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 Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]

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MessageSujet: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Mar 3 Juil - 19:13



Présentez-vous

Prénom & Nom: Myrande Sélène
Sexe: Masculin
Âge: 137 ans
Race: Haut-Elfe

Groupe: Pirate
Rang: Second de l'Espoir
Métier: Navigateur


Description physique




Le corps des elfes ne supportent que difficilement d’être privé de la source de magie qu’est le sanctuaire. Il se fane, perd son caractère surnaturel. Certes, l’elfe conserve sa silhouette fine, sa haute taille et ses oreilles caractéristiques, mais il ne provoquera plus le même émerveillement chez les hommes qu’il croisera. Après près de quarante ans passés sur les mers, sans jamais rentrer au sanctuaire, pouvons-nous nous étonner que le corps de Myrande se soit terni de cette manière? Ces cheveux, d’un blond éclatant dans son enfance, sont maintenant d’un brun foncé et ces yeux, azurés à une époque, se sont obscurcis. Celui qui lui reste a maintenant le bleu profond de l’océan et sans doute n’est-ce une question de temps avant qu’il ne devienne complètement noir.

Malgré tout, son visage altier conserve toute la grâce et la fierté de la race elfique. Son nez est fin et la forme de ses yeux est oblongue, délicate. Son menton est court et arrondit; Ses lèvres, douces et promptes au sourire moqueur. Le tout est encadré par ses longs cheveux bruns qui ondulent le long de ses tempes, rebondissent sur ses épaules et se jettent dans le haut de son dos.

Autrement, son corps est svelte, souple, habile. Myrande n’est peut-être pas assez fort pour faire tenir une voile contre le vent, mais il n’en a pas besoin. En mer, il ressent l’eau et l’air d’une manière dont seuls sont capables les elfes et plutôt que d’affronter les tempêtes, il les épouse. Tout ce dont il manque en force, il compense par la grâce. Sa vision est aussi acérée que celle de tous les elfes, même si elle souffre d’avoir perdu un œil. Depuis qu’il a perdu son œil gauche, les tirs d’arc de Myrande sont plus lents, et il lui arrive plus souvent de manquer sa cible.

Par-dessus ses pantalons et sa chemise, l’elfe porte un manteau de cuir, long jusqu’à ses genoux et noué à sa taille par une large ceinture. Il y attache également son épée, Feol Iliee, Celle qui boit les vagues. Son attirail est tel qu’à première vue, un elfe du sanctuaire le prendrait pour un homme et un pirate, pour un des siens. De sorte que l’elfe le rejette au premier regard et le pirate au second, lorsqu’il devine la forme de ses oreilles derrière l’écran que forment ses cheveux.



Description psychologique




À n’en pas douter, Myrande Sélène n’est pas un elfe comme les autres. Aucun elfe fréquentable n’arpenterait les mers en équipée avec des hommes dont les principaux plaisirs sont le vol, le viol et le meurtre! Il n’est pourtant pas un pirate ordinaire non plus. Le meurtre, il ne faut pas se leurrer, il s’y prête. C’est un peu le nécessaire du métier. Tu veux naviguer dans les eaux de Garganta? Alors t’as intérêt à pas trop sourciller lorsqu’on te demande de foutre ta flèche dans la nuque de l’équipage d’en face. Mais est-ce pour ainsi dire qu’il y prend plaisir? Le penser serait une grave erreur. Quant au vol et au meurtre, il laisse ça aux autres. La bête de l’aventure ne demande que le sang, l’or et les femmes restent en option. Ça fait son affaire.

Car si Myrande navigue les cinq mers de Merak, c’est pour l’aventure et rien d’autre. C’est pour voir à chaque jour les soleils se lever ailleurs. Qu’une fois, on puisse voir les premiers rayons de l’aube poindre à travers les branches de la forêt d’Illithil, oui, mais que toutes les autres, ils se glissent plutôt entre les plateaux du Kandor, par-dessus les montagnes creuses de Cartale, qu’ils réveillent les bêtes sauvages des jungles d’Arana, fassent briller la terre enneigée de Garganta ou encore se réfléchissent sur les vagues de la mer du Levant. Jamais il n’aurait pu voir tant de chose en restant chez lui et c’est pour cela qu’il est parti. Que son navire pille plutôt que marchande, cela relève d’un simple coup du destin, mais jamais Myrande n’aurait pu vivre sans la mer.

Si ce n’était de cela, à savoir que son mode de vie s’oppose en pratiquement tout à celui habituellement adopté par son espèce, Myrande paraîtrait être un elfe normal. Le soir, il grimpe en haut des mats et contemple le ciel, son esprit s’égarant quelque part entre les trois lunes, émerveillé par la beauté du monde. Sa curiosité n’a jamais rencontré de limite et s’il pouvait tout apprendre sur le monde qui l’a vu naître, il le ferait. Les anciennes légendes sur les astres que son père lui racontait lorsqu’il était enfant le fascine toujours et il rêve parfois que l’Espoir quitte les vagues pour naviguer l’éther, et qu’après avoir exploré le monde il puisse explorer le ciel.

Si la nuit dévoile sur lui la marque du sanctuaire, on ne trouvera le jour sur sa peau que celle de la mer. Il navigue avec assurance et parfois même avec arrogance, confiant qu’avec les astres, les vents et les marées, il retrouvera toujours le chemin de la terre ferme. Il sait masquer au reste de l’équipage tout ce qu’il fait de lui un elfe, car tout ce qui fait un elfe fait un mauvais pirate et les bons pirates ne tolèrent pas les mauvais très longtemps. Alors il arpente le pont en se donnait un air de bravado, criant ses commandes aux marins pour qu’ils les respectent. Lorsqu’un d’entre eux se permet de le défier, il n’hésite pas à l’embrocher. Pas parce qu’il y prend du plaisir, mais parce qu’il sait que c’est le prix qu’il a à payer pour vivre son rêve. Le respect de l’équipage est tout ce qui le maintien à bord et lorsqu’un pirate vous fait quitter son navire, il ne vous fait pas la faveur de se mettre à quai.




Histoire




« Encoche ta flèche. Oui, comme ça. Maintenant lève ton arc, tiens le parallèle à ton corps. Bien »

Florian Sélène dirigeait l’exercice de tir à l’arc de son fils, répétant encore et encore la technique pour qu’elle se grave dans son esprit. Un elfe était appelé à tirer de son arc pendant des siècles, s’il apprenait les bases de travers, il pourrait être un mauvais archer durant toute sa vie : une honte pour toute sa famille, très certainement.

« Vise le centre de la cible. Tu n’as pas besoin de voir l’arc, alors ferme ton œil droit. Écoute ta respiration, elle a un rythme. Tiens en compte quand tu tires. Lorsque tu es prêt, lâche la flèche et garde ton bras droit rigide, pour maintenir l’arc en place. »

L’enfant tira. La flèche fendit l’air, sa pointe cherchant le cœur de la cible. Elle s’écrasa avec un bruit sourd dans la couronne extérieure : le coup était raté. Myrande soupira bruyamment, déçu.

« Tu n’as pas tenu compte du vent, lui dit son père. Ce n’est pas grave, réessaie »

Myrande tira une nouvelle flèche de son carquois et l’encocha. Il leva son arc et le tint droit. Il ferma son œil. Son arc d’enfant était tendu au maximum, et on voyait facilement que le garder aussi raide demandait de grands efforts à son petit bras.

- Ressent le vent, respire le vent, soit le vent. Si tu ne deviens qu’un avec l’air, jamais tu ne rateras ta cible. Mais fusionner avec la nature demande de grands efforts, et beaucoup de pratique. Alors concentre-toi. D’où souffle le vent? »

- De l’est, répondit le fils, haletant.

- Bien. Reconnais-tu sa force, son rythme?

- Je… je crois. Son bras commençait à trembler sous l’effort.

- Alors tire.

La flèche quitta l’arc avec force. Il négocia son passage dans l’air, courbant sa trajectoire sous l’effet du vent pour finalement se loger dans la deuxième couronne. Ce n’était pas parfait, mais c’était mieux. En voyant le résultat, Myrande bondit de joie et courut jusqu’à la cible, en retira les deux flèches et revint jusqu’à son père, devant qui il se roula dans l’herbe, épuisé. Florian souriait.

« Beau travail, Myrande. Avec le temps, tu apprendras à comprendre et à vivre avec le vent. C’est un bon début. Je crois que nous sommes prêts à prendre une pause. Que dirais-tu d’aller à la fontaine? »

L’exclamation de joie qui s’échappa de la bouche de l’enfant scella la décision et le père et le fils prirent le chemin de la fontaine sacrée du sanctuaire. La journée était belle, les soleils filtrant à travers la canopée millénaire de la forêt d’Illithil. Les vents d’est berçaient les feuilles des arbres, qui s’agitaient dans un bruissement calme, serein. En chemin, ils croisèrent un jeune couple en promenade, un herboriste fouillant les arbustes en quête d’herbes rares ou magiques ainsi qu’une bande d’enfants tapageurs qui, juchés dans les arbres, sautaient de branches en branches en criant. Un d’entre eux appela Myrande, l’invitant à se joindre à eux.

- Tout à l’heure! lui cria-t-il en retour. Où allez-vous?

- Aux chutes de Larossill!

- J’y serai!

La fontaine était le centre névralgique du sanctuaire. Toute la magie de l’endroit y était concentrée et la place qui l’entourait servait de points de rassemblement pour une multitude d’activité. Ce jour-là, la place de la fontaine était calme, occupée seulement par quelques plaisanciers qui profitaient du beau temps pour prendre un repas en plein air. Florian et son fils s’approchèrent du ruisseau qui quittait la fontaine et s’assirent sur sa rive, les pieds dans l’eau.

- Jusqu’où va le ruisseau, Papa?

- Il rejoint la rivière Valeis Ilinor, le chant de la langue bleue, qui elle-même poursuit son chemin, s’abreuvant de maints ruisseaux, jusqu’à devenir fleuve. Puis elle se jette dans la mer.

- La mer?

- La mer, Myrande, c’est quand les ruisseaux et la terre échangent leurs places. L’eau y semble infini, s’étirait d’est en ouest et recouvrant l’horizon. La mer dans laquelle se jette Valeis Ilinor est la mer du Levant, c’est la frontière est du continent. En continuant vers l’Est depuis sa côte, tu pourrais naviguer durant des années entières et il n’y aurait encore que de l’eau. Notre terre semble grande, Myrande, mais la mer l’est plus encore. Elle est infinie.

- Il n’y a vraiment rien au bout?

- S’il y a une terre quelque part derrière la mer du Levant, alors c’est la plus belle de toute, car aucun de ceux qui ont tenté de la trouver ne sont revenus. Elle les aura charmé et convaincu d’abandonné la vie qu’ils avaient ici, ce qui n’est pas peut dire.

Les yeux de l’enfant s’étaient mis à briller, rêvant de terres lointaines, inconnues et merveilleuses. Son père ne put réprimer un sourire

- Ne t’emballe pas Myrande. Selon toute vraisemblance, il n’y a rien derrière la mer du Levant. Et puis, ce n’est pas à nous, les elfes, de découvrir cette terre si jamais elle existe. Laissons tout cela aux humains. Ils aiment perdent leur vie à pourchasser un rêve, c’est dans leur sang.

- Mais tu m’amèneras quand même voir la mer?

- Oui, répondit son père après un instant de réflexion, oui, je t’amènerai un jour. Lorsque tu seras plus vieux et que tes jambes auront la force pour t’amener jusqu’à elle. Maintenant, va rejoindre Iloen, je t’ai assez retenu pour aujourd’hui.

Le petit Myrande Sélène se leva et reprit sa course à travers les bois. Florian le regarda s’éloigner, songeur. Il y avait eu quelque d’étrange dans la manière dont Myrande l’avait regardé, Un appétit bizarre chez un elfe, et dangereux.

*Ce n’est rien, se rassura-t-il, c’est sa jeunesse. Elle finira par lui passer. Nous avons tous été comme ça… il me semble…*

***


« Le plus foncé, c’est Iloys Falador, celui que la vie éveille, récitait Myrande. Il est dominant du solstice d’été jusqu’à l’équinoxe d’automne. Durant cette période, il se lève en second et se couche en premier, mais il nous apparait plus près de la terre et il brille avec plus d’intensité. On le voit plus facilement dans le sud du continent. Il se lève plus tôt et se couche plus tard en Arana qu’à Garganta, où il est pratiquement invisible. Entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps, il entre en période mineure. Il se lève alors plus tôt et se couche plus tard, mais son orbite est plus éloigné. Il est alors moins chaud. Pendant ce temps, son jumeau, Iloan Saridor, celui qui endort le jour , entre en dominance, mais parce qu’il est naturellement plus froid, l’alternance des cycles provoquent les hivers. »

Ils marchaient le long de la rive de la Valais Illinor. À cette hauteur, le fleuve était très large et en écoutant attentivement, on pouvait entendre les vents marins qui balayaient les côtes. Le vent portait le bruissement des vagues et la lente respiration des marées. Après avoir récité sa leçon, Myrande se tue et attendit le son. Tout excité, il demanda à Florian :« Papa, papa! Est-ce que c’est ça, le son de la mer? »

Son père le regarda avec étonnement. Il n’avait pas oublié l’excitation que son fils avait démontré le jour où il lui avait promis de l’amener à la mer, il y avait maintenant 12 ans, mais il avait vaguement espéré que son enthousiasme débordant se transforme en curiosité passagère. Enfin, il était trop tard pour se raviser, désormais, aussi il s’efforça de sourire : « Oui, nous devrions bientôt arriver, d’ailleurs. Maintenant, dis-moi ce que tu sais sur les trois lunes. » Pour toute réponse, Myrande s’élança le long du sentier, obligeant son père à hâter sa marche pour ne pas le perdre de vue, mais malgré ses efforts, il perdit son fils dans les broussailles.

Il ne le retrouva qu’une fois la mer en vue. Myrande s’était arrêté en haut d’une falaise surplombant l’eau sauvage. Ses yeux grands ouverts, il s’abreuvait de l’air salin, du soleil éclatant qui miroitait sur les vagues jusqu’à l’éblouir et des appels que lançaient au-dessus de sa tête les oiseaux marins.

-Fais attention à ne pas tomber, Myrande, lui lança son père.

