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 Négociation(s)

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MessageSujet: Négociation(s)   Mar 8 Mai - 15:44

Dahen Ev’ellian a envoyé une lettre à son homologue le roi d'Archenior pour lui demander audience. Il compte quérir une aide militaire pour protéger ses terres de la menace potentielle venant de Cartale. Le souverain d'Archenior a accepté de le recevoir et attend de pied ferme Dahen pour entamer les négociations. Le roi de Naskapi après un trajet de plusieurs jours arrive enfin à Fejuar, impressionnante forteresse. Plus tard en étant reçu il se rend compte qu'il n'est pas le seul à être venu discuté des récents évènement, le roi de Berill est lui aussi présent et il est fort probable qu'il ajoutera son grain de sel dans les négociations qui n'étaient déjà pas gagnées d'avance.

A vous de décider quand vous commencez le Rp mais pas après les portes du château. La météo et le moment de la journée sont libres de choix.

Sont conviés à participer à ce rp: Dahen Ev’ellian, Mathys Henners et tout autre personne susceptible de ce trouver sur les lieux du RP (accompagnateurs des souverains aussi) + Sigfried Olafson (nouvellement arrivé).
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Mar 15 Mai - 17:58

Chapitre IV : Quand les légendes deviennent rumeurs.




PREMIERE PARTIE : Négociations

Quelques jours plus tôt, le Roi d’Archenior avait reçu une missive de la part du Roi Dahen Ev’ellian, Monarque de Naskapi lui relatant les récents événements survenus dans son royaume et qui lui demandait cordialement une audience afin de pouvoir acquérir un appui voire même l’assistance de la plus grande nation militaire de Kandor. Sigfried avait accepté d’organiser une audience afin que le Roi Ev’ellian lui expose ses idées avant qu’il ne décide de l’aider à protéger son royaume ou non… Mais il ne s’attendait point à ce que le Roi de Berill lui demande aussi une audience, à peine plus de deux jours après la réception de la missive de Dahen.

Qu’allait réserver cette audience entre Trois Grands Rois des Humains ?

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Année 687, à l’aube du 28ème jour du mois de Mai,
Fejuar, Capitale d’Archenior


PREMIER JOUR :

Le beau temps était aux rendez-vous… Nulle trace de nuages, ni même de vent qui devait souffler à seulement cinq nœuds… Une journée parfaite pour s’entraîner mais pas pour le Souverain d’Archenior… En effet, celui-ci était immobile, comparable aux statues qui ornaient les grands lieux, le regard inlassablement rivé sur l’objet sacré de la Dynastie des Olafson qui le narguait de sa toute puissance, posé sur une colonne sombre, trônant au milieu de la Salle du Trône : Le Pendentif d’Elendur. Il maudissait cet artefact, tout comme il le chérissait et le craignait. Si grand qu’il faisait perdre la raison à ceux qui s’y soumettaient et qui ne vivaient plus que par les visions qu’elle délivrait. Nombreux étaient les Rois qui avaient appris aux dépends de leurs ancêtres à ne pas se servir de cet objet de magie noire, pourtant conservé comme la plus grande des richesses de la Famille Olafson… Sigfried n’était pas de ceux là, il avait consenti à l’utiliser, mais avait également appris à se méfier d’elle. Si enchanteresse et si maléfique, elle était une abomination autant qu’une bénédiction. Ce matin, il avait regardé en elle et avait vu ce qu’il désirait voir, se perdant dans les tréfonds de son esprit torturé. Il avait vu et s’était perdu à nouveau, désirant en voir toujours davantage. Tel était le fardeau des visionneurs, se damner pour observer encore et encore. Pourtant, il avait finalement repoussé l’attraction malsaine de cet artéfact audacieux, l’avait recouvert de son voile noir et le défiait désormais du regard. Il fit demi-tour et se dirigea vers la sortie, ses lourdes bottes martelant le sol parqué de la salle interdite. Son rendez-vous ne pouvait pas attendre.

Sa démarche imposante et résonnante l’emmena jusqu’à la salle du conseil, d’où il congédia les quelques soldats qui surveillaient le lieu, comme on leur avait ordonné de le faire. Seuls les gardes surveillant les portes extérieures furent autorisés à rester, le souverain désirant une audience privée avec celui qu’il avait convoqué. Il s’installa sur son trône et attendit que l’on vienne à lui, s’autorisant quelques pensées fugaces pour patienter, ce qu’il n’eut pas à faire longtemps, son interlocuteur se trouvant devant lui presque immédiatement après, une brève apostrophe respectueuse pour son roi. Celui-ci esquissa un sourire amusé en guise de réponse, avant de prendre la parole.

« Rhaer, mon vieil ami, le respect des formalités te sied toujours autant. Je suis heureux de te voir. »

Il s’était levé, puis avancé dans la direction de son conseiller et ancien ami, pour lui accorder une poignée d’avant-bras vigoureuse, mais non pas moins amicale. S’ils eurent été plus proches et que le temps n’avait pas joué en la défaveur de leur amitié, le Roi Sigfried lui aurait certainement donné l’accolade. Depuis quand n’avait-il pas marqué son amitié pour son ancien confident par des paroles familières ou un geste chaleureux ? Ses souvenirs à ce sujet lui semblaient étrangement nébuleux et flous, si bien qu’il ne parvenait pas à se remémorer leur dernière conversation. Ni officielle, ni officieuse d’ailleurs. Peu lui importait, à vrai dire ; Rhaer était toujours à ses côtés, et c’était le principal. Il souhaitait que cette audience soit distincte des réunions formelles qu'il menait d'ordinaire, et voulait écouter des paroles libérées des obligations de considération de son rang.

« Tu le constateras par toi-même, j’ai chassé les oreilles indiscrètes, qu’elles nous épargnent la peine de devoir les faire couper. Je t’en prie, prends place à mon côté. »

Le monarque s’installa de nouveau sur son trône, et invita Rhaer à le rejoindre, lui proposant le fauteuil à sa droite. Il souhaitait la plus grande proximité pour s’entretenir avec son ministre, car c’était bien en tant que tel qu’il l’avait convoqué. Il avait des projets, et en particulier pour ce dont il parlerait en compagnie de ses Homologues. Allait-il laisser ses troupes se battre pour eux, sans rien réclamer en retour? Connaissant le caractère et la soif de pouvoir du Roi d’Archenior, celui-ci allait profiter de cette audience pour imposer sa vision du Monde. Il se tourna vers Rhaër et lui annonça :

« J’ai besoin de ton avis éclairé, mon ami, et je sais combien il peut l’être. Et j’ai besoin que mon premier Conseiller se préoccupe des affaires qui m’occupent sans cesse l’esprit et les idées. Par ailleurs, nous allons accueillir les Rois de Berill et de Naskapi»

Le roi avait parlé sans détour, il détestait par dessus tous les babillages incessants et inappropriés qui ne faisaient qu’allonger les conversations de futilités exaspérantes. Il avait besoin de pouvoir se reposer sur quelqu’un, et seul Rhaer avait sa confiance absolue dans ce domaine. Il avait été son plus proche ami et son plus proche allié, il le savait aussi compétent que respectable. Mais avant que son fidèle ami ne lui réponde, un messager entra en trombe dans la salle, annonçant :

« Votre Majesté, vos invités sont arrivés. »

Sigfried hocha simplement la tête en guise d’approbation et se leva de son trône. Les dits-rois entrèrent dans la pièce, tandis que le Roi d'Archenior prenait de grandes inspirations afin de préserver son excitation… Les Négociations allaient commencer ! Un petit sourire laissait à présager qu’il aurait aimé que les Deux autres Rois humains fussent présents… Les Cinq Royaumes réunis, cela aurait été remarquable…
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Jeu 17 Mai - 10:34

La veille de l’audience


La troupe chevauchait à un rythme rapide. Mathys avait décidé de voyager léger et rapidement, aussi ne s’était il fait accompagné que d’une dizaine de gardes royaux et de trois serviteurs plus spéciaux. Ils n’étaient plus très loin de Fejuar et il pouvait déjà voir à l’horizon les hautes murailles de la cité qui émergeaient lentement. Il avait envoyé une troupe chargée d’explorée le Nord et la mystérieuse terre de Cartale avec pour ordre de séparer la troupe en deux, l’un des groupe allant à Berill l’autre à Fejuar afin de l’y retrouver et de lui relater tout ce qu’ils avaient pu découvrir. Les hommes qu’il avait envoyé étaient expérimentés et avaient déjà servis à l’extérieur au temps de son père, aussi était il certain que s’il y avait quelque chose à trouver, ils le trouveraient. Se retournant sur sa selle, il regarda les trois serviteurs qu’il avait amenés en plus de ses soldats. Il y avait une jeune femme d’une vingtaine d’année, Ely, un homme dans la fleur de l’âge, Rob et un jeune adolescent d’une quinzaine d’année à l’allure nerveuse : Brand. Tous trois possédaient un point en commun : ils avaient l’air horriblement banal et commun, et c’est pour cette raison qu’ils comptaient parmi les meilleurs espions de Mathys.

- Vous restez ici et attendez que le soleil commence à se coucher pour pénétrer dans la ville, dit-il d‘une voix pleine d‘autorité. Je vous laisse vous occuper des détails mais faites en sorte que personne ne fasse lien entre vous et surtout que personne ne puisse relier votre présence à ma présence. Vous êtes assez doués pour pénétrer dans une cité sans vous faire repérer, sinon vous ne seriez pas à mon service. Vous me retrouverez en fin de soirée au Hublot brisé. C’est là bas que je logerai pendant mon séjour ici. Pendant que je serais avec ce pompeux roi d’Archenior, je veux que vous furetiez discrètement en ville. Relevez toute rumeur faisant cas du Nord et plus généralement tout ce qui pourrait m’être utile. Exécution !

L’ordre claqua comme un fouet et les trois espions de Mathys s’arrêtèrent, laissant les soldats du souverain de Berill les dépasser. Ils n’avaient rien dis mais ils avaient compris les ordres de leur roi et les exécuterait. Chacun d’entre eux possédait en outre une bague creuse où était rangée une poudre empoisonné à l’effet foudroyant. S’ils étaient pris, ils étaient conditionnés à se suicider plutôt que de révéler des informations, et si pour une raison ou une autre le poison échouait, il restait toujours la possibilité de se couper la langue. Ce n’était pas pour rien que Berill était réputé pour ses assassins et ses espions à travers les royaumes du Kandor.

La troupe de Mathys finit par arriver en vue des portes. Des marchands et des paysans faisaient la queue en attendant d’être inspecté par la garde de la ville mais lorsqu’ils virent la bannière de Berill accrochée à la hampe de la lance d’un des soldats, ils s’écartèrent rapidement, laissant l’illustre invité arriver aux portes de la ville. La garde reconnu le souverain de Berill et un fonctionnaire vint le voir, s’inclinant devant Mathys.

- Nous avons été prévenus de votre visite, mon Seigneur. Si vous voulez bien me suivre, le Roi vous a fait préparer des appartements au palais. Le souverain de Naskapi est déjà arrivé et nous n’attendions plus que vous.
- Je te remercie mais je connais une très bonne auberge dans le quartier Nord, juste à coté du palais. Le Hublot brisé. Tu connais sans doute.
- En effet mon Seigneur mais un tel endroit pour quelqu’un de votre rang…
- Ça m’ira très bien, merci. Mathys fit un sourire qui ne se communiqua pas à ses yeux. Ces dernières restèrent froids et très bite, le petit fonctionnaire ne put supporter ce regard et dû s’incliner.
- Il en sera fait selon votre désir, mon Seigneur. Je préviendrai le Roi de votre préférence.

Mathys talonna son cheval et sa troupe partit au trot. Déjà dans les rues la rumeur que le souverain de Berill refusait de loger à l’auberge devaient se propager plus vite qu’un feu de prairie. Certains s’indigneraient sans doute de cette action, y voyant une insulte calculée à l’intention de leur monarque, d’autres y viraient la preuve qu’il manigançait quelque chose, fidèle produit de ce royaume détesté. Mathys imaginait ces réactions possibles et probables avec amusement : il se devait de maintenir la mauvaise réputation de Berill, n’est-ce pas ? Il ne leur fallut pas longtemps pour traverser la ville et arriver en vue de l’auberge. Le propriétaire avait été prévenu et il s’avançait déjà vers le roi, multipliant les courbettes. Quelques minutes plus tard, Mathys se trouvait assis à un bureau dans la luxueuse chambre de l’auberge. Il se remémorait la missive qu’il avait envoyée à Sigfried.

A l’intention de Sigfried Olafson,

Nous entrons dans des temps troublés et le Nord s’agite. Il me faut vous parler.

Mathys Henners
Une missive très courte, mais les contraintes du voyage en pigeon imposait que les messages soient succins. La réponse n’avait pas tardé puisque quelques jours plus tard, le roi d’Archenior lui signifiait son accord.

Le soir venu, Mathys reçu la discrète visite de ses espions mais ils ne purent rien lui apprendre. Tout était normal dans ce royaume, mais ils continueraient leurs investigations. Mathys alla se coucher sur ces dernières nouvelles, impatient que cette réunion ne commence. Le roi de Naskapi était donc là lui aussi…




Le jour de l’audience


Mathys pénétra dans la salle du trône, Dahen Ev’ellian à ses côtés. Il l’avait salué lorsqu’il était arrivé au palais plus tôt, mais depuis les deux hommes n’avaient pas échangés un mot, concentrés sur ce qui allait arriver. Il était assez rare que trois souverains du Kandor décident de se réunir, aussi seule quelque chose d’inhabituel ne pourrait sortir de cette salle de réunion lorsqu’ils en auront finis. Alors qu’ils passèrent les portes, Mathys observa à la dérobée le roi de Naskapi, se demandant ce qu’il pouvait bien vouloir au roi d’Archenior, mais il chassa rapidement cette question, se concentrant sur leur hôte qui se levait pour les accueillir. Il plus petit que lui, mais pas de beaucoup, ce qui en faisait quelqu’un de grand. Puissamment battit là où Mathys était plus taillé en finesse. Deux yeux aussi gris que les siens le jugèrent et le roi de Berill se dit qu’ils ne devaient pas être beaucoup ceux qui étaient capable de soutenir son regard, mais Mathys n’était pas n’importe qui et il le regarda droit dans les yeux, sans en être menaçant pour autant, simplement pour lui signifier qu’il était face à un autre monarque.

