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 Fuir [terminé]

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MessageSujet: Fuir [terminé]   Lun 3 Sep - 10:51

premier jour : Année 687, 16ème jour d'octobre

La jungle

Melvenn s'effondre sur le sol terreux de la forêt, éreintée. Rompue de fatigue, elle tente vainement de se relever pour continuer à courir. Mais ses jambes ne lui obéissent plus. Dans ses efforts la jeune femme lève la tête, essaye d'ouvrir ses yeux au maximum, mais elle a perdu trop de force dans sa course, son crâne rencontre violemment le sol et Melvenn s'endort.

« Non ! » hurle-t-elle

Un cauchemar la sort de son sommeil. Sa tête lui fait mal et des larmes coulent sur ses joues.

« Arend ... » murmure-t-elle au coeur de la nuit

Pendant que la jeune Tériantrophe dormait, les trois lunes s'étaient levées et entamaient déjà leur descente. Elle avait couru toute la journée jusqu'en fin d'après-midi. Melvenn avait sauté deux repas et son estomac le lui rappelle sans cesse par des grognements de protestations. Elle se redresse, tant bien que mal, et tente de reprendre ses esprits. Il fait sombre, même en se rappelant la forme et la couleur des fruits que rapportaient son meilleur ami elle ne les trouverait pas dans la pénombre. La jeune fille soupire et se laisse tomber sur le sol.

« Je dois trouver une cachette, Arend me dirait de me cacher. » chuchote-t-elle

Elle se relève difficilement. Mais une fois debout Melvenn ne se laisse pas retomber, à l'aide de toute la volonté qui lui reste elle s'appuie sur les troncs, et avance. La jeune Thériantrophe trébuche sur une dizaine de mètres avant d'aviser un tronc creux. Trop heureuse de pouvoir s'arrêter, elle se pelotonne à l'intérieur et repars d'un sommeil de plomb, bercer de quelques larmes et du seul cauchemar qui se répète en boucle.


Dernière édition par Melvenn Mahana le Mer 1 Mai - 18:50, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Fuir [terminé]   Ven 7 Sep - 17:25

deuxième jour : Année 687, 17ème jour d'octobre

Survivre

Le lendemain matin, la jeune fille se lève avec les soleils, dont les rayons percent l'épais feuillage de la forêt. A la lumière dorée de l'aube, la jungle lui paraît moins hostile. Mais quand Melvenn tente de se lever, sa vue se trouble. Elle a besoin de manger, et de s'hydrater, si elle ne veut pas mourir ici et maintenant. La jeune Thériantrophe se lève donc lentement, en prenant le temps de s'appuyer à l'arbre qui lui servait de lit cette nuit. Son cauchemar était revenu, exactement le même, les mêmes mots, les mêmes images, les mêmes odeurs, et la même sensation de vide quand la lame la traverse. Elle frissonne. Non. La jeune femme ne doit pas repenser à cela, elle doit survivre, comme l'aurait voulu Arend. Elle tâtonne pour rassembler ses affaires. Melvenn fouille dans le sac de son meilleur ami. Une gourde, sauvée. La Thériantrophe la soupèse avant de l'ouvrir, pour ne pas être déçue. C'est lourd. La jeune fille ouvre la gourde et boit à petite gorgées prudentes, sa gorge la brûle à chaque lapée.

Une fois désaltérée, Melvenn part en quête de nourriture. Rapidement elle déniche les baies, les feuilles, les racines, qu'Arend rapportait de ses cueillettes. En fin de matinée elle s'en retourne à son arbre et mange les baies. La jeune femme dépose le reste dans sa stola, et décide de mettre le chemin sous ses pas. Elle marche la plus grande partie de la journée. La jeune Thériantrophe avise un arbre aux branches assez basses pour grimper, surtout quand on en est à son premier essai. Finalement elle arrive à se coincer entre plusieurs branches. Ce n'est qu'une fois certaine qu'elle ne chutera pas que la jeune fille s'endort une nouvelle fois.