-Papa! C’est magnifique! Encore plus beau que dans mes rêves!

- La mer est belle, en effet. C’est un joyau de la nature, comme les forêts profonde de l’Illithil ou les plateaux du Kandor.

-Non, c’est mieux que tout ça, papa! C’est si beau!

-Allons, tu n’as même jamais vu les plateaux du Kandor.

-Je m’en fiche, la mer, s’est forcément mieux!

* C’est bien ce que je pensais, un enthousiasme d’enfant* pensa Floriant, rassuré. On ne pouvait pas être elfe et conserver une telle flamme à l’âge adulte, c’était impossible. Leur espèce en était une de calme, d’équilibre et de juste mesure. Ils ne pouvaient conserver de telles passions, ça les épuiseraient beaucoup trop! Non, sans doute Myrande reviendra à la mer une fois l’an, en profitera pour faire une petite excursion en mer, puis il rentrera en mer, satisfait de son escapade. Jamais il ne lui passera par l’esprit de partir à la découverte des terres par-delà le Levant, ce serait une folie!

-Quand je serai grand, je serai navigateur, et je découvrirai un nouveau continent par-delà le Levant! Puis je reviendrai et raconterai à tout le monde ce que j’ai vu!

-Lorsque tu seras grand, tu auras beaucoup de responsabilité au sanctuaire. Tu liras dans le ciel les messages que nous livres les astres et tu traduiras les présages pour les hauts-conseillers. Tu n’auras pas le temps pour partir à l’aventure!

-Tant pis pour les étoiles! Je partirai. De toute façon, tu fais très bien l’astronome tout seul, tu n’as pas besoin de mon aide. Pourquoi ne pourrais-je pas faire ce que je veux?

*Parce ce que tu veux est une folie, mon fils. Il vaut mieux pour toi que je t’en éloigne*

- Parce que c’est le devoir d’un elfe d’aider son père vieillissant. Un jour, la vieillesse voilera mes yeux et je ne pourrai plus lire le ciel. Ce jour-là, j’aurai besoin de toi.
Le regard que lui lança Myrande lui fit comprendre que l’enfant n’était pas dupe. Il savait qu’avant que ce jour ne vienne, il restait à son père des siècles de lecture du ciel et que cela lui laissait amplement le temps de faire trois fois l’aller-retour entre l’Illithil et les terres inconnues avant de se caser et de servir le conseil. Mais il abandonna tout de même la lutte, sentant qu’il ne la gagnerait pas, pas aujourd’hui. « Est-ce qu’on peut descendre et la voir de plus près? »
Florian ne lui refusa pas ce plaisir. Ni un ni l’autre ne reparla de voyage ou d’aventure, chacun préférant jouir du moment présent. Ils coururent à travers les vagues à marée basse, sentant sous leurs pieds le sable mouillé qui glissait entre leurs orteils, frissonnant lorsqu’un courant d’eau froid passait entre leur jambe et se lançait bercer, étendu sur le dos, par le rythme de la mer. Ils campèrent dans une petite grotte qui se creusait dans la falaise où ils étaient arrivés en début de journée et ils firent cuire sur leur feu de camp les pattes des crabes qu’ils avaient cueillis. Puis, exténués, ils se reposèrent, l’éclat bienveillant des trois lunes protégeant le père et le fils dans leur méditation.

Le lendemain, Florian annonça qu’il était temps de rentrer. Aux protestations de son fils, il répondit : « Il est grand temps que je rentre au sanctuaire. J’ai des responsabilités envers les conseillers. »
*Et toi, il est grand temps que tu quittes cet endroit.*

***

Myrande sauta de la chaloupe, la corde d’amarrage bien en main. Il attacha son bateau fermement entre les planches du quai avant d’essuyer son front du revers de sa main, balayant la sueur. L’air était encore chaud, malgré l’automne qui s’annonçait, et l’effort avait suffi à le mettre en nage. Il se pencha au-dessus de sa chaloupe pour en retirer une lourde de caisse de bois. On sentait encore les poissons de la pêche y frétiller. Myrande la transporta jusqu’à terre avant de la laisser tomber devant Myre Nepton, le maître pêcheur.

- Bon travail, Myrande. Les gens du sanctuaire vont être ravis de voir arriver tout ça! Il n’y a pas à dire, tu apprends vite le métier!
- J’ai eu un bon professeur, répondit l’autre humblement, avec un sourire.
- Si tu penses que tu vas me faire changer d’idée par la flatterie, c’est que tu me connais encore mal! Tu devrais dire à ton père que tu es ici.
- Pourquoi? Pour qu’il me force à rentrer au sanctuaire? Pourtant, avec tous tes compliments, je pensais que je t’étais utile.
- Ne fait pas de blagues avec ça. C’est ton père, il a le droit de savoir où tu es.

En discutant, ils s’étaient remis au travail, prenant les caisses de poisson et les plaçant dans la charrette chargée de la livraison. Tout humain les voyant faire se serait moqué d’eux : avec cette chaleur, jamais les poissons ne se rendront au sanctuaire en état d’être mangé! Pourtant, l’air du bois aux songes les préservaient par quelqu’enchantement mystérieux. Sans doute un des érudits du sanctuaire aurait pu hasarder une explication, s’il avait bu un peu trop de cidre et qu’on se montrait insistant, mais pour le profane, le mystère restait dense et insoluble. Cela n’empêchait pas les elfes d’utiliser à bon escient les propriétés surnaturelles de leur forêt.

- Allons donc, mon père vivra encore des centaines d’années, continua Myrande, qu’est-c’est, pour lui, une angoisse de quelques mois? Et puis, il l’a mérité, il n’avait qu’à accepter que je retourne à la mer.
- Ton père ne désire que ce qui a de mieux pour toi. Servir le haut conseil est un privilège rare, un poste prestigieux. Beaucoup plus, en tout cas, que de pêcher dans la mer d’Illithil.
- Je ne sais même pas pourquoi nous avons cette conversation. Je ne lui enverrai aucune lettre, et j’espère que tu ne le feras pas non plus.

Le maître à pêcher abandonna : il était assez sage pour éviter de contrarier son protégé le plus prometteur. Lorsque la dernière caisse fut chargée, Myre fit un signe au coché et la charrette s’engagea à petit trot le long du sentier qui la ramènerait au sanctuaire. Après s’être assuré qu’il n’avait plus besoin de lui, Myrande laissa Myre à sa chaumière et retourna sur la grève, qu’il suivit quelque minute jusqu’à la cale sèche. Trois elfes s’y affairaient, taillant et sculptant les planches de pin qu’ils aillaient ensuite clouer ensemble et cirer pour en faire un navire. À trois, une telle entreprise n’était pas une mince affaire, mais les elfes ne sont pas des créatures pressées. À chaque jour, Iloen, maître charpentier, se levait avec le soleil et avec l’aide de ses deux apprentis, Fernandel et Tomisse, il veillait à ce que les bateaux de pêche restent en état et à remplacer les navires qui devenaient inutilisables. Il lui arrivait de prendre en contrat de construire un navire de haute mer lorsqu’un commerçant du sanctuaire ressentait le besoin d’augmenter la taille de sa flotte. Sinon, il avait accepté de prendre Myrande comme apprenti parce que, eh ben, les elfes, c’est ça que ça fait principalement : apprendre et enseigner.

-Ah, Myrande, te voilà ! lança le charpentier. Viens, donne-moi un coup de main avec cette planche. Oui, voilà, tiens là comme ça. Tu vois ce que je fais? continuait-il alors qu’il travaillait. On sculpte dans le sens des nervures du bois, comme ça on évite de le casser. Le mouvement doit être souple, arrondie, sinon l’hydrodynamisme du navire s’en ressent. Va s’y, prend ma place.

Ilohir se releva et vint prendre la place de Myrande. Il tint la planche et l’apprenti s’y attaqua. Si son aisance sur la mer avait quelque chose d’extraordinaire, Myrande était loin d’être fabuleux lorsque venait le temps de travailler le bois. Ses mains tremblaient et ses coups, imprécis, ne réussissaient à sculpter la forme ronde qui leurs étaient demandés. Malgré tout, le jeune elfe persévérait dans son travail et, encouragé par son maître, il parvint finalement à donner au bois la courbure nécessaire. Illohir le congédia alors et Myrande reprit son chemin après avoir salué les deux autres apprentis. L’Iloys Fallador venait de disparaître derrière la cime des arbres, son jumeau le suivant à son rythme. Il ne restait que quelques heures de jours, il devait se hâter.

Myrande suivit le petit chemin qui montait à travers les collines. Les feuilles des arbres s’agitaient au gré du vent de la mer, mais sinon il n’y avait aucun bruit. Les elfes des environs étaient rentrés pour la nuit et les animaux, s’il y en avait de caché dans les bosquets, l’épiait en silence. L’ascension dura près de trois quart d’heure et au sommet, une silhouette faisait face à la mer.

Ophéline entendit Myrande derrière elle et se retourna. Son visage, couvert par les ombres du crépuscule, était difficile à voir, mais ses deux yeux verts, grands et brillants, servaient de phares dans la brunante. Ophéline souriait, Myriande s’approchant d’elle, le cœur battant.

Tout, chez la jeune elfe, n’était que grâce, enchantement et beauté. Cette phrase, qui dit à la fois tout et rien, pourrait sans doute être dite à propos de n’importe quelle elfe et pourtant, lorsque Myrande se la répétait, tel un mantra, elle ne référait qu’à elle seule. Peut-être était-ce l’innocence du vert de ses yeux qui miroitaient lorsqu’elle le regardait; peut-être était-ce son rire si éclatant qui chantait lorsqu’ils plaisantaient, assis à l’ombre d’un arbre; peut-être était-ce simplement sa voix, douce et calme, qui lui racontait mille et une histoires : celle de son petit frère qui, émerveillé, tenait dans sa main sa première prise de pêche, encore frétillante, celle où elle essayait de lui apprendre, sans grand succès, comment tresser le lin à la manière des elfes pour en faire des cordes et des tissus qui survivaient aux siècles, celle encore qui racontait une ancienne légende des elfes de la mer d’Ilithil, où les elfes surgirent des mers à l’aube des temps pour venir habiter les forêts du Sanctuaire. Peut-être était-ce un peu de tout cela et d’autres choses encore, Myrande n’aurait pu l’expliquer avec précision. Mais à ses yeux, Ophéline n’était que grâce, enchantement et beauté, et aucune autre n’aurait pu prétendre à pareil titre.

Il prit sa main et l’amena à ses lèvres avant de la placer contre son cœur, serrant ses doigts dans les siens.


-Tu m’as fait attendre, lui dit Ophéline en souriant
-Bien malgré moi, sois en sûre. J’ai été retardé au chantier. Mais, continua-t-il en détournant son regard vers le soleil couchant, tu n’es pas trop à plaindre : le coucher de soleil a dû être magnifique vu d’ici.
Ophéline dégagea sa main et se retourna, s’approchant de la falaise qui se jetait à la mer.
-Il l’était. J’aurais bien aimé le regarder avec toi.
-Nous trouverons bien l’occasion, répondit-il simplement.
Il l’avait rejoint au bord du vide, entourant sa taille de son bras gauche et reposant sa tête sur son épaule. Ils restèrent ainsi un moment, serré un contre l’autre, écoutant la mer.
-Pourquoi fais-tu tout cela, Myrande? Demanda soudain Ophéline, brisant leur silence
-Faire quoi?
-Tu sais bien : vivre ici. Pourquoi quitter ta famille pour venir apprendre la pêche ou la charpenterie si loin de la fontaine du Sanctuaire?
-Pourquoi pas?
-Ta famille exerce des fonctions beaucoup plus prestigieuses que la pêche ou la construction de navires.
-Toi, tu es une raison suffisante.
-Tu ne me connaissais pas quand tu es parti.
-J’avais… un pressentiment. Je savais que je te trouverais ici… hasarda-t-il
-Myrande…

Sa voix en était une de reproche et il la sentie se crisper dans ses bras. Elle savait qu’il lui mentait, mais il hésitait à lui dire la vérité. Comment pouvait-il lui dire qu’il souhaitait partir? Comment lui avouer qu’il souhaitait construire un navire et prendre le large pour découvrir le continent et au-delà? Qu’il avait abandonné son père, sa mère et ses frères, tout ce qu’il connaissait, enfin, pour pouvoir réaliser ce rêve bizarre qui était de partir à l’aventure? Comment dire toutes ces choses alors qu’il n’était même plus sûr de le vouloir encore, maintenant qu’elle était là, elle, dans ces bras?

-Pour partir, se força-t-il enfin à dire. J’apprends à naviguer pour quitter Illithil.

Cette fois, Ophéline se dégagea vivement. Elle le regarda longtemps, visiblement sans comprendre.

-Comment ça, partir? Articula-t-elle enfin. Pourquoi partirais-tu?
-Pour voir le monde, Pour découvrir le continent et ce qu’il y a après, vers l’Est, derrière le Levant.
-Ce qu’il y a après, répéta-t-elle, amère. Elle semblait sur le point de pleurer
-Comme dans les légendes de mon père, continua Myrande qui refusait de s’arrêter, maintenant qu’il avait débuté son aveu, et comme dans les tiennes. Cette terre au-delà de l’horizon où vivaient nos ancêtres, ces elfes qui ont marché le fond de l’océan pour ressurgir sur la côte d’Illitil, je veux la voir!
-Mais elle n’existe pas, cette terre! Une légende n’est pas une preuve! On n’apprend pas ça, au Sanctuaire?

Elle s’était retournée et rapprochée de la lisière de la forêt. Sa colère était palpable : elle en tremblait. Myrande n’osa pas s’approcher d’elle.

-Tu vas partir pour courir après une légende, poursuivit-elle, pesant chacun de ses mots. Pour un rêve, tu vas sacrifier tout ce que tu as?
Tout ce qu’il avait? Mais qu’avait-il, au juste, qui soit si précieux? Des responsabilités? Un père intransigeant qui ne cherchait même pas à comprendre les aspirations de son fils? Une vie ennuyeuse et monotone au sanctuaire? Il l’avait bien, elle, mais il espérait encore ne pas avoir à la perdre, qu’elle accepterait de partir avec lui…
-Tout ce que j’ai? Répéta-t-il, sans comprendre.
-Tu ne le vois même pas, dit-elle en se retournant, pour lui faire face. Ta famille a tout, Myrande, tellement tout que tu peux te permettre de venir ici et d’apprendre à pêcher comme si c’était un jeu. La pêche n’est pas un jeu pour nous Myrande. La mer est tout ce que nous avons. Sans elle, nous serions sans nourriture et sans le sou.

Il y eu un instant de silence, puis elle s’esclaffa en un rire amer, distordu, horrible. En l’espace d’un instant, on aurait dit que sa douleur l’avait rendu laide.

-Mais tu ne sais pas ce que c’est, toi, de ne rien avoir! Aussi es-tu impatient de tout sacrifier pour poursuivre un mirage… pour poursuivre un mirage!
Elle avait hurlé, sa voix tonnant à travers les branches, leur revenant en écho. Ophéline s’affaisa au pied d’un arbre, à bout de force.
-Mais tu te moques de moi, n’est-ce pas? Tu ne penses pas à partir, pas vraiment… Tu n’as même pas de bateau! Ce n’est qu’un jeu, ce ne peut être qu’un jeu! Un jeu cruel pour me punir, moi, qui n’a rien, de t’aimer, toi, qui a tout.

Puis elle sanglota faiblement, sans un mot. Myrande ne savait quoi répondre, mais Ophéline semblait s’être calmée, aussi se risqua-t-il à l’approcher. Il s’accroupit près d’elle et souleva son menton avec sa main pour qu’elle le regarde. Ses yeux étaient gonflés, mais à travers eux paraissaient encore tout l’amour qu’elle lui portait et toute la douleur qu’il lui avait causée.

*Elle me voyait comme son sauveur, pensa-t-il. Quelque prince qui habite les contes de fée des hommes venu la sortir de la précarité de son village. Pour elle, je suis un rêve : un rêve qui s’écroule.

-Viens, lui dit-il en prenant sa main dans la sienne et l’aidant à se lever. Il y a quelque chose qu’il faut que je te montre.

Ophéline se laissa conduire à travers la forêt. Ils marchèrent paisiblement et en silence, comme si leur querelle n’avait été qu’un cauchemar.

*Je ne détruirai pas son rêve, je le remplacerai. Sur mon navire, elle n’aurait plus jamais à se voir comme une paysanne amoureuse d’un prince. Nous n’aurons rien, mais nous ne manquerons de rien non plus. Nous découvrirons le monde ensemble, en véritable égaux. Jamais nous ne serons vraiment égaux ici.*

Ils suivirent une pente douche qui les ramena au niveau de la mer. Leur chemin zigzaguait entre les arbres, les amenant à une crique au mur de laquelle était fixée l’armature d’un navire de haute mer. Ce n’était encore qu’un squelette, sans véritable proue ou poupe, sans mat et sans portance, mais on devinait ce qu’il était. Ophéline s’arrêta et contempla l’ouvrage, horrifiée. Myrande ne remarqua pas son expression, regardant lui aussi l’ébauche de navire, le visage rayonnant de fierté.

-Ce n’est pas qu’un rêve, Ophéline, dit-il. D’ici dix ans, je l’aurai fini. Alors nous prendrons le large et partirons à l’aventure. Tu n’as rien? Tu auras une maison qui te portera aux confins du monde. J’ai tout? Rien qui ne vaille la liberté que j’aurai alors, et la joie qui m’habitera lorsque je découvrirai le monde avec toi. Nous serons mieux à la mer que nous ne serons jamais ici ou au sanctuaire.

Il se retourna enfin, espérant voir dans son visage le reflet de sa propre joie. Il espérait qu’Ophéline lui réponde qu’elle partirait volontiers, qu’elle embrassait son rêve et qu’il devenait le sien.

Ophéline ne répondit rien et Myrande ne sut que faire avec tout ce silence.


***

-Souquez! Criait Myrande, s’époumonant contre le vent pour être entendu. Gardez les voiles hautes, cap au nord-ouest!

Le vent soufflait avec une fureur qui leur était inconnue. Contre toute attente, il les poussait vers le nord, le froid et les glaciers. La neige avait commencé à tomber et elle se mêlait au vent, formant un blizzard qui leur fouettait le visage, frigorifiant leurs joues.

-Tommisse, hurlait-il encore, renoue ta ceinture! Sans ce manteau, tu es bon comme mort! Allez, tenez bon, souquez!

Ils ne savaient pas où ils allaient ou du moins, pas exactement. Garganta était quelque part au nord, mais ils ignoraient la distance. Avec cette poudrerie, ils auraient presque pu s’écraser contre la côte sans ne jamais la voir, et si la perspective d’être perdus en mer n’était pas assez démoralisante, tout indiquait qu’ils allaient se faire avaler par un maelstrom de glace. Malgré tout, Myrande trouvait comment redonner courage à l’équipage et son petit vaisseau, Inoen Salidor, nommé en l’honneur de la lune bleue que elfes appelaient Celle qui garde le savoir, trouvait son chemin à travers les vagues.

-Myrande! Lui cria Selemiel du haut du mat. Un navire à tribord! Il fonce vers nous!

Myrande regarda où lui pointait sa vigie. Un bâtiment oblong, à deux mâts et 7 voiles, fendaient les vagues avec assurance. Sa cale, peu profonde, donnait l’illusion que le bateau flottait au-dessus de la mer. Sur la plus grande de ses voiles était brodé son étendard: un aigle gris, les ailes déployées, sur fond noir.

-Des pirates! s'écria Myrande en repliant sa longue-vue pour la mettre dans sa poche. Pas n'importe lesquels non plus! Le prince pirate lui-même est à nos trousses!

La renommée de Willyam Haley s'étendait jusqu'en Illithil. Le pirate était peut-être jeune, mais sa grande habilité et ses hauts faits de piraterie en avaient déjà fait une légende. L'aigle était l'emblème de l'Espoir, un vaisseau long dont la vitesse n'avait d'égale que la férocité de son équipage. Évidemment, une telle réputation ne donnait pas vraiment envie aux elfes de l'inoen Salidor de se faire aborder.

-Changement de cap! Virage à bâbord! Selemiel, tire ton arc et tiens-toi prêt. Fernandel, Tomisse, aux voiles. Simoen, tiens la barre!

Myrande couru vers la proue pendant qu’il criait ses ordres. Il sentit son navire forcer contre le vent et les vagues alors qu’il virait de bord. En avant de lui s’étendait la brume orageuse, un blizzard si épais qu’on ne distinguait des ombres qu’à cinq cent mètres devant le navire. Ils allaient se faire aborder en plein tempête!

*À quoi pensent-ils? Que pourrait bien contenir notre navire d’assez précieux pour l’attaquer par temps pareil?*

Haley avait la réputation d’oser braver la mer dans les pires conditions, mais même lui aurait dû craindre la grêle qui s’abattait sur eux, d’autant plus que cette course folle risquait bien de les amener nez à nez avec un iceberg!

-Myrande! Lui cria Tomisse. Fernandel a besoin d’aide!

L’elfe tirait de toutes ses forces sur l’écoute, mais la dernière bourrasque à balayer le navire l’avait déséquilibré et il menaçait de tomber par-dessus bord! Myrande se lança à sa rescousse, saisissant sa main et le lança contre le pont. Puis il prit les cordes dans ses propres mains et donna un grand coup pour stabiliser les voiles. La force fraîche de ses bras suffit : la voile se cabra et garda son angle. Entre temps, Tomisse s’était relevé et était prêt à reprendre son poste. Myrande lui laisse s’occuper du gréement pour reporter son attention sur leurs poursuivants.

L’Espoir se rapprochait, inexorable. Ce n’était pas franchement étonnant, le batiment de Halley avait été construit pour la vitesse et portait trois fois plus de voiles que le sien, qu’il avait construit à tâtons, espérant seulement le faire flotter.

Malgré tout, il aurait espéré conserver sa distance un peu plus longtemps. Déjà il imaginait les pirates qui préparaient leur grappin, salivant à l’idée du butin.

-Selemiel, cria-t-il à sa vigile, vise le timonier! Ça devrait les ralentir!

-Je n’arriverai jamais à le viser dans cette tempête!

-L’archer qui écoute le vent ne rate jamais sa cible, lui répondit Myrande, répétant ce que son père lui avait dit, un jour, au sanctuaire.

Toute la sagesse de Florian Sélène ne changeait rien, pourtant, au fait que le tir à l’arc par temps clair et le tir à l’arc en tempête sont deux jeux bien différents et si le vent, dans le premier, est l’allié de l’archer, il est, dans le deuxième, son pire ennemi. Myrande vit la flèche de Selemiel quitter son navire et atteindre l’autre, mais rien lui permettait de croire qu’elle eut touché quiconque.

Le navire bifurqua violemment, projetant son équipage au sol. Sélémiel fut même expulsé de la vigie et aurait tombé à l’eau s’il ne s’était pas cramponné au cordage. Du sol, Myrande se releva sur un genou, près à engueuler Simoen, dont la manœuvre aurait très bien pu tous les tuer. Mais avant qu’il ne puisse crier, il vit l’iceberg, immense, qui flottait à tribord. N’eusse été du coup de barre du timonier, ils se seraient écraser contre la montagne de glace.

-Saloperie de blizzard! Hurla Simoen. On n’y voit pas à deux pas! On a bien failli se faire embrocher!

À propos de vision et d’embrochades, le pavillon de l’Espoir était maintenant invisible : leur brusque changement de cap et le couvert de l’iceberg leur avait permis de s’échapper.

***

Le feu, bien nourri et crépitant, flamboyait dans l’âtre, sa chaleur suffisant à faire de la taverne un îlot de chaleur dans un océan de froid. La pièce était grande, avec plusieurs tables de bois et, au fond, un large comptoir en arrière duquel travaillait une matrone plus large encore. Au-dessus de sa tête reposait une mezzanine portant d’autres tables et d’autres brigands. Le tout était bruyant : une cacophonie où se mêlaient les chopes de bière qui s’entrechoquent, les rires tonitruants des pirates et la musique cuivré d’un orchestre qui jouait dans son coin. Les habitués avaient le beau jeu d’appeler la chose un orchestre, personne n’aurait osé les défier, eux, leur sourire édenté, leurs bras baraqués et leurs sabres sur le sujet, mais un observateur moins enthousiaste aurait reconnu le groupe pour ce qu’il était une bande d’amateur qui soufflaient plus fort qu’ils ne soufflaient justes.

Le même observateur, eut-il été moindrement attentif, aurait aperçu, dans un coin de la pièce, quelque chose qui n’aurait pas dû s’y trouver. Se cachant dans l’ombre du mur, cinq elfes s’entassaient autour d’une petite table ronde. Voir un seul elfe dans les tavernes de Garganta était déjà une chose rare, en voir cinq relevait de l’impossible.

-On devrait s’approcher du feu, souffla Tomisse. On vient de s’épargner un naufrage dans les eaux les plus froides du monde. Il me semble qu’on ait bien mérité un peu de chaleur.

-On a mérité un peu de discrétion, aussi, chuchota Myrande en retour. Déjà qu’ils nous poursuivaient en pleine met, j’aimerais éviter qu’ils ne le fassent ici. Gardons profil bas et trouvons un moyen de partir d’ici.

-Quel moyen avons-nous? Repris Simoen de la même voix basse. La Savante n’est pas près de reprendre du service, tu le sais aussi bien que moi.

C’était difficile de dire le contraire : leur navire était mal en point. Malgré tous leurs efforts, la navigation à grand vent et sous la neige à travers un récif d’iceberg, ce n’était pas chose facile et ils ne purent prévenir tous les chocs. La coque de l’Inoen Salidor était abimée, tellement qu’elle en prenait l’eau et sa grande voile s’était déchirée. Qu’ils aient réussi à s’échouer à Garganta malgré tout était déjà hautement improbable, si en plus ils auraient pu en repartir, s’eusse été un miracle. Et croire aux miracles, s’est être trop naïf pour son propre bien.

-Nous trouverons bien une nouvelle voile et des planches pour colmater les fuites, hasarda Myrande, sans vraiment y croire.

-Et tout ce matos va tomber du ciel? Demanda Selemiel, ricanant. Tôt ou tard, il faudra se mêler aux pirates, sinon nous n’aurons rien.

- Mieux vaut plus tard que maintenant.

Ils connaissaient tous les histoires que racontaient les marins qui s’arrêtaient à leur village sur la côte d’Illithil. Les pirates n’éprouvaient que dédain, hargne et mépris pour la race des elfes, trop gracieuse, trop raffiné à leurs goûts grossiers et sanguinaires. Certains elfes prétendaient que cette hargne n’était que de l’orgueil froissé, que les malfrats supportaient mal que toutes leurs tentatives de raids sur les côtes d’Illithil aient échouées. Lorsqu’ils pénétraient le territoire des elfes, des brumes profondes, sans fond et qui duraient des semaines et des semaines, s’élevaient sur l’eau. Jamais les pirates ne trouvaient les villages, après avoir erré durant des mois, leur équipage affamé trouvait leur chemin vers l’océan, sans avoir pu profiter du moindre pillage. La raison véritable de l’antipathie des pirates envers les elfes, cependant, n’avait somme toute aucune importance. Il importait seulement de la savoir réelle, et d’agir en conséquence. Nous parlons ici d’utiliser ses cheveux pour camoufler ses oreilles et de s’efforcer pour parler d’une voix plus grave que naturelle, entre autres choses.

-Mais qu’avons-nous ici? Pourquoi faire une telle tête, compagnons? Ah! Je sais! C’est que vous n’avez rien à boire! Gilberte, apporte la tournée!

Le pirate était ivre. Celui qui le suivait aussi. Ils se tirèrent deux chaises et s’assirent pendant que la grosse matrone sortait de derrière son comptoir, le cul ballotant, pour leur apporter la bière. Le pirate qui les avait abordé rugit de joie en empoignant sa choppe. Lorsqu’il la reposa sur la table, elle était vide. Les elfes, eux, n’osèrent toucher à la leur, qui resta bien droit devant eux, moussante.

-Mais je ne vous connais pas, vous autres, reprit le pirate. Vous servez sur quel navire? À vous voir, vous ne devez être guère autre chose des que des mousses, regardez la taille que vous avez!