- Sigfried Olafson, merci de m’accueillir dans votre cité, dit-il en tendant la main. Je crois que nous sommes au complet si j’ai bien compris l’homme d’hier.

Quel serait le destin du Kandor après cette réunion ?
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Sam 19 Mai - 12:57


C'est à ciel couvert que Dahen Ev'Ellian, souverain de Naskapi, se rendait la veille de son entretien royal à la cour du Roi Sigfried Olafson. Dahen avait quérit audience auprès de sa majesté afin de s'entretenir d'affaires politico-militaires. La situation en Kandor se dégradait de plus en plus et une menace grandissait. En ligne de mire, le territoire de Naskapi. Dahen avait conscience de ne pas posséder les forces militaires nécessaires. Son armée recelait certes des soldats farouches et combattants mais leur nombre était suffisamment restreint pour constituer un proie à portée de quiconque était doté de la puissance nécessaire. Le souverain de Naskapi devait bien s'avouer une chose : il avait besoin d'aide. Cette relative faiblesse ne devait pourtant pas l'amener à se plier à toutes les injonctions. Dahen était dur en affaires et n'accepterait pas tout. Il s'attendait donc à une confrontation constructive, vive, si ce n'était tendue.

Le Roi de Naskapi s'était entouré pour l'accasion d'un escorte. Seulement quatre avaient étaient réunis. Il ne fallait pas attirer l'attention. Cette rencontre au sommet allait se dérouler dans un quasi anonymat. A part l'entourage direct du Roi, personne n'était avisé de son voyage. Dahen Ev'Ellian s'était placé comme à son habitude au centre du cortège, sur son pur sang marron, à la crinière noire et légèrement tacheté de blanc sur les flancs. Il portait son armure blanche, ornée d'un blason sur le torse, symbole du temple qui a vu sa renaissance suite au traumatisme subit durant sa jeunesse. Autour de lui, ces gardes étaient disposés de manière à l'encercler. Un était posté en tête de convoi, un autre de chaque côté de Dahen et enfin un dernier qui fermer le chemin. Le trajet se déroula sans encombre, dans un silence permanent. Seuls les fers des chevaux venaient briser le calme ambiant et claquer sur la route pavée de dalles.

La région de Naskapi était surement le peuple humain le moins craint du Kandor. Ses habitants étaient réputés pour être le peuple le moins développé, le plus primaire. Cette réputation n'était pas erronée car en effet, cette région avait toujours vécue reclus sur elle même, subsistant à ses besoins par ses propres moyens, organisant sa société sur des besoins simples et se contentant de constituer une forcé armée des plus basique, bien que farouche, fière et sans peur. Dahen Ev'Ellian et sa garde étaient arrivés la veille de l’audience aux abords de la cité. A seulement 300 mètres des portes de la ville. Ils n'avaient pas souhaité se mêler à cette autre population et avaient donc monté un camp de fortune pour la nuit qui s'annonçait fraiche. L'humidité tombant rapidement, deux tentes furent montées et un feu de camp allumé. Les gardes s'étaient organisés pour veiller alors que Dahen avait passé la nuit dans sa tente, avec comme unique compagnon un livre qui ne le quittait jamais. De leur position on pouvait apercevoir la splendeur architecturale de la cité d'Archénior, écrasant de son immensité son territoire. S'incliner devant une telle beauté était la première chose à faire pour qui ne l'avait jamais vu. Elle était éclairée de toutes parts et semblait grouiller d'une activité incessante, même de nuit.

La nuit fut extrêmement courte, comme les précédentes pour le souverain de Naskapi. Ses démons le tourmentaient toujours. Il s'agitait des heures durant, pour se réveiller en sueur. Mais le jour se levant, il se prépara comme si de rien était. Apprenant chaque jour depuis de longues années à gérer cet état passager, il savait adopter une attitude d'homme serein. L'escorte royale reprit alors la route et ,e mit que quelques minutes pour gagner l'entrée d'Archénior. Des gardes étaient postés, armés de lances, immobiles, les yeux rivés vers les 3 routes affluentes. Dahen avança de quelques pas avec sa monture.

Gardes, escortez nous auprès de votre Souverain. Dites lui que Dahen Ev'Ellian, Roi de Naskapi est arrivé.

La carrure de Dahen et son aura ne laissait planer aucun doute. Et quand bien même il en aurait subsisté un, un des soldat du souverain de Naskapi descendit du cheval puis présenta un parchemin marqué de l'emprunte du sceau impérial de Sigfried Olafson. Les formalités d'usage passées, Dahen et ses hommes furent accompagnés jusqu'aux portes du château, dans le quartier royal. Les jardins y étaient magnifiques et le bâtiment du Roi imposant. Surélevé par rapport au reste de la cité il semblait veiller et protéger ses habitants et régner en maître sur ses terres. Le souverain de Naskapi congédia ses hommes, à qui il donna quartier libre et leur ordonna de se présenter ici même le lendemain aux aurores. Après de courtes minutes à patienter, Dahen Ev'Ellian fut pleinement surpris de voir arriver son compère de Bérill. Sa présence à cette entrevue lui avait été cachée. Ou peut être avait elle été décidée ces dernières heures. Qu'elle pouvait être la raison de sa venue, juste ce jour ci? Tout en restant courtois, se contentant de l'étiquette minimum due à leur rang, ils ne s'étaient guère adressés la parole. Une distance certaine s'était installée, presque naturellement. Ils finirent bientôt par arriver tous deux devant une grande porte en bois aux armatures métalliques. Ils entrèrent. Devant eux se dressait une grande salle richement décorée. En son centre une longue table en bois sculptée devant peser plusieurs centaines de kilos et des chaises à hauts dossiers. Au bout de la pièce, un homme assis dans son trône. Son identité ne laissait planer aucun doute. Le souverain de Bérill prit la parole puis vint le tour de Dahen.

Sire Sigfried Olafson, Souverain d'Archénior, mon cœur s'emplit de chaleur de pouvoir vous rencontrer enfin. Je vous remercie d'avoir accéder à ma requête.

Dahen savait user finement du langage de la cour et l'adapter. Il savait s'y prendre car par la passé son peuple et donc lui même avaient été sous-estimés, aussi il dû trouver d'autres armes pour peser dans les décisions diplomatiques du Kandor.
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Dim 3 Juin - 13:35

"Sire Sigmund Olafson, souverain d'Archénior, de terribles présages de désastre furent observés à travers tout le Kandor. Des puits qui alimentaient des villes depuis des générations se remplirent de substances toxiques. Le bétail succombe sous l'effet de virulentes maladies. Les récoltes se desséchèrent sous la canicule ou furent dévorées par des nuées d'insectes. Nul ne doutait que nos terres soient maudites ou alors qu'une force encore inconnue aient saboté ces dernières. Il faut trouver qui est responsable d'un tel désastre? Mes terres sont menacées, nous n'auront pas le nombre de soldats suffisants pour repousser une attaque de grande ampleur."

Il repris son souffle avant de poursuivre son discours..

"Loin au nord, frontières qui divisent les mondes sont affaiblies et je peux dire avec ma conviction la plus profonde que vos territoires seront bientôt touchés. L'ombre du chaos se répandra partout. Nos ennemis communs dévasteront nos terres telle une marée submergeant une continent. "

Il prit la peine de s'installe en bout de table, tirant une chaise et s’essaya. Son visage encore plus fermé qu'à son arrivée.

"Quand viendra l'automne, notre Empire sombrera dans l'anarchie. Des milliers de gens mourront de faim. D'autres chercheront refuge dans les villes surpeuplées vouant celles-ci à leur propre fin. Des fermes et villages seront abandonnés. Même dans votre prospère Région Sire Olafson et vous Sire Henners, les choses iront mal. Nous avons tous à gagner à ce que mon royaume ait toutes les armes nécessaires pour combattre. J'ignore son identité exacte mais notre menace commune écumera les forêts et brûleront nos cités. De nombreux citoyens désespérés les écouteront et, croyant que le monde touchera à sa fin, rejoindront leur camp. Est-ce cela que vous voulez ?

Dahen ne cherchait pas à se montrer arrogant ni à imposer une quelconque domination sur ses vis à vis mais ne voulait pas perdre de temps. Il voulait allait droit au but, n'étant pas là pour échanger quelques mondanités.

"Leurs forces grandiront de jour en jour, constituant une armée pour le moins disparate : serviteurs loyaux, fanatiques aux yeux fous, citoyens ordinaires ou soldats venus de toutes les provinces. Si nous ne prenons pas les devants bientôt, une immense armée marchera vers le nord. Alors nous courront à notre perte vous et moi. Je peux comprendre que vous me preniez pour un fou, je sais aussi ce que vous pensez de mes Terres et mon Royaume. Mais ne nous sous estimez pas car le temps venu nous auront notre rôle à jouer sur cet échiquier."


Gris-Rivage est un petit village agricole du Naskapi, situé à une demie-douzaine de jours à l'est de Tankor. Installé au pied des Collines Hurlantes, à l'orée de la capitale, les habitants tirent profit à la fois des ressources de la forêt et des terres étonnamment fertiles qui s'étendent entre les bois et les Collines. Il règne un doux parfum de calme et de tranquillité à Gris-Rivage. Entouré d'une forêt verdoyante, prospère grâce aux abondantes récoltes, ce village est également protégé de par sa localisation. Les visiteurs et éventuels fauteurs de troubles se font bien rares. L'unique accès à cette province passe par le gouffre du Tertre Maudit, dont le pont est lourdement taxé. Pour atteindre Gris-Rivage, il faut traverser un second pont, qui enjambe une rivière tumultueuse qui traverse le village et qui prend sa source dans les Collines Hurlantes. Gris-Rivage est célèbre dans la petite province, et même au-delà de l'espace étroit de celle-ci. Le village tient sa réputation de son célèbre gouverneur et meunier à la fois, Joachim Gris-Rivage, dont les succulentes brioches aux girolles se vendent jusque sur les marchés de Naskapi. Aaaah, qu'il fait bon de vivre dans se petit village si prospère, à déguster quelques brioches aux girolles avec ses habitants si paisibles et accueillants ! A croire qu'aucun trouble ne viendra jamais secouer un tel endroit..Pourtant depuis plusieurs nuits et cela depuis sa dernière visite là-bas, le souverain avait eu des visions, pour le moins flou mais qui étaient annonciatrices de terreur. Mais outre ce village, symbole de la culture de Naskapi c'est tout son royaume qui en serait affecté. Et cela n'était pas rien quand on connait l'importance de l'agriculture pour ces Terres mais aussi son rôle dans l'approvisionnement des autres territoires du Kandor qui dépendaient eux aussi en grande partie de la production des agriculteurs de Naskapi.
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Lun 4 Juin - 18:53

HRP: Étant donné le silence de Sig, je répondrai à sa place quelques temps, mais ses réponses seront courtes.

Le souverain d'Archenior posa son regard sur le sire Ev'Ellian qui commença un discours alarmant. Ses paroles résonnèrent dans sa tête comme des roulements de tambour à la vieille d'une grande guerre. La tension était palpable et il fallait agir vite, sans quoi, les contrées du Kandor seraient en danger.

"Je conçois qu'une menace importante pèse sur nous, quelle qu'elle soit. Je suis du même avis que vous, sire Ev'Ellian, que nous devons mettre la main sur les responsables. Envoyons nos meilleurs hommes afin d'enquêter sur ces crimes, dans de mettre la vérité à jour. Il nous faut des espions aux quatre coins du continent! Si vous avez plus d'informations à ce sujet, veillez à m'en faire part dans les plus brefs délais." Il sembla songeur, et reprit. "Pour ce qui est de notre force militaire, bien qu'elle soit la plus puissante en Kandor, je ne pourrai qu'envoyer qu'une centaine d'hommes, voir un peu plus, afin de patrouiller sur vos terres en prévision d'une menace prochaine. Si nous découvrons d'où proviens cette dernière exactement, à ce moment nous serons en mesure de réagir plus concrètement. Entre temps, il n'est pas question de laisser les frontières d'Archenior sans défenses, ne sachant pas précisément d'où provient cette menace. Peut-être que Sire Henners pourra vous être d'une certaine utilité également."
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Ven 8 Juin - 7:56

Mathys écoutait le roi de Naskapi se laisser emporter dans un discours alarmiste. *A l’entendre, nous assistons à la fin du monde et au retour du Chaos* songea-t-il avec une pointe d’amusement. Ainsi sa Main avait eu raison lorsqu’elle lui avait annoncé qu’on s’agitait dans le royaume de Naskapi. Ses hommes étaient partis et à l’heure actuelle, ils ne devraient plus être très loin des frontières de Cartale, mais le roi de Berill ne comptait pas leur révéler cette information. C’était une carte bien trop précieuse pour être engagé alors que les négociations ne faisaient que commencer, même si les paroles de Dahen lui faisaient plus penser à une supplique. Il laissa volontairement transparaitre un sourire en coin sur son visage alors qu’il regardait les deux souverains qui attendaient qu’il prenne enfin la parole.