Dernière édition par Melvenn Mahana le Ven 16 Nov - 17:33, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Fuir [terminé]   Ven 7 Sep - 18:40

troisième jour : Année 687, 18ème jour d'octobre

La bête

Eveillée par un nouveau cauchemar, la jeune fille faillit tomber de son arbre. Mais heureusement, elle est trop emmêlée dans les branches pour se retrouver par terre. La Thériantrophe décoince alors chacun de ses membres un par un, puis descend prudemment le long du tronc. Une fois ses fesses posées sur le sol mou de la jungle elle inspire un grand coup. C'est en sentant que ses larmes coulent encore que Melvenn prend le carnet et la plume dans sa stola. Elle se met à écrire les jours passés sans Arend, sans son meilleur ami pour l'aider, la réconforter et la protéger. La jeune femme arrête d'écrire seulement quand ses joues ne sont plus le lit d'un fleuve salé et continu.

Melvenn range ses maigres provisions et ses stola et reprend son périple.Elle marche vite pour récupérer le temps qu'elle a perdu; Au milieu de l'après-midi ce sont des grognements bestiaux qui lui font encore accélérer le pas. La jeune femme court presque quand ce qui ressemble à un sanglier lui barre la route, jamais, elle n'avait vu bête pareille. la jeune Thériantrophe recule lentement. Le monstre gratte furieusement la terre de son sabot. L'animal va charger. La pauvre jeune fille est tétanisée de peur, impossible d'esquisser le moindre mouvement. *sauve-toi !*

Elle reprend le contrôle de ses jambes et court dans le sens inverse au sanglier. Elle tente de reprendre ses esprits et de trouver une solution au problème qui fonce à présent sur elle sans raison apparente. *grimpe* lui chuchote une voix *Arend ?* s'interroge-t-elle, mais Melvenn avise le premier arbre sur sa droite et saute pour atteindre la branche la plus basse. Elle l'attrape d'une main. Sauvée. Pendue dans le vide, elle observe la bête qui harcèle le tronc de ses défenses. L'arbre tremble, la jeune femme aussi. Sa main glisse sur la branche, elle ne pourra pas tenir comme ça longtemps. A l'intérieur de sa tête la voix continue inlassablement *grimpe, grimpe.*, l'appel pulse dans son crâne. *grimpe.*

« Arrête ! C'est bon je vais grimper à ton arbre ! Laisse-moi tranquille ! » crie-t-elle.

L'animal plus bas s'est arrêté dans son oeuvre, interpellé par l'intervention soudaine de Melvenn. L’accalmie donne l'occasion à la Thériantrophe de se hisser sur la branche puis sur une autre un peu plus haut. En sécurité, elle s'appuie sur le tronc et inspire un grand coup. Le sanglier a cessé de foncer dans l'écorce mais il demeure au pied de l'arbre, comme pour attendre la jeune femme. Impossible de descendre. Pourtant Melvenn est pressée, elle doit atteindre le port le plus tôt qu'elle le peut, sortir de ce bois maléfique. Mais pour l'instant il est trop tard, le premier des deux soleils est déjà couché. Elle s'arnache à la branche à l'aide du tissu d'une de ses stola et, éreintée, s'endort malgré les grognements de la bête.


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MessageSujet: Re: Fuir [terminé]   Mer 14 Nov - 16:08

quatrième jour : Année 687, 19ème jour d'octobre

La sortie

Au réveil, la voix de son ami résonne encore dans l'esprit de la Thériantrophe. Ce cauchemar la hantera-t-elle tout le restant de sa vie ? Sous elle la bête a rameuté sa horde durant la nuit. Impossible pour Melvenn de descendre maintenant. Elle se détache de la branche et ballade son regard sur la jungle alentour. A l'horizon elle aperçoit la lisière de la forêt. Les rayons des soleils lui donnent l'allure d'un paradis. Les yeux de la jeune femme passent d'arbre en arbre, font la liaison entre les branches, les troncs et les lianes. Elle récupère ses affaires, mais une toute petite baie jaune roule sur la branche et tombe sur le sol humide de la forêt. La meute se jette alors sur le met à l'odeur apparemment irrésistible. Devenus fous, ils se massent autour du sanglier chanceux qui a avalé le fruit. Avec des yeux exorbités, Melvenn regarde une dernière fois les gros sangliers et les laies ventripotentes puis fixe son prochain objectif : la sortie.

S'accrochant à tout son courage et aux branches une à une, petit à petit la jeune fille se rapproche de cette lumière divine. Plus elle avance et plus elle trouve rapidement ses appuis, la Thériantrophe apprend à grimper comme un petit singe l'aurait fait aux cotés de sa mère. Mais la jeune femme est seule, et ce malgré la petite voix qui persiste au fond de son crâne.

