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 Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]

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Noble d'Ekalesias
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MessageSujet: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Jeu 6 Sep - 23:21

Année 687, 29ème jour du mois de juillet.

Jeönyr se leva, comme à son habitude peu de temps après le lever des soleils. Il observa par la fenêtre de sa chambre les astres pendant une fraction de seconde avant de se lever. Entendant les pas qui se voulaient silencieux du jeune homme, un serviteur se précipita dans la pièce pour répondre à ses désirs. Le guérisseur le congédia gentiment après avoir été informé qu’un bain chaud l’attendrait dans quelques minutes dans la salle voisine. Il prit donc place à son bureau et pour passer le temps, se lança dans la composition de quelques vers. Fort inspiré, il parvint à écrire quelques strophes avant d’être interrompu par le même serviteur qui venait l’aviser que son bain était prêt. Il remercia l’homme qu’il trouvait quelque peu insistant en ce jeune matin avant d’aller au dit bain. Il resta couché dans celui-ci profitant de la chaleur de l’eau pour reposer ses muscles endoloris. Il s’entraînait depuis une poignée de semaine pour être apte à ce qui se passerait aujourd’hui. Il rencontrerait Sven Hilern, l’amiral de la flotte d’Ekalesias. C’était un honneur qui n’était pas donné à tous et il en était bien conscient. Mais, la position de sa famille avait fait en sorte qu’il obtienne ce privilège. C’était enfin pour lui l’occasion de prouver sa valeur. Bien entendu, il faisait de son mieux pour impressionner son père et ses oncles avec ses connaissances. Mais la plupart d’entre-eux étaient des hommes de guerre et ses facultés à soigner les autres ne surprenaient pas plus que cela ces hommes. Ils allaient même jusqu’à considérer cet art de compétence féminine et il lui était arrivé d’entendre ses oncles dire à son père qu’il aurait dû avoir une fille. Ce n’était pas à ce genre de chose que le médecin s’était attendu à son retour. Mais, maintenant qu’il en avait l’âge, il pouvait se présenter dans la marine. C’était enfin le temps pour lui de rendre son père fier. Malgré la petite fête que son père avait organisée pour lui à son retour, il le regardait souvent avec un air distant et désolé la plupart du temps. Avait-il pitié de son fils? Jeönyr se sentait indésirable à ses yeux. Aurait-il dut rester et devenir soldat? Il chassa ces pensées de son esprit en rinçant son visage. Non, il ne décevrait pas son père cette fois.

Il se lava convenablement avant de retourner dans sa chambre et de se faire assaillir par d’autres valets qui le maquillait, le coiffait et l’habillait. Après des minutes qui semblèrent interminables au guérisseur, il put regarder le résultat final devant une horde de serviteurs. Il se regarda de haut en bas, cette allure le changeait de son accoutrement habituel, c’était une chose sûre. Il espéra seulement qu’il n’aurait pas à se promener comme ça tous les jours s’il était engagé dans la dite marine. Ses cheveux qui étaient habituellement laissés aux bons soins de la nature étaient attachés en une courte queue de cheval derrière sa tête. Son visage, qui était déjà blême, avait été blanchit par un fond de teint qui lui était complètement inconnu et il se retrouvait encore dans un costume complètement ridicule. Définitivement, les accoutrements de nobles n’étaient pas pour lui. Son accoutrement était tout assortit, moulant et le mettait terriblement mal à l’aise. Néanmoins devant tous les regards des valets, il n’osait parler. Il se contenta de leur faire un sourire timide et de hocher la tête en contentement. Ils se retirèrent donc et Jeönyