence aucune, pour peu que l'autre soit bien ce qu'il semblait être. Ignorant pour l'instant la faim qui taraudait son corps il prit un air vaguement pensif puis finit par daigner répondre.

A : Et bien pendant un instant je me suis prit à envisager de simplement vous planter là, petit messir, sans rien dire et en vous prouvant que je pouvais très bien... comment l'avez vous formulé ? Ah oui ! " partir de là sans répondre à vos questions". Heureusement pour vous je n'ai vraiment rien de mieux à faire que de discuter et cette pièce est assez coupée du vent pour que je ne me sente pas inconfortable puisqu'à l'évidence quelqu'un ici se sent d'humeur à ennuyer les braves gens. Pour répondre donc, je me nomme Haldon Quarl, je suis humain, mercenaire et frigorifié. Je suis entré ici par pur hasard en cherchant un abri et puisque la porte était ouverte je n'ai vu aucune raison de ne pas tenter ma chance. Quand à ce que je recherche et bien dans l'immédiat un minimum de confort, ensuite nous verrons bien. D'autres questions jeune homme ou puis-je m'en aller, à l'évidence ce n'est pas un lieu publique ici... 

Il mentait un peu bien entendu mais Haldon Quarl sonnait bien mieux en un pareil instant qu'Arrenadd Hilern, capitaine pirate et assassin des mers. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'une réponse franche l'eut conduit soit en prison soit, plus probablement au gibet ou toute autre forme équivalente d'exécution pour les individus du même état que lui. Il n'était pas assez stupide pour tenter le sort. Quand au reste il s'agissait de la stricte vérité ou presque, disons plutôt que mentir par omission était une meilleur description de ses paroles, il cherchait en effet le confort, celui de son estomac bien rempli et cessant de le faire souffrir.

Là dessus il reporta son attention sur le petit, un sourcil sarcastique élégamment relevé pour appuyer le fait qu'il attendait une réponse et que celle ci l’intéressait au plus haut point.
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Jeu 19 Avr - 11:01

La curiosité était le plus vil de tous les défauts, de tous mes défauts. Ce désir d'apprendre, cette envie de tout savoir tout de suite quelque soit l'avis des autres... Être curieux pouvait faire baisser la vigilance et ainsi rendre naïf. Cela transformait le chasseur en faible proie si on ne prenait pas garde mais un tant soit peu d'attention pouvait rééquilibrer la chose. Je pouvais paraître un peu comme cela lorsque j'étais persuadé que rien ne pouvait m'arriver, j'étais chez moi sur mes terres et même si peu de monde savait où je me trouvais présentement, je me sentais à l'aise et protégé par mes pairs car si cette étrange rencontre tournait mal, un appel et les soldats accouraient. Je ne voulais tout de même pas en arriver là et je ne connaissais pas les intentions de l'homme. En plus de cela, jamais je ne deviendrais la proie de quelqu'un quelle que soit la situation. C'était inconcevable dans ma vision des choses, je voulais les gens à mes pieds avec la peur dans le regard et non être asservi à plus fort que moi. J'avais un instant remarqué que l'inconnu regardait ma mère qui passait silencieusement derrière moi sans nous jeter le moindre coup d'oeil et cela m'avait déplu. Mes poings se serraient une nouvelle fois pour m'intimer le silence alors que je surveillais le moindre geste de l'inconnu. Je me montrais peut-être sur-protecteur à son sujet mais je ne voulais pas qu'il lui arrive quelque chose et je ne pu me détendre qu'une fois la porte refermée. Je ne quittais pas l'homme des yeux et je n'hésitais pas à m'approcher de lui, il n'y avait dans mon regard orangé qu'une toute petite et légère étincelle de méfiance, juste ce qu'il fallait pour que je n'aille pas sauter dans les bras du premier inconnu. Il avait beau largement me surpasser en taille, je ne me laissais pas écraser par son regard acier mais le soutenais sans problème, il ne laissait rien passer dans ses prunelles, impossible de deviner la raison de sa présence ici. Plus je le regardais, plus je me disais qu'il n'avait rien de commun avec les personnes vivants à Lathor, je ne décelais en lui aucune trace d'un quelconque animal totem...

Je finis par me dire que si la garde l'avait laissé passer sans lui causer le moindre soucis, c'est qu'il ne devait pas présenter la moindre menace. On pouvait voir dans mon regard que je voulais découvrir tout ce que cette personne pouvait m'apporter et humais avec discrétion l'air au fur et à mesure que je tournais autour de lui en me rapprochant imperceptiblement. Son froncement de sourcil m'avait échappé, j'étais trop occupé à chercher des effluves que je ne connaissais pas mais la neige et le froid semblaient les avoir étouffées, c'était quelque peu frustrant. Je devais trouver autre chose mais rien dans sa tenue ou dans son comportement ne m'indiquait d'où il venait, j'avais beau me montrer le plus attentif possible, je ne voyais absolument rien. J'étais pourtant sûr et certain qu'il ne venait pas de Lathor car un visage pareil avec une peau aussi pâle et des cheveux pourpres et noirs tels ne s'oublient pas aussi vite. Même si je n'en avais pas l'air, je prenais soin de mon peuple et chaque visage m'était plus ou moins familier. Il y avait aussi un autre moyen de savoir cela, j'étais le chef de la tribu d'Esmerin et toute personne vivant dans la grande cité me connaissait au moins de vue, je ne restais pas cloîtré chez moi après tout. Lui ne semblait pas avoir réagit à cela, c'était parfait. Je ne cessais donc de sourire, mes lèvres fines étaient étirées en une risette amusée, taquine, je ne cachais pas ce que je pensais de la situation qui me plaisait grandement. Après tout j'étais ravi de voir quand une personne inconnue pénétrait dans cette ville car cela apportait du changement et l'ennui qui pesait sur mes épaules disparaissait peu à peu. J'attendais avec une légère impatience qu'il me réponde, je bougeais nerveusement mais avec discrétion une de mes mains. Le silence était trop pesant à mon goût, je détestais ces longs moments de vide quand les gens s'évaluaient du regard car je ne voulais pas qu'on me fasse attendre lorsque je demandais une chose. L'homme en face de moi semblait pourtant prendre tout son temps avant de parler, chacun de ses gestes était d'une lenteur exagérée et il devenait difficile pour moi de cacher mon empressement.

Je voulais qu'il me réponde, tout de suite. Qu'il se montre clair et concis. J'étais peut-être un peu trop demandeur mais je voulais savoir si il était bien ce que je pensais. Je n'en avais encore jamais vu d'aussi près et mon regard se faisait toujours aussi curieux. Il replaçait ensuite une mèche derrière une de ses oreilles avant d'enfin se pencher vers moi, appuyant ainsi cette grande différence de taille, m'adressant un sourire que j'interprétais comme amical. Le mien, joueur, ne m'avait pas quitté et j'essayais toujours de déceler dans son regard acier la moindre lueur qui pouvait trahir sa présence ici... Rien, encore une fois. Je fus un instant surpris quand j'entendis enfin sa voix et me concentrais dessus, j'allais enfin avoir mes réponses et peut-être même plus. Je me mordis imperceptiblement la lèvre inférieure quand il parla de moi comme d'un 'petit messir'. J'avais l'impression d'une provocation mais je me forçais à ne pas répliquer, pas de suite en tout cas. Il devait finir, je n'attendais qu'un mot précisément, un seul... Son nom, son prénom, je m'en fichais un peu finalement mais quand il parla enfin de lui en qualité d'humain, j’eus du mal à cacher un court instant la lueur de joie qui traversa mon regard. C'était d'autant plus étonnant d'avoir en face de moi un mercenaire, je n'avais jamais saisi l'utilité de ce genre de métier. Je continuais de le fixer intensément et finis par me reculer un peu plus de lui pour enfin retirer mon lourd manteau de cuir qui commençait à me tenir un peu chaud, pour le poser négligemment sur une vieille chaise de bois. J'étais en quelque sorte encore chez moi donc je m'installais confortablement. Je fis volte-face pour le détailler une nouvelle fois avant de m'appuyer sur la dite chaise. Je lançais à son attention, ironique:

"Un humain donc... Et à l'humour très poussé à ce que je vois. Vous avez de la chance tout de même."

Mon sourire s'étira d'avantage et je lui proposais d'un signe vague de la main un siège. Il cherchait du confort non? Je commençais par cela, je ne voulais pas le chasser ainsi de chez moi car il m'intéressait beaucoup trop maintenant. Je restais malgré tout debout, non pas parce qu'ainsi je pouvais paraître plus grand s'il décidait finalement de s'asseoir mais tout simplement par réflexe, je détestais me fixer à un endroit quand j'étais trop impatient. C'était comme ça, je devenais intenable, un véritable gamin. Mais je me moquais de ce que pouvait penser l'humain à ce sujet, je voulais en savoir plus, c'était tout ce qui pouvait m'intéresser. En plus de cela, ces informations pouvaient en plus de cela me servir.

"La porte ouverte était une erreur de ma part... Mais vous avez finalement bien fait d'entrer ici plutôt qu'ailleurs. Après tout, les étrangers sont très mal vu par certains et qui sait ce qui aurait pu arriver à un humain seul tel que vous..."

J'attendais la moindre réaction de l'homme qui disait donc s'appeler Haldon je-ne-sais-plus-quoi, ce que je disais était la stricte vérité après tout. Je connaissais le caractère de certains thériantrophes, je savais parfaitement que quelques uns d'entre eux étaient capables de tuer les humains par simple colère. Le dégoût et la rage concernant cette race qui se croyait supérieure par leur nombre n'étaient pas prêts de s'éteindre, bien au contraire. Personnellement je voulais me faire une idée plus claire de ce pouvait être un humain car ma famille m'avait toujours caché ce qu'étaient ses gens... Étranges. Ils paraissaient si simples, presque trop à première vue. Pour moi qui m'attendait à beaucoup de choses à leur propos, c'était décevant. Mais j'étais sûr et certain que je pouvais trouver une chose intéressante le concernant car il ne semblait pas si banal que ça. Après tout ce n'était pas tous les jours qu'un humain entrait en plein coeur de Lathorie et encore moins dans la cité de Lathor, à part peut-être pour le commerce mais c'était chose rare. Je lâchais le dossier de la chaise et en fis le tour lentement avant de m'approcher de l'homme une nouvelle fois sans le quitter des yeux comme toujours. J'aimais avoir une emprise visuelle quand je discutais avec quelqu'un, ne disait-on pas que les yeux étaient une fenêtre sur l'âme? Dans tous les cas je finis par tendre une main amicale dans sa direction après l'avoir longuement regardé. J'étais une personne très tactile ce qui pouvait donner l'impression que j'étais une personne chaleureuse, pleine de joie de vivre, ce qui transcendait avec le froid glacial de l'extérieur.

"Laissez-moi me présenter à mon tour. Je suis Elirël. Mon nom n'est pas très important en lui-même et je ne pense pas qu'il soit nécessaire de vous préciser que je suis un thériantrophe."

Je laissais un temps silencieux, passant une main dans ma crinière de feu. Je n'allais pas de suite révéler quel était mon rôle dans cette ville, mon prénom suffisait largement pour le moment, car je pouvais tout simplement être le fils d'un commerçant du coin. Je n'étais pas non plus assez suicidaire pour dire que j'étais le chef de la tribu d'Esmerin, même si la manière de me comporter pouvait être des plus suggestives. Un véritable enfant gâté. Mais cela ne pouvait pas avoir de rapport non plus. J'esquissais un sourire taquin en murmurant à nouveau en m'approchant encore une fois:

"Si vous n'avez rien de mieux à faire, laissez-moi donc vous offrir l'hospitalité. L'air glacé de cette contrée n'est pas facile à supporter pour tous les étrangers, vous allez pouvoir vous réchauffer un peu en ma compagnie... Et peut-être qu'ainsi je vous ennuierai un peu moins."
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Jeu 19 Avr - 16:29

A l'évidence il n'avait pas finit de l'ennuyer, en effet. A croire que le péril dans cette citée n'était pas celui qu'il attendait de la part des gardes, qu'il avait, au final, entourloupé plutôt aisément, ni d'un quelconque passant trop méfiant qu'il aurait pu réduire au silence sans trop de soucis. Devait il vraiment s'être introduit dans cette antre de glace et de neige étrangère simplement pour tomber dans le piège de cet enfant candide et naïf qui se conduisait avec lui comme un chat avec une pelote de laine neuve et inconnu ? Oh il n'aurait jamais accepté qu'on se fasse les griffes sur lui littéralement mais si on y pensait un moment ça aurait encore été la solution la moins navrante. Néanmoins il avait dit la strict vérité en affirmant n'avoir rien de mieux à faire que de subir la curiosité du rouquin, d'autant qu'il représentait, heureusement pour lui d'ailleurs, une certaine distraction ou la situation aurait été toute autre. Pour être tout à fait franc il l'amusait et pas seulement parce qu'il appréciait de tendre des pièges à ses futurs dîners, le gamin était trop maigrichon pour être savoureux bien que la faim au creux de son ventre ne lui commanda de sauter sur lui et de le gober tout cru sans autre forme de procès. Il était aisé de lire les individus, surtout quand ceux ci s'entêtaient à lui sourire comme des dindes bien juteuses devant un fermier venu en choisir une pour le souper.
Hors le petit souriait, cela lui plaisait il donc tant que cela ? Apparemment oui, grand bien lui en fasse. Qu'il continu de sourire ainsi et tout se passerait bien, après tout... les individus avaient une nette tendance à afficher un air plus sombre lorsqu'ils n'étaient pas satisfait ou même en colère... les émotions étaient de toutes façons une faiblesse universelle, qu'il s'agisse de l'amour qui faisait agir même le plus sage des monarques comme un imbécile tout juste sorti de l'adolescence et plein d'hormone à la colère qui dénotait, outre un manque singulier de jugeote un nid de pensées destructrices pouvant aisément être retournées contre leur propriétaire.

C
ombien de fois avait il vu des hommes ou même des theriantrophes perdre un avantage décisif parce que leur adversaire les avaient poussé à la colère... trop. Il utilisait fréquemment cet argument lorsqu'il se devait de participer à un duel quelconque. Il suffisait de frapper le point sensible pour qu'ils foncent tête baissées, il n'avait alors plus qu'à les cueillir comme des fruits mûres sur la branche basse d'un arbre, tellement simple que s'en était presque insultant parfois, il suffisait de cibler ce qui faisait l’orgueil d'un être et le hacher consciencieusement en menus morceaux jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus et craque... tout en se gardant bien d'avoir soit même trop d’orgueil bien entendu car ce qui marchait dans un sens pouvait fort bien marcher dans un autre. Il n'était pas si expert lorsqu'il s'agissait de se garder lui même de ce genre de tour il fallait bien admettre mais il devait se reconnaître un certain sans de l'auto dérision. Il n'avait de toute façon pas vraiment le choix quand il travaillait avec son infâme collègue qui prenait un malin plaisir à le voir grimacer à chaque remarque.
Mais il y avait tant d'autres exemples que cela... la tristesse qui minait un homme jusqu'à lui faire perdre toute combativité, le laissant exsangue et pleurant sur le sol de pierre froide, ne lui laissant pas même l'ombre d'un espoir, d'un bonheur... les êtres étaient naturellement tendus vers cette tristesse même si ils n'en avaient pas conscience. Elle était là et il suffisait de l'exploiter bien gentiment, le reste n'était qu'une affaire de tour de main. Navrant... il valait mieux ne pas parler du reste ou l'on pouvait rester à s'en morfondre pour le restant de ses jours. Et justement il avait apparemment parfaitement joué de l'impatience de son vis à vis. Ah le pauvre, si seulement il savait... il aurait dû aller encore plus lentement pour voir si l'autre aurait craqué ou si il aurait réussit à se contenir assez longtemps pour entendre ce qu'il avait à dire. Dommage, une preuve de plus qu'il avait du chemin à faire quand à l'estimation du caractère de certains.