C'est exténuée que Melvenn descend du dernier arbre, les soleils brillent encore quand elle continue sa marche, à vue, dans la plaine. Le papillon glisse lentement vers le sommeil et s'endort finalement à la lueur des lunes au pied d'un arbre solitaire.


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MessageSujet: Re: Fuir [terminé]   Mer 14 Nov - 16:48

cinquième jour : Année 687, 20ème jour d'octobre

Métamorphose

Melvenn se lève dans le froid de ce début de journée, les lunes à peine commençaient leur descente dans le ciel noire de la nuit. Et le souvenir douloureux de son rêve la fait tomber. Les créatures de la plaine lui étant parfaitement inconnues, la jeune femme préfère la sécurité de son arbre, qui lui parait comme une petite forêt. Elle grimpe sur le tronc et s'assoie sur une branche, étant presque devenue experte en la matière. Mais là-haut il fait encore plus froid, et la vue du vide alentour fait ressortir sa tristesse et sa solitude; L'apprentie aventurière, pour calmer ses frissons, vide son esprit et cherche le papillon qui vit en elle comme elle avait cherché la biche d'or qui hantait ses nuits plus petite. Quand les soleils se lèvent ses ailes et son corps se couvre de la peau de l'insecte tandis que sa taille diminue. Melvenn prend la même couleur que les rayons solaires, sa chevelure se mue en trompe. En à peine une minute, la Thériantrophe disparaît littéralement du paysage. Le petit papillon vole dans les bosquets alentours, observe la nature d'un oeil nouveau, plus petit qu'à l'accoutumé. La jeune femme se glisse à l'intérieur d'une fleur qui lui paraissait si minuscule et qui maintenant ressemble à un lit douillet, comme celui qu'elle avait quitté un peu plus d'une semaine auparavant. Ses parents, malgré leur sévérité, lui manquent, elle s'en rend compte à présent que sa maison est loin. Arend lui manque aussi, mais son ami est plus présent encore à ses yeux que ses parents ne l'ont jamais été. Et ces deux hommes dans la plaine, qu'avaient-ils contre elle exactement ? Ils la cherchaient. Ce n'était pas une simple coïncidence : ils avaient dit "Mahana". Probablement que sa mère avait pleuré, son père avait alors lancé un avis de recherche au nom de la jeune femme, contre une forte récompense, sinon, ces deux brutes ne s'en seraient pas mêlés. L'aimaient-ils assez pour cela ? Elle en doutait.Les deux cruels personnages avaient déjà trois fils robustes aux ramures magnifiques et deux filles habiles aux robes splendides, pourquoi se préoccuper de la petite dernière qui se transformait en ... en ... décidément elle n'arrive pas à le dire, la jeune fille a libéré ses ailes mais reste prisonnière. Pour être libre il lui faut fuir ses parents, ses cauchemars, ses assaillants, sa terre natale. Le papillon doré se pose sur la terre, près de l'arbre, et se concentre sur le vent qui souffle sur lui, les couleurs et les odeurs qui l'entourent. L'insecte somnole et attend se transformation.

La jeune femme reprend sa véritable apparence quand les soleils se couchent. Fatiguée, courbaturée, elle se fait un oreiller avec ses affaires et s'endort au pied du même arbre.
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MessageSujet: Re: Fuir [terminé]   Ven 23 Nov - 16:59

sixième jour : Année 687, 21ème jour d'octobre

Disparaître

La jeune femme, dès son réveil, se remet à marcher, malgré la lame qui creuse son coeur. Elle avance un peu plus sur les terres d'Arana, au loin elle aperçoit forêts et montagnes des Thériantrophes. Elle savoure le paysage, en passant tantôt à travers une plaine tantôt à travers une parcelle de jungle. Les nuages naviguent paresseusement au-dessus de sa tête, et malgré leur lenteur, ils sont infatigable et iront taquiner les marins bien avant qu'elle n'arrive au port. Melvenn marche d'un pas déterminé et rapide, elle grignote ses réserves tout en marchant, et parfois la jeune femme s'arrête pour cueillir de nouvelles réserves de fruits.