- Ce que vous dites est préoccupant, messire Ev'Ellian et je comprends l’inquiétude du roi Olafson de vouloir protéger ses frontières en attendant qu’on en sache un peu plus sur cette menace, mais je trouve cela particulièrement commode. S’il y a bien quelque chose sur laquelle les principautés sont toutes d’accords, sauf Berill, c’est bien sur le mépris que vous vouez à mon pays. Je ne me souviens pas avoir reçu d’aide de quiconque lorsque la famine à fait rage dans mon royaume il y a quelques années. Pourquoi ? Parce que nous sommes des assassins, des menteurs et des manipulateurs, n’est-ce pas ? Cette terre sombre, dangereuse où personne de saint n’irait vivre, pourquoi devriez vous la considérer avec respect ? Alors dites moi, Dahen Ev'Ellian, roi de Naskapi, dites moi pourquoi je devrais engager mon peuple et ses richesses pour vous protéger d’une menace que vous semblez être le seul à percevoir ? Mon peuple est assez fort pour se défendre.

*Qu’ils s’amusent avec ça ! L’aide de Berill ne sera pas gratuite mes amis, non, elle ne sera pas gratuite*. Il avait décidé de feinter l’ignorance et la vexation. A vrai dire, il était d’accord sur le principe, si Naskapi tombait, il serait sans doute le prochain, mais il ne comptait pas le montrer à ces hommes. Admettre sa faiblesse, c’était perdre tout contrôle sur la suite des évènements et s’aliéner au bon vouloir d’un autre. Pouvaient-ils seulement imaginer l’étendue de son réseau ? Certainement pas car lui-même, lorsqu’il était devenu roi et que sa Main le lui avait révélé, il avait été troublé. Il y avait un danger, mais il serait le premier à en connaître la nature, et alors, il préparerait son pays en conséquence. Il était peut être temps d’étendre les frontières de Berill. Mathys reprit la parole. Il vit qu’il les avait choqué avec ce qu’il venait de leur lancer à la figure. C’était pour le mieux. S’ils étaient incertains quant à ses motivations, ils pourraient plus facilement atteindre ses buts.

- Jusqu’à preuve de contraire, tout ce que vous nous avez dévoilé sont aux mieux, des sabotages de quelqu’un pour que l’on vous fasse croire à un quelconque jugement divin. Vous parlez de destruction, de chaos qui s’abattra sur nos terres et de malédiction comme si nous vivions nos derniers jours. Un souverain ne peut se contenter de présages pour déterminer sa conduite.

Mathys ne dit plus rien, attendant de voir quelles réactions il avait provoqué.
Dehors, ses espions s’affairaient tranquillement à répandre les rumeurs qu’on leur avait préparées. Ely, la jeune espionne s’étira voluptueusement à coté du corps gras d’un marchand de vin et s’approcha pour lui mordiller l’oreille. L’homme ronronna de plaisir, n’en croyant pas encore sa chance d’avoir pu passer la nuit avec elle sans avoir eu besoin de payer.

- Mon cœur, lui dit-elle tout bas, je m’inquiète pour mon avenir. On dit que le roi Olafson a demandé aux souverains de Berill et de Naskapi pour qu’ils discutent d’un terrible danger qui menace notre citée. J’ai entendu mon voisin dire qu’il commençait à rassembler des vivres en vue d’un éventuel siège.

Les paroles de la jeune femme n’inquiétèrent pas véritablement le marchand, mais elle savait qu’il le répéterait à quelqu’un d’autre, qui en ferait de même également. Les autres espions faisaient pareils à travers la ville. Ils n’étaient que quatre et ils n’avaient que quelques jours, mais Mathys comptait laisser une ville en proie au doute lorsqu’il repartirait pour Berill.
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Reine d'Ekalesias
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Sam 9 Juin - 18:07

La capitale du royaume d'Archenior se profilait à l'horizon. La haute forme du palais dominait le reste de la ville tel une sentinelle de pierre attentive aux ébats des mortels, projetant une ombre large sur les bâtiments les plus proches, tandis que les plus éloignés étaient baignés par le soleil, les murs blanchit à la chaux ou peint de diverses couleurs qui égayaient considérablement les rues tout comme les occasionnelles banderoles et autres devantures d'échoppes qui annonçaient tantôt un tisserand, tantôt un marchand d'épices ou de curiosités exotiques. Les toits de chaumes, de pierres ou de tuiles présentaient une ligne d'horizon inégale qui laissait parfois entrevoir le cœur de la citée plus que la campagne qui l'entourait. Les rues inégalement pavée, de pierres blanches près du palais et plus terreuse dans les quartiers le plus pauvres, résonnaient des voix des citoyens, des appels, des jurons, des discussions animées... Une joyeuse cacophonies qui contredisait toutes les rumeurs de maux mystérieux et d'attaques, de morts et de complots, les humbles paysans, marchands et voyageurs ne s’intéressaient qu'à la vie de tout les jours et étaient bien loin des préoccupations de ceux qui se réunissaient dans l'auguste palais. La fumée des habitations et des forges, des boulangers et des ferronniers montait en de lentes bouffées tournoyantes qui envahissaient le ciel au dessus de l'imposante ville, l'assombrissant et créant en certains endroit des imitations de haubans orageux qui jetaient des entrelacs d'ombres sur les façades et les rues. Mais tout cela était encore relativement éloigné, comme une illusion d'optique dans un désert la ville apparaissait et disparaissait au delà des collines tandis que le carrosse cahotait sur la route de pierre à allure lente et méthodique.

Le cortège officiel traversait les provinces du royaume militaire depuis déjà plus d'une semaine et demi, en grande pompes. L'attelage en lui même était richement paré, d'or, de cuivre, peint de blanc et doté de rideaux de velours colorés, d'un intérieur douillet et de grand luxe et, au dehors, entouré des oriflammes chamarrés de Meniev. Des cavaliers en armes les escortaient, de même que des soldats à pieds et des serviteurs. Il était vrai que le propriétaire de cette profusion tenait à l'étiquette de son état ainsi qu'au prestige qui s'y attachait. Les trompettes sonnaient claire, les tissus flottant au vent claquaient et le tintinnabulement des rouages du carrosse aurait pu bercer ses pensées si elle n'avait pas été aussi préoccupée. Si elle voyageait en compagnie du duc de Sysigne c'est qu'elle avait une excellente raison. Ayant eut vent des échanges entre les royaumes d'Archenior, Berill et Naksapi de même que des sombres événements qui se rependaient, d'abord en Ekalesias, son propre royaume, ainsi qu'en Naksapi.. . sans parler des rumeurs étranges qui circulaient au sujet des clans thériantrophe du nord et du sud, de la disparition de navires, du commerce qui périclitait, des alliances entre factions auparavant ennemies... elle avait tout de suite décidée de faire le voyage jusqu'à Fejuar afin de s'entretenir également avec les autres souverains. Depuis la mort de son époux s'était elle qui représentait Ekalesias, il était de son devoir d'intervenir et de se tenir informée des décisions qui concernaient l'ensemble des principautés et de donner sa voix pour ou contre celles-ci. Mais elle ne se sentait guère en sécurité et appréhendait encore davantage de voyager vers la cité militaire, qu'importait les hommes d'armes et les chevaliers, son époux en avait également près de lui lorsqu'il était mort et aucun n'avaient été en mesure de le sauver. De plus elle ne pouvait se montrer faible ou incertaine en leurs présence, elle se devait d'agir comme une reine à leurs yeux. C'était pourquoi, lorsqu'elle apprit que Meniev envoyait un représentant elle s'était sentit soulagée et avait immédiatement fait part de sa réticence au sujet du voyage, proposant qu'ils l’effectue ensemble. Elle fut plus que reconnaissante de voir la proposition acceptée et encore davantage, elle devait l'avouer, qu'il ne s'agisse point du roi Dionysos en personne... point qu'elle ne l'apprécie pas un tantinet, mais elle ne se sentait guère à l'aise auprès d'un souverain si jeune et doté de manières si déconcertantes. Elle n'en souffla bien entendu pas mot, remerciant avec toute la dignité qui convenait à leur rangs respectifs.

Le voyage avait été tranquille, malgré une certaine morosité, elle se sentait toujours quelque peu attristée d'avoir été contrainte de laisser Kÿsham à Mordun.... mais elle ne pouvait pas l'emmener avec elle, un thériantrophe en compagnie des rois humains ? Cela risquait de tendre singulièrement l'atmosphère, sans parler des tragiques conséquences diplomatiques et personnelles. Jusqu'à la fin de cette expédition elle devrait s'en remettre à son compagnon de voyage. Sommes toute elle ne s'en plaignait pas pour le moment. L'homme était certes austère il n'en restait pas moins un individu plus que correcte et courtois. Elle avait discuter de choses et d'autres avec lui sans pour autant outrepasser les limites de la bonne compagnie mais son jugement était rendu, de son point de vu il avait plus la carrure d'un roi que Dionysos. Là encore elle n'en avait rien dit.

Et à présent le cortège s'engouffrait dans la citée qui se taisait sur son passage, observait avec des yeux ronds puis reprenait ses commérages sans plus d'égards pour l'auguste présence des deux nobles. La montée vers le palais lui sembla interminable tant elle était inquiète. Le voyage était incognito pour elle et la jeune femme se demandait comment les souverains réagiraient à cette présence surprise et féminine, elle devait l'admettre, bien que le machisme ne soit point un défaut qui prédominait chez eux il y avait toujours un risque que sa voix soit... moins respectée. Mais pour le moment il s'agissait de descendre du carrosse, avec l'aide de Messire Sabazios, et de trouver un page qui annonce leur arrivée auprès du seigneur Olafson et de ses invités. Une fois cela fait elle se tourna brièvement vers son compagnon de voyage, quêtant son état d'esprit et ses pensées. « Nous n'avons point été invités à cette assemblée, qui certes semble fort imprévue elle-même, j'aimerais en connaître la raison si il y en a une.... qu'en pensez-vous messire ? » Quelque dizaines de minutes plus tard le page réapparut pour les mener à la salle des audiences, la salle du trône où se trouvait, tels qu'on le luit avait annoncé, Sigfried olafson, Dahen Ev'Ellian et Mathys Henners, réunis tout trois pour discuter, sans surprise certaines, des maux qui frappaient leurs royaumes. Et bien elle le ferait également. L'annonce de la mort du roi n'avait pas été diffusée, bien qu'elle doute qu'au moins un d'entre eux ne soit au courant. Paisiblement en extérieur bien que son cœur palpita d'un peu de frayeur à se trouver ainsi sous les regards et cela même en dépit de la présence de Malrys Sabazios, elle les détalla chacun à leur tour, cherchant sur leurs visages un signe dont elle ne comprenait pas elle même la nature. Puis, lorsque le silence se fit trop pressant, trop lourd, trop plein de questions elle regarda à nouveau l'homme se tenant près d'elle, en quête, peut-être, d'un peu de soutient avant de saluer les trois monarques.

« Mes respects vos altesses » Elle inspira brièvement, serrant une main dans les plis de sa robe.

« Et mes excuses pour cette intrusion. Je n'ai point fait annoncé ma présence auparavant, de même que mon digne compagnon, le duc Malrys Sabazios de Sysigne mais je doute que notre présence soit indésirable... n'est ce pas ? » Elle laissa à ses interlocuteurs, ainsi qu'au duc l'occasion de parler à leur tour avant de reprendre avec douceur et, elle devait l'avouer, un peu de la peine qui l'habitait et qu'elle avait du mal à dissimuler.

«  De grands maux nous accablent, nous aussi. Et je suis venue ici afin de trouver des réponses, autant qu'une aide qui, je l'affirme déjà, sera très précieuse. »




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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Lun 11 Juin - 21:55

« Je ne pense rien, ô ma reine. »
Malrys était fatigué, et sa voix le trahissait. Elle avait prononcé cette phrase avec une certaine lassitude, loin de l’élocution normalement courtoise, voire agréable, du duc de Sisyge. La pauvre femme avait l’air de chercher un soutien à travers l’émissaire de Meniev, d’un regard, d’un geste ou, comme ici, d’une phrase. Cette femme doit chercher des soutiens chaque instant depuis la mort de son royal mari.

Cela aurait dû l’attendrir, mais non. Il n’arrivait pas à penser aux malheurs d’une reine, sa nervosité, au contraire, dévorait son esprit. Il pensait, comme elle, aux motifs de cette étrange réunion secrète et pourtant royale. Et lorsqu’il ne mâchait pas diverses hypothèses, il se disait qu’il avait été bien sot d’avoir accepté de faire le voyage avec la reine d’Ekalesias. Je croyais que ce peuple était connu pour son amour des mers… Lorsque ses clients, à la cour de Meniev, l’avait mis au courant des rencontres qui se préparaient au nord, dans l’Archenior, il avait décidé de se faire nommer émissaire par le roi et son Conseil. L’affaire avait été rondement menée (beaucoup des affaires du royaume reposaient sur les épaules du cousin du roi, Malrys, qui avait servi, du fait de ses années au sein de la cour et dans le gouvernement de Meniev, d’interrègne entre le regretté Herold et le vert Dionysos), cependant, cette histoire d’ambassade n’avait été, dans un premier temps, qu’un prétexte pour s’échapper de Meniev.

Non pas qu’il souhaitait s’exiler un moment du royaume. Au contraire, le long voyage dans les vallées arides d’Archénior et du nord d’Ekalesias lui avait laissé le temps de soupirer à son pays, de regretter les embruns de la Baie des Encens, le confort des terrasses et des loggias surélevées de son Palais, ou encore la fraîcheur de ses pavillons dans les vallées boisées des montagnes du Zarrèse. Non, il n’avait pas vraiment désiré ce voyage, mais s’était un peu forcé. Il était veuf depuis des années, presque des décennies. La seule épouse qui lui avait donné des enfants, une fille de la noblesse lunonienne mariée pour renforcer son emprise sur Sisyge et ses alentours, était morte en couches alors qu’il n’avait que dix huit ans. La femme avait cependant fait son devoir, et Sisyge, en l’absence de son duc, était dirigé par son fils, Bakkhos, un vigoureux jeune homme dans la vingtaine, le seul mâle des deux enfants que sa défunte épouse lui avait laissé. Il était, donc, veuf depuis trop longtemps, et avait décidé de voyager un peu pour trouver un parti digne de lui.