L'autre voulait des réponses et il les voulait, de toute évidence, rapidement... hors ce qu'aimait précisément faire Arren s'était de marcher à contre courant, encore davantage lorsqu'il sentait qu'on le pressait ainsi. Qu'un infortuné le tente et il ralentirait d'autant, lorsqu'il daignait laisser la vie à l'importun cela allait sans dire. Encore une fois le gamin était excessivement chanceux, vu les signes d'impatiences qu'il donnait le capitaine l'aurait, en temps normal, cloué quelque part pour lui apprendre le terme patience à sa manière... mais ses mimiques l'amusaient décidément trop, s'était comme de jouer avec une souris, donnant des coups de pattes à droite et à gauche pour le simple plaisir de la voir changer de direction. Peut-être en jouerait il encore un peu avant de s'en lasser, personne n'allait lui jeter la pierre après tout et de toute façon ceux qui essayeraient n'auraient plus de main pour lancer. Sachant que le noyaux de ce qu'il pourrait dire ne serait certainement qu'un tissu de mensonges qui lui permettraient de passer un bon moment sans avoir à en subir les conséquences si ça finissait mal...

Rien ne lui échappa, que se soit la lueur curieuse qui s'accentuait ou celle de joie lorsqu'il laissa, 'accidentellement ', échappé le mot humain. Ah par toutes les mers que s'était facile, bien trop facile. Alors comme ça il n'en avait jamais vu ? Enfin pas étonnant quand on y pensait un peu... aucun humain sain d'esprit ne s'aventurerait sans une bonne raison dans un lieu pareil. Il n'était donc pas sain d'esprit... quoi que ça il le savait depuis déjà assez longtemps, ça n'avait rien d'une nouvelle brûlante. Ah mais ça changeait un peu les choses si son jeune interlocuteur n'avait jamais vu un humain de sa vie... quoi que c'était peut-être exagéré... du moins allait il pouvoir jouer plus détendu qu'il ne l'avait imaginé. En le voyant se tourner pour retirer son manteau il se laissa aller, ses yeux scintillant pendant ce bref instant de répit d'une lueur avide et affamée, assombrissant ses prunelles comme une nuée orageuse dans le ciel nuageux puis, lorsqu'il entama son pivot les deux iris grises retrouvèrent leur air impassible et lisse comme si rien ne venait de se passer. Son rictus jovial n'avait pas vacillé un seul instant. Il retint un gloussement, lui plein d'humour ? Heureusement que le ton ironique était là si non il se serait volontiers payer sa tête. Il n'avait pas vraiment d'humour à vrai dire ou du moins n'en trouvait il que pour tomber dans le sarcasme ou autre du même acabit, pas vraiment de quoi amuser durant une soirée entre vieux amis de longue date... Son sourire s'élargit et il eu un regard entendu à l'égard du jeune Thériantrophe équivalent à quelque chose du genre ' de la chance tu parle ' sans pour autant faire de commentaire. Il redevint immédiatement égal et prit la chaise qu'on lui indiquait si gracieusement, diantre si maintenant les moutons offraient son confort au loup avant le repas où allait on vraiment.... Mais ça n'était définitivement pas son problème. Il retira le baudrier de son épée et l'accrocha à la chaise avant de s'y couler d'un mouvement fluide, prenant ses aises avec la nonchalance d'un chat qui aurait déniché un coin douillet pour dormir. Affalé sans aucune dignité quelconque, jambes écartées, bras croisés sur le torse il soupira d'aise et souffla sur les cheveux qui retombaient devant ses yeux, il haussa un sourcil en direction de son hôte improvisé, se fichant éperdument de se retrouver d'un coup plus petit du fait de sa position assise. Il n'avait absolument pas besoin d'être plus grand pour se sentir à l'aise et à sa place aussi l'écoutant il avec un petit sourire supérieur mais toujours amical. Il laissa échapper un rire feint.

A : C'est bien aimable à vous que de vous soucier de ma santé mais vous ne devriez pas vous faire trop de soucis, j'ai l'habitude des situations dangereuses je sais me tirer d'un mauvais pas quand j'en rencontre un. De plus j'ai l'habitude des votre, ne vous en déplaise 

Il n'avait pas à préciser qu'en règle général, les ennuis étaient causés par lui et non par qui que ce soit d'autre. Et qu'en général encore une fois s'était plutôt de lui dont on devait se débarrasser et pas le contraire. Il n'était pas dans ses habitudes de rendre la vie plus facile à n'importe qui, il était pirate et pillard, tueur et il en était très fier, on ne le verrait jamais porter une médaille pour bons et loyaux services ! Ça non jamais ! Il accentua son sourire.

A : Mais poser des problèmes n'est pas la raison de ma venue ici... 

Là par contre ça n'était qu'une demi vérité, il comptait tout de même manger hors pour n'importe quel être civilisé son ravitaillement en nourriture était un problème en lui même et un problème de taille même en considérant les quantités qu'il pouvait avaler parfois. Il le regarda approcher de lui sans le lâcher des yeux et lui rendit un regard égal quoique teinté d'un soupçon d'amusement. Il serra la main tendue d'une bonne poigne mais de manière à ne pas révéler sa véritable force, chose qu'il lui aurait sans doute valut une plus grande méfiance ou un certain dégoût. Et puis il ne voulait pas lui broyer la patte à ce brave gamin. Du moins n'y voyait il aucun bénéfice pour l'instant.

A :  Enchanté, si je puis me permettre. Mais détrompez vous, on apprend parfois énormément d'un simple nom... 

Il ne commenta pas sur sa race, s'était en effet évident, il n'y avait donc pas à épiloguer dessus. Il ne plaçait pas les humains au dessus des Thériantrophe, pas plus qu'il ne les plaçaient en dessous, pour lui ces âneries sur les races ne valaient pas un clou. Chacun était né sur un pied d'égalité et devait prouver sa valeur de la même façon et celui osant se croire supérieure sans avoir jamais rien fait pour serait passé au fil de son épée sans autre forme de procès. De toute façon il doutait que le gamin soit parvenu à sa position sans y avoir travailler et il n'avait pas besoin de le lui dire pour qu'il le sache... comme tout être un minimum sensé il s'était renseigné avant de mettre les pieds dans la citée. Il avait donc déjà entendu le nom que venait de lui donner le petit. Soit, il avait vraiment une chance de pendu de parvenir à tomber sur lui à peine arrivé à destination... à présent il allait voir jusqu'où il pouvait pousser cette chance. Son sourire se mua en quelque chose d'un poile plus sombre et charmeur et il se pencha sur sa chaise pour se rapprocher, son regard gris ne quittant pas les prunelles pourpres en face de lui. Sa voix prit une douceur de velours.

A :  J'accepte volontiers cette offre si généreuse et je suis... curieux de voir par quel hmmm moyen vous compter me réchauffer je suis attentif et totalement à l'écoute de vos propositions messir 


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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Jeu 19 Avr - 23:28

Je continuais regarder l'homme dans les yeux, il ne lâchait pas son sourire autant que je gardais le mien et son regard me laissa un instant perplexe avant que je ne me reprenne vite comme si tout cela n'avait pas eu lieu. Je n'avais pas tout à fait compris la raison de ce court geste mais je ne voulais pas le montrer. Je le regardais se diriger vers la chaise que je lui désignais, me crispant un court instant quand il posa sa main sur son épée mais je me détendis vite quand il l'accrocha sur la chaise. Mieux valait tout de même faire attention quand il s'agissait d'arme, je ne portais rien pour me défendre lorsque j'étais chez moi alors j'étais méfiant. En tout cas, il prenait ses aises rapidement, j'aimais bien ce genre de personnes qui, en fin de compte, n'étaient gênées de rien. Sa tenue nonchalante me fit sourire d'avantage alors que je préférais rester debout, j'en profitais pour le détailler d'avantage. Il paraissait être de constitution plutôt solide et son corps semblait travaillé malgré les vêtements qui le couvraient, sûrement de par son métier. Je le regardais souffler sur ses cheveux pour dégager son visage, toujours appuyé contre la chaise et écoutais en souriant son petit rire. Je l'écoutais avec attention, buvant presque chaque mot qu'il prononçait et je masquais assez difficilement mes sourires amusés car ses paroles étaient pour moi la plus grande des distractions. Je pouvais ainsi voir en lui une personne plutôt aventureuse qui pouvait avoir affaire à des situations dangereuses d'après lui... Il était en plus de cela plutôt débrouillard s'il savait se tirer de ce genre de difficultés. Je pouvais le dire, chaque mot qu'il prononçait m'apportait une information supplémentaire sur sa personne et je voulais l'entendre d'avantage, j'étais comme charmé par sa voix à chaque fois qu'il entrouvrait les lèvres. Je devais trouver le moyen de le faire parler plus, je voulais en savoir encore. Ce qui m'étonnait tout de même, c'était qu'il dise avoir l'habitude des thériantrophes, ce qui présentait à mes yeux un léger désavantage pour le jeu car j'ignorais tout de ce qu'était exactement un humain. Il vit son sourire s'accentuer un peu plus et haussa un sourcil en l'entendant. Il avait du mal à imaginer des gens causer des problèmes chez lui, cela n'arrivait que très rarement car les gens avaient beaucoup trop peur en général pour sortir. Je pris presque une voix d'innocent pour lui demander, tout sourire:

"Et pourquoi poseriez-vous des problèmes?"

J'avais remarqué cette toute petite lueur d'amusement bien cachée au fond de ses prunelles acier, j'aimais voir ce genre de chose car j'avais encore plus envie de jouer. Il n'était pas une personne banale, cela se voyait dans ses yeux. Il avait une forte poigne qui allait parfaitement avec son gabarit et donc, sûrement et par simple déduction, avec le métier qu'il disait pratiquer. Je savais parfaitement quelles informations il était possible d'obtenir avec un simple nom et je devais donc me montrer un minimum prudent car le mien était plutôt connu ici. C'était la raison pour laquelle j'avais décidé de lui donner seulement mon prénom qui était tout de même peu commun. Je ne voulais pas qu'il m'arrive quelque chose à cause de mon rôle tout comme je ne voulais que cela ait de conséquences sur mon peuple. Je ne pouvais m'empêcher de sourire, remarquant ce très léger changement sur la lippe de l'humain devant moi. Voilà qui pouvait vraiment devenir intéressant, il me tardait de savoir la suite des événements alors qu'il se penchait sur sa chaise pour se rapprocher de moi. Nos regards ne se lâchaient pas et j'essayais de savoir ce qu'il pouvait penser à ce moment alors que sa voix changeait de sonorité pour paraître beaucoup plus agréable à mes oreilles. Je ne voyais là qu'une légère provocation, une invitation au jeu et qui savait combien j'étais joueur. Cela me plaisait énormément et je ne pu réprimer un frisson d'impatience alors que je me penchais encore d'avantage vers lui jusqu'à sentir son souffle caresser la peau de mon visage. Je trouvais qu'entendre parler de moi comme d'un messir sonnait plutôt bien, il savait parler en tout cas et je me repassais en mémoire la moindre de ses paroles avant de lui répondre en susurrant d'une voix chaude :

"Et bien sachez mon cher... Haldon, que je connais maintes moyens pour cela si bien sûr... Vous me faites confiance..."

Mon sourire se fit un peu plus intense, plus charmeur à son tour et je fis glisser mon index sur la joue de l'homme en commençant par effleurer la base de son oreille percée, comme soudain très intéressé par son visage qui différait de tous ceux que j'avais l'habitude de voir. Je voulais savoir si sentir quelqu'un d'aussi prêt pouvait se montrer une gêne, ou au contraire lui être très plaisant. Cela me permettait de détailler chaque petite ride naturelle du visage, chaque trait spécifique à l'homme, chaque petit grain de beauté presque imperceptible avec un sourire léger. Mon doigt se baladait sur sa peau pâle avec une extrême lenteur, frôlant la commissure de ses lèvres fines par jeu avant de caresser son cou, descendant avec minutie. Je le touchais à peine, le passage de ma main se faisait d'une légèreté étonnante. Je n'avais pas peur du contact, bien loin de cela même et cela m'amusait alors que mon visage était toujours aussi proche du sien. Ma main ne s'arrêta que quand elle toucha le col de sa tenue et je saisissais le menton de l'homme avec douceur pour lever sa tête vers moi et ainsi le voir avec d'avantage de facilité. C'était le meilleur moyen d'avoir une emprise sur une personne, et j'aimais par ce geste montrer que je ne craignais en rien les étrangers. Je ne savais pas qui il était ni d'où il venait mais quand on me cherchait, on me trouvait... Et ce, plutôt rapidement en plus de cela. La patience n'était pas une de mes principales qualités, surtout quand on commençait à me faire des suggestions de ce genre. Je ne le quittais pas des yeux et me laissais tenter en soufflant sur son cou pour le taquiner, voir sa réaction puis je finis par chuchoter au creux de son oreille:

"Alors puis-je savoir à quels moyens vous vous attendez? Puis-je savoir... Ce que vous oserez vraiment?"

Je finis par lâcher dans un mouvement tout aussi doux son menton et me redressais, éloignant enfin mon visage du sien. Je remis avec lenteur le col de ma chemise qui s'était froissé dans mes gestes et regardais une nouvelle fois l'homme dans les yeux. Détournant le regard de l'homme, je parus soudain très absorbé par ce que je faisais et finis par retirer les quelques pliures du tissu qui paraissait tout de même assez épais pour tenir chaud. Après tout, je passais énormément à entretenir mon corps et à prendre soin de mon apparence... Peut-être un poil narcissique sur les bords mais j'étais ainsi et rien au monde ne pourrait changer mon caractère, pour le malheur de beaucoup. Je continuais d'arborer mon sourire taquin et légèrement charmeur alors que je lui tournais le dos pour faire quelques pas, passant cette fois une main dans ma crinière de feu. Je n'avais pas la nécessité de me dégager le visage mais c'était juste un geste naturel chez moi, presque systématique quand j'étais en très bonne compagnie. Car après tout, même si il paraissait plus âgé que moi, beaucoup plus âgé même... Cet humain ne semblait pas avoir perdu de son charme et j'avais envie de jouer avec lui pour voir de quoi il était capable réellement... Dans tous les sens du terme. En cette soirée qui tombait doucement, je voulais me divertir au maximum et cet humain plutôt curieux me plaisait beaucoup, je le considérais en quelque sorte comme un nouveau jouet qu'on venait de m'offrir, j'en oubliait presque de me méfier de lui. Toujours dos à lui, je continuais de frotter mes vêtements par-ci par-là et regardais autour de moi la petite maison qui appartenait à ma mère. Le salon était plutôt spacieux malgré tout et on pouvait compter quelques meubles de bonne qualité et que je savais très confortable. Je me dirigeai vers un canapé recouvert de cuir et me laissais tomber dessus avec délicatesse, m'allongeant à moitié sur la causeuse, la tête soutenue par une main. Mes yeux orangés regardaient une nouvelle fois l'homme en face de moi, je n'avais pas quitté mon sourire. J'étais dans une position plutôt détendue, les deux jambes allongées sur tout le long du canapé et mon bras replié vers moi. J'étais paresseux après tout, donc j'aimais particulièrement me laisser aller sur ce genre de siège et j'étais comme chez moi. Si quelqu'un voulait de la place, il fallait venir m'y déloger parce qu'il était hors de question que je bouge de moi-même maintenant que j'étais installé. Malgré tout, je voulais toujours jouer et rien de toute cette paresse allait pouvoir effacer ça, entrouvrant légèrement les lèvres, je finis par murmurer après un long moment de silence, passant la langue sur des dents très légèrement aiguisées:

"Et si vous veniez me rejoindre?"