Les soleils sont presque couchés quand le papillon perçoit des bruits derrière des buissons. Deux hommes discutent d'un complot contre la chef du clan du sud ... Et son nom revient souvent ... Pas son nom, celui de son père. Les hommes rient en mangeant un oiseau qu'ils ont probablement chassé quelques heures auparavant. De ce que Melvenn voit, c'est un oiseau de proie, aux serres puissantes et à l'envergure imposante, son plumage marron n'est pas sans lui rappeler un rapace de sa connaissance. *Oh non ... Pas toi ...* Mais la jeune fille sait que ce n'est pas Arend, même avant que la voix retourne dans son esprit *Ce ne sont pas les hommes de la dernière fois, ce n'est pas moi Mel.* Malgré cela elle peine à reprendre sa respiration. *Je suis là.* Une larme perle sur sa joue. Pourtant elle ne doit pas pleurer, pas un bruit, ne pas se faire repérer. Elle attend silencieusement derrière le buisson que les hommes terminent leur dîner. Ils finissent par discuter de leurs familles respectives. L'un s'est unit à une femme serpent qui lui donna deux beaux jumeaux, tandis que l'autre n'a plus que sa mère, une vieille brebis, et cherche encore la femme qui saura faire battre son coeur. La jeune femme est écoeurée, elle qui n'est plus qu'une clandestine, dont la vie est brisée, de quel droit sont-ils heureux, alors que les leurs ont assassiné Arend.

Melvenn retient ses larmes jusqu'au coeur de la nuit, et quand enfin les deux hommes ronflent. La jeune fille s'eclipse discrètement, pas à pas elle s'éloigne du campement. Doucement. Sans un bruit. Puis quand seul brise le silence nocturne le souffle du vent, elle se met à courir de toutes ses forces loin de son passé, vers son avenir, et elle pleure, de tristesse certes, d'épuisement sûrement, mais aussi, et pour la première fois, de rage.
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MessageSujet: Re: Fuir [terminé]   Mer 1 Mai - 17:42

septième jour : Année 687, 22ème jour d'octobre

Se battre

*Je suis dans un champ … Oh ! Mais c’est Arend ! Je cours vers lui, en souriant. « Tu es là ! » Mais tout devient flou. Tout sauf lui. Où suis-je ? Mais. Je reconnais cet endroit ! C’est le cerisier, à la lisière de la forêt ! « Arend ! C’est moi, c’est Mel ! » Mais il ne bouge pas, il se contente de me sourire. Je le rejoins, et il me prend dans ses bras. C’est agréable cette chaleur. Mais que … Qu’est-ce qu’il fait ? « Arend ? » Je me penche pour voir son visage : il est fermé, pensif. Nous restons ainsi quelques instants puis il me chuchote « cours. » Je lui demande pourquoi. Mais il ne me répond pas, il fixe un point dans mon dos. Mes parents ? Mais pourquoi ? Je m’approche d’eux. La peur m’enserre, je ne comprends pas … « Pourquoi ce sabre père ? » « Cours ! » Arend ?! Je me retourne vivement. Soudain, je sens la lame dure et froide, qui me traverse de part en part « Non … »*

« Non ! »

Le cri résonne dans la forêt, dispersant la faune nocturne en une foule de bruits hétéroclites. Haletante, Melvenn se redresse et contemple la seule lune qu’elle aperçoit ; les deux autres se cachent sûrement dans le feuillage des arbres. Il reste encore quelques instants avant l’aube, pour la jeune femme la nuit sera encore longue, bercée du même cauchemar, qui se répète sans cesse depuis une semaine. Jamais personne n’aurait imaginé un tel concours de circonstances.

Melvenn s’allonge sous un arbre et se dit qu’elle aurait pu ne pas aller le voir tout de suite et partir, et rien de tout cela ne serait arrivé. La jeune femme pleure ; elle pleure après chaque nuit passée seule, dans la pénombre, en tête à tête avec les lunes. Melvenn rassemble ses affaires. La route sera longue avant d’arriver au port, peut-être deux jours de marche, si elle ne s’arrête pas encore, comme elle le fait depuis une semaine, rompue de fatigue et de chagrin.

Elle déambule dans le coin de jungle dans lequel elle a échoué la veille après sa longue course. Elle avise un arbre et se dit qu'il serait peut-être temps d'apprendre à se défendre. Peut-être pas des choses très complexes, mais le minimum, pour ne pas se laisser faire, et répondre aux coups de poings que la jeune fille ressent chaque matin dans son ventre. La jeune femme décoche un premier coup de pied dans le tronc humide. *Aie.* Elle change de position, essaye de se rappeler les fois où elle observait son meilleur ami s'entraîner. Elle frappe, puis frappe, et frappe encore, chaque coup lui fait moins mal que le précédent. Soit elle fatigue et c'est normal, soit elle se place et vise mieux, Melvenn préfère cette option, plus rassurante, et encourageante.