Aussi, on s’en doute, quand la reine d’Ekalesias lui avait proposé de l’accompagner jusqu’à Archénior, il n’avait pas hésité une seule seconde. C’était là l’occasion d’en apprendre plus sur la situation de royaume voisin, d’envoyer un message de soutien à cette reine accusée d’avoir occis son propre mari, et, surtout, d’étudier la reine et les opportunités qu’elle pourrait offrir au duc. La rencontre fut de bon aloi, mais le voyage, avec sa promiscuité et sa lenteur, avait vite fait regretter à Malrys qu’on n’est pas emprunté les mers. Cela n’avait pas l’air de déranger Almehda, qui n’avait pas l’air de souffrir de la chaleur épuisante de la carriole.

Au contraire, elle avait immédiatement audience au roi Sigfried, et s’était presque introduit sans autre forme de procès dans le conciliabule royal, interrompant les différents rois présents dans leur discussion, et exposant comme si de rien n’était les motifs de son apparition si subite. Le duc, quant à lui, fit montre de plus de circonspection, se contentant de saluer silencieusement l’assemblée comme il se devait.

[Pas top mais j'en avais marre de traîner.]
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Mar 12 Juin - 4:46


Année 687, le 28ème jour du mois de mai,

LE CONSEIL DES CINQ ROYAUMES :

Après avoir laissé le Roi de Naskapi débité son flot d’informations sur les possibles menaces qui planaient sur le Kandor, Sigfried avait donné la parole au Roi de Berill qu’il n’aimait guère mais qui pourrait s’avérer être un excellent allié. Le Souverain d’Archenior n’était point du genre à se laisser intimider et encore moins avoir de la pitié, même s’il avait fait comme s’il s’inquiétait du sort de Naskapi… Son Conseiller assis près de lui était le seul à le connaître réellement et il pourrait révéler aux personnes présentes ce qu’il mijotait réellement depuis qu’il avait su que deux des Souverains de Kandor venait à sa rencontre pour quérir son aide. Même s’il essayera de forger un visage d’homme puissant, pour Sigfried, le Roi de Berill était une faible menace pour son Royaume mais il devait s’en méfier… Tout en se mettant plus confortablement assis dans son siège, il écouta Matthys parler. Il était très sec dans son intonation de voix et son discours plaisait au Roi d’Archenior, néanmoins il faisait mine d’être choqué par ses dires, qui en un sens l’étaient réellement… Certaines choses qu’ils disaient, avaient fait tilt dans la tête de Sigfried même si intérieurement, il s’en moquait éperdument : tout ce qui l’intéressait c’étaient les conséquences de cette Assemblée car elles allaient toucher à jamais le Territoire de Kandor… Le Roi se perdit dans ses pensées pendant le discours ravageur du Roi de Berill qui tentait de prouver sa valeur vainement... Il se posait des questions ... Devait il leur prouver sa puissance ? En les attaquant ? Avant de prendre la parole pour répondre aux dires de chacun des deux Rois, un page vint les interrompre afin d’annoncer la présente venue de la Reine d’Ekalesias ainsi que du Cousin du Roi Dionysos de Meniev… Sigfried détestait ce jeune Roi puéril qui ne méritait point du tout son titre, enfin bref, il se leva de sa chaise et les accueillit comme il sied à un Roi. La Reine se présenta à eux tout en présentant également son compagnon de route le Duc, leur expliquant la raison de leur venue. Sigfried regarda ses deux autres Homologues, puis son Conseiller avant de reporter son attention sur la Reine et répondit tout en s’inclinant légèrement :

« Bienvenue à Fejuar, Dame Taräsinaiï. Ne vous excusez point pour votre intrusion dans notre assemblée. Votre présence est la bienvenue et j’ai moi-même ouïe parler des grands maux qui ont touché votre Royaume. Par ailleurs, je suis profondément navré pour la mort du Roi, votre mari. » Il s’interrompit pour reprendre légèrement son souffle puis reprit : « Et bienvenue à vous aussi Duc Sabazios ! Prenez place en notre compagnie. Ainsi donc les Cinq Royaumes sont présents ! »

Le Roi était secrètement amusé par cette grande assemblée des Cinq… C’était comme s’il présidait l’assemblée, lui donnant ainsi un grand pouvoir sur ses Homologues. Il se tut instant, le temps que la Reine et le Duc prenne place à la table... Les deux autres Souverains déjà présents étaient maintenant bien excités, il pouvait laisser de coté le relationnel de la soirée et s'occuper du sujet en question. Il se leva de sa chaise pour parler, s'adressant à tous, sans haine et avec calme :

« Comme vous le savez... Les plus grands de Kandor sont divisés en Cinq Royaumes, qui n'ont pas le même objectif. Dans un monde où notre peuple est divisé, je n'agirais pas de manière pacifique. Tôt ou tard, une guerre éclatera... Qu'on le veuille ou non… Toi, Dahen, tu nous as exposé ce que sévit ton Royaume à l’heure actuelle et c’est ce qui touchera les autres royaumes si nous ne faisons rien maintenant... Et toi, Mathys, n’oublie point que nous aussi, nous avions connu des grands maux durant lesquels aucun autre royaume n’est venu nous épauler… »

Il s’interrompit quelques secondes les fusillant tous du regard, puis il reprit d’une voix dénuée de tendresse mais calme :

« Depuis des années je vois des hommes mourir pour je ne sais quelles folies et par je ne sais quoi, mais ces morts nous affectent involontairement et comme moi, je le pense, vous ne souhaitez point vivre la même. Voilà pourquoi j'ai monté une tel armée, voilà pour je me base sur la guerre et que je semble si paranoïaque. Je serais là pour défendre nos terres, non pas pour sauver vos vies mais pour préserver notre race ! Je sais qu'il est difficile pour vous d'accepter ma puissance militaire actuelle, je ne dis pas que vous ne l'égalerez pas, je vous le souhaite même du moment que vous ne vous en servez pas contre moi ! Je vous pose la question... Qu'est ce que je gagne à m'allier à vous ? Vous avez ma protection dans tous les cas, que vous le vouliez ou non... Je n'aurais laissé personne marcher sur Ekalesias, surtout après ... »


Sigfried prit une inspiration et fit une grimace à l’intention de son Conseiller. Personne ici ne ferait rien pour Kandor, le Roi d’Archenior les détestait tous mais si il n'agissait pas, personne n'agirait. Cette réunion se terminera par des injures ou de fausses promesses inutiles... Il prit une décision, difficile certes mais il le fallait pour le bien de son peuple ...

« Je le répète, personnellement, une alliance avec vos Royaumes n'apporterait rien à Archenior. Mais comme j'ai déjà les forces militaires nécessaires pour protéger le Kandor, je les mettrais à votre disposition si vous avez réellement des projets intéressants qui pourraient apporter à mon Royaume ainsi qu'aux autres comme je viens de le faire. »

Le Roi d’Archenior se reposa sur sa chaise. C'était presque trop pour lui, il avait fait un pas diplomatique phénoménal. Il en avait assez fait à son gout et doutait des autres... Que pourraient-ils faire pour son Royaume ? Que savez faire Berill ? Naskapi ? Meniev et Ekalesias ?




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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Sam 23 Juin - 5:20

[HRP] Vu que Dahen ne répond pas je saute son tour. [/HRP]

Le roi d’Archenior allait répondre à la tirade de Mathys, mais il fut interrompu par l’arrivée d’un page venu annoncer l’arrivée inattendue de deux nouveaux invités prestigieux. *La reine Almehda et le non moins connu Marlys, cousin royal de Meniev… Et bien, nous voila finalement au complet. Un sommet entre les cinq royaumes, voila qui est assez rare. Les petites rumeurs que lancent mes espions vont prendre une tout autre mesure avec eux deux.* Siegfried le devança et vint accueillir les deux visiteurs surprises. Le roi de Berill faillit lever les yeux au ciel lorsqu’il aborda la mort du roi d'Ekalesias. L’affaire était toute récente encore et peu de personnes en dehors de ce royaume était au courant. Que Sigfried le lance ainsi était révélateur de la nature de l’homme : brutale, sans aucune finesse ni diplomatie. Le genre d’homme pour qui la force brute était sans doute supérieure aux autres. La présence de son conseiller le prouvait bien. *N’as-tu pas assez confiance en toi pour comprendre tout ce que nous faisons, Sigfried, ou peut être que tu as peur de t’emporter…* Mathys s’inclina avec grâce devant la reine d'Ekalesias, lui offrant un léger sourire charmeur.

- Ma Dame, je suis heureux de cette surprise qui ne peut que profiter à chacun d’entre nous, puis se tournant vers le cousin du roi, Duc Sabazios, mes hommages à votre roi.

Il se concentra de nouveau sur le roi d’Archenior. La suite de son discours lui donna raison sur les capacités intellectuelles limitées de ce monarque. * Comment peut-il être encore roi ? Il n’aurait pas tenu une semaine à Berill… La plus puissante des armées est aux mains d’un enfant, d’un idiot*. Il se présentait comme le défenseur du Kandor tout entier, lui et son armée. Il se posait comme un père qui viendrait sauver ses enfants d’un mal qu’ils ne pouvaient affronter. Il se posait comme le plus grand des idiots. Mathys voulut rire tant la tirade passionnée du roi Olafson était ridicule et suintait la suffisance et le mépris. Il ne pouvait être le seul à l’avoir remarquer. Il regarda discrètement ses interlocuteurs. Le roi de Naskapi ne partagerait sans doute pas son avis. C’était un nomade, un marchand, pas un véritable homme de pouvoir. La reine était trop faible, elle ne lui donnait pas l’impression d’avoir les épaules nécessaires pour défendre son royaume. Elle semblait n’attendre qu’un protecteur derrière lequel elle pourrait se cacher et aliéner l’avenir de son royaume. Restait Marlys. Un diplomate accompli, un homme habitué au pouvoir et subtile. Lui, verrait peut être le ridicule de Sigfried. Finalement, Olafson arriva à l’idée, tant bien que mal, d’une alliance entre les royaumes pour sauver le Kandor. Cette alliance ne lui apporterait rien, mais dans sa grande générosité et faisant preuve d’une abnégation totale, il était prêt néanmoins à la former, pour le bien de tous. Ses soldats iraient là où on avait besoin d’eux, ils se battraient pour chacun des souverains du Kandor. Sublime ! Absurde ! Pour peu Mathys aurait applaudit l’homme pour tant de bonne volonté. Et bien, si l’homme voulait les sauver du mal absolu, devait il l’en empêcher ? Mathys aurait été bien stupide de laisser passer cette occasion de voir des soldats ennemis mourir pour le défendre. Ses assassins étaient partis depuis plusieurs jours maintenant. Ils devaient être arrivés à la frontière de Cartale. Lorsqu’il en saurait plus sur la nature de l’ennemi, il pourrait définir d’une stratégie efficace. En attendant il était plongé dans les noirs. Le silence s’était installé après le discours du roi d’Archenior et Mathys décida de le briser.

- Vous faîtes preuve d’une très grande générosité, Sigfried. Le ton était neutre, mais un observateur attentif y verrait une trace de sarcasme. Il aurait voulu ricaner, mais c’eut était trop flagrant, même pour cet imbécile d’Olafson. Il se tourna vers Dahen. Pardonnez mon discours d’il y a quelques minutes, mais vous comprenez que je sois méfiant après l‘histoire que partage les différents royaumes du Kandor. Se tournant vers tout le monde. Cependant, cette époque amène des changements. Nous vivons aujourd’hui un évènement rare : la réunion des cinq royaumes, unis face à un danger invisible. J’ai moi-même tendu parlé de troubles au Sud du Kandor, pour vous dire la vérité, et c’est pourquoi je suis d’accord avec Sigfried. Nous devons dépasser nos antagonismes passés et nous unir face à cette menace dont nous ne savons rien pour le moment.

Il marqua une pause, laissant ses mots pénétrés chacune des personnes présentes. Le roi d’Archenior allait se complaire dans son faux sentiment de supériorité à coup sûr, aussi sa réaction n’intéressait pas Mathys. Il avait cerné ce personnage. Il voulut voir comment les autres allaient réagir à cette annonce. Berill était sans doute le dernier royaume avec qui ils auraient songé faire une alliance. Mathys et son peuple avait la réputation d’être profondément individualiste et de ne s’occuper de leur propres intérêts. Ils avaient raison. Aujourd’hui, son intérêt était de faire croire qu’il se soucierait du bien de tous alors qu’en réalité il ne songeait qu’à la manière de s’emparer de leur trône. L’armée d’Archenior affaiblie constituait un premier pas dans cette réalisation. Lorsqu’il jugea que le silence avait assez duré, il reprit la parole.

- Laissez-moi-vous détromper cependant, Sigfried. Cette alliance vous apporterait autant qu’à nous. L’incomparable chantier naval d'Ekalesias mettra à la disposition de l’armée un moyen de transport sûr et rapide, par voies fluviales et maritimes. La puissance économique de Meniev sera nécessaire pour financer cette guerre, si guerre il y a. Le royaume de Naskapi apportera sa science de la survie. Qui sait combien de temps durera cette guerre, et dans quelles conditions. Lorsque l’hiver tombera, qui apprendra à vos soldats les gestes simples pour se tenir au chaud ? Sans doute pas vos instructeurs d’académies militaires. Enfin mon royaume vous apporte son savoir particulier. Une armée sans chef est une armée qui n’est rien. Le message était double et ne concernait pas uniquement l’armée ennemie. Voyez, Sigfried. Tout comme chacun d’entre nous, vous pourriez partir seul, mais vous échoueriez. Ne méprisez pas vos alliés potentiels.