Évidemment, ma phrase pouvait être prise sous deux sens très différents l'un de l'autre, c'était ça qui me plaisait dans la magie des mots et ça serait à l'humain de choisir ce qu'il souhaitait faire vraiment... Même si d'une manière ou d'une autre, il n'avait pas le choix de rester en ma compagnie. Je voyais ça en quelque sorte comme une conquête, car je n'aimais pas les gens mais les manipulais avec brio, Je voulais voir de quoi il était vraiment capable et si il était vraiment aussi désinvolte qu'il aimait le montrer. Je ne le quittais pas des yeux, attendant sa réaction et la manière dont il allait interpréter mes paroles car il y avait juste à côté un autre canapé, plus petit que le premier sur lequel je me trouvais. Je me laissais finalement tomber sur le dos pour contempler le plafond de bois où une araignée se promenait en solitaire. Un sourire éclairant toujours ma lippe, je murmurais pour moi-même, presque imperceptiblement:

"Vous n'avez pas pénétré chez n'importe-qui..."
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Ven 20 Avr - 16:43

Il lui arrivait de produire un effet semblable lorsqu'il le désirait, de parvenir à charmer suffisamment pour faire oublier tout le reste. Cependant ça n'avait jamais été son but pour ce petit échange, s'était son interlocuteur qui le poussait plus qu'autre chose. Il ne s'en offusquait absolument pas, tant qu'il était capable de saisir les mouvements de pensée de son interlocuteur il n'avait aucune raison de se sentir ni piégé ni en danger de quelque manière que ce soit. Aussi lorsqu'il le vit sourire et lui demander pour quelle raison il pourrait causer des problèmes. Faisant mine de réfléchir tout en contrôlant le sourire énorme qui risquait fort de monter à ses lèvres avec une pareil question il l'observa puis observa la pièce puis fit retomber son regard sur lui. En règle général il lu aurait fait tester la réponse de première main mais décidément ça aurait vraiment dommage de laisser tomber ce qui promettait d'être intéressant en si bonne voie.

A : On ne sais jamais voyons, on nous voit souvent comme des problèmes en nous même plus au sud 

U
ne réponse qui en valait une autre, il ne fallait pas être un génie pour comprendre... quoi qu'il s'agisse d'une vérité en elle même. Il ne s'éternisa pas sur cela, préférant au contraire se complaire dans un jeu de charmeur que lui rendit l'autre avec apparemment un certain intérêt, ah si ce n'était pas beau, il suffisait donc d'un peu de jeu et quelques paroles bien placées pour l'appâter ? D'un coté s'était bien plus satisfaisant d'avoir son jouet du soir servit sur un plateau d'argent et d'un autre il était presque ennuyant de n'avoir pas à fournir plus d'effort pour obtenir quoi que ce soit. Il le vit se pencher vers lui, quelques petits centimètres les séparant encore tandis que son souffle léger et régulier venait caresser sa peau, écho au sien... la seule différence étant que le sien semblait bouillant sur sa peau et lui apportait encore plus de l'odeur de vie que dégageait le petit. Pendant un bref, très bref instant, il eu envie de serrer cette brebis délicate contre son torse... et de l'y broyer. Mais il se retint, profitant simplement du frisson qu'il devinait plus qu'il ne le sentait, du timbre sucré de son interlocuteur qui se prenait au jeu sans savoir dans quoi il fonçait tête baissée. Il entre-ouvrit les lèvres à ses mots en faisant rouler un rire riche d'entre-elles...

A : La confiance mon cher est un luxe qui se gagne durement... mais je trouve que vous vous en sortez très bien pour le moment. Je vous laisserait mon montrez avec grand plaisir, je vous en prie, faite de votre mieux 

Il ne s'agissait absolument pas de le menez où que ce soit ou encore de l'informer sur des sujets sensible, ça n'était qu'un jeu aussi ne lui accordait il point la même importance qu'à une affaire sérieuse... possible faiblesse ? En effet, il pouvait très bien s'agir d'une faiblesse, d'un semblant d'arrogance... mais si il s'accordait le loisir de se comporter et de penser ainsi c'était purement qu'il avait jugé pouvoir se sortir d'affaire sans payer trop cher si quoi que ce soit tournait mal. Ses yeux pétillèrent en le voyant s'ouvrir encore davantage à lui comme une fleur au soleil... bien qu'il soit lui même aussi froid et mauvais qu'une nuit glacée. Il le laissa le toucher, parcourut d'un bref mais intense frémissement qui fit s'ourler ses lèvres en quelque chose qui ressemblait bien moins à un sourire qu'à une grimace satisfaite et supérieur. Il débuta par son oreille, son doigt chaud sur sa peau glaciale comme celle d'un mort, le sentit effleurer puis remonter vers sa joue sans tâche, son visage n'ayant pas encore subit les rides qui auraient dû être sienne à son âge, le laissant inchangé depuis ses vingts neuf ans. Le laissant étudier ses traits, s'amusant de savoir ce qui retiendrait le plus son attention, du khôl bleu sous ses yeux ou de la cicatrice qui barrait son œil droit, de ses dents légèrement plus acérées ou des nombreux anneaux d'acier de ses oreilles... c'était vrai, qu'est ce qui pourrait attirer son regard, lui qui n'avait apparemment jamais vu d'humain et qui tombait sur un spécimens aussi peu représentatif de sa race qu'un loup d'un troupeau de mouton. Il suivit le tracé de son doigt sur sa peau en en savourant la lenteur du geste, entre-ouvrant un peu plus ses lèvres sombres par jeu lorsqu'il les atteignit et penchant la tête sur le coté quand il atteignit son cou. Il n'eut qu'une infime crispation des muscles lorsqu'il atteignit le col de sa tunique de velours, sachant pertinemment qu'un peu plus en dessous se trouvait les flétrissures. Il ne montra pourtant rien, lui dédiant un rictus malicieux et joueur lorsqu'il lui attrapa le menton pour le relever, se laissant couler dans le geste juste assez pour lui donner satisfaction et juste assez pour que sa peau ne soit pas plus visible. Il souffla dans son cou et il ferma à demi les yeux, paresseusement tout en contenant la soudaine irritation qui montait en lui. Il n'était en rien une marionnette et même si il se laissait faire il était tout à fait capable de le faire se repentir de chaque geste en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Mais pas encore... ce n'était que son instinct, il ne se sentait pas encore en danger et ne réagirait certainement pas avant. Il gloussa légèrement et sans se dépatir de son air de chat il répondit, sucré et caressant tandis qu'il se relevait

A : Messire vous ne posez pas les bonnes questions. En réalité … qu'est ce que je n'oserais pas ? Absolument rien. Je n'ai de limite que celle que vous pourriez tenter de créer... et je dis bien... tenter

Il le regarda remettre en place le col de sa chemise, un air suffisant mais non antipathique couvrant son visage alors même qu'il était retourné à sa pose avachie mais néanmoins royale. Un vrai pacha se croyant tout permis. Il dissimula un rire. Si l'autre était si ennuyé par ces quelques plis il pouvait tout aussi bien le mettre nu, cela réglerait tout ses soucis et procurerait en plus au pirate une vue plus agréable que la demeure qu'il trouvait somme toute plutôt rustique sans que cela le dégoûte un tant soit peu. Il jaugea la marchandise des yeux lorsque celle ci se tourna à son opposé et en profita pour laisser de nouveau aller son apparence à celle qu'il montrait en temps normal, juste pour se détendre un petit peu du dur travail de maîtrise qu'il tentait d'effectuer et qui devenait de plus en plus dur au fur et à mesure que le temps passait.

Il s'allongea finalement sur le canapé un peu plus loin tandis qu'Arren le suivait des yeux avec un sourire et lorsqu'il se tourna, affalé de tout son long sur ce qui avait probablement était la peau d'un animal quelconque il avait reprit son air inoffensif d'humain charmeur et charmé... ça aurait été tellement dommage que l'autre se mette à se méfier à présent non ? Un long moment de silence passa, un long moment qu'il savoura à sa juste valeur tandis qu'il étudiait la forme du rouquin de plus près, ne cachant pas un seul instant ce qu'il faisait et n'en ayant absolument aucune honte. Puis à la suggestion il gloussa de nouveau et se leva paresseusement, repoussant un peu sa cape de fourrure et s'étirant avant de le rejoindre à pas lents et peu pressé. Il le voyait venir aussi gros que la coque de l'Iron victory et il n'était absolument pas dupe, et à vrai dire voir le jeune singe tenter de duper le plus âgé lui plaisait... il voulait voir ce qui adviendrait si le thériantrophe le poussait à bout... s'en repentirait il ? Regretterait il ? Ou au contraire subirait il comme un homme ? Ou peut-être qu'ils n’arriverait même pas à un tel point, peut-être prendrait il peur ou changerait il d'avis ? Et lui même le laisserait il faire ? Cela restait à voir... Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres en entendant sa dernière phrase et il adopta une expression de loup en se penchant sur lui, l'attrapant à bras le corps sans tenir compte d'une possible protestation, le maintenant assez fermement pour qu'il ne bouge pas mais pas assez pour lui faire mal. Il le souleva, le portant comme une princesse et s'affala sur le canapé comme si de rien n'était, le tenant toujours dans ses bras il passa un bras autour de ses épaules et le rapprocha de lui pour venir poser ses lèvres contre son oreille, y soufflant doucement en lâchant avec un amusement qui n'avait plus rien d'innocent.

A : ça tombe plutôt bien puisque je joue pas avec n'importe qui 

Et là dessus il s'offrit un petit tour dans le creux de son cou chaud, se gavant de l'odeur de sa peau, de la texture douce sous ses lèvres sans être féminine, du sang qu'il sentait pulser si près de lui... un coup de dent... un simple coup de dent et il pouvait y accéder, il lui suffisait de déchirer cette peau, de planter les dents dans la jugulaire ou l'épaule et de savourer. La proximité le fit se tendre, serrant légèrement sa prise tandis qu'il se contenait, ses longues mèches d'ébènes s'étalant sur le jeune homme tandis qu'il remontait pour trouver de nouveau son oreille pour la mordiller doucement avant de lâcher sur un ton doux et bas, un ton de confidence empreint de sous entendus.

A :Vous êtes un hôte de qualité, proposez vous toujours ce genre de distraction à vos invités ou est ce simplement mon humble personne qui, à tout hasard, éveillerait quelques curiosités chez vous ? Peut-être d'ailleurs... souhaiteriez vous que je vous rendez la pareil... après tout je puis moi aussi offrir certaines commodités qui serait à votre goût... pour peu que vous sachiez les apprécier à leur juste mesure 

Il le laissa retombé sur ses genoux, retirant son autre bras de sous ses jambes pour le libérer pendant qu'il lui faisait face sans toutefois s'éloigner de trop, souriant il lui fit un clin d’œil et se mit à le détailler à son tour, pendant un long moment avant de le relever, le laissant sur ses genoux et inversant l'ordre de leur taille par la même il s'installa confortablement contre le dossier, écartant les bras pour se soutenir sans le quitter des yeux bien que l'une de ses orbes grises se fut dissimulée par accident derrière un jeu de mèches folles et rebelles.
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Sam 21 Avr - 7:11

J'appréciais regarder ce léger sourire malicieux qui trônait sur les lèvres de mon très cher invité du soir alors que je saisissais lentement son menton. Je le détaillais sans aucune gêne et me demandais comment taquiner un homme pareil qui semblait, je le voyais dans son regard, avoir une parfaite maîtrise de soi. Ce n'était pas mon cas, j'aimais me laisser envahir par mon instinct animal et mes désirs... Après tout je pouvais avoir exactement tout ce que je désirais d'un simple mot. Mais cet homme n'allait sûrement pas m'obéir au doigt et à l'oeil contrairement à beaucoup de personnes donc je devais patienter un peu et agir moi-même pour obtenir ce que je voulais précisément... Mais qu'est ce que je demandais? Tout était un peu flou pour le moment mais ce n'était pas ça qui allait entraver mes gestes, bien au contraire. Mon sourire se fit un peu plus insistant quand je le vis fermer à demi ses yeux et me fis toujours plus attentif à ses paroles alors que je me relevais d'une extrême lenteur. Ainsi je ne posais pas les bonnes questions... Savoir de lui qu'il n'avait aucune limite me faisait trépigner d'impatiente et je voulais voir si ses paroles étaient en accord avec ce qu'il était vraiment capable. Je n'avais non plus aucune limite et je me sentais capable d'absolument tout, si cette histoire continuait sur ce chemin il allait vite comprendre qui j'étais vraiment. Le regardant dans les yeux je finis par chuchoter, assez fort pour qu'il entende et qu'il puisse réagir :

"Et d'après vous... Ai-je vraiment des limites?"

Je me laissais doucement aller dans le canapé de cuir, m'enfonçant d'avantage et détendant chacun de mes muscles. Je pris une grande respiration en contemplant toujours le plafond, bras croisés derrière ma tête pour me faire un appui et je ne vis pas de suite l'homme s'approcher de moi avec son sourire si spécial. Ce n'est que quand il se pencha sur moi que je compris pourquoi ce sourire m'était si familier car j'adoptai le même lorsque je chassais et que j'avais enfin trouvé ma proie... Je me plaisait à savoir qui allait véritablement chasser qui et qui réussirait vraiment. Malgré tout l'homme me surprit quand je sentis ses bras se glisser sous moi pour me soulever. Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit que je me retrouvais porté par lui sans vraiment pouvoir bouger mais cela ne me gênait pas vraiment. J'avais juste l'impression, plutôt désagréable tout de même, d'être une petite poupée qu'il était aisé de soulever. L'homme s'affala ensuite dans le canapé comme si ce geste était tout à fait normal, me tenant contre lui après avoir glissé un bras autour de mes épaules. Il fallait le dire, j'étais plutôt ravi de la situation qui prenait une tout autre tournure que celle que j'avais pu imaginer. J'aurai pu me sentir oppressé ou autre par sa proximité pourtant ce n'était pas le cas, bien au contraire. Un léger frisson traversa ma colonne vertébrale alors que je sentais son souffle chaud sur ma peau, tout près de mon visage, et sa voix chaude au creux de mon oreille. Tout n'était que sous-entendus, rien que des sous-entendus. Il ne jouait pas avec n'importe qui, tout comme moi cela voulait tout dire et je me mordis la lèvre inférieure pour me forcer à ne pas bouger de suite, chuchotant d'une voix à peine audible :

"J'espère bien dans ce cas, cela n'en sera que plus plaisant..."

Quand ses lèvres fines frôlèrent la peau de mon cou je retins un frémissement en me crispant légèrement alors que je penchais la tête sur le côté comme pour lui offrir ma gorge. Inconsciemment peut-être je calais ma respiration sur la sienne alors que son souffle chaud et régulier caressait toujours mon visage. Je le sentis sans comprendre se crisper et il resserra sa prise sur moi, me rapprochant ainsi de lui alors que ses lèvres se rapprochaient lentement vers mon oreille pour en mordiller le lobe. Un nouveau frisson traversa mon dos, reflétant mon envie de m'amuser, j'en voulais plus encore. S'il voulait jouer, il allait finir par vraiment me trouver, car j'allais avoir du mal à me contenir si on me laissait entendre ce genre de chose. J'étais du genre à vite réagir à des avances, encore plus si la personne en question m'intéressait beaucoup. J'arrêtais enfin de mordiller ma lèvre fine, l'écoutant avec attention. Je me laissais charmer par cette voix qui murmurait à mon oreille et me penchais imperceptiblement vers lui pour l'entendre d'avantage. Je ne bougeais plus mais un sourire amusé éclairait mon visage, il me laissa enfin libre de mes mouvements en me laissant aller sur ses genoux et retirant son autre bras de dessous mes jambes. Lui aussi souriait toujours et son clin d'oeil m'amusa encore alors qu'il me détaillait sans gêne dans le plus grand silence et ce durant un long moment. Je devais avouer que j'en faisais tout autant car il m'intriguait beaucoup, la curiosité me poussait à en savoir toujours plus sur cet homme qui restait tout de même un inconnu ici. Il s'installa tranquillement dans le siège de cuir sans me quitter des yeux, écartant les bras pour se tenir droit alors que je restais assis sur ses genoux. Il me laissait maintenant toute la possibilité d'agir et cela me plaisait beaucoup car j'allais enfin pouvoir m'amuser. Passant le bout de ma langue avec lenteur sur mes dents aiguisées tel un chasseur, je me penchais vers lui jusqu'à ce que mes lèvres effleurent la peau de son cou et je me redressais pour susurrer à son oreille d'une voix mielleuse :

"Je serai ravi de savoir quelles sont ces commodités dont vous vous plaisez à parler avec autant d'attention, cela m'intéresse fortement et me donne envie d'en savoir plus. Peut-être que vous saurez... Mmmh... M'apprendre à les apprécier à leur juste valeur? Après tout, un bon hôte n'est rien s'il n'accueille pas chez lui un invité d'exception..."