Le pirate s’esclaffa d’un rire bruyant qui faillit le jeter en bas de sa chaise. Son compagnon, le voyant se démener pour conserver son équilibre, rit à son tour. Il eut moins de chance que l’autre et s’écrasa contre le sol, suscitant l’hilarité générale dans la taverne.

*Ça commence à faire beaucoup d’attention sur nous, ça, pensa Myrande, contrarié*

-Nous ne servons pas, dit-il soudain. Les pirates ne servent pas.

Il se força à prendre une gorgé de bière, histoire de donner de la crédibilité à son mensonge et encouragea du coude ses compagnons à faire de même.

-C’est bien ce que je disais, repris le pirate après avoir remis son camarade sur sa chaise, des mousses! Tous les pirates servent, petit. Ils servent de bon cœur, mais ils servent de même. Les capitaines sont seigneurs à bord de leur navire et tous les seigneurs s’attendent à être servis. Tu finiras bien par l’apprendre.

Il prit une pause.

-Mais tu ne m’as toujours pas nommé celui que tu servais, garçon.

-Haley, laissa tomber Simoen.

Les quatre autres ne purent s’empêcher de le dévisager. Se revendiquer de la piraterie, c’était une chose, mais prétendre naviguer sous les ordres d’un des seigneurs pirates les plus renommés, ça en était une autre. S’ils se trompaient sur des détails, le pirate découvrirait la supercherie; qu’il soit ivre mort n’y changerait rien. Pour l’instant, cependant, le nom du capitaine faisait son effet et le bandit les fixa quelques instants, les yeux ronds, impressionné.

-Haley, finit-il par dire. Bah dis donc! Jamais je n’aurais pensé qu’il garderait à son bord des demi-portions comme vous-autres! C’est qu’avec sa réputation, il ne doit pas manquer de candidats!

Cette fois, le rire du pirate le jeta à terre et son pied, il donna un solide coup à la table, renversant les choppes. Évidemment, l’attention de la taverne se reporta sur eux alors que la matrone, jurant à tout vent, s’empressait de ramasser le gâchis.

-Sacré Haley, dit le pirate lorsqu’il se fut relevé. J’ai entendu dire qu’il avait enfin rencontré une tempête à sa hauteur. Bien fait pour lui, ça lui apprendra. Ce n’est pas la première fois qu’il prend le large des jours où tous les autres restent à quai et chaque fois qu’il revient triomphant de la tempête, son arrogance augmente. Il est fou, je vous dis. Génial peut-être, mais fou. Il faut être les deux pour naviguer comme il le fait. Enfin, sa réputation va en prendre un sacré coup! Willyam l’indomptable, Willyam le Tempêtier, on va voir combien de temps il conservera ses surnoms, maintenant! Il fallait bien que ça arrive un jour, il n’est qu’humain après tout…

-Ce n’était pas la tempête, l’interrompit Selemiel. Nous avons pris en chasse un navire elfique. Ils nous ont menés directement à travers un champ d’icebergs!

Intéressé, le pirate demande à Selemiel les détails. L’elfe lui raconta une version revisitée de l’épisode de la poursuite, où les marins de l’Espoir, bien que vaillants, n’arrivaient pas à la cheville de leurs opposants, qui naviguaient dans la tempête comme si le temps eut été clair et qui zigzaguaient à travers les icebergs à pleine vitesse, avec une aisance incomparable.

Myrande ne put s’empêcher de sourciller lorsqu’il vit la réaction du pirate lorsque Selemiel eut finit.

-Semé par des elfes! rugit-il. Haley s’est fait semé par des elfes! Il est fini, plus personne ne le respectera jamais!

C’était quand même incroyable plus ils poussaient l’audace dans leurs racontars, et plus cet imbécile les croyait!

S’appuyant sur la table, le pirate se releva en titubant, son acolyte après lui. Il se dirigea vers une autre bande de pirates, criant à qui voulait l’entendre qu’il avait une sacrée histoire à raconter sur Willyam Haley.

-C’est quoi, cette histoire?

La porte s’était ouverte à la volée, laissant le vent et le froid s’engouffrer dans la taverne. L’homme qui venait de parler était suivi d’une vingtaine d’autres qui, aussitôt entrés, se dispersèrent entre les tables pour une nuit d’alcool et de femmes. Celui qui, de toute évidence, les commandait était grand et bien musclé. Son visage lui donnait l’air d’un homme d’une trentaine d’années, mais ce n’était qu’une illusion donnée par ses traits durs et sévères : il était en réalité beaucoup plus jeune. Ses cheveux noirs étaient coupés courts, couverts par le tricorne que le capitaine portait sur sa tête. Son corps était recouvert d’un manteau de fourrure qui lui arrivait en dessous des genoux, à la manière des pirates de Garganta. À sa ceinture pendait le fourreau d’un sabre à large lame. Seul un bras bien entraîné aurait pu soulever une telle arme, et encore ne l’aurait-il manié qu’avec maladresse. L’homme avait la force d’un ours, à en pas douter.

-Haley! Lui cria le pirate ivre. Tu ne devineras jamais l’histoire que tes mousses m’ont racontée!

-Mes mousses…

Willyam regarda dans le coin que lui pointait l’autre. Cinq maigrichons autour d’une table, leur pot de bière renversée. Il ne les fixa pas si longtemps, bien que cela ait suffi à mettre Myrande mal à l’aise. *Il ne peut possiblement pas nous reconnaitre, espéra-t-il en silence* À sa surprise, l’esquisse d’un sourire se dessinait sur les lèvres de Haley lorsque celui-ci se retourna.

-Et quelles histoires racontent-ils, mes mousses? Demanda-t-il, la voix forte et moqueuse.

-Des histoires avec des tempêtes trop féroces pour toi, et des elfes trop rapides!

-Mon pauvre Boris, répondit le capitaine en riant. Tu crois tout ce qui se dit dans les tavernes, maintenant? Les gamins ont trop bu ou alors ils se jouent de toi! Des elfes? Dans la mer de Garganta? Tu y as cru?

Les sourires, qui tantôt semblaient prêt à se moquer de Willyam, changèrent de cible. La taverne éclata d’un rire bon enfant. Des elfes suffisamment courageux pour affronter les mers du nord? C’était d’un ridicule consommé! Et Boris y avait cru! Quel idiot!

Mais Boris ne lâcha pas le morceau :

-Eux? Trop bu? Ils ont à peine touchés leurs verres! Crois-moi, Will, il n’y a rien de mieux qu’un homme saoul pour en reconnaître un autre!

Haley, qui s’était approché du pirate, passa son bras derrière son épaule alors que la salle replongeait dans l’hilarité.

-Ce n’est pas bien difficile de reconnaître un ivrogne, sans doute que les garçons en sont capables aussi! Crois-moi, Boris, il n’y a rien de mieux qu’un farceur pour en reconnaître un autre. Je le sais pour l’avoir fait moi-même quand j’étais gamin : il n’y a rien de plus drôle que de se payer la tête d’un idiot!

*Décidément, il ne leur en faut pas beaucoup, pensa Myrande alors que les rires reprirent de plus belle* Dans le tumulte, Haley se pencha à l’oreille de Boris, dont le visage se figea soudainement. Puis il admit à voix haute qu’il avait été un idiot de croire à de telles histoires et disparut dans la foule, probablement pour continuer à boire jusqu’au coma. Les cinq elfes, impatients de commenter la scène qui venait de se dérouler sous leurs yeux, se retournèrent vers le centre de la table.