Il n’avait pu s’empêcher de remettre à sa place l’imbécile couronné, mais le ton employé tait poli et neutre, comme s’il ne faisait que constater les faits. Il se tourna vers la reine d'Ekalesias.

- Ma Dame, vous dîtes que vous aussi subissez des maux. De quelles natures sont-ils, et quelle aide attendez vous en venant ici ?


Dernière édition par Mathys Henners le Jeu 28 Juin - 18:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Sam 23 Juin - 12:31

L’accueil fut, à tout le moins, courtois, du moins le fut-il en considérant les circonstances. Elle ressentit tout de même une pointe de peine lorsque le souverain d'Archenior mentionna le décès de son époux... ainsi qu'un peu de.. perplexité, devant la déclaration, certes fort polie, qui s'imposait envers elle mais qui venait de donner au fait une tournure beaucoup plus concrète. Que Sigfried soit au courant des événements ne la surprenait guère, elle était, après tout, ressortissante de son royaume. Elle estimait également que Mathys devait, lui aussi, être au courant d'une manière ou d'une autre, bien que cela ne la dérangea pas tant que cela. Elle savait déjà qu'elle ne devait pas la mort de Kleden à ses bons soins. En revanche le souverain de Naksapi, bien que moins important que les deux autres, n'avait pas dû être au courant et elle aurait préféré qu'on ne le lui dise point. Bien. C'était impossible à rattraper à présent, tant pis. Les deux rois restant lui rendirent son salut, Mathys alla jusqu'à s'incliner. Son sourire ne lui échappa point mais elle ne s'attarda pas dessus. L'heure n'était point à ce genre de chose bien qu'elle fut tout de même surprise. Il était bien vrai qu'elle n'avait eut de réel contact qu'avec Sigfried pour des raisons évidentes et seulement de façon très éparse. C'était pour elle la première fois qu'elle représentait son pays devant une assemblée aussi austère et aussi dangereuse. Elle n'était pas rouée en politique et s'attendait au pire. Elle aurait, par instinct, pu se tourner vers celui qui avait été son souverain, ou encore vers celui qui, après elle, était le plus jeune des trois. Ou encore vers celui qui lui semblait le plus accessible. Elle n'en fit rien, se retenant même de regarder Sabazios.

Elle observa simplement les trois avant de prendre place en face du roi de Berill en laissant les plis de sa longue robe retombée autour d'aile comme des ailes diaphanes. Écoutant attentivement le discourt du roi d'Archenior elle ne prit pas garde à dissimuler le plis soucieux qui creusa son front devant la manière dont il assénait les fait avec l'acharnement d'un charpentier sur une planche. Elle avait quelques doutes mais s'employant à penser tel qu'on le lui avait enseigné elle ne put que se trouver assurée sur ceux-ci. Et elle ne semblait pas forcément être la seule sans toutefois en être certaine. Elle aurait volontiers voulut rappeler que sa patrie protégeait également le Kandor à sa manière. Après tout n'était ce pas l'armada d'Ekalesias qui tentait autant que possible de pourchasser les navires pirates ? N'avaient-ils pas fait voile jusqu'à Garganta elle-même à peine deux cents ans plus tôt ? Mais l'affirmer n'aurait été d'aucune utilité en vérité, elle le sentait. Elle ne savait trop que dire, perdue, un peu, il lui fallait un moment pour rassembler ses idées. Le silence fut finalement brisé par Mathys et son discourt lui fit un bref instant froncer les sourcils avant qu'elle ne l'étudie de plus près. Il était le second, depuis son entrée encore récente dans la pièce, à affirmer qu'elle venait, comme les deux autres semblait-il, pour chercher une alliance. Ce n'était absolument pas le cas et elle n'en avait jamais parlé, elle avait simplement affirmé avoir besoin d'une aide. Mais ça elle ne se pressa nullement pour le rappeler.

En vérité elle était plus intéressée par le développement que tout cela risquait de prendre, qu'allaient ils mettre en place, si tant est qu'ils parviennent à se mettre d'accord, quels étaient leur plans ? Et peut-être aussi... qui serait le premier à se rendre compte qu'elle n'avait jamais donné son accord pour être part de cette union. Mais tout cela, si vraiment une seule de ces possibilités se réalisait, serait pour plus tard. Elle aussi, quoi qu'on puisse penser d'elle, avait ses idées propres concernant l'avenir du Kandor. Elle avait d'ailleurs penser en faire part tout de suite en entendant Sigfriend dérouler son monologue devant eux. Mais au final elle attendrait peut-être un peu. Peut-être valait-il mieux discuter de cela séparément. Le souverain de Berill avait fort bien résumé, en revanche, ce que chacun pourrait apporter à Archenior. Il était difficile de contester ce qu'il venait d'affirmer. Il n'y avait là que la strict vérité à son sens. Cependant elle n'eut guère le loisir de s'appesantir là dessus puisque l'orateur venait de se tourner vers elle.

La reine eut un sourire poli et doux, de ceux qu'elle savait si bien faire, puis prit la parole dans le silence qui avait repris ses droits, regardant intensément chacun des trois rois ainsi que le ducs en contant avec autant de détails qu'elle en possédait les plaies qui avait frappé son peuple. Ekalesias avait été le nid des troubles qui se rependait tout autant que le sud et le royaume était plus durement touché bien entendu qu'il ne paraissait de l'extérieur. Elle ne s'appesantit point et fit tout pour ne pas montrer les siens comme des martyrs, exposant simplement les fait comme ceux-ci étaient apparus. Puis, arrivant à la fin de la liste elle s'interrompit brièvement, le temps de tirer des plis de sa robe une petite amulette, celle-la même que portait l'un des conspirateurs qu'ils avaient arrêtés. Elle l'observa un bref instant puis la tendit à Mathys, puisqu'il était celui qui avait posé la question. La petite main dorée de l'insigne brilla dans la lumière, lui rappelant de mauvais souvenirs.

« Lorsque mon époux est... mort... j'ai, comme vous le savez, été accusée. Je ne suis point coupable, cela aussi vous le savez je pense. Nous avons mené une enquête pour découvrir qui a assassiné le roi Kleden. Il n'en ai ressortit que trois informations. La découverte de cette amulette en est une. La seconde est un nom : L'arcane. Quand à la troisième... » De nouveau elle fit une pause et les observa attentivement avant de reprendre «  Chacun d'entre vous... d'entre nous, est menacé. Leur cible n'était pas qu'un seul monarque. »

Elle laissa le temps à l'information de pénétrer un peu, regardant particulièrement le roi de Berill... « Pour débusquer une conspiration de cette ampleur je ne doute pas qu'il faille des individus versés dans plus de subtilité que nous ne saurions en montrer nous même » Puis celui d'Archenior « Ceux qui sont convaincus de ma culpabilité n'ont pas changés d'avis simplement parce que mon procès fut pour eux un échec et je doute que les appels et rumeurs de rébellions contre la maison du faucon soit simplement le fruit d'une possible paranoïa. Les inimités entre duchés n'ont en rien diminués avec les années en Ekalesias. Une force militaire dissuasive serait très appréciée bien entendu, puisque vous le proposait si généreusement. Bien entendu ce ne serait que temporaire, afin de soutenir nos propres troupes dans l'élimination des possibles menaces..... »

Elle ne termina point son discourt, laissant simplement un blanc avant de reprendre son souffle. Elle avait encore beaucoup à dire mais ne voulait pas trop avancer. En vérité elle était intérieurement effrayée à l'idée d'une réaction négative ou agressive de la part des autres et préférait attendre... attendre et voir. Elle avait le sentiment d'être au milieu d'une troupe de piranhas en pleine dispute.
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Jeu 28 Juin - 18:15

[HRP: vu le silence de Dahen et de Malrys, je passe leurs tours pour faire avancer l'intrigue]

Lorsqu'il s'était rassis après son discours, Sigfried se demandait s'il avait employé une bonne méthode. En effet, en jouant ce rôle du Roi arrogant et non diplomate, ne risquait-il point de perdre la face? Il s'en moquait éperdument, car il n'y pensait mot à ce qu'il avait dit. Il lançait des regards perçants à ses homologues les défiant de répondre à ses dires de la manière la plus convaincante possible. Ce fut Mathis qui prit la parole et il se lança dans une tirade pour le moins plausible. Le Roi d'Archenior s'attendait à cette réaction de la part de son homologue, en effet, il savait mieux que quiconque ce que pourrait lui apporter les Royaumes respectifs de ses Homologues : une puissance unique ! Mais ayant jugé préférable de faire semblant de ne pas l'avoir remarqué car attendant une vraie réaction de la part des trois autres, Sigfried ne pouvait être que content. Il souriait intérieurement comme s'il avait l'impression d'avoir percé à jour les défenses de ses Homologues. L'idée de l'alliance était son idée principale, bien avant que cette assemblée ne soit réunie pour discuter de l'avenir du Kandor, mais ne sachant point ce que souhaitaient ses Homologues, il a jugé préférable de savoir ce qu'ils savaient faire. Pour le Kandor, jusqu'où seraient-ils prêts pour sauver l'Humanité ?

Ecoutant à peine désormais le discours de Mathis, il se concentrait sur la Reine d'Ekalesias. Cette jeune ressortissante de son Royaume était devenue une grande Reine et son mari était un bon roi. Le Roi d'Archenior le considérait comme un grand allié et sa mort l'avait réellement touché. Pendant qu'il pensait à cela, Almehda prit la parole. Sigfried l'observa longuement tout en écoutant son discours sur la soit-disant enquête sur la mort du Roi d'Ekalesias. Intéressant, se disait intérieurement Sigfried, puis il haussa un sourcil étonné lorsqu'elle évoqua la menace qui soit-disant planait sur les Monarques... Sujet qui intéressa beaucoup le Souverain d'Archenior : "Qu'ils essayent! " mais il continua à l'écouter. Lorsqu'elle acheva son discours une phrase en suspens, il la regarda d'un air attendri aussi soudain qu'inattendu, puis il regarda les autres avant de dire d'une voix calme :

- Almehda, j'ai ouïe dire de ses mouvements de rébellions dans votre Royaume et sachez que je souhaitais m'entretenir de tous cela avec vous, avant même que vous ne veniez sur mes terres. Néanmoins, ne souhaitant point déclencher une guerre civile ni en Ekalesias, ni même dans aucun des Royaumes présents dans cette assemblée je n’interviendrai point militairement ~sur ces mots, il les montrait tous du doigt ~ Néanmoins comme je l'ai promis tout à l'heure, mes troupes seront présentes pour vous épauler. Si vous le souhaitez, je viendrais moi-même sur vos terres afin de faire revenir à la raison les traîtres qui osent prétendre que vous êtes l'assassin de votre époux...

Il s’interrompit légèrement, puis se tournant vers Mathys, il reprit avec un léger sourire en coin :

- Tu as parfaitement raison Mathys. Je sais mieux que quiconque que malgré une forte puissance militaire, je ne pourrais venir à bout de tout cela. Et au sujet de cette alliance dont je vous ai parlé il y a un instant, je pense qu’une simple alliance entre les Cinq Royaumes ne suffira point. Laissez-moi vous expliquer…

Il se gratta lentement le menton, se demandant ce qu’il allait dire, puis il reprit sans l’ombre d’un sourire, le visage d’une gravité sans précédent :

- Une alliance militaire est bien dans l’ensemble si nous coopérons comme il doit. Cependant comme vous le savez, nous sommes bien trop différents et ça se ressent dans l’agissement de nos forces respectives. Je suis bien d’accord que pendant un temps nos armées s’entendront bien mais au fil du temps, ça se dégradera car la synergie n’aurait point été optimale. Par conséquent, le Kandor ne doit pas être uniquement le résultat d’une Grande Alliance entre les Cinq mais une véritable unité : une vraie Nation. Malgré nos différences, nous sommes des Humains et nous avons tous un destin commun. Nous avons le devoir devant nos ancêtres et tous ceux qui se sont sacrifiés pour préserver l’Humanité, de devenir une Seule et Unique Nation… C’est de cette façon que nous pourrons faire respecter dès le temps de paix l’intégrité et la sécurité de l’Humanité…

Il laissa sa phrase en suspens… Voilà son idée venait d’être dévoilée, à eux désormais de choisir de s’y fier ou de continuer à agir pour leur propre intérêt… Le Kandor devait être une unique Nation : pas un maillage ! Le roi d’Archenior les regardait sans un sourire, attendant avec impatience leur réponse, mais soudainement, un des gardes fit irruption dans la pièce et lança d’une voix forte à l’assemblée :

- LE ROI DE MENIEV A ETE ASSASSINE !!!

Un silence de mort tomba dans la pièce à l’annonce de cette terrible nouvelle… La menace dont parlait Almehda se confirmait : Les Monarques humains étaient bel et bien en danger de mort ! Qui osait cela ? Le Cartale ? Les Pirates ? Il fallait agir rapidement !
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Sam 30 Juin - 6:32

Après avoir repris son souffle le messager ajouta tout aussi gravement, la voix basse et tremblotante car comme de plus en plus de monde il avait entendu les légendes.