Je laissais un petit rire taquin échapper de mes lèvres alors que je déposais un léger baiser à la base de son cou, à l'endroit exact où allait commencer le haut de sa tunique. J'en profitais pour mordiller au passage sa peau un court instant, je voulais jouer et chacun de mes gestes aguicheurs était là pour lui prouver que je n'attendais rien de mieux. Je me demandais jusqu'où il pouvait tenir avant d'agir car personnellement, mon seuil de patience était toujours très faible quand je me trouvais en très bonne compagnie, je me fichais de savoir si j'avais en face de moi un homme ou une femme tant que la personne avait les atouts pour éveiller ma curiosité. Je m'approchais encore de son visage pour faire glisser ma main sur sa peau trop pâle pour que ce soit vraiment naturel, appréciant toujours le contact physique. J'aimais toujours sentir la chaleur que pouvait dégager un corps et je m'amusais à faire danser mes doigts sur les zones les plus sensibles que j'avais fini par connaître. Je frôlais une nouvelle fois la base de son oreille du bout du doigt avant de m'approcher pour chuchoter :

"J'espère que vous saurez savourer ce genre de moment autant que moi..."

Savourer, le mot était juste car je profitais de chaque geste et chaque parole de l'homme autant que je laissais mon plaisir, mon désir toujours croissant, guider mes pas. Je fis glisser ma main le long de son cou et approchait avec lenteur son visage du mien, le regardant dans les yeux. Je soutenais son regard d'acier sans aucune gêne alors que je souriais toujours. Cette situation me faisait frémir d'envie et je voulais savoir de quoi était vraiment capable cet homme. Une de mes mains plongea sans aucune gêne dans les cheveux noir de jais et pourpres de l'homme afin de retirer la mèche rebelle qui cachait son visage que je pu détailler un long moment dans le silence le plus complet avant de m'accorder un petit jeu, plongeant mon visage dans son cou pour passer ma langue sur sa peau avec lenteur pour éveiller ses sens. Je profitais de cette douce saveur sucrée qui m'était inconnue et laissais ma main jouer avec les mèches joueuses d'Haldon, gardant le silence pour lui laisser le temps d'apprécier chacun de mes gestes. Je cherchais une position plus agréable pour moi, je finis par me redresser une nouvelle fois et m'appuyais sur le dossier derrière lui pour ensuite faire glisser mes jambes repliées sur le canapé de part et d'autre de l'homme, l'empêchant dans cette position de vraiment bouger s'il ne faisait pas un minimum d'effort et ainsi m'installer confortablement face à lui, en reprenant place sur ses genoux et laissant aller mes mains du dossier jusque sur les épaules musclées de l'homme. Soudain une étincelle de jeu brilla dans mes yeux orangés et je réussi à le faire basculer sur le côté pour me retrouver sur lui, me tenant à bout de bras. Je faisais partie de ses gens qui dirigeaient et je refusais de me faire dominer, j'étais fait pour me retrouver au dessus de tout et donc au dessus de lui, comme dans le cas présent. Je penchais mon visage vers le sien, mes cheveux couleur de feu tombant légèrement sans pour autant me gêner, et alors que mes lèvres effleuraient un instant les siennes, je chuchotais à son oreille d'une voix malicieuse :

"Vous êtes très agréable à regarder dans cette position..."
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Sam 21 Avr - 10:21

Avait il des limites ? Bien sûr qu'il en avait, même si il refusait de les voir, même si il ne notait pas leur existences il en avait. Comme tout être doté de ce que l'on appelait communément une conscience et qui n'était en réalité qu'un accident dans une évolution qui avait duré plusieurs âges. Naturellement il était évident qu'il n'allait absolument pas s'arrêter à une quelconque limite juste pour le bien être de son petit compagnon du moment. L'autre l'avait cherché et, si il n'en avait peut-être pas encore l'impression, il l'avait trouvé. Il ne comptait donc pas le laisser repartir en un seul morceau.... ou du moins pas en marchant tout à fait droit. C'était la raison principale pour laquelle il jouait ainsi, pour laquelle il titillait et agaçait, se gavant des réactions du petit comme d'un sang encore chaud sorti de quelques veines royales. Il adorait le sentir frissonner.... il avait d'ailleurs toujours adoré sentir un corps contre le sien, frissonnant t tremblant, qu'il s'agisse de peur, de l'anticipation de ce qu'il pourrait faire, de quelle souffrance il pourrait produire ou de l'attente délicieuse du plaisir, l'état d'extase impatiente qui préludait au plus délicieux cocktail jamais inventé... il préférait bien entendu le premier mais ne dédaignait jamais le second. Il fallait simplement avouer que la sensation de la peur, si près de lui, se rependant dans le corps comme un poison, pouvoir admirer le scintillant d'un œil plein de larmes le suppliant silencieusement de le relâcher et le pic de plaisir quand il l’emprisonnait sans aucun espoir de s'échapper avant de le dévorer vivant, savourant autant la chaire chaude de la victime que ses cris de biches outragées et prise dans la nasse de la douleur. Mais pour le moment il se contentait de l'image que lui offrait le rouquin se mordant la lèvre pour essayer de se contrôler tandis qu'il jouait avec lui. Il gloussa doucement en humant son odeur. Bien sûr que se serait plaisant, quoi qu'il fasse il s'y prenait toujours de façon à le rendre le plus exquis possible... restait à voir pour qui bien entendu. Il avait bon goût, peut-être trop bon goût d'ailleurs... s'était une charmante torture que de le mettre ainsi entre ses griffes dans le plus pur sens du terme, littéralement dans ses bras, à porter d'un coup de dent, à porter pour quoi qu'il décida... un agneau sacrificiel s'offrant à lui en toute volonté, charmer par la voix d'une sirène feinte qui se transformerait en monstre aussitôt que le jeu commencerait à l'ennuyer. Le jeune homme serait il capable de le distraire suffisamment pour sauver sa peau ? Pas sûr mais il était tout de même assez confiant. Et peut-être lui offrirait il la vie sauve si il se montrait assez convainquant après tout. Il marqua un premier point en saisissant l'opportunité qu'il lui offrait de prendre un peu la main dans leur jeu et il relevant imperceptiblement la tête pour dégager un peu son cou quand les lèvres chaudes la frôlèrent, lui procurant à la fois un doux bien être et une douleur aiguë. Il lui sourit en caressant sa joue.

A : Mes leçons ne sont pas gratuite messir mais je pourrais peut-être faire une exception si vous parvenez à m'en persuadé 

Le tout d'un ton toujours aussi doux et promettant mille délices à celui qui le suivrait. Son baisé fit s'arquer très légèrement son dos et il ferma un bref instant les yeux, soufflant doucement d'entre ses lèvres en se forçant à ne pas bouger d'un poile, attentif à ce qu'il faisait, au moindre de ses gestes... comme un crocodile attendant de voir l'oiseau sur son dos se rapprocher de sa gueule, le laissant aller à son rythme sans pour autant perdre l'objectif des yeux. Il aimait particulièrement se laisser toucher, se laisser approcher... laisser croire à celui ou celle en face de lui qu'il n'était pas dangereux, que l'on pouvait le persuadé ou le dominer, les laisser tenter leur chance, fous qu'ils étaient pour ensuite démembrer leurs rêves et leurs espoir comme il aurait démembré un petit animal sans défense. Il lui offrit de nouveau un sourire feint en le voyant rapprocher son visage du sien et le regarder dans les yeux puis émit un son faible et tenu quand il passa une main dans ses cheveux pur dégager son visage, s'amusant de le voir le contempler ainsi. Il en profita pour changer de position, calant un de ses bras derrière son cou et jouant avec le tissu du col de son vis à vis, parfaitement à l'aise sous son regard scrutateur et pas le moins du monde ennuyé. Enfin il se décida à éveiller son attention, glissant sa langue joueuse contre son cou et le faisant sourire bien qu'il apprécia davantage la main qui jouait avec ses cheveux, le soulageant de manière subtile. Il s'en irrita quelque peu tout en s'amusant du tour de force du petit... parvenir à trouver ce qui lui était agréable en moins de quelques heures voilà qui relevait de l'exploit. Il se garda toutefois de le montrer, appréciant simplement l'attention avec une moue satisfaite comme un chat que l'on aurait gratté derrière les oreilles. Il en fut tellement contenté qu'il eut un léger temps de retard lorsque le petit le prit par surprise pour venir s'installer sur lui après l'avoir fait basculé sur le coté. Un éclat irrité remplaça le contentement tandis que la voix du jeune fou s'insinuait dans son oreille. Il retint l'élan meurtrier qui le traversa comme un coup de tonnerre et parvint à lâcher un rire.

A :  Oh je n'en doute pas un seul instant. Mais... 

Il l'attrapa par les cuisses, le plaquant contre lui et se relevant sans trop d'efforts avant de se lever totalement hors du canapé, le tenant fermement contre lui avec un sourire sans ambiguïté.

A :  Je ne me laisse pas dominer aussi facilement mon cher, il va falloir être beaucoup plus persuasif si vous désirez me faire changer d'avis... après vous être fait pardonner ce petit écart bien entendu 

Et là dessus il le plaqua contre le mur sans plus de cérémonie et changeant ses appuis, un bras sous ses jambes et l'autre autour de son cou il lui vola ses lèvres en un baisé féroce et autoritaire qui ressemblait autant à un défi de pouvoir qu'à une preuve de désir. Il le goutta sans lui laisser l'occasion de prendre le dessus et ne le relâcha qu'à bout de souffle, inspirant fortement tout près de ses lèvres qu'il se mit à caresser légèrement, les frôlant avec jeu tandis que ses yeux descendaient sur les lignes attirantes de son cou. Il finit par mordiller sa lèvre inférieur avant de jouer avec son oreille, libérant une de ses mains pour caresser ses flancs au travers du tissu avant d'en détacher les attaches sans en avoir l'air. Une fois que la peau fut visible il lui décocha un sourire et le relâcha sans pour autant s'éloigner. Il se baissa pour être à sa hauteur et prit une de ses mains qu'il caressa de ses lèvres avant de la poser dans son cou.

A :  Bien que disions nous déjà ? Ah oui... nous nous promettions quelques douceurs... et bien mon cher je vous propose de continuer sur cette voie 

Il se colla à lui et le retourna de tel manière qu'il lui faisait face, dos au mur et le tenant fermement contre lui, une main pressant la base de sa colonne vertébrale pour le faire se cambrer contre lui pendant que ses lèvres parcouraient sa clavicule et ses épaules.
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Sam 21 Avr - 15:15

"Je trouverai sûrement un moyen autre pour vous payer ce genre de leçons spéciales sir Haldon..."

Un rire léger s'échappa de mes lèvres alors que je continuais de jouer avec son cou, je repensais au moment où sa main avait effleuré ma joue, revoyant son visage satisfait tel un pacha sûr de lui puis je me replongeais dans sa contemplation, toujours aussi intrigué par l'homme que j'avais devant moi, le détaillant avec attention. Je cru un instant avoir remarqué cette petite étincelle d'irritation alors que je me trouvais au-dessus de lui et donc en position de force et de dominance. Cela me plaisait car je pouvais ainsi faire tout ce que je souhaitais sans avoir en face de moi aucune protestation. J'aimais me sentir en position de tout demander et malgré le sourire charmeur que j'arborais, une lueur de supériorité brûlait dans mon regard orangé. Dans mon esprit, il ne pouvait absolument rien faire et j'avais le dessus, je pouvais donc m'amuser avec lui sans qu'il ne puisse réagir et c'était ce que je voulais, le voir à ma merci. J'allais une nouvelle fois effleurer ses lèvres des miennes pour le provoquer quand je sentis ses mains fermes se poser ses cuisses pour me plaquer contre lui et ainsi m'empêcher de bouger alors qu'il se redressait presque trop facilement. J'avais la désagréable impression de n'être qu'une poupée de chiffon qui ne pouvait rien faire alors qu'il se relevait en me maintenant contre lui en souriant. Je ne pouvais absolument rien faire dans cette position et je me sentais presque faible, ce que je refusais tout simplement. Instinctivement pourtant, je m'accrochais en glissant mes mains dans son dos comme pour éviter de tomber alors que cette idée était une chose ridicule car qu'il me tenait aisément dans ses bras sans que je puisse protester. Je finis par me détendre quand je l'entendis et je retins difficilement un grand sourire, c'était donc ça, j'aurais pourtant dû m'en douter car les gens n'étaient pas tous peureux comme la plupart de ceux que je connaissais... C'était si étrange et si amusant à la fois même... Il était en quelque sorte comme moi et refusait d'être dominé. Il devait refuser de recevoir tout ordre d'une personne au dessus de lui ce qui devait expliquer le choix d'un métier plus libre et qui, pour moi, était sans aucune règle ni aucune loi alors que de mon côté, j'avais tout fait pour me retrouver au sommet pour avoir le pouvoir même si, en fin de compte, la chose était plus dû au hasard qu'à un véritable travail. Je n'avais pas l'habitude de me retrouver face à une résistance comme lui et cela me plaisait beaucoup, je me demandais à chaque instant, à chaque geste qu'il faisait ce dont il était véritablement capable. Mes bras se glissèrent de son dos autour de son cou et je réussis à suffisamment m'approcher de son oreille pour y susurrer quelques paroles joueuses:

"Rassurez-vous, vraiment... Je suis assez rusé et ainsi je trouve toujours un moyen de me faire pardonner et je suis sûr que cela pourra vous..."

Je fus incapable de terminer ma phrase car je n'en eus pas le temps. Il me plaqua contre le mur sans réelle violence mais la surprise du geste me coupa un court instant le souffle alors que tous mes muscles se crispaient par simple réflexe défensif. Je finis tout de même par me détendre une nouvelle fois en me répétant que j'étais sur mon terrain de jeu, il était hors de question que je le laisse faire ainsi sans réagir. Je me sentais pourtant acculé et il ne me laissa pas plus de temps pour bouger alors que je faisais taire mon instinct qui me hurlait de le repousser. Mes yeux marrons-orangés le fixaient intensément et la lueur de jeu ne les avait pas quitté quand il s'approcha de moi pour déposer ses lèvres sucrées sur les miennes entrouvertes. Ce baiser n'avait pas pour but de se montrer tendre ou délicat, bien au contraire, l'homme devait vouloir montrer qu'il était à son tour capable de prendre le dessus sur moi... Comme si j'allais me laisser manipuler comme une simple poupée... Il ne me laissa pourtant pas répliquer alors que je profitais de sa lippe autoritaire avec grand plaisir. Le cri d'inquiétude en moi s'était enfin tu et je laissais mes bras resserrer leur prise derrière le cou de l'homme. Il ne rompit le baiser qu'une fois à bout de souffle et essaya de reprendre sa respiration en restant tout près de mon visage, alors que ses soupirs chauds chatouillaient ma peau. Je faisais de même en essayant de rester calme, j'étais une personne très difficile à satisfaire et je voulais toujours en voir plus alors qu'il frôlait mes lèvres par jeu. Je n'y voyais là qu'une provocation supplémentaire qui me poussait à agir alors qu'il me libérait doucement, une de ses mains caressant mon flanc à travers le tissu mais ma peau se retrouva bien vite à découvert sans que cela ne me gêne outre mesure, j'étais plutôt fier de mon corps alors je n'allais pas le cacher. Le sourire qu'il m'adressa avant de me relâcher totalement sans s'éloigner vraiment me fit presque rire mais je me retins en mordant ma lèvre inférieure. Mes bras retombèrent enfin le long de mon corps et je le laissais se pencher vers moi pour que nos regards se croisent d'égal à égal, le voir se saisir de ma main pour l'effleurer de ses lèvres me surpris une nouvelle fois mais je ne montrais rien et fis glisser ma main en une caresse sur la peau de son cou qu'il m'offrait. Ses paroles éveillèrent en moi un nouveau frisson de désir alors qu'il se collait de nouveau contre moi en laissant une main dans le bas de mon dos, me contraignant ainsi à une position alors que ses lèvres parcouraient ma peau brûlante. Je laissais mes doigts danser sur son cou alors que je me dressais discrètement sur la pointe des pieds pour avoir accès à son oreille et ainsi mordiller son lobe, quelques paroles s'échappant de mes lèvres fines alors que mon sourire ne me quittait pas:

"Et si nous... Fermions mieux cette porte?"