-Vous croyez qu’il sait… commença Fernandel, chuchotant

-Vous avez un sacré culot, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ils ne l’avaient pas vu arrivé. En quelques instants, Haley c’était faufilé jusqu’à leur table, où il s’assit à la place qu’occupait Boris.

-Non seulement vous parvenez à me faire perdre votre trace, mais en plus vous venez vous en vantez en plein cœur du monde pirate.

Les cinq elfes le regardèrent, le visage défait. Il savait qui ils étaient.

-Bien sûr que je le sais, pensiez-vous vraiment que ça pouvait faire autrement? Cinq petits maigrichons que je ne connais pas qui racontent des histoires trop vraies pour être inventées? Allons donc, vous êtes aussi naïfs que Boris est con si vous avez vraiment cru pouvoir me berner…

Incapables d’articuler un son, ils le laissèrent poursuivre sa tirade.

-Vous devez chercher un moyen de quitter ce rocher, non? Ne faites pas cette tête, pourquoi seriez-vous venu ici par choix? Vous vous êtes écraser contre le continent ou alors votre rafiot n’a pas apprécié sa balade à travers les icebergs. Dans tous les cas, vous avez besoin d’un navire. Vous êtes chanceux que je ne sois pas rancunier. Toute la taverne croit que vous êtes de mon équipage. Tant mieux, parce que vous en êtes maintenant. Soyez sur l’Espoir demain aux premières lueurs de l’aube, il va falloir que je vous montre comment on fonctionne sur un vrai navire.

Il se leva, réajusta la ceinture de son manteau et replaça son tricorne sur sa tête. Il esquissa un départ, puis s’arrêta pour leur jeter un dernier regard.

-Pour que tout soit parfaitement clair : je sais que tout ce qui s’est passé durant cette tempête n’a été pour vous qu’un coup de chance, un énorme coup de chance. Mais même le plus doué des pirates ne vit pas longtemps s’il n’est pas chanceux. Si vous vous montrez inutiles, au moins vivrez-vous plus longtemps que la moyenne de mes marins, se sera déjà pas mal.

Puis il partit, sans que Myrande n’est pu placé un seul mot.





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As-tu des commentaires Je post le début de ma fiche tout de suite, ne serait-ce que pour montrer que, oui, je bosse dessus. Aussi, j'ai pris plusieurs libertés, surtout dans la partie histoire, notamment pour nommer certains trucs. Si je devais avoir commis des crimes canoniques, faites moi signe et je pourrai corriger de suite.





Dernière édition par Myrande Sélène le Jeu 26 Juil - 13:33, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Mar 3 Juil - 20:45

Bienvenue sur Les Lunes de Merak ^^

Je vois que tu as pris l'initiative de nommer des lieux, les mers ainsi que les soleils. Personnellement, je n'y trouve aucun inconvénient, même que j'aime beaucoup tes idées. Nous n'avions pas encore prit le temps de le faire, mais nous comptons officialisé cela un jour. Donc si tu le souhaites, nous prendrons tes idées, je crois que ça pourrait être bien.

Sinon, il faut faire attention parfois tu te trompes lorsque tu nommes des endroits, par exemple Arana que tu as appelé Aruna.

et aussi: "le soleil filtrant à travers la canopée millénaire de la forêt d’Illithiel."
> Les soleils
> Illithil (si tu voulais parler de la contrée elfique)

N.B: J'ai corrigé les codes car il y avait des choses qui ne fonctionnaient plus^^ tout est en ordre!

Bonne continuation pour ta fiche, j'ai vraiment apprécié sa lecture jusqu'à maintenant. Ah et, précise second de l'Espoir, si c'est le navire sur lequel tu seras.
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Mar 3 Juil - 21:15

Toutes d'excellentes remarques! Il faut dire que j'ai rédiger l'histoire sans avoir accès au forum et que j'ai écrit le nom des régions de mémoire. Vraisemblablement, elle n'est pas excellente Smile

J'en ai profiter pour rajouter la deuxième scène de l'histoire. J'espère arriver à finir d'ici demain soir, mais il m'en reste encore trois à rédiger. Afin, je m'accroche!
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Mer 4 Juil - 16:52

Fait nous signe lorsqu'elle est terminée!
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Sam 7 Juil - 11:33

Du nouveau?
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Lun 16 Juil - 21:57

J'existe encore!

Plus jamais, oh non, plus jamais je ne prendrai la fantaisie de raconter une histoire de fiche de personnage par scène: c'est interminable!

Enfin, il n'en reste qu'une. Avec un peu de bonne volonté, je devrais pouvoir y arriver d'ici la fin de la semaine.
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Mer 25 Juil - 22:16

Bon! ça l'aura tout pris, mais j'ai enfin terminé!

Alors je me permet un petit double-post pour attirer votre attention sur le sujet.

Pour être parfaitement net: Willyam a lu la majeure partie de ce que j'ai écrit à son sujet, sauf le dernier morceau, celui où il parle. Oui, je sais, c'était sans doute le morceau le plus pertinent à faire valider, mais elle n'était pas en ligne ce soir. Et puis, elle m'a fait parlé dans sa fiche sans demander mon avis, alors c'est de bonne guerre ^^

J'espère que vous apprécierez la fiche, s'il y a des correctifs à apporter, faites moi signe.
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Mer 25 Juil - 23:12

Coucou!! Une excellente fiche, j'ai adoré la lecture je ne suis pas surprise. Il faudra toutefois corriger à quelques endroits où tu dis Halley, mais c'est Haley. De plus, n'oublies pas qu'il y a deux soleils dans notre univers, il faut donc l'accorder au pluriel lorsque tu en parles^^ pour le reste, tout es ok!! Les membres du staff pourront te valider quand les corrections seront faites, car moi je m'absente deux ou trois jours Smile
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Jeu 26 Juil - 13:39

J'ai corrigé le double l dans le nom de Haley, là où je m'étais trompé. On dirait qu'en modifiant, j'ai jeté à terre le script de formatage. Il va falloir que vous m'aidiez à le formatée. Elle est peut-être jolie, votre fiche, mais elle est plutôt fragile Razz

Je n'ai soulevé qu'une seule référence à un soleil unique, dans la scène où Myrande retrouve Ophéline. Il fait référence au coucher de soleil, au singulier, ce qui fait du sens, puisqu'il la retrouve alors qu' Illoys Falador est couché, mais avant qu'Illoan Salidor ne le soit. Le couché de soleil auquel il fait référence est donc bel et bien le coucher d'un soleil unique Smile

Cela dit, il est très possible que j'en ai échappé ailleurs, même si j'ai fait attention. C'est surtout dangereux dans les locutions, qu'on utilise sans vraiment réfléchir. Mais il faudrait m'aider un peu pour les voir, ils m'échapent.
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MessageSujet: Re: Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]   Lun 30 Juil - 17:24

Coucou !!

Finalement, semble-t-il que c'est moi qui s'occuperai de toi Smile Donc oui, tout à fait d'accord avec toi. Je te valide donc sans plus tarder, et te souhaite un excellent Rp parmi nous!
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Myrande Sélène[Y croirez vous? Terminé!][Validée]

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