« Et Kalyäh Taliësin la Chef du Clan Sud des Thériantrophes s'est ouvertement déclarée maître de Cartale. »

Inclinant la tête respectueusement il se retira ensuite sans mot dire, espérant que leurs souverains trouveraient ensemble une solution à la menace grandissante.
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Sam 30 Juin - 14:08

Dahen écouta attentivement tout ce qui disait autour de la table. Entre temps une reine fit son apparition. Non pas qu’il soit contre son intervention mais pour lui elle n’avait rien à faire dans les affaires politiques du Kandor. Par pure diplomatie il sera donc la mâchoire toute l’entrevue durant pour ne pas risquer de rompre tout potentiel pacte d’unité. Une unité dont il savait qu’elle ne serait que provisoire et surtout basée sur la nécessité et non un lien qui unissait vraiment chacun des royaumes. Le souverain de Naskapi appelait cela un « pacte d’illusion ». Prôner le paraitre. Oui car il ne s’agissait que de ça à l’heure actuelle. Pour en revenir à l’objet principal de sa visite il recentra son attention quelque peu dissipée par ses pensées sur les arguments. Tous étaient emplis de vérité, mais chacun tentait tout de même d’y intégrer son intérêt afin d’asseoir sa position dans ce jeux des pouvoirs. Dahen souriait pourtant intérieurement car tous semblaient considérer ses prédictions à la légère, le faisant presque passer pour l’annonciateur de l’apocalypse et un fabulateur qui n’avait plus toute sa tête. Enfin à quelques mots prés il avait interpréter leur réponse de cette façon. Qu’importe, ils ignoraient son don. Et bien que ce dernier ne lui indiquait jamais ce qui allait ou c’était réellement passé, ses bribes d’images semblables à des flashs lui poignardant le cerveau lui permettaient tout de même d’affirmer quelques vérités qui jusqu’à présent c’étaient toujours avérées. Il fut conforté quelques minutes plus tard alors qu’il commençait pourtant à être gagné par l’ennui. Un messager vint annoncer l’assassinat d’un des souverains. Comme quoi il n’avait pas tout à fait tort au bout du compte.
« Bien….je ne souhaite pas jouer les rabâcheurs et ce serait tellement simple de vous dire « je vous l’avais dit à mon arrivée. »
Dahen leur sourit puis reprit….

« …mais je vous l’avais dit en arrivant. Je sais quel opinion vous portez sur mon peuple et ce serait une erreur que de nous sous-estimer. Tout comme vous avez commis une erreur en ne me prenant pas totalement au sérieux. Je vous ai averti d’une menace qui allait toucher tout le Kandor. Une menace bien plus puissante qu’on ne peut l’imaginer. Vous venez d’en avoir l’exemple maintenant. Je vais même rajouter une chose, nous ferions une erreur de croire que la menace est unique. Je peux même affirmer qu’elle vient de l’intérieur de nos terres et que les vils comploteurs s’adonnent imprudemment à un jeu dangereux en s’alliant avec des forces obscures venant d’autres mondes. Ne me demandez pas de m’expliquer, cela vous paraitrait complètement fou. »

Puis il se redressa sur son siège gagné par le ma au cucul dû à l’inconfort des chaises. Bon le sujet ne portait pas vraiment sur son postérieur aussi passa-t-il rapidement à autre chose.

« Votre idée d’unité…pourquoi pas. Mais ne croyez pas que vous pourrez asseoir votre puissance sur moi et mes terres. Car je vous rappelle au cas où vous l’auriez oublié Sigmund Olafson, souverain d’Archénior, que si vous détenez la puissance militaire, votre Royaume dépend également du mien. Dois-je vous rappeler que nous sommes LA puissance agricole du Kandor et que sans nous ce sera une grande partie de notre économie qui vacillera. A terme vous ne serez plus en mesure de subvenir aux besoins de toute votre magnifique armée. »

Puis Dahen jeta un regard avisé aux autres personnes présentes, ne s’attardant que peu sur le reine avant de poser son regard sur le seigneur de Bérill.

« Mathys Henners, je ne connais que très peu de choses au sujet de votre sombre royaume, aussi j’ose espérer que toutes les rumeurs parcourant le kandor ne sont que purs mensonges et que nous pourrons compter sur un soutien sans faille. »

Le messager ajoutant ensuite une phrase avant de s’éclipser. On le sentait tendu et tremblotant.

« Que veut cette Thériantrophe…. ? »
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Lun 2 Juil - 22:33

Si le duc restait silencieux, c’était tant pour respecter le protocole (après tout, les membres de ce conciliabule étaient rois – pour ce que ce titre valait dans ces terres) que par scepticisme. A mesure que la réunion avançait, Malrys s’interrogeait sur son prétexte : il avait entendu parler de banditisme en Ekalesias, de maladies en Naskapi. Et quoi ? Depuis quand sècheresse et peste étaient les prodromes d’une invasion étrangère – une invasion, qui plus est, d’une poignée de tribus éparses, de créatures exotiques dont le Kandor savait si peu ? De sceptique, le duc devint tout à fait méfiant. Voilà que le roi Sigfried expliquait, à mots couverts, quelle grandeur les cinq royaumes auraient s’ils se réunissaient de nouveau. Le roi-guerrier aurait-il des velléités sur l’antique et depuis longtemps inusité Patriarcat ? Ce sous-entendu mirobolant mit sur la table, il se commença un drôle de manège où chaque souverain de la pièce décida de gargariser un peu sur la forme quant au caractère indispensable de leur royaume respectif. Subissant les logorrhées nationalistes avec un calme stoïque, il n’en entretenait pas moins un souverain mépris pour le Naske et le Berillien, ces Etats tampons faits de vagabonds, d’assassins et de vilains.

Une nouvelle, pourtant, vint perturber, un instant, le visage marmoréen du Provéditeur. Un garde se précipita dans la pièce sans ambages et hurla son message avec la sensibilité d’un porc. Ce n’est pas grave, je ne suis que son cousin après tout… Une fois le choc de l’impolitesse locale passée, Malrys tenta de se concentrer sur ce message jeté à la diable, au milieu de l’assemblée. Si son jeune cousin était mort, il était roi titulaire en cette assemblée. Me voici roi… La surprise était totale, si bien qu’on eut presque dit que son sourcil, lors d’un battement d’aile, se rehaussa un peu avant que, timide, il ne vienne reprendre sa place. C’était le seul signe de chagrin que les souverains verraient. Pas de faiblesse. Ressentir est trahir.

Il ne put pourtant s’empêcher de foudroyer Dahen du regard lorsque celui-ci, comme si la chose lui passait au-dessus de la tête, décida qu’il n’était pas trop tard pour suivre ses camarades dans leurs émulations patriotiques, et commença un éloge aussi fameux que ridicule de la force agricole de son royaume. A-t-il appelé le roi d’Archenior, son hôte, Sigmund ? Sot paysan… Lorsqu’il eut enfin terminé sa tirade, le duc-roi embrassa d’un regard lent et absent l’assemblée. Il était entredéchiré entre son scepticisme naturel et cette idée fixe, cette pensée qui lui disait que le garde ne mentait pas. Etait-ce l’envie qui parlait alors ? Etait-ce le grand cousin jaloux qui, au fond de lui-même voulait la mort de son roi plus que tout ? Marlys balaya ces mauvaises pensées d’une secousse de la tête. Me voici roi… de cent Méniévins dans un château étranger…

Le duc de Sisyge repensa aux paroles ‘musclées’ de Sigfried, de ses envies d’union ponctuées d’une gestuelle agressive. Il réprima un frisson qui voulut parcourir son échine. Le cortège des cadavres de son ascension en tant que duc lui revint, et il se demanda ce qu’il aurait fait à la place d’Archenior si on avait mis entre ses mains le prince succédant à un homme vert, encore un enfant. Il aurait sûrement éliminé la menace immédiatement, ou l’aurait couvert de présents. Me voici roi, à la discrétion de mon hôte et de ses invités. Après tout, qui aurait pu le défendre ? Ses quelques soldats ? Il faudrait une nuit pour en venir à bout, là, au cœur même d’Archenior. Ekalesias ? La malheureuse était une cible encore plus facile et appétissante que Malrys. Il n’était qu’une chose qu’un roi pouvait craindre, c’était salir son nom. Et si, comme le pensait Malrys, Sigfried avait en tête de se proclamer Patriarche, il ne pourrait se payer le luxe d’une réputation piteuse, d’un nom de parjure ou de sacrilège. Aussi le duc avait décidé d’en appeler à l’hospitalité, et, pour se faire, prononça ces paroles des plus bizarres, lorsqu’on sait qu’elles sont les premières qu’il prononça après la nouvelle de la mort de son cousin le roi.

« Sire, pardonnez d’interrompre tout ceci, mais le voyage nous a donné grand-faim, et je voudrais que vous m’offriez quelque menue nourriture, afin que je sustente un peu mon appétit et ne me laisse pas divertir par ces basses choses. Aussi, s’il vous plaît, Sire, partagez avec ma Dame et moi-même le pain et le sel. »
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Ven 6 Juil - 5:42

Mathys observa l’amulette dorée que lui tendit Almehda. *Intéressant…* Son visage resta neutre et lorsqu’il la rendit à la reine, il s’excusa de ne pouvoir l’aider, mais la vérité était tout autre. Il connaissait ce symbole, il l’avait déjà vu dans le passé, mais dans d’autres circonstances. Des mois plus tôt, un homme s’était faufilé dans la Bibliothèque Royale. Lorsqu’on l’avait surpris, il avait essayé de s’enfuir, mais ses hommes l’avaient arrêté et l’inconnu s’était suicidé plutôt que d’être interroger. Un fanatisme qui n’avait pas plu au roi de Berill, mais faute d’informations, il avait dû laisser l’affaire de côté. La seule chose qu’il avait obtenu, c’était un médaillon similaire à celui que lui avait montré Almehda. À l époque, il n’aurait jamais pu imaginer qu’il en reverrait un dans de telles circonstances.
Il dut laisser ces pensées de côté lorsque Sigfried reprit la parole. Mathys réprima à grande peine un sourire plein d’ironie de lui manger le visage lorsque le roi d’Archenior reprit la parole. L’homme ne proposait rien de moins qu’un retour à l’époque de la Première Dynastie, et sans doute l’homme se voyait comme étant le candidat naturel au pouvoir suprême. On comprenait dès lors son prétendu attachement pour la sécurité du Kandor et sa précipitation à proposer son aide aux autres participants de cette réunion. Il se voyait déjà à la tête du Kandor avec les autres souverains comme vassaux. Le pauvre, il avait de bien beaux rêves pour penser qu’une telle situation pouvait se produire, et au vu de l’image médiocre qu’il leur avait montré jusqu’à présent, Mathys doutait qu’il puisse tenir plus de quelques mois à la tête de tout un empire avant de se faire renverser par le premier homme normalement intelligeant, peut être l’un de ses serviteurs.

Le roi de Berill allait répondre par une petite pique lorsqu’ils furent interrompus par l’arrivée inopinée d’un garde qui leur annonça que le roi de Meniev avait été assassiné et que le Chef du Clan du Sud se proclamait maîtresse de Cartale. Aussitôt, Mathys observa la réaction du Duc de Sabazios. Le visage de marbre du noble laissa voir un instant le trouble que lui causait cette nouvelle, puis il se referma de nouveau. *Dommage… Soit, il est un parfait menteur et cette réaction n’aura que pour but de convaincre les autres, soit il est innocent.* Henners réfléchit aux implications immédiates de cette mort. Le duc, figure la plus puissante après le roi, était à présent le souverain de Meniev, en attendant que soit réglée la succession, et c’est en cette qualité qu’il participait à présent aux négociations. De témoin marginal, il était devenu un acteur au même titre que les quatre aux personnes présentes. Cette nouvelle constituait un revirement des plus inattendus qui les laissa quelques instants sans voix avant que Dahen ne reprenne la parole.

Les dires de ce paysan n’intéressaient pas Mathys, aussi le n’écouta-t-il que d’une oreille distraite, son attention concentré sur cette nouvelle fracassante. *C’est le deuxième roi dont je n’ai aucune responsabilité dans la mort. De là à penser que l’organisation qui est à l’origine de ces assassinats pourrait m’avoir, moi… La dernière fois, je n’ai pas creusé plus longuement, mais cette fois c’est différent. Je dois savoir qui ils sont et où ils résident. Un accord nous serait peut être profitable.* Peur, suspicion, prudence. Autant d’adjectives qui n’allaient pas tarder à se développer dans le terreau fertile amené par la mort de deux souverains. L’idée d’une alliance semblait à présent plus difficile. Irrémédiablement, chaque souverain restant irait se demander ce que la mort de ces deux rois pouvait apporter aux autres royaumes. Mathys anticipait déjà les soupçons qui se porteraient naturellement sur son peuple et sur sa personne. Cela s’annonçait être amusant. S’apercevant que Dahen lui parlait, Mathys se concentra sur la conversation.

- Oh Dahen, mais je crains qu’elles ne soient toutes justifiées, répondit il avec un sourire emplie d’une ironie mordante, quant à mon soutient, vous l’aurez si j’accepte cette idée d’alliance, chose que je n’ai pas encore faite. Les derniers nouvelles que nous venons d’apprendre, ce nouvel assassina me pousse à jouer la prudence. J’ai à cœur la sécurité de mon peuple, je ne peux donc pas l’engager à la légère. Son sourire s’effaça mais dans ses yeux brillaient un sarcasme féroce.

Il repensa à la deuxième information, cette femme qui se présentait comme la maîtresse de Cartale. L’instinct de Mathys lui souffla que quelque chose de plus profond se cachait derrière. L’annonce était trop soudaine, trop flagrante. Alors qu’ils ne pouvaient mettre de visage sur le mystérieux ennemi qui sévissait peut être à Cartale, voila qu’on leur en annonçait un ! Comme c’était commode. Avec ces, les armés de l’Idiot pourrait fondre sur cette Kalyäh Taliësin et la réduire à néant. *Et pendant ce temps, le véritable ennemi profitera que l’armée est au loin pour attaquer.* Mathys décida de prendre avec des pincettes cette nouvelle. Il se demanda si les autres présents y verraient eux aussi quelque chose de suspicieux, mais le souverain ne comptait pas le leur faire remarquer. Avec ce médaillon, c’était un nouvel avantage qu’il possédait sur eux. Lorsque le Duc Marlys proposa une pause, Mathys gloussa et se tourna vers lui.