Malgré mes paroles je ne bougeais pas d'un poil, me collant presque un peu plus contre lui pour profiter de ses lèvres sur mon épaule. Je retenais difficilement un frisson de plaisir en me mordant la lèvre inférieure. J'approchais une main baladeuse près des hanches de l'humain pour ensuite laisser glisser mes doigts sous sa tunique et ainsi frôler sa peau qui devait être tout aussi pâle mais délicieuse à embrasser. Je n'allais pas rester ainsi à seulement me contenter de quelques baisers sur mon corps sans réagir, je n'étais absolument pas comme ça. Je voulais avoir le dessus mais tout en douceur, de manière subtile mais ferme. Mes deux mains se glissèrent sous l'étoffe pour enserrer sans brusquerie son torse avant de descendre avec une extrême lenteur le long de son dos, jouant avec le bord du tissu de ses braies, esprit tentateur et provocant qui se laissait attendre. Toujours sur la pointe des pieds en espérant que cela ne soit pas remarqué, j'effleurais ses lèvres des siennes avant de lui voler à son tour un baiser fougueux pour lui montrer qu'il était hors de question qu'il s'attende à ce que je m'écrase devant lui, retirant mes deux mains de son dos pour les poser sur son torse pour le repousser légèrement en arrière par la même occasion et ainsi le forcer à reculer. Je fis quelques pas dans sa direction pour ainsi décoller mon dos du mur et me sentir plus à l'aise dans mes mouvements. Mon regard malicieux croisa encore une fois les yeux couleur acier de l'homme alors que je passais une main dans ma chevelure de feu avant de laisser retomber mes bras le long de mon corps. J'avançais toujours vers lui sans m'arrêter, posant une main sur son torse pour le faire reculer jusqu'à ce que ce soit lui qui se retrouve dos au mur. Je me collais de nouveau contre lui, joueur, et avançais ma jambe droite qui frôla légèrement son entre-cuisse en exerçant une légère pression. Geste simple mais aguicheur alors que je laissais aller ma main de son torse à ses hanches avant de susurrer en prenant un ton mielleux sans quitter mon sourire taquin alors que je faisais glisser mon index sur les lèvres de l'homme comme pour lui intimer le silence:

"En effet cela est fort plaisant, cependant permettez à mes gestes de vous guider sur cette voie... Et ainsi me laisserez vous faire preuve de persuasion et ainsi peut-être réussir à vous... Mmmmh... Faire changer d'avis comme vous l'avez vous-même dit."
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Sam 21 Avr - 17:43

Il avait très bien saisit que le jeune homme n'allait pas se laisser faire facilement, et d'ailleurs il n'avait absolument pas envie qu'il se laisse faire, il préférait quand ses compagnons de lit avaient du caractère et la volonté de ne pas se laisser faire. Il était si savoureux de les voir se battre pour rester maître d'eux même, maître de la danse, les mener toujours plus loin avant de les faire plier sous lui... les voir le supplier... il en ressentait d'intenses frissons. Oui le petit était exactement pareil, il tenait à sa place de dominant et se battrait pour et s'était exactement pour cela qu'il était aussi amusant... il n'avait aucun avantage et tentait tout de même de faire front avec un aplomb qui manquait à beaucoup d'humains. Il détestait lui même être en dessous, surtout quand il n'avait absolument rien à y gagner. Oh il lui était arrivé de plier bien entendu... comme à presque n'importe qui d'ailleurs... et comme ses propres conquêtes il ne pliait jamais sans se battre un peu, voir beaucoup puisqu'il n'admettrait jamais de se faire passer dessus par un faible, autant en force qu'en esprit. Les rares amants qui l'avaient jamais dominé en avaient gardés des traces et tous étaient au moins aussi fort que lui ce qui en disait long. Quelle expérience avait ce jeune chiot des véritables étreintes restait encore à voir, au moins avait il de l'ambition ! Malgré son envie de jouer il devait avouer que son entêtement l'irritait un peu mais c'était là les aléas du jeu auquel ils jouaient à présent et il réservait le châtiment à plus tard si la performance n'était pas à sa hauteur. Il fut néanmoins satisfait de le sentir un tant soit peu mal à l'aise, petite vengeance basse mais délectable surtout lorsqu'il la lui faisait oublié d'un baisé autoritaire. Mais l'irritation fut bien vite perdue lors même qu'il se décidait enfin à accélérer un peu le processus en venant s'offrir un avant goût de la peau dorée de l'autre.

La chaleur qu'il dégageait était presque suffisante pour lui faire perdre pied et briser le contrôle qu'il avait de lui même et pour contraire le loup hurlant en lui à se calmer il dégusta doucement son épaule ronde et agréable. Il faillit le faire rire de nouveau, oui il vaudrait sans doute mieux qu'ils ferment la porte, quiconque aurait l'idée malheureuse d'entrer dans un moment pareil subirait ses foudres et finirait dans le creux de son estomac avant 'avoir dit ouf. Il n'aimait pas être dérangé pas du tout même... en vérité il avait tellement horreur qu'on empiète sur son intimité, surtout celle là, qu'il était bien capable de s’octroyer une séance de torture si un imbécile avait l'outrecuidance de le déranger. Pourtant il ne bougea pas plus que son hôte, bien trop occupé à marquer la courbe délicieuse de son épaule de petites marques d'affection, collé contre lui. Si un importun entrait il le tuerait, point barre. Il mordit légèrement plus fort mais sans laisser de marques lorsqu'il sentit la main du jeune homme près de sa hanche puis se glisser sous sa tunique.

Il inspira profondément et émit un doux grondement en savourant le contact sur ses hanches puis sur son dos qu'il arqua comme un chat en soupirant tout doucement avant de répondre fermement à son baisé, ne laissant pas un centimètre de terrain en sa faveur souriant tout à la fois. Il se sentit repousser et faillit en siffler de mécontentement de se voir ainsi éloigner de la source de chaleur qu'il désirait embrasser bien plus encore. Il ne le quitta pas un instant du regard, le laissant approcher, le laissant le coller au mur avec un rictus amusé tandis que l'une des jambes frêles venait se glisser entre les siennes qu'il referma en souriant avant de se laisser peser sur lui avec un regard malicieux. Il posa une main sur sa croupe en le plaquant sur lui, reins contre reins tandis qu'il happait son doigt entre ses lèvres avant de le relâcher dès qu'il eu finit de parler. Il fit glisser sa main le long de son dos, remontant jusqu'à ses cheveux qu'il attrapa sans lui faire trop mal et les tira en arrière pour le faire lever la tête, dégageant son cou et y plantant une série de baisés doux et de petites morsures, la marquant légèrement et admirant le résultat avec satisfaction tel un artiste fier d'un chef d’œuvre qu'il vient d'achever. Il soupira contre sa peau et suivit le tracer de sa jugulaire avant d'atteindre son torse qu'il embrassa, ses mains massant doucement ses hanches alors qu'il lui souriait de manière plus arrogante, venant souffler contre ses lèvres qu'il caressa doucement. Il glissa finalement une main dans ses cheveux pour apprécier leur douceur et mordilla sa lèvre.

A :  Faisons un pari vous et moi messir. Si vous parvenez en moins d'une heure à me faire craquer... je vous laisserais faire absolument tout ce que vous voudrez. Si vous n'y parvenez pas... alors c'est moi qui ferait tout ce que je pourrais désirer et croyez moi... j'ai de l'imagination à revendre

Il pimenta le tout d'un éclat prédateur dans ses yeux gris puis le relâcha, croisant les bras en le repoussant au passage, s’affalant de nouveau comme un pacha et ne prenant absolument pas gare au fait qu'il était étalé sur le sol plutôt que sur une couche moelleuse. Il s'en fichait éperdument de toute façon, il avait assez l'habitude de vivre à la dure pour ne pas avoir besoin de trop de confort et il préférait amplement se mettre à l'aise sur son navire plutôt qu'ici. Il le détailla, goguenard puis ajouta comme après coup.

A :  Et allez donc fermer cette porte... à moins que vous n'attendiez une autre visite histoire de pimenter encore un peu la soirée
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Dim 22 Avr - 7:08

Je savourai chaque passage de ses lèvres sur mon épaule alors que je penchais un peu plus la tête pour lui offrir ma peau. J'aimais tout simplement sentir quelqu'un contre moi, sentir les gestes tendres qui éveillaient mes sens avec plaisir alors que je n'en demandais que toujours plus. Cet homme continuait de m'intriguer car j'avais pris la vilaine habitude de me faire repousser à la moindre avance que je pouvais faire lorsque je voulais m'amuser alors que lui me laissait l'approcher sans grande réticence visible... A part peut-être quand j'essayais de prendre l'avantage à ma manière mais cela était une toute autre histoire. Je frémis et me crispais un instant en me mordant la lèvre inférieure pour me forcer au silence quand je sentis les dents de l'homme frôler ma peau avant de s'enfoncer avec lenteur dans mon épaule. Non pas que cela soit une chose douloureuse ou que je ne veuille avoir ce genre de marque mais c'était pour éviter de laisser s'échapper de mes lèvres pincées un léger soupir d'aise. C'était ce genre de contact que tout mon corps demandait et j'essayais de le faire taire et ainsi reprendre le contrôle sur l'animal en moi qui ne demandait qu'à jouer. Je ne voulais pas lui laisser le plaisir de voir qui que ce soit de ce que je pouvais penser ou ressentir même si j'avais la désagréable impression de n'être qu'un livre ouvert que son regard d'acier s'amusait à parcourir. Un sourire satisfait et charmé se dessina sur les lèvres alors que je me détendais de nouveau et que j'entendais le doux grognement sortir du fond de la gorge de mon amant d'un soir alors que mes mains caressaient son corps avec la plus grande attention. Je le sentis se courber doucement avant de répondre à mon baiser fougueux sans me laisser la moindre chance de prendre le dessus sur lui, sans me céder ma moindre chose alors que son visage restait souriant. Je voulais jouer avec lui autant qu'il voulait jouer avec moi et on allait ainsi savoir qui vraiment avait le plus de caractère car j'avais beau être jeune, je n'allais pas laisser l'humain marcher sur mes plate-bandes. Alors que je le repoussais lentement, je pu déceler dans son regard un petit air courroucé pourtant je n'allais pas aller bien loin, oh ça non... Il fallait juste lui expliquer qui était le chef, avec plus ou moins de tact. Ni l'un ni l'autre ne nous quittions des yeux et quand enfin je me laissais à nouveau coller contre lui, je remarquais un sourire amusé sur ses lèvres. Il emprisonna ma jambe des siennes comme pour m'empêcher de la bouger ce qui n'était absolument pas dans mes intentions. Je sentais sa main se poser sur mon fessier pour me plaquer une nouvelle fois contre lui alors que je sentais ses lèvres chaudes happer le bout de mon index par malice avant de le relâcher une fois ma petite tirade lancée. Je profitais encore de cette proximité pour faire une légère pression sur son entre-jambe alors que sa main de promenait le long de mon dos en me donnant un frisson de désir. Je sentis ses doigts se glisser dans ma chevelure rousse qu'il empoigna sans me faire plus mal que ça et ainsi tirer ma tête en arrière, lui dévoilant mon cou sans que je puisse vraiment y faire quoi que ce soit. Instinctivement je me mis à respirer plus vite alors que je sentais ses lèvres chatouiller ma peau, ses dents me marquer que cela soit douloureux. Je frémis alors qu'il semblait admirer le résultat de ses gestes tendres puis son souffle chaud contre ma gorge me fit envie, j'en voulais encore plus. Ses caresses sur mes hanches, ses lèvres sur mon torse brûlant, son sourire provoquant... Je ne pouvais rien faire alors qu'il effleurait mes lèvres avant que je ne lui vole un court baiser. Il plongea une nouvelle fois sa main dans mes cheveux alors que je jouais avec le col de sa tunique sans le quitter des yeux.

"C'est un jeu... Très intéressant..."

Quand j'entendis le terme de pari traverser les lèvres de l'homme en face de moi, mes pupilles se dilatèrent soudain légèrement et une lueur de jeu brilla dans mon regard orangé. J'avais du mal à tenir en place en entendant ce genre de proposition car jamais encore on ne m'avait de pareille suggestion et ses paroles douces provoquèrent en moi un long frisson d'excitation. Ce n'était absolument pas mon genre de refuser un défi de ce genre, alors que j'étais sûr et certain de pouvoir le réussir. Cela me plaisait de savoir qu'il me donnerait la possibilité de tout faire de son corps si j'arrivais à le faire craquer, le reste de son pari m'importait peu car il n'y avait qu'une très faible chance pour que je ne réussisse pas à le faire craquer, j'étais prêt à y employer tout ce que je savais, je n'avais peur de rien et il ne me tardait qu'une chose, que ce jeu continue. Je croisais le regard gris de l'homme, prédateur, alors que je passais une nouvelle fois ma langue sur mes crocs, les lèvres entrouvertes pour laisser le loisir à l'humain de s'interroger sur ce geste qui n'était que le signe de mon désir d'en savoir plus sur lui, j'étais comme un chasseur devant ma proie et j'allais bientôt bondir sur elle... Mon sourire s'accentua quand il me dévoila qu'il avait beaucoup d'imagination, car il ne semblait pas capable d'imaginer ce dont j'étais capable moi, un gamin aux yeux de beaucoup. Après tout je laissais passer tous mes fantasmes sur les jeunes femmes et hommes qui s'offraient à moi en toute impudence lorsque l'ennui me prenait mais plus les gens apprenaient à me connaître, plus cette chose se faisait rare car on m'évitait généralement. Il me relâcha une nouvelle fois alors qu'il croisait les bras en me repoussant, se laissant aller sur le parquet de bois plutôt que le canapé de cuir. Cela, c'était son problème après tout car ce n'était pas le lieu qui me dérangeait cela n'allait pas m'empêcher d'agir. J'allais de nouveau m'approcher de lui quand ses paroles me firent légèrement rire et je lui tournais le dos pour me diriger vers la porte, appréciant le vent glacé qui mordait ma peau sans aucun frisson, habitué, et la fermais avec lenteur, laissant tomber le vieux verrou métallique dans un claquement sonore pour bien laisser entendre à l'homme que je n'attendais personne. Mon sourire s'intensifia alors que je me retournais pour voir l'homme en prenant un instant appui sur la porte comme pour lui barrer le passage :

"Je n'attends absolument personne pour cette douce soirée... Après tout cela ne sera pas vraiment nécessaire pour que celle-ci soit pimentée."

Mes yeux marrons-orangés étaient posés sur l'homme affalé avec un petit air moqueur alors que je m'avançais lentement vers lui, chacun de mes pas plus silencieux que le précédent. Je me repassais ses paroles avec un petit sourire, il me l'avait bien spécifié ; j'allais devoir le faire craquer et je voyais déjà la réussite se profiler à l'horizon, son corps allait m'appartenir, un vrai jouet seulement pour moi et cela allait pouvoir me divertir tout le long de cette soirée glaciale. Pour ma part, je me donnais une demi-heure seulement pour réussir mais ça, il n'était pas censé le savoir, il me tardait juste de pouvoir m'amuser. Lorsque j'arrivais enfin à sa hauteur avec une lenteur extrême, alors que ses pieds allongés frôlaient les miens debout, je posais un genou au sol entre ses deux jambes, le rapprochant imperceptiblement pour faire une légère pression sur sa peau, avant de me laisser glisser contre lui, caressant son torse du bout des doigts à travers sa tunique avant de me laisser un peu plus aller dans le jeu et les faire une nouvelle fois passer sous le tissu pour pouvoir effleurer sa peau et sentir la chaleur qu'il dégageait. Il fallait que je me fasse attendre mais moi-même j'avais du mal à me contenir... Mais après un court instant de réflexion, il n'avait jamais spécifié que la victoire lui appartenait s'il me faisait craquer en premier. Je me penchais d'avantage vers lui pour le faire basculer en arrière et rapprochais mon visage du sien jusqu'à sentir son souffle chaud sur ma peau. Nos yeux se croisèrent un court instant alors que je m'amusais à frôler ses lèvres sans aller plus loin avant de m'approcher de son oreille pour susurrer, une de mes mains remontant toujours plus sur son torse dans de gestes doux:

"Et bien messir, je pense accepter ce petit pari... Bien évidemment, il vous faudra me donner la définition de ce que vous appelez ..."