Après ces efforts, la jeune Thériantrophe mange de nouveau des fruits et entame de nouveau sa marche à travers les terres qui l'ont vu naître. Mais exténuée elle s'endort dans un nouveau morceau de forêt.
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MessageSujet: Re: Fuir [terminé]   Mer 1 Mai - 18:12

huitième jour : Année 687, 23ème jour d'octobre

Le voleur de rêve

Quand Melvenn s'éveille ce matin, pas de cauchemar, pas de lame transperçant son coeur, pas de tristesse, aucun tremblement. La jeune fille observe les Iklithily qui tournoient autour de sa tête. Elle s'était endormie sous un essaim. Le miel transparent coule du côté du tronc où sommeillait la jeune femme. Plus légère que jamais, la jeune Thériantrophe est bien décidée à trouver le port, elle dépose une goutte du précieux miel sur le bout de sa langue et s'en va d'un pas déterminé.

En sortant de la jungle un peu plus loin elle rencontre un hameau, et un troupeau de Moja. Melvenn interroge le paysan sur la direction à prendre pour rejoindre le port d'Arana. L'homme un peu surpris mais heureux de rencontrer la jeune fille lui indique la direction du sud tout en refusant l'argent que lui tend la noble femme. La jeune Thériantrophe le remercie d'une révérence gracieuse, malgré cette semaine passée dans la jungle. L'éleveur insiste à son tour pour que Melvenn passe la nuit dans sa maison, mais la jeune fille décline poliment l'invitation, même si elle doit dormir une fois encore sur le sol terreux de la forêt elle souhaite arriver au plus tôt au port.

Après de courts adieux, la jeune femme reprend sa marche jusque tard le soir, avant de s'endormir, appuyée contre un tronc, redoutant le retour de son cauchemar.
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MessageSujet: Re: Fuir [terminé]   Mer 1 Mai - 18:27

neuvième jour : Année 687, 24ème jour d'octobre

Arrivée à bon port

Le lendemain matin la jeune femme se réveille avec le froid de la lame à nouveau en travers de sa poitrine. Mais elle ne s'en soucie presque plus, elle avance entre les branches, fait attention à ne pas trébucher sur quelque ronce ou racine qui se faufilent entre les troncs. Quand enfin elle aperçoit la lueur de la lisière c'est pour mieux apprécier la vue de la ville. Le port. Enfin.

La jeune fille sort de la jungle et passe dans les rues avec émerveillement, les boutiques et tavernes sont pleines de monde, des hommes et des femmes de tous les horizons. Elle percute un noble qui à sa vue retrousse ses lèvres de dégoût. C'est vrai que ces jours à traîner dans la boue et courir dans la poussière ont dû transformer son portrait. Elle décide donc, pour commencer de se rendre chez un drapier.

tiding L'échoppe est sombre mais les couleurs des tissus le rende convivial. La jeune femme observe les étoffes quand un homme filiforme s'approche d'elle et lui demande.

« Que cherchez-vous jeune fille, ce n'est pas un endroit pour les enfants. »

Après un instant de mutisme Melvenn répond d'une voix cassée mais digne.

« J'ai dix-huit ans, et j'ai de quoi acheter votre échoppe dans son intégralité, veuillez je vous prie à me parler avec respect et à me trouver une stola d'un blanc immaculé, ainsi qu'une cape dans un tissu moins noble mais plus discret. »

Impressionné par une telle autorité, le magasinier s'empresse de trouver exactement ce que lui demande la jeune Thériantrophe. Satisfaite de ses achats, la jeune femme se rend ensuite aux bains publiques où elle se lave et se débarrasse de ses habits déchirés. Elle fait enfin l'acquisition d'un sac où elle dépose ses effets personnels, qui se réduisent à son livre et à quelques économies, qui lui serviront à survivre jusqu'à son arrivée.

En fin de journée elle monte à bord du seul bateau en route vers Pinasse, la traversée ne lui coûte pas si cher, ce qui la rassure.

Bientôt Melvenn Mahana atteindra la Citadelle.
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