- Hé bien, quelle façon cavalière et quelque peu grossière de me faire comprendre que je ne suis pas convié à ce repas entre vous trois.
Un large sourire sarcastique étirait ses lèvres. Allons, ne devrions nous pas tenter de renforcer les liens qui nous unissent, maintenant que nous sommes directement menacé ? En tant que roi provisoire de Meniev, vous devriez faire preuve de solidarité avec vos autres confrères !

Rien de mieux qu’un peu d’ironie avant un repas.
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Sam 7 Juil - 12:22

Rassurée. Quelque peu. Rien qu'un peu, de quoi lui donner assez de force pour tenir malgré l'impression de faiblesse qu'elle ressentait. Aussi hocha t-elle calmement la tête aux paroles de Sigfried avant de reprendre le médaillon des mains de Mathys. De cela elle en était certaine, il était bien présent bien qu'elle ne puisse faire appel à lui pour prendre sa défense. En vérité elle commençait doucement à penser qu'elle devrait faire taire ses détracteurs elle même, pour affirmer son autorité sur son royaume et prouvé qu'elle pourrait très bien s'en sortir sans un roi à ses cotés. Elle savait d'ors et déjà que certains de ses conseillés dressaient une liste de potentiels époux et elle n'avait aucunement l'intention de les laisser la marier encore une fois sans son consentement. On l'avait éduqué pour être reine d'Ekalesias et c'était ce qu'elle était. En revanche elle se fut déçue de voir que même Berill ne savait rien au sujet d'une possible secte d'assassins, son royaume étant connu pour être le repaire de ce genre d'individus. Tant pis. Elle devrait s'en sortir seule de toute évidence, ou du moins sans l'appui du monarque du nord. Elle savait déjà qu'elle pourrait compter sur Archenior en revanche et les paroles du souverain furent bien accueillit chez elle bien qu'elle tenta de ne rien montrer. Surprise oui, elle ne s'attendait pas à ce qu'un autre ai l'intention de se montrer aussi ouvert à ce sujet. Bien évidement, ils avaient tous la folie des grandeurs, à vouloir dominer les principautés toutes entières mais ce n'était pas non plus dénué de bon sens si s'était par un accord commun que le peuple humain aboutissait à cette réunion. Elle avait également eu cette idée mais ne viserait pas la place tant convoitée, elle n'avait pas la force ni la présence nécessaire pour la tâche titanesque de réunir un peuple depuis longtemps divisé et morcelé. Les observants l'un après l'autre elle se demanda qui serait le plus apte... chacun avait qualités et défauts bien entendu mais elle avait déjà plus ou moins fait son choix, cette réunion serait cependant l'occasion de voir se confirmer ou s'infirmer l'idée qu'elle avait eut.

Et de toutes évidence le roi de Naksapi n'appréciait pas sa venue, elle était peut-être novice en matière de politique sur le terrain mais elle savait encore remarquer quand un homme était tendu et réprobateur. Et bien tant pis. Elle n'eut cependant pas le temps de se prononcer qu'un garde faisait irruption dans la pièce pour annoncer la mort du roi de Meniev et l'assujettissement de Cartale par le clan du sud. La première nouvelle la plongea à nouveau dans le désarrois le plus total. Encore un ? Était-ce alors les même hommes qui avaient mit fin aux jours de son époux ? Comment était-ce seulement possible, deux morts en si peu de temps, qui serait donc le prochain sur la liste ? Elle ? L'un des autres ? Et pourquoi ? Mais au delà de la peur primale d'être la prochaine tête à tombée il y avait aussi la prise de conscience soudaine qu'au lieu de quatre souverains ils étaient bien cinq à présent, certes, Malrys ne serait que régent jusqu'à la fin du processus d'héritage mais tout de même. Et en dehors d'eux presque aucun individu n'étaient au courant... voilà qui était pour le moins... fâcheux ? Ou au contraire était-ce une bonne chose ? Sans doute était-ce une question oisive à se poser. En tout cas il ne montrait pas de flots de tristesse, monseigneur le duc.

Mais les possibles états d'âmes de Sabazios n'était pas son soucis principal, si elle n'avait pas réellement apprécié le jeune roi de Meniev elle n'avait pas non plus espéré sa mort. Surtout... surtout avec le traité qu'elle aurait dû signé en sa compagnie quelques semaines plus tôt. Mais de cela elle ne souffla mot pour le moment, observant les autres souverains. Encore une fois elle s'apprêta à parler mais fut interrompue, cette fois par Dahen, puis par Mathys. Bon et bien chacun marquait ses préoccupations avec brio. Elle n'écouta qu'en apparence, le sarcasme et le manque d'attention la fatiguait au delà du raisonnable. S'était là ce que son mari avait enduré ? Alors peut-être était il plus en paix là où il était à présent. Elle revint alors à la seconde nouvelle qui leur était parvenu. Cartale revendiqué par les thériantrophes, qu'est ce que cela pouvait signifier exactement... Cartale était une terre vide, probablement riche mais vide. Avait-elle des désirs expansionnistes ou était-ce tout autre chose ? Certes, cela la rapprochait du Kandor mais sauf si elle désirait une guerre elle n'y trouvait pas véritablement son compte. Pour avoir tant de terre il fallait pouvoir les habiter et les exploiter. Se tournant légèrement elle décocha un regard entendu à Sigfried avant d'entendre Malrys demandé une sustentation. Le pain et le sel, une vieille coutume, l'hospitalité, s'était surtout une protection. Les lois de l’hospitalité interdisait de s'attaquer à un individu ayant partager sa table. Elle comprenait très bien la manœuvre. Laissant Mathys s'inviter peu ou prou, elle se tourna vers le souverain d'Archenior une fois de plus en ayant fortement l'impression d'assister à une joute entre les éléments masculins de la pièce mais peut-être était-ce bien cela.

« Un peu de repos nous ferait le plus grand bien, à tous, je pense. Et peut-être ainsi aurons nous l'occasion de pondérer ce qui a été dit jusque là. Sigfried ? Me ferez-vous l'honneur ? » Elle attendit pour se lever.
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Dim 8 Juil - 6:41

Le Roi d'Archenior, après avoir débité son flux de paroles sur sa volonté de revenir à l'ancien temps, écoutait désormais les autres rois avec une légère lassitude mais qu'il ne laissait guère paraître. De plus il réfléchissait sur les nouvelles soudaines que son garde venait de leur annoncer. La Mort du jeune Roi de Meniev et la Thérianthrope qui se disait maître du Cartale... Intéressant tout cela! Ainsi donc ses spéculations se confirmaient mais il n'allait certainement pas en parler à toute l'Assemblée : il fallait qu'il en parle en privé avec Almehda qui était la seule dans cette pièce, hormis son conseiller bien entendu, en qui il avait confiance. Inspirant légèrement, il regardait avec insistance les autres personnes présentes puis son regard s'était arrêté sur le Duc de Sabazios qui semblait bien prendre l'assassinat de son cousin. Sigfried souriait intérieurement car il savait à quoi pensait actuellement cet homme : vu que son cousin venait de mourir et qu'il était l'héritier légitime du trône de Meniev, cela voulait dire qu'il était le Nouveau Roi de Meniev. Le Roi d'Archenior détacha son regard de Malrys pour se tourner vers Mathys... Celui-ci parla de jouer la prudence en ce qui concerne le nouvel assassinat : pfff puéril! Sigfried le regardait avec intensité comme s'il essayait de sonder son esprit mais il n'avait nul besoin de le faire car il connaissait cet homme : d'ailleurs croyait-il réellement qu'il n'était pas au courant que ses espions sévissaient dans son royaume afin de lancer des rumeurs pour que son peuple soit déstabilisé? S'il le voulait, Sigfried pourrait éliminer ces félons sans laisser aucune trace mais il les laissait faire car cela l'amusait tellement de voir qu'un roi humain n'avait d'autre moyen qu'utiliser des espions dans un autre royaume afin de faire circuler des rumeurs... " Très ingénieux Mathys ! Mais mon ami, tu as choisi le mauvais royaume et aussi, je sais ce que tu pense de moi à l'heure actuelle... Je ne suis pas un excellent diplomate et que je me ferais aussitôt renversé si je devenais Grand Roi de Kandor, mais mon vieux cette image est fausse... Et oui autre chose, je n'attaquerai pas ces idiots de Thérianthropes... " disait Sigfried intérieurement en souriant à Mathys puis il reporta son attention aux autres personnes. On lui demandait de faire une pause dans cette réunion. Il sourit et se leva en disant d'une voix calme :

- Bien entendu, j'en oublie mes devoirs d'hôte, par conséquent consentez mes frères à partager ce dîner avec moi. Puis à l'issue du repas, un peu de repos ne nous ferait point de mal. Nous reprendrons le cours de nos négociations demain. Maintenant suivez-moi en direction de la Grande Salle où nous allons nous restaurer en toute convivialité.

Ils marchèrent tous ensembles en direction de la Grande Salle, puis Sigfried lança à Mathys : Au fait Mathys, si tu ne vois aucun inconvénient, j'ai fait déplacer tes hommes de l'Auberge où vous vous êtes installés aux Quartiers militaires et une chambre t'attend au Château Royal tout comme les vôtres, Dahen, Malrys et Almehda.

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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Dim 8 Juil - 14:58

Par la suite, le repas eu lieu, permettant aux souverains de se reposer à la suite de ces discussions. La nuit porte conseil comme on dit, elle fut donc bien importante pour nos rois et reine afin de réfléchir. Dès les premières heures et après que les invités aient pu prendre le petit déjeuner et se préparer, Sigfried convia tous les monarques de nouveau dans la salle d'audience afin de poursuivre les négociations.

Deuxième journée de Négociations
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Ven 3 Aoû - 17:47

Mathys, plein de courtoisie, s’effaça devant la porte qui menait à la salle du conseil pour permettre à la reine Almehda de pénétrer dans la pièce, puis il lui emboita le pas, suivi du roi Dahen et du pseudo roi Marlys. Une nouvelle journée s’annonçait pour eux, une nouvelle journée de négociations, ou plutôt la première si l’on considérait ce qui s’était passé la veille. Mathys avait réfléchi aux dernières nouvelles qui avaient amené la clôture de leur première journée de discutions : la mort d’un roi et la prise de contrôle de Cartale. Si la première information était véridique, la deuxième était sujette à caution, mais par la même occasion, elle confirmait les soupçons du roi de Berill. On ne se proclamait pas maître d’une terre abandonnée ou sans aucun avantage stratégique. Quelque chose se trouvait à Cartale, c’était certain. Quelque chose qui pourrait justifier cette déclaration soudaine et inattendue. Les hommes qu’il avait envoyés lui apporteraient cette réponse et alors Mathys pourrait agir en conséquence. De retour dans sa chambre, il avait écrit et envoyé une missive à son palais afin que Roxelane soit mise en courant de cette information et fasse le nécessaire pour qu’à son retour, il en sache plus sur cette Kalyäh Taliësin. Il lui avait également ordonné de retrouver Jaicur. Il aurait besoin de cet homme pour retrouver les propriétaires du médaillon retrouvé sur le cadavre du roi d’Ekalesias. Ces démarches effectuées, il s’était couché et avait dormi du sommeil du bienheureux.

Tout le monde s’installa à la table, reprenant les mêmes places que la veille. Mathys observa tour à tour chacun des protagonistes :
Sigfried Olafson, hautain, direct et quelque peu stupide. Le berillien n’irait jamais jusqu’à le juger inoffensif, c’était une attitude suicidaire quand on venait de l’endroit qu’il gouvernait, mais il ne le considérait pas comme son plus grand adversaire. Il manquait de la profondeur et de la subtilité nécessaire à un monarque avisé. C’était peut être suffisant dans son royaume, si carré, si rigide avec sa mentalité toute militaire, mais c’était connu, les militaires faisaient rarement de bon dirigeants. Mathys se méfiait beaucoup plus de son conseiller qui aujourd’hui encore assistait à la réunion. Lui était un homme habitué au pouvoir. C’était lui et ses conseils qu’il fallait craindre.

Son regard se porta ensuite sur Dahen, le fier Dahen qui était sujet à des visions cataclysmiques. Tout comme son peuple, il était un nomade, plus à l’aise à dos de cheval qu’autour d’une table de négociation. Mathys le rangea dans la catégorie « peu dangereux mais à surveiller ». En effet, cet homme disposait malgré tout d’un puissant pouvoir. Même si Berill possédait ses propres cultures, il lui fallait importer une partie de ses denrées auprès de son voisin de Naskapi. Se ce dernier décidait de poser un embargo sur Berill, le royaume ne disparaitrait pas, mais il souffrirait le temps que de nouvelles cultures soient mises en terre.

Vint le tour de Marlys, le Duc de Meniev maintenant roi par défaut. Mathys l’avait peut être surestimé. L’homme n’avait pour le moment rien montré et la seule fois où il avait ouvert la bouche, cela avait été pour demander de dîner. Soit il cherchait à gagner du temps pour se faire à l’idée qu’il était le nouveau roi de Meniev, au moins sur le papier, soit il cherchait à les juger et préférait avoir une évaluation précise de ses homologues avant de s’avancer et de dévoiler son jeu.