Je déposais un baiser dans son cou, mordillant un peu plus fort sa peau avant de poser ma main libre sur son entre-jambe. Mon geste était fait d'une légère fermeté et une mince autorité, juste pour lui faire comprendre que je n'étais pas prêt à le laisser gagner et qu'il m'appartiendrait toute cette soirée durant. Je lui adressais un petit sourire taquin alors que je me rapprochais encore de lui :

"Craquer..."

Je fis glisser cette même main toujours plus près de ses vêtements avant de la faire s'introduire sous ses braies sans lui laisser la moindre chance de protester, me plaçant toujours un peu plus contre lui pour essayer de l'empêcher de bouger même si, en fin de compte, je savais que cela n'était pas vraiment utile car je paraissais plutôt poids-plume à côté de l'homme.
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Dim 22 Avr - 15:22

Il mordait à l'hameçon sans retenu, s'était parfait. Il ne pouvait pas espérer mieux qu'une réaction pareille. Restait à voir si ce jeune homme plus que fougueux allait être capable de réussir le tour de force ou pas, gardant en compte qu'il était passé maître dans l'art de contenir ses instinct les plus violents. Il était impatient de le voir à l’œuvre. Oui plus qu'impatient même si il ne le montrerait pas. Il fut ravi de le voir croiser son regard une nouvelle fois, il appréciait ce qu'il devinait dans les prunelles à la couleur peu commune, divergeant par bien des aspects des iris couleur de glaces ou d'onyx, ou encore de perles froides dont il avait l'habitude dans son équipage. Des yeux communs pour des hommes du nord et d'une couleur qu'il associait sans surprise à une flamme... la même flamme qui semblait brûler en lui et lui donner se caractère si amusant. Il le voyait presque briller dans ses yeux, un contraste frappant avec ses propres yeux glacés et silencieux, deux pierres arrachées à une mer sombre et profonde pour les projeter en pleine lumière, là où elles n'avaient pas leur place. Il se demandait comment faire danser cette flamme entre ses mains, tel un jongleur habile et sans peur, faisant ployer l'esprit igné à ses désirs bassement terrestre, domptant la fureur et la sauvagerie par son art inimitable. Il passa son regard sur les crocs qui scintillaient entre ses lèvres tandis qu'il passait sa langue dessus et il prit un instant pour se demander si il savait s'en servir aussi bien que de ses lèvres. La douceur n'était certainement pas la carte qu'il faudrait jouer avec lui et les dents acérées du petit renard, atout que ne possédait aucun homme, seraient certainement un jouet agréable, un instrument de premier choix pour atteindre la plénitude du plaisir.

Ils étaient chasseur et chef... et aucun des deux ne céderait à l'autre sans y être contraint ou persuadé et s'était précisément de cela qu'il s'agissait à présent. Beaucoup auparavant avaient eu le malheur de se méprendre sur ses paroles, de les croire insignifiantes ou sans défense... pourtant il n'avait absolument pas précisé ce qu'il entendait par faire tout ce qu'il désirait de son corps. Après tout... douleur et plaisir n'était pas si éloignés l'un de l'autre, et souvent ils allaient même de paire. Mais il ne criait tout de même pas victoire tout de suite, il avait l'habitude de ne pas trop sous estimé un adversaire à moins d'être sain et sauf à bord de son navire où son avantage n'avait alors plus de limite hors cette fois il était sur une terre inconnu et dont il ne connaissait pas bien les forces et faiblesses... il ne ferait pas l'erreur de baisser la garde devant son compagnon qui lui était sur son terrain. Il se dirigea finalement vers la porte pour la fermer, une bonne fois pour toute en lui offrant au passage la possibilité de savourer un peu la forme de son corps. Agréable cela allait sans dire, il faisait de toute évidence attention à sa santé ce qui ne gâtait absolument rien bien au contraire. Un peu maigre à son goût mais cela ne le prédisposait que mieux aux vices qu'il avait en tête et lui donnait un peu moins envie de le gober. Il entendit distinctement le verrou mais ne réagit pas, le regardant simple tandis que son sourire s'élargissait, le sien restant fixé et égal. Il avait très bien comprit et salua ses paroles d'un petit geste de la tête tandis qu'il s'étirait paresseusement, faisant rouler ses muscles et les détendant pendant que son compagnon du soir revenait près de lui à pas lent et silencieux, titillant ses sens par la même.

Il le regarda avec amusement se glisser contre lui, notant chaque geste avec malice tandis qu'il caressait son torse puis qu'il glissait ses mains refroidies contre sa peau réchauffée par le désir, fermant à demi les yeux il fit gonfler son torse. Se laissant faire lorsqu'il voulut le faire basculer il gloussa et souffla sur son visage tandis qu'il s'amusait de ses lèvres contre les sienne en une caresse délicieusement agaçante. Il gronda légèrement en sentant la main sur sa virilité et ses lèvres dans son cou... et s'arqua faiblement contre sa main, juste assez pour accentuer son geste et le taquiner avant que la main baladeuse ne se glisse finalement sous le tissu de ses braies et contre sa peau torturée. Il retint son soupir satisfait et sourit à la place.

A :  Disons... que si je me montre hmmm très vocal, Vous aurez gagné. Si vous voyez ce que je veux dire bien sûr  Fit il en lui décochant un clin d’œil joueur.


Puis se colla dos au mur en écartant ses longues mèches de cheveux de ses épaules et de son cou, les rejetant en arrière avant de se poser contre l'un de ses bras pendant que l'autre délaçait sa tunique avec lenteur, dévoilant son torse musclé et pâle et son ventre plat, tout deux marqués de cicatrices blanches comme des gravures sur son corps de guerrier. Il n'avait jamais désiré les dissimuler ni les mettre pour autant en valeur... elles étaient simplement une part de lui comme un bras ou une jambe et ne représentaient absolument rien si ce n'était des marbrures sur sa peau. Le tissu dissimulait encore les flétrissures de ses épaules, pour sa plus grande satisfaction. Il ne désirait absolument pas les montrer trop vite, ayant trop l'habitude de voir les autres grimacer et détourner les yeux comme si il s'agissait d'une marque de honte. Il posa sa main sur son ventre et haussa un sourcil suggestif dans sa direction, attendant qu'il se rapproche à nouveau, attendant qu'il se décide enfin à rejoindre le jeu.

A : Alors très cher ? J’attends de voir ce dont vous êtes capable
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Dim 22 Avr - 19:45

Mes lèvres fines affichaient toujours ce doux sourire satisfait alors que je sentais sous mes doigts qu'il gonflait le torse. Il ne le montrait peut-être pas car il devait se contrôler mais j'étais sûr et même certain que mes attentions le faisaient réagir alors qu'il fermait à demi les yeux pour apprécier chacun de mes gestes. Je comptais passer une nuit merveilleuse à ses côtés c'est pour cela que je voulais voir jusqu'où l'homme était capable de tenir avant que le désir ne puisse plus être contenu. J'espérai qu'il était endurant car je ne voulais pas qu'il me déçoive, cela ne serait pas vraiment intéressant dans ce cas... Mais je ne voulais pas y réfléchir pour le moment et profiter que chaque caresse que je lui prodiguais. Il ne s'était vraiment pas laissé faire en revanche alors que j'avais une nouvelle fois tenté de le faire basculer en arrière. Je m'attendais encore à voir cette lueur d'irritation dans le regard mais il ne laissa s'échapper qu'un gloussement avant que son souffle chaud ne chatouille la peau désireuse de mon visage. Il réagit très rapidement et laissa s'échapper un grognement de sa gorge alors que je plaçais fermement ma main sur son entre-cuisse, ne montrant absolument aucune gêne sans me soucier si cela allait l'incommoder ou au contraire le faire réagir. Je ne voulais que jouer avec lui et il répondit rapidement en bougeant son bassin pour accentuer le geste. Il était tout aussi joueur que moi mais pour le moment, j'avais la main et je n'étais pas prêt de lui laisser prendre le dessus. Je mordillais son oreille pour le taquiner avant que je ne susurre d'une voix chaude et pleine de sous-entendus?

"Très vocal ?... Cela ne sera guère difficile dans ce cas..."

Je continuais de le regarder s'installer tranquillement contre le mur sans le quitter des yeux, jouant avec les mèches de cheveux qu'il s'occupait à dégager alors qu'il délaçait avec lenteur sa tunique, me dévoilant enfin son torse pâle et, comme je l'avais imaginé, musclé à souhait. Je me mordis discrètement la lèvre inférieure par envie car je voulais en voir plus, en avoir plus même. Je me comportais comme le gamin toujours insatisfait que j'étais au fond de moi alors que se présentait à moi une nouvelle manière de me divertir. Il était craquant à souhait, mon futur jouet me plaisait beaucoup et il me tardait de pouvoir l'essayer. Je me fichais de savoir si oui ou non que son corps soit touché de cicatrices plus ou moins importantes, cela devait être dû à son métier qui devait être à risques après tout, mais cela ne rendait le jeu que plus amusant pour moi car maintes idées traversèrent mon esprit à ce sujet alors que je continuais d'afficher mon sourire. J'attendais qu'il termine de s'installer correctement avant d'agir car il valait mieux être bien préparé alors que le message était passé entre nous. Nous savions parfaitement ce qui allait suivre et nous étions consentant... Pour le moment en tout cas. Quand il posa sa main sur son ventre plat pour ensuite le regarder d'un haussement de sourcil, je m'approchais de lui pour entendre ses paroles en riant légèrement. J'arrivais, j'arrivais, et j'allais vite lui montrer quels étaient mes atouts sans lui laisser le temps de faire quoi que ce soit. Il était piégé dans cette demeure avec moi je ne le laisserai partir qu'une fois sûr et certain d'avoir découvert chaque partie de son corps et peut-être lui faire regretter de s'être introduit sans s'annoncer. Je m'approchais de lui sans aucune manière alors que je faisais glisser un peu plus loin ma main cavalière dans quelques caresses tendres sur sa peau brûlante, frôlant à peine du bout des doigts cette zone licencieuse par pur jeu alors que mon regard couleur ambre se faisait toujours plus provoquant quand il croisa le sien. Je m'approchais encore de lui et me penchais jusqu'à avoir accès à son torse et je laissais ma langue taquine suivre une longue cicatrice qui traversait sa peau avant d'y déposer un baiser bref. Je laissais mon souffle chaud caresser son cou avant de mordiller assez franchement sa gorge, marquant à mon tour sa chair pâle avant de regarder la trace que j'avais laissé sur lui, je ne comptais pas la laisser seule d'ailleurs.

"Que pourrai-je vous montrer précisément... Mmmmh... Choix difficile, vraiment..."

Je laissais une nouvelle fois mes dents aiguisées se planter dans son cou pour à nouveau le marquer avant de déposer plusieurs baisers sur sa peau, remontant avec lenteur jusque ses lèvres fines que j'embrassais avec fougue en glissant mes doigts dans sa chevelure noir de gais et pourpre. Je m'avançais encore jusqu'à presque m'asseoir sur lui, collant mon bassin contre le sien dans un mouvement souple et aguicheur, appuyant ainsi le contact de ma main restée sous ses braies avec un léger sourire charmeur. J'enroulais mon bras libre autour de son cou pour le rapprocher un peu plus de moi en me fichant éperdument si il protestait et ainsi l'embrasser d'avantage sans même lui laisser le temps de respirer. Je profitais de ce geste pour que ma main baladeuse puisse continuer ses caresses de plus en plus indécentes. Je n'attendais qu'un soupir de sa part, qu'un gémissement et il m'appartenait. Je voulais son corps ce soir et je n'allais pas me laisser faire ni lui laisser la chance de bouger car il était à moi. Je rompis le baiser en mordillant sa propre lèvre avant de croiser son regard acier, prenant un instant pour reprendre mon souffle avant que je restais tout proche de lui pour ensuite faire glisser mon index sur sa joue puis son cou avant de le laisser se promener allègrement sur son torse, suivant ainsi une nouvelle cicatrice que j'embrassais de temps à autre. Je caressais ses flancs, frôlais ses hanches, faisais le contour de son nombril avec une grande attention avant de griffer son ventre pour le faire réagir. Je n'étais absolument pas patient et je voulais réussir au plus vite à l'avoir le plus rapidement possible. Je m'appuyais contre lui pour essayer de le faire quitter l'appui du mur et le faire basculer au sol de cette manière alors que je plantais de nouveau mes crocs dans sa gorge pour continuer de laisser mes marques avec force avant de faire glisser ses braies pour les lui retirer en chuchotant à son oreille:

"Vous êtes très plaisant à regarder... Mais j'espère que tout ceci n'est pas qu'illusion..."
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Lun 23 Avr - 19:19

Il réprima un ricanement en le voyant si sûr de lui, se demandant avec malice ce qu'il comptait faire de si redoutable qu'il n'ai pas déjà subit d'une manière ou d'une autre. C'était parfait, absolument parfait, cela le changeait de ses jeux habituels, bien plus sinistres et bien moins aisés que de jouer les sirènes tentatrices pour ce jeune freluquet au désir apparent et mal contenu. Oh que oui, si on oubliait ses tendances dominatrices qui l'irritait il commençait à trouver particulièrement plaisant de le voir aussi attiré par lui alors même qu'il n'était pas un modèle de beauté tel qu'on pourrait le concevoir. Il n'avait la une peau d'albâtre ou d'or.. ou encore de cuivre, ses cheveux longs n'étaient pas soyeux ou particulièrement doux et ses yeux glacés et lisses ressemblaient à deux puits de mercure empoisonnés. Il n'avait pas la carrure d'un gladiateur sortant victorieux d'une arène ni la finesse d'un courtisant quelconque. Il était dur, unique et il en avait toujours fait sa fierté mais il avouait volontiers qu'être ainsi apprécier n'était pas pour lui déplaire. Plus encore son égo laissé de coté se refaisait une santé et lui intimé d'y ajouter encore un peu de poids, de jouer encore un peu plus. Tant que cela n'avait aucune conséquence sur sa vie il n'y avait pas de raison qu'il ne s'offrit pas ce petit confort d'un soir. Puisqu'il devait passer la nuit là autant se mettre à l'aise et tirer de ce fruit juteux absolument tout ce qu'il pouvait en tirer jusqu'à en être lassé. Après tout si il pouvait éviter de se tuer à trouver un toit et de quoi passer la nuit agréablement et il était presque certain de ne pas trouver une aussi bonne compagnie dans les tavernes potentielles de la ville, opportuniste dans l'âme il ne refuserait jamais une telle chance. Après tout... il n'était pas certain de retrouver un agneau aussi naïf que lui. Il revint au moment présent, tiré hors de ses pensées comme un poisson hors de l'eau lorsque la main du jeune renard glissa un peu plus sur lui, parcourut d'un agréable frisson tout en bougeant très doucement contre lui sans lâcher son regard provoquant, lui rendant bien tandis qu'il ondulait en se faisant le plus suggestif possible mais sans trop accentuer l'effet de sa main sur lui.

Il le regarda descendre sur son torse comme un oiseau de proie, faisant de nouveau soulever son torse sous sa langue, la sensation chaude titillant la zone plus sensible, même si seulement d'un brin, de la peau cicatrisée. Elle était fraîche celle là, quelques mois seulement pas plus... qu'est ce que s'était déjà ? Ah oui... un coup de dague qu'il n'avait pas vu arrivé, damné angle mort... il avait tout juste entendu le sifflement du vent sur la lame avant de bondir de coté pour éviter de se faire troué comme un fromage. L’imbécile ayant eu la bonne idée de tenter son coup s'était vu récompensé d'une crucifixion sur le grand mat après une petite séance de dépeçage dans les règles de l'art. Mais mieux valait ne pas trop en reparler... le souvenir même réveillait des appétits bien plus impies que ceux de la chair et bien malvenu en cet instant où il parvenait enfin à les oublier quelque peu dans l'immensité des possibilités que son petit compagnon lui offrait avec tant de candeur. Si son baisé resta presque lettre morte le coup de dent tenu qu'il infligea à sa gorge le fit se tendre, parcourut d'un nouveau frisson semblable à un choc électrique, le bas de son dos se creusant par réflexe tandis qu'il inspirait doucement, la respiration si légèrement sifflante qu'il fallait connaître le geste pour en saisir l'essence. *Tout * pensait il en entendant ses mots joueurs, oh que oui, absolument tout, qu'il ne laisse rien au hasard, qu'il n'omette absolument aucun de ses talents qu'il espérait nombreux et de qualités. Rien ne valait une nuit en compagnie d'un amant doué dans les nombreux vices du corps... rien ou presque bien sûr, il devait avouer balancer entre une nuit torride et savoureuse ou l'étreinte mortelle de ses chasses personnelles. Elles se valaient largement après tout, si ce n'était qu'un jeu de plaisir déboucherait forcément sur son partenaire encore en vie... et nous dans son estomac... quoi que... Mais l'idée lui échappa de nouveau tandis que son petit compagnon s'amusait à le marquer davantage tandis qu'il se contrôlait pour contenir les grondement instinctifs qui menaçaient de s'écouler de sa gorge comme le sang d'une plaie tant il appréciait l'attention avant qu'il ne glisse de nouveau vers des baisés plus doux, remontant jusqu'à ses lèvres qu'il lui remit bien volontiers, penchant la tête en mordillant ses lèvres il se redressa, épousant ses formes des siennes tandis que ça main se faisait plus présente sur son désir. Ses yeux toujours clair croisèrent ceux, couleur du couchant, de son audacieux vis à vis tandis que l'étincelle joueuse l'invitait à poursuivre plus avant dans ce chemin tortueux qu'était la sensualité. Ses mains étaient partout sur son torse, ses hanches, son ventre, il le laissait faire, traçant dans son esprit les arabesques sur sa peau jusqu'à l'instant où il sentit ses braies le quitter. Il éclata d'un grand rire.

A :  Une illusion ? Et pourquoi est ce qu'il s'agirait d'une illusion ? Je ne suis pas assez réel à votre goût ? 

Il le repoussa d'un simple mouvement du bassin puis approcha, félin avant de le frôler sans toutefois toucher, souriant dangereusement il souffla sur sa peau en le faisant se plier en arrière, yeux dans les yeux.

A : Je suis bien réel... aussi réel qu'un rêve sucré... ou qu'un cauchemar amer
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Ven 27 Avr - 8:22

Ses paroles ne déclenchèrent en moi qu'un frisson d'envie qui traversa tout mon corps. Je ne craignais pas les cauchemars, bien au contraire et plus je l'écoutais plus je voyais se profiler mille désirs pour cette soirée. Voir même un peu plus car je n'avais encore jamais vu d'humain et l'envie de le garder à mon service traversa de nombreuses fois mon esprit même s'il me fit comprendre plus tard que ce n'était même pas la peine d'essayer. Je me demandais si ce nouveau jouet allait se trouver être aussi intéressant que les dernières personnes m'ayant tenu compagnie pour un soir, jamais plus. Je voulais constamment du changement après tout et je cherchais toujours mieux, au dessus, ce que je ne pouvais pas avoir, je le voulais. Je lui volais un baiser joueur alors que je reprenais ma position initiale, prêt à gagner ce pari, ma main frôlant son visage pour caresser sa joue. J'avais en plus de cela très vite saisit les choses qui le pouvaient le faire réagir et j'usais de les atouts qu'étaient mes dents aiguisées pour taquiner sa peau, laissant ainsi de nombreuses marques sur sa chair claire que je contemplais avec un certain amusement car ce n'était que le commencement de tout. C'était à celui qui prendrait le dessus sur l'autre, car aucun de nous deux ne voulions dévoiler les signes d'un quelconque début de plaisir, préférant pour la part planter mes crocs dans sa gorge qu'il m'offrait pour me forcer au silence et ainsi me contrôler, goûtant sa peau pâle sans modération. J'étais une personne impatiente, joueuse et qui aimait surprendre aussi je me fis grand plaisir de le prendre au dépourvu, dans tous les sens que peut porter ce terme, alors qu'un long et fin sourire s'étirait sur mes lèvres tandis qu'un frisson parcourait ma peau quand je pus enfin l'entendre susurrer ma victoire. Il m'appartenait à présent, pour cette nuit certes, mais le désir de le voir ainsi à la merci de mes plaisirs les plus impies me rendait pressé de découvrir la suite. Un instant légèrement déçu de l'avoir remporté si vite, ce désappointement me quitta bien vite alors qu'il me laissait enfin goûter à sa peau sans la moindre gêne que cela soit pour lui autant que pour moi. Dans cette maison qu'était la mienne, c'était une sorte de ballet qui débutait, enchaînant les danses sur des rythmes plus que variés alors que personne à l'extérieur ne pouvait se douter de quoi que ce soit. Après tout, plus personne ne traînait dans les rues à une heure pareille, les gens préféraient se retrouver au chaud avec leur famille devant un bon repas. Je ne pensais même plus à ma mère ni même où elle se trouvait, trop préoccupé par cette compagnie qui n'était pas si tendre et innocent qu'il voulait le faire croire. Cela pouvait passer des gestes attentionnés et baisers tendres à une marque d'autorité, de fermeté sans précédents avant de se transformer en un doux jeu dont personne n'en voyait la fin.

Pourtant il y en eu bien une et ce fut quand, épuisé et transpirant de désir, je me laissais retomber sur l'homme qui m'avait donné bien plus que je n'espérai. Je passais une nouvelle fois ma main qui caressa sa joue sans rien omettre, frôlant le tracé à peine rosé de ses lèvres avant de glisser le long de son cou pour suivre les petites traces de morsure avec une grande attention. Mon regard couleur ambre arborait une petite lueur de plaisir et de jeu, j'étais ravi de la manière dont la situation avait tourné, à mon avantage bien sûr. Je me demandais jusqu'où pouvait aller l'influence de son pari car je voulais toujours m'amuser avec lui, peut-être même réussir à lui extirper quelques informations sur cette race détestée par beaucoup mais qui m'intriguait toujours. Mon torse se soulevait rapidement à chaque inspiration tandis que ma respiration haletante taquinait la peau de mon amant d'un soir, je mordillais son cou, goûtant toujours cette étrange saveur en sachant parfaitement que cela allait pouvoir le faire réagir. J'étais plus détendu que jamais et me sentais plutôt bien même si mon corps était quelque peu douloureux à certains endroits qu'il vaut mieux ne pas nommer, plus sensibles que le reste. Cette nuit s'était montrée des plus agréables car je n'en avais pas connu de plus délicieuses, aussi loin que je puisse m'en souvenir bien évidemment. C'était aussi l'excitation de la nouveauté l'avait rendue bien plus intéressante et ce nouveau jouet avait réussi à me divertir... En profondeur. Je traçais du bout des doigts des arabesques frivoles sur son ventre avant de masser ses hanches dans des gestes plutôt autoritaires et fermes. Même si je semblais exténué et essoufflé, je n'en restais pas moins avide et rien ne changerait ce trait de caractère. J'étais ce genre de personne qui avait toujours besoin de montrer à autrui qui commandait et face à cet homme je ne lésinais pas sur les signes d'autorité même si j'appréciais avoir une certaine résistance face à moi. Le regard provocant, je lui volais un baiser fougueux, jouant avec une longue mèche noir de jais en l'entortillant autour de mes doigts fins. Me collant d'avantage contre lui, bougeant légèrement mon bassin contre le sien dans des gestes quelques peu aguicheurs et suggestifs je chuchotais au creux de son oreille en le plaquant contre le plancher abîmé :

"Alors mon cher... Cette soirée vous a-t-elle divertie?"

Je finis par me dégager, frissonnant de ne plus sentir sa chaleur contre mon corps et m'installais tranquillement sur le canapé de cuir dans le plus simple appareil, le fixant sans ciller, remarquant à peine que la nuit était complètement tombée sur la grande ville de Lathor. A présent tout le monde dormait paisiblement alors que je gardais les yeux grands ouverts, toujours emprunt de cette excitation due à la nouveauté. Ma respiration avait fini par se calmer et je croisais les jambes, posant mes coudes sur mes cuisses pour ainsi soutenir ma tête, me penchant vers lui :

"Je dois dire que vous m'avez particulièrement surpris... Agréablement bien sûr..."

Un nouveau frisson me parcouru et je me mis à chercher des yeux de quoi me couvrir avant qu'un nouveau sourire se dessine sur mon visage quand une idée traversa mon esprit bien éveillé. Me penchant encore vers lui je chuchotais d'une voix mielleuse, passant ma langue avec lenteur sur ma lèvre inférieure en me délectant de la vue qu'il m'offrait:

"Et si nous nous rendions à l'étage...? Je pourrais ainsi vous proposer une chambre pour... Vous permettre de vous reposer."
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Ven 27 Avr - 11:23

Il retomba sur le plancher en tentant de calmer sa respiration rapide et erratique, il n'avait courut un cent mètre mais cela ne changeait rien, il avait fournit pas mal d'efforts. De délicieux efforts bien entendu mais des efforts tout de même et même son endurance avait des limites. Son corps était en feu, brûlant comme jamais... en moins de trois heures il était passé d'un glaçon à un feu vif, ses muscles sollicités avec autant d'ardeur que lors d'un combat tiraillés quelque peu, un tant soit peu mais de tel manière que chaque tiraillement l'électrisait un peu plus tandis que le sang dans ses veines rugissait tel un fauve furieux. Il avait tout autant de mal à calmer ses inspirations que son compagnon avait eu à les faire s'emballer et la sueur les baignait tout deux, collant ses long cheveux à son visage et à son cou, son torse se soulevant et s'abaissant en un rythme rapide et lourd. Ses yeux assombrit par le désir ressemblaient à présent à deux plaques d'argents fumées et anciennes, fixés sur Elirël, détaillant chaque centimètre de peau dorée, de cheveux flamboyant et de courbes savoureuses avec une précision diabolique, ses sens rendus aussi aigu qu'il leur était possible pour l'exaltation de l'instant délicieux, tandis qu'il chevauchait à son aise les dernières vagues de la jouissance, savourant les sensations qui le parcourait tandis que la tension retombait peu à peu. Le tonnerre du désir s’éteignait peu à peu comme un rêve lointain, ne laissant que le goût sucré de la victoire sur sa langue.

Le renard retombant sur lui, épuisé, il le sentait, il caressant distraitement son dos collant en fermant les yeux, tentant de retrouver un semblant de calme et de maîtrise de soit après l'éruption de passion qu'il venait d'expérimenter en compagnie de son petit hôte. Il sentit légèrement sa main sur ses lèvres, sur sa peau, tout aussi chaude que sa propre peau et suscitant de faibles frissons dans son corps déjà fortement sollicité, son souffle doux sur sa peau tel les ailes d'un insecte... puis la petite morsure qui lui tira un grondement appréciateur. A présent que son désir était un peu calmé la faim qui lui tenaillait l'estomac se faisait moins pressante, plus diffuse, comme une douleur sourde après plusieurs semaines qui l'irritait simplement, le dérangeait plus qu'elle ne le faisait souffrir. Sa malice était également au repos, tel un serpent monstrueux endormit après la chasse, elle n'était plus de mise, une simple arme au fourreau qui n'avait pas de raison d'être dans un moment tel que celui ci et qu'il ne désirait pas voir s'éveiller trop tôt. Il était satisfait de la cette soirée et de l'étreinte qu'il s'était vu offert sans même avoir à forcer la main de qui que ce soit... oui très satisfait, le petit était plutôt doué dans l'ensemble et plus que réceptif. Il s'avouait comblé, chose qui lui arrivait rarement et qu'il admettait encore moins souvent. Il se fichait éperdument de tout le reste tant qu'il obtenait ce qu'il désirait et c'était le cas... peu importait à présent les raisons première de sa venue en ces lieux, en cette terre désolée, il avait gagné là un prix de choix et s'estimait satisfait, le laissant caresser sa peau sans rien montrer, sans rien faire ni rien dire.

Il avait toujours les yeux fermés, délicieusement repus, laissant son corps redescendre doucement de son nuage de coton pour atterrir sur le sol froid et dur qui ne fit qu'augmenter la sensation brûlante en fond de son être. Il répondit volontiers à son baisé, souriant sans toutefois bouger plus que de raison, le laissant onduler contre lui, aguicheur. Il ne répondit pas, son sourire bien plus large pour toute réponse et un doux gloussement s'élevant de sa gorge avant que son amant du soir ne décide de quitter l'abri de ses bras, laissant la froideur entrer de nouveau contre sa peau qui retrouvait peu à peu une température plus raisonnable, grognant simplement à la sensation de perte dans les régions les plus intime et acceptant difficilement que sa monture le quitte ainsi. Il n'en fit cependant pas part, inspirant simplement avec profondeur avant d'ouvrir les yeux, paresseux, avant de se relever, s'étirant longuement pour dénouer ses muscles. Il daigna enfin regarder où son petit compagnon s'était installé, le détaillant avec plaisir, appréciant les marques qu'il lui avait faite bien qu'elles restaient éphémère, vouée à disparaître au lever du soleil. Il tourna ensuite les yeux vers la fenêtre la plus proche, constatant sans surprise qu'il faisait nuit noire là dehors. Ils avaient joués plus qu'il ne l'avait d'abord estimé mais cela ne changeait absolument rien. Il était bien à l'abri, avec de la compagnie et n'avait pas la moindre intention de ressortir pour se perdre dans la neige et les ténèbres inconnu. Il finit par ricaner de nouveau et se leva.

A :  Oh mais avec grand plaisir, je vous en prie, montrez dans le chemin mon cher 

Il le suivit à l'étage après avoir récupéré ses affaires, détaché et détendu, regardant avec une pointe de curiosité ce qui se trouvait tout autour de lui, n'étant guère habitué à l'intérieur d'une maison, encore moins une demeure située si loin dans le nord, il était donc toujours bon de s'informer même si cela n'avait guère d'importance. Cette maison appartenait donc à quelqu'un de sa famille ? Ou à lui même d'ailleurs ? Elle était bien modeste mais il était vrai que tout lui paraissait modeste en comparaison de l'opulence des citées humaines. Il préférait amplement cet endroit, ce charme particulier contrairement à l’orgueil puant et au mauvais goût des humains sudistes. Ça n'avait véritablement rien à voir. Mais c'était totalement secondaire et il chassa ces pensées détachées de son esprit alors que le renard ouvrait la porte de la chambre promise et qu'il abandonnait sans façon ses effets au sol pour faire le tour du propriétaire avant de reporter son attention sur son hôte. Il s’affala sur le lit et y prit ses aises avec un regard d'invitation, soupirant et apprécia tout de même le petit confort de la douceur du matelas comparé au plancher ; certes il n'était pas sensible à ce genre de chose mais savait tout de même apprécier le confort lorsqu'il l'acceptait.

A : Bien et maintenant ? Nous n'allons tout de même pas sagement dormir n'est ce pas, je n'en ai pas l'intention du moins, je me sens revigoré par notre petit échange et ... 

Il ne termina pas sa phrase, une violente douleur traversa son dos de part en part avant de se concentrer dans ses épaules et ses omoplates. Il réussit à contenir une grimace de douleur mais se tendit instinctivement en crispant ses mains sur le montant du lit en bois, serrant à en avoir les jointures blanches. Serrant les dents il laissa la surprise passer avant d'accepter peu à peu la sensation douloureuse qui le mettait soudain au supplice. Il avait totalement oublié ce que cela faisait tant la dernière crise remontait... les veines et vaisseaux sanguins se contractaient affreusement, coupant presque sa circulation avant de se mettre à grossir, s'assombrissant aux points qu'elles se voyaient au travers de la peau tandis que les flétrissures suintaient une fine pellicule de sang poisseux qu'il effaça d'une main tremblante, cachant le tout sous ses cheveux et respirant par à coup tandis que la douleur vive comme un coup de poignard se transformait à sourde pulsion au travers de lui. Il soupira profondément et se releva, ne prenant par gare à son compagnon et entre ouvrit la fenêtre pour laisser l'air vif lui redonner un peu de force. Une fois remit il se tourna en fermant et jeta enfin un coup d’œil au renard tout en se massant une épaule pour chasser les restes de douleur et d'engourdissement. Il rit légèrement et s'approcha de lui.