Mathys termina son examen par la reine Almehda. Douce, belle, sincère. Elle n’était pas à sa place au milieu de ces vieux loups. Il se dégageait d’elle une certaine pureté et Mathys se dit, presque avec peine, que cette pureté serait rapidement entachée lorsqu’elle serait confrontée aux réalités du pouvoir royal. Elle cherchait à se cacher derrière un protecteur, ici en la personne du Duc. Sans doute n’avait elle pas confiance en sa capacité à tenir tête à ses homologues masculins ou bien elle craignait d’être maladroite et de ne pas savoir efficacement défendre les intérêts de son pays. Mathys ne pouvait la considérer comme une véritable adversaire mais il y avait un coup à jouer ici. Il pouvait l’aider, lui donner quelques conseils et surtout, il détiendrait très bientôt des informations qui l’intéresseraient nécessairement : l’identité des assassins de son mari. Une alliance avec Ekalesias fournirait à Berill une puissante flotte et surtout, cela lui assurerait une frontière. Berill était le royaume le plus exposé, entouré par les quatre autres royaumes, il avait des frontières communes avec chacun d’entre eux et s’il pouvait en sécuriser une, ce serait déjà un grand pas de fait. Ce ne serait pas facile, il lui faudrait vaincre la mauvaise image de son royaume, mais le berillien se savait capable de réussir cette entreprise.

Cet examen accompli, Mathys se glissa de nouveau dans le rôle qu’on attendait de lui : celui d’un souverain cynique et fourbe, monarque d’un peuple sombre et passé maître dans la duperie. Il attendit un peu mais personne ne prit la parole, aussi se décida-t-il à ouvrir le bal une fois les salutations et les politesses dîtes par Sigfried, comme il devait le faire en tant qu’hôte.

- Je remercie Sigfried de sa sollicitude et lui affirme avoir très bien dormi cette nuit, grâce à la vigilance attentive de ses gardes. La réputation des soldats d’Archenior n’est plus à faire, après tout. Nous en étions restés à l’idée d’une alliance entre nos royaumes avant d’être interrompu par deux nouvelles des plus préoccupantes. Je voudrais revenir sur ces dernières avant de continuer notre petite conversation.
Il marqua une pause avant de reprendre la parole. La mort du roi de Meniev est certes tragique, mais elle est secondaire par rapport à l’information qu’elle nous révèle. Reine Almehda, dit il en se tournant vers cette dernière, nous pouvons dès à présent écarter l’idée d’un coup d’état intenté par votre noblesse. L’assassinat d’un roi est quelque chose de rare. Lorsque deux surviennent dans un laps de temps aussi court, c’est que quelque chose se trame. Pardonnez-moi d’enfoncer des portes ouvertes, mais je tiens à ce que tout le monde soit bien au fait de cette réalité. Les deux morts sont nécessairement liées. Il ne peut s’agir d’une coïncidence, c’est évident. Ce qu’elles nous révèlent à présent, c’est que les hommes derrière ces morts ont décidé de passer à une phase beaucoup plus active de leur plan et surtout, qu‘ils ont su s‘implanter profondément dans les instances du pouvoir au moins en Ekalesias et à Meniev, si ce n‘est dans les autres royaumes également. Il faut avoir des hommes sur place pour pouvoir organiser l’assassinat d’un roi, ce n’est pas quelque chose qui s’improvise. Ils ne se contentent plus de seulement empoisonner des récoltes ou de tuer quelques villageois à la frontière, c’est à nos royales personnes qu’ils s’attaquent à présent. Pour quelle raison ? Pour créer la discorde évidemment.

Mathys s’interrompit sur ce dernier mot et ordonna à un serviteur de lui apporter un verre d’eau afin de garder ses idées parfaitement claires. Il n’avait pour le moment rien apporté de neuf, quoi que connaissant les capacités mentales de certains, ce n’était peut être pas superflu, mais il avait besoin que certains des esprits les plus bornés de cette salle soient dans une disposition appropriée pour la suite des évènements. On lui apporta son verre et il y prit une petite gorgée avant de reprendre la parole.

- Voila maintenant qu’en plus d’un double assassinat royal, nous devons faire face à l’émergence d’une nouvelle puissance en la personne de Kalyäh, maîtresse de Cartale. Quoi de mieux que de nous offrir un ennemi visible et connu alors que la discorde menace d’engloutir nos royaumes. Les deux évènements sont liés. Pensez-y : alors que la suspicion risque de se développer entre les différents royaumes, l’apparition de cet ennemi est un cadeau du ciel. Nous pouvons enfin mettre de côté nos méfiances réciproques et nous tourner vers lui et pendant que nous sommes unis face à cet adversaire, nos véritables ennemis agissent en douces et nous attaquent dans le dos. C’est une stratégie classique en temps de guerre que de fixer l’armée à un endroit puis d’attaquer un de ces points vitaux. Je ne vous apprends rien je pense.
Tout cela m’amène à la chose suivante. Avant de parler d’alliance, il nous faut d’abord déterminer l’identité de ceux qui agissent dans l’ombre. Je me propose pour cette tâche. Je ne remets pas en cause l’efficacité des services d’espionnages de vos royaumes respectifs et si vous pensez pouvoir m’aider d’une quelconque façon, je vous en serai reconnaissant, mais c’est à Berill que l’on trouve les meilleurs espions. Ce n’est qu’une fois ces informations en notre possession, l’identité de nos adversaires et la nature de leurs objectifs, que nous pourrons décider d’une stratégie à suivre. En l’état actuel des choses, ce serait suicidaire de se précipiter. Il adressa un sourire à Sigfried. Je crains donc qu’il ne vous faille attendre un peu avant d’envisager asseoir votre personne sur le trône d’un hypothétique Empire du Kandor.

Mathys se rassit dans son fauteuil et prit une gorgée d’eau. À vrai dire, il n’avait pas eu besoin de cette réunion pour se pencher sur l’identité de cet ennemi inconnu. Il s’y état déjà penché et ce qu’il venait de dire n’avait pour but que de maintenir les apparences et puis dans la foulée s’il pouvait bénéficier des réseaux d’espionnages des autres royaumes, il ne s’en priverait pas.
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Dim 12 Aoû - 10:59

La nuit n'avait pas été bonne. Pleine de questions et de doutes. Mais du moins était-elle certaine d'une chose, il était inutile de continuer à s'étendre en palabre. Il fallait agir, le plus éfficacement possible, et ce dans des delais courts, pour ne point risquer de se voir ensevelir sous davantages de crises. Levée tôt elle s'était promenée dans les jardins un moment avant de rejoindre, à l'heure dite, le hall de rencontre. Remerciant poliemment Mathys de sa courtoiesie elle pénétra donc la première dans la salle et s'installa à la place qu'elle s'était adjugé la veille, regardant les souverains faire de même. Elle resta silencieuse, regardant tour à tour Mathys et Sigfried, repensant à ce qui s'était dit la veille. Une fois que le roi de Berill est achevé son monologue, certes pertinent, elle inspira doucement et éleva simplement la voix.

« A l'heure actuelle une alliance entre la totalité des principautés est impossible, soyons francs. Mais vous avez raison, Mathys, un ennemi commun à tous est un bon moyen de nous rallier, peut-être justement trop bon. Pourquoi maintenant, qu'est-ce que cela cache ? Aucun de nous ne peut répondre bien que nous ayons certainement nos soupçons, fondés ou non. Vos et les vôtres êtes sans doute les mieux placés pour découvrire ce qui se trâme mais s'en tenir à votre assurance que vous trouverez la vérité n'est pas suffisante. Il nous faut tous nous décider à chercher, avec nos propres moyens, des informations. Mais je ne fais, je pense, que pointer l'évidence. En attendant je doute qu'il soit utile de rester ici à discuter. Pour l'instant nous sommes aveugles et la meilleur chose à faire est de rentrer chacun de notre coté afin de nous assurer de la pérénité de nos terres. »

C'était peut-être stupide, après avoir fait se voyage long et épuisant. Mais elle avait eu largement ce qu'elle désirait et même davantage. Mais à présent elle savait exactement ce qu'elle devait et surtout pouvait faire et n'avait pas l'intention de perdre du temps. Elle l'avait déjà dit, du moins à Sigfried. Elle n'approuvait pas une alliance pour l'instant et ne l'approuverait sans doute pas avant la formation, hypothétique, d'un empire du Kandor et encore. Elle était peut-être innofensive et perdue mais loin du terrain politique direct elle pourrait sans doute trouver des appuis. Et pourquoi pas rencontrer les souverains séparément. Elle n'avait pas non plus parlé, comme elle escomptait le faire en premier lieu, des rumeurs concernant les démons blancs qui sévissaient en Ekalesias. L'information était sans doute connue mais son ampleur véritable peinait encore à être saisit.

« Nous venons sans doute de voir émerger un ennemi, il est tout à fait possible qu'un second le rejoigne comme vous l'avez indiqué. Il y a également une autre possibilité. Il se pourrait que nous ayons nous même créé cet ennemi, d'une manière ou d'une autre. Il serait idiot de comettre de nouveau cette erreur. »

Un instant ses yeux se portèrent vers les deux rois qu'elle avait jusque là ignoré. Les observant elle se mit à penser que ces deux là, bien que potentiellement problématiques, étaient aussi bien moins aisés à cerner que Sigfried et Mathys. Et qu'est ce qui prouvait que ces assassinats n'étaient pas le fait du Duc après tout ? Meniev était riche mais pas militairement puissante. Mais pourquoi dans ce cas ? Et Naksapi... avait une frontière commune avec Cartale. Avait-il tout dit ? Mais ces questions, elle les laissaient aux autres. Pour le moment ce qui l'interessait atait ailleurs..
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Mer 15 Aoû - 13:15


*Pendant la nuit*


"Ton heure approche,Dahen Ev'Ellian."
Le marchand lève les yeux de son bureau, et croise le regard moqueur de son interlocuteur qu'il dévisage fixement.
"xxxxxx" dit-il, avec un brin d'impatience dans la voix, "tu ne penses pas vraiment que j'aie pu l'oublier." xxxxx attrape d'une main languissante le gobelet de vin rouge qui traîne sur le bureau.
"Sept années," murmure-t-il, en regardant son reflet à la surface sombre du vin, "nous avons fait un long chemin ensemble, toi et moi." L'autre ferme son livre violemment.
"Epargne-moi tes sermons" dit-il brusquement. "Je préfère ne pas penser au nombre de fois où tu me les as récités. - Tu n'étais qu'un second fils oublié lorsque nous nous sommes rencontrés."- il imite l'intonation traînante de Gidéon avec une ironie mordante -"Maintenant, tu possèdes richesses, puissance, tout ce que je t'avais promis.- Je suis fatigué de les entendre, xxxxx, alors ne perds plus ton temps et ton souffle inutilement !"
"En vérité, " déclame en riant xxxxx, " il me semble que l'approche du règlement fait décliner votre humeur !" C'est à dessein qu'il emploie ce langage de tragédien, car il sait que xxxxx le supporte très mal.
"En outre," reprend-il, "ce n'est pas comme si tu devais payer de ta propre bourse, non ? A moins que tu ne regrettes ? Vraiment, xxxxx, je ne pensais pas que tu étais une poule mouillée." Il déclame à nouveau malgré l'exaspération évidente de son interlocuteur. "Je t'accorde volontiers, fasse que la nature humaine n'en soit autrement, que ta situation aurait pu être plus délicate, mais il est consolant de savoir que l'on peut toujours compter sur la cupidité des hommes. Ton plan est sans défaut, mon très cher et ingénieux "cousin". Qu'est-ce qui pourrait donc tourner mal ?"
"Rien," réplique xxxxx entre ses dents, "c'est la volonté de xxxxx."
"xxxx," dit Gidéon, mi-moqueur et mi-réprobateur, "tu devrais réellement être plus sûr de toi. Lui ne peut plus t'aider maintenant."
xxxx ne trouve rien à répondre. Ces sept dernières années lui ont appris qu'il n'y a aucun moyen d'avoir le dernier mot lorsque xxxxx est de cette humeur... »




L'identité de ces voix qui échangeaient dans sa tête lui étaient imperceptibles, broyées, s'en était très troublant et Dahen se sentait vraiment en position de faiblesse. Savoir qu'il n'y avait rien de bon dans tout ça et pourtant ne jamais parvenir à assembler les pièces de ce puzzle le rendait fou. La nuit avait été tourmentée. Comme depuis des semaines maintenant Dahen, souverain de Naskapi voyait ses visions se matérialiser en cauchemars. Certes elles restaient floues et ne lui permettaient pas de définir exactement la nature des dangers mais ces visions lui transmettaient des images de haines, de sang et de menace. Il en était sur, quelque chose se tramait dans l'ombre et pourtant les autres souverains ne daignaient pas le prendre au sérieux. Il se leva donc transpirant au milieu de la nuit. Il passa le reste du temps dans son lit, songeur et appréhendant la journée suivante avec les autres souverains. Les heures passaient pourtant rapidement et il se rendit à nouveau au château. Il s'aperçut qu'il était le dernier et qu'on attendait que lui et se contenta de saluer brièvement les convives et s'installa. Almehda prit la parole et l'écouta à demi mot, l'esprit encore à ses cauchemars.

"Cette entrevue n'a que trop duré. Nous n’avons fait que répéter ce que chacun sait depuis le début et aucune once de solution n'a été proposée. Que l'ennemi soit un ou qu'il soit mille il ne doit pas être sous estimé. Cet ennemi est déjà dans nos terres et le sang ne tardera pas à couler. Plus vite nous aurons récolté des informations plus tôt nous pourrons nous préparer. Une alliance est aujourd'hui inévitable. Le tout est de savoir si chacun saura mettre sa rancœur de côté au profit de la sauvegarde notre peuple"
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MessageSujet: Re: Négociation(s)   Ven 31 Aoû - 18:24

La réunion des cinq royaumes s'achevait. Aucune alliance n'était établie, aucun lien tissé. Les nouvelles apportés par les corbeaux étaient des plus noires. Un monarque tué et un pays annexé, cela n'avait rien d'une banale affaire de rivalité. Cela augurait sans doute des évènements sombres. Et c'était dans cette optique que les souverains s'en retournèrent aux affaires de leur royaumes respectifs, cherchant des réponses chacun de leur coté.
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