A :  Désolé 
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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Lun 7 Mai - 18:52

Toujours installé à mes aises dans le canapé simple, mes yeux étaient encore posés sur lui alors que mon sourire ne me quittait pas. Je le détaillais avec attention, envie, curiosité et plein d'autres choses encore que je ne cachais absolument rien. J'étais ravi de l'entendre acquiescer à mon invitation et me levais avec lenteur, glissant une main dans ses cheveux en passant à côté de lui avant de monter les marches de l'escalier sans aucune hâte mais sans m'attarder non plus car je connaissais ses lieux depuis trop longtemps déjà, maison d'enfance dans laquelle je partageais presque beaucoup trop de souvenirs. Je regardais discrètement derrière fois pour savoir si oui ou non l'homme me suivait et ouvrait la porte d'une chambre qui n'avait, aussi loin que je me souvienne, jamais été occupée. La porte grinça sourdement alors que je dévoilais la pièce simple aux yeux de l'humain si intéressant à mes yeux. Un simple lit à deux places plutôt moelleux, une commode de bois qui prenait la poussière depuis des années, une table de chevet sur laquelle se trouvait une bougie, mais rien d'autre de superflu. Je ne le quittais pas des yeux alors qu'il s'allongeait sur le lit, paressant détendu et appréciant sûrement le confort que je lui offrais après la solidité du sol durant notre étreinte. Son regard me fit sourire et je m'approchais lentement, prêt à le rejoindre car je n'avais pas non plus l'intention d'aller me coucher sagement, bien au contraire. Je l'écoutais avec attention quand il s'arrêta de parler soudainement en se figeant. Instinctivement je reculais d'un pas alors que chacun de mes muscles se tendait, la méfiance animale revenant toujours sur moi malgré tout mais l'homme semblait crispé. Je le voyais qui semblait souffrir alors que ses mains se resserraient avec force sur le bois du lit, ses phalanges en devenant blanches. J'ignorais ce qui se passait ni même si cela arrivait fréquemment à tous les humains mais je ne préférai pas en savoir plus, cela ne me concernait pas après tout et il y avait beaucoup d'autres choses qui me semblaient plus intéressantes chez cet être mystérieux. Je restais droit comme un i en le regardant avec étonnement car je ne pouvais absolument rien faire pour l'aider alors qu'il tremblait. Je voyais les muscles de sa mâchoire travailler alors qu'il laissait retomber ses longs cheveux sombre et pourpre sur son visage pour masquer quelque obscure chose qui ne me concernait guère. Je restais silencieux alors que j'écoutais sa respiration saccadée puis il se releva soudain sans me jeter un regard pour ouvrir la seule fenêtre de la pièce en grand et laisser ainsi l'air glacé pénétrer. Un long frisson traversa mon dos et je croisais mes bras sur mon torse pour essayer de me réchauffer le temps qu'il referme alors que mes yeux orangés ne le quittaient pas.

Je haussais un sourcil surpris en le voyant se rapprocher de moi après avoir rit. Je profitais ainsi de la vue qu'il m'offrait et détaillait chaque parcelle de son corps que je pouvais voir en essayant de comprendre ce qui s'était passé mais aucune hypothèse ne me venait. Je n'avais pas compris mais cela semblait être passé et tout redevenait, en quelque sorte, normal. Ses paroles me surprenaient malgré tout. Ainsi il était désolé de ce qui venait de se passer? Pourtant, en croisant son regard acier la première fois quand il pénétra dans cette petite demeure, je ne m'attendais pas à entendre ce genre de chose sortir de sa bouche. Après tout, c'était un mercenaire et dans mon esprit, je voyais mal un homme de cette trempe être désolé. Un long sourire se dessina sur mes lèvres fines et je fis un pas vers lui en glissant mes bras dans son dos pour le rapprocher de moi et ainsi profiter de sa chaleur, respirant son parfum si particulier qui m'était encore inconnu quelques heures plutôt. Me dressant discrètement sur la pointe des pieds je l'embrassais avec une certaine fermeté pour lui montrer que ce n'était pas tout cela qui allait m'empêcher de l'approcher et je me laissais ensuite tomber sur le lit en l'emportant dans la chute, appréciant la douceur des draps. Je m'enfonçais d'avantage dans les oreillers de plumes et fermais un instant les yeux pour profiter de l'instant. J'aimais beaucoup le confort d'un lit, d'un fauteuil ou autre siège, j'étais plutôt paresseux en général et je passais la plupart de mes journées à dormir dès que j'en avais l'occasion. Il m'arrivait quelque fois de me dire que j'aurais pu être une marmotte dans une autre vie et rien que cette pensée futile me décrocha un autre sourire avant que je n'ouvre de nouveau mes yeux pour les poser sur l'homme allongé à côté de moi. Sans attendre je me redressais quelque peu et faisais glisser mes jambes de part et d'autre de son bassin pour m'asseoir sur lui et me penchais jusqu'à sentir son souffle chaud sur mon visage avant de déposer mes lèvres à la commissure des siennes.

"Vous êtes tout excusé mon cher..."

Je passais ma main sur sa joue, frôlant la cicatrice de son œil droit avec lenteur avant de faire glisser mes doigts dans sa chevelure noir de jais et pourpre sans que mes yeux couleur ambre ne le quittent. Je saisissais entre mon pouce et mon index une longue mèche de ses cheveux en jouant avec, l'entortillant lentement et humant son parfum. Je me demandais encore ce que je pouvais apprendre de lui. Après tout j'étais une personne toujours curieuse de tout et tant qu'il y avait une chose intéressante chez cet homme, il était hors de question que je le laisse partir. J'étais sur mon territoire et rien ni personne ne pourrait me tenir tête. Je prenais mes aises au dessus de lui, m'installant d'avantage et resserrant mes jambes autour de lui alors que je caressais ses flancs tout en me penchant vers son visage, mordillant la base de son cou avec jeu. L'épuisement qui avait saisit mon corps quelques instants plutôt s'était totalement dissipé et un nouveau désir venait de naître, le regard acier de cet homme me donnait envie d'en savoir plus, d'en avoir plus jusqu'à ce que je découvre mes propres limites ou les siennes, s'il en avait véritablement. Après tout, je ne me connaissais pas et peut-être avais-je besoin d'une personne extérieure à cet univers gelé pour apprendre à me découvrir. Je me remémorais les paroles qu'il avait eu un peu plutôt et un long sourire se dessina sur mes lèvres alors que je l'embrassais de nouveau avant de susurrer au creux de son oreille d'une voix mielleuse :

"Alors... Qu'alliez vous me dire avant que tout cela ne vous... interrompt? Auriez-vous quelque autre envie qu'il faudrait satisfaire?"

Je l'embrassais d'avantage pour l'empêcher de répondre de suite, je voulais après tout lui montrer que pour moi le pari tenait toujours et que j'avais le dessus sur lui qu'il le veuille ou non. J'étais tel un enfant face à un nouveau jouet, il fallait que la personne en face de moi m'intéresse au plus au point et me surprenne pour que je me laisse réellement avoir et j'osais même parler ainsi d'être dominé même si ce terme m'horripilait au plus haut point. Une nouvelle idée avait traversé mon esprit, je me demandais ce que pouvait faire l'homme pour moi si je l'engageais car malgré la puissance que dégageait chacun de ses muscles que je caressais avec attention, je ne le craignais pas. Si je le gardais ainsi près de moi cela me permettrait d'avoir un nouveau jouet différent de tous les autres, une personne qui me servirait même si je devais y mettre le prix. Payer ne me dérangeait pas, mon statut me le permettait largement et les gens autour de moi me pardonnaient mes excès car je ne leur laissais pas le choix. Je me demandais combien de temps il allait pouvoir me divertir, j'étais une personne très difficile à combler après tout. Je me penchais encore vers lui et soufflais sur son visage pour le taquiner avant de murmurer au creux de son oreille des paroles qui dévoilait ce que j'avais en tête à ce moment alors que je me mordais la lèvre inférieure pour contenir un léger rire.

"Vous m'aviez dit être mercenaire... Cela pourrait m'intéresser vous savez? Peut-être pourrai-je vous engager et ainsi vous garder à mon service...Près de moi... ?"





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MessageSujet: Re: De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M   Sam 12 Mai - 10:39

Lexcuse était plus rhétorique que réelle, il ne la pensait pas vraiment et fut satisfait que son vis à vis n'insiste pas là dessus. De toute façon il semblait que le jeune homme était occupé par bien d'autres choses. Toujours pas repu ? Voilà qui était intéressant, il était plus endurant que sa frêle silhouette le laissait penser, à quel point l'était-il d'ailleurs ? Si vraiment il voulait le découvrir il n'y avait qu'une seule méthode, le faire passer à la casserole aussi longtemps qu'il le faudrait pour qu'il s'évanouisse. Ce qui, si on y pensait, serait vraiment dommage. Ses yeux de mercure étincelèrent en le voyant s'approcher de lui, il passa un bras à sa taille lorsque ses bras l'entourèrent. Il se détendit légèrement sous le baisé et se laissa entraîner sur le lit, l'enserrant contre lui en roulant sur le flanc, prenant ses aises dans les draps douillets et le matelas de plumes confortables. Il caressait le dos clair du renard en clignant doucement des yeux, pensif. Mais il n'eut pas le loisir de s'y attarder plus que de raison puisque son compagnon bougeait de nouveau, venant chevaucher ses reins en caressant ses lèvres des siennes. Il ricana, encore heureux qu'il l'excusait, croyait il qu'un individu dans son genre se serait abaissé même d'un centimètre pour s'excuser pour rien ? Allons il ne fallait se montrer si naïf tout de même, même pour quelqu'un d'aussi jeune. Il n'avait jamais desserré les dents pour des prunes et il ne le ferait sans doute jamais... ou bien ? Non, ça ça n'était pas dans ses plans, quoi qu'il arrive. Même dans le cas où il se présenterait devant lui, ce serait alors à lui de s'excuser, pas le contraire. L'idée même de devoir s'excuser devant lui, entre toute autre personne, lui était totalement insupportable, il préférerait s'arracher la gorge que de tomber si bas. Rien que d'y penser il en était de mauvais poil et ses envies de meurtres revenaient au galop. Pas bon ça il devrait arrêté les pensées impromptues quand il était en bonne compagnie, ça ne lui réussissait vraiment pas le moins du monde. De toute façon... il n'y avait pas à chercher bien loin, Elirël était presque du même âge que lui, avait des traits commun avec lui, s'était évident qu'il risquait de penser à lui... même si il appréciait le moment nostalgie autant qu'il apprécierait un serpent sous son oreiller. Non vraiment... et puis il valait mieux oublier tout ça, l'idée de superposer son visage sur celui d'Eli lui était insupportable au possible. Il était déviant mais pas à ce point tout de même.

Là dessus il retourna son attention vers son petit compagnon qui glissait un doigt frais sur la cicatrice de son œil, le faisant cligner avant de pencher la tête contre la main qui caressait ses cheveux. Décidément il faudrait qu'il fasse quelque chose pour se caparaçonner contre ça, ça n'était vraiment pas une bonne chose que d'être aussi sensible à un geste pareil. En même temps peu d'êtres se permettaient de le toucher ainsi, et parmi ceux là quelques rares individus s'en sortaient en restant entier. Habituellement il croquait les mains de ceux qu'il n’appréciait pas. Mais pour le coup il se laissait faire bien volontiers et pas seulement parce qu'il venait de déguster le renard sans la moindre honte. Pour le coup il le laissa jouer, le laissa prendre ses aises tandis que lui même s'installait confortablement et sans la moindre gêne. Le poids plume au dessus de lui réchauffé son torse, bien que la pièce se fut refroidie avec l'air glacial de l'extérieur. Il mordillait son cou puis posait ses lèvres sur les siennes, acte qu'il rendit avec les intérêts, prenant l'avantage en goûtant à sa bouche sucrée comme du miel. Qui pouvait croire que dans un univers gelé comme celui ci quiconque puisse avoir un tel goût. C'était peut-être là le seul trésor qu'il découvrirait mais ça en valait bien la peine. Il éclata de rire en l'entendant et palpa la courbe agréable du bas de son dos, s'octroyant quelques minutes pour admirer la vue avant de se fendre d'une moue à la fois pensive, amusée et tout simplement malicieuse, l'esprit filant déjà vers tout ce qu'il pouvait infliger à son compagnon tandis que celui ci lui volait ses lèvres. Oh mais c'est qu'il redevenait entreprenant le petit mais il était vrai qu'il n'avait qu'une parole, quand il lui prenait de donner celle ci il s'y tenait. Hors il avait perdu leur pari et il était bien coincé là pour le reste de là nuit. Il ne se fit donc pas prier pour en profiter de son coté, après tout mieux valait faire contre mauvaise fortune bon cœur ! Pas qu'il se trouva en si mauvaise posture bien sûr, en dehors de l'obligation de rester là. Il espérait tout de même que le renard saurait se montrer accommodant et intéressant, si il se lassait il devrait obligatoirement le manger et il n'en avait vraiment pas envie... En fait il n'aurait probablement pas à le faire.

Alors même qu'il caressait ses muscles le renard lui fit enfin part de sa pensée, pensée qui le fit promptement éclaté de rire au point qu'il en roula sur le coté, délogeant sans le vouloir Eli au passage. Il en était littéralement mort de rire, partagé entre l'amusement et l'ironie. Ah il voulait l'engager ? Après leur petit ébat on pouvait se demander pourquoi il voulait l'engager même si il parlait de son soit disant emplois de mercenaire... et il n'était pas une catin, ça ce n'était pas la peine d'essayer. Mais la proposition en elle même méritait d'être étudiée de près... de très près même devrait il dire. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas accepté un travail de la part d'un royaume et il trouvait que ce ' près de moi ' sonnait étrangement à ses oreilles. Et puis... il pourrait peut-être tourner la demande à son avantage, après tout le renard ne savait absolument pas ce qu'il tentait d'obtenir là. Qu'est ce que cet enfant pouvait bien lui apporter qu'il pourrait apprécier, en dehors de sa succulente compagnie bien entendu. Il allait falloir réfléchir longuement, si il acceptait ce serait sans doute lourd de conséquences, non seulement parce qu'il entrerait pour la première fois dans une hiérarchie, chose dont il avait singulièrement horreur et qu'il rejetait corps et âme, mais également parce qu'il prendrait probablement part à des événements qui ne le concernait absolument pas... et là encore il n'en avait pas l'habitude. Bref tout cela ne pouvait se décider comme ça sur l'oreiller. Et puis diantre qu'il était ardu de se concentrer quand on avait un compagnon de lit aussi actif. Il finit par roulé sur le coté, entraînant Elirël avec lui et le pressant dans le matelas de son poids, prenant gare de ne pas lui couper le souffle, enfouissant son nez dans son cou il inspira profondément son odeur, jouant de ses doigts agiles sur la jugulaire palpitante.

A :  Il va falloir que je réfléchisse à cette demande avec attention, je ne vais tout de même pas vous répondre alors que je suis si... déconcentré. Et puis j'ai des affaires en cours. 

Il se plaça au dessus de lui et caressa ses lèvres avec une moue amusée.

A :  Je vous donnerais ma réponse à ma prochaine visite à Lathor, si cela vous intéresse toujours. Une fois que mes obligations serons achevées. 

Il entreprit ensuite d’agacer sa peau, y laissant de nouveau des marques, descendant progressivement sur son torse puis sur ses flancs qu'il mordilla puis plus bas encore.

Oh oui.... la nuit serait encore très longue.
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De l'art de se maitriser [PV Elirël - Terminé] /!\ Scène explicite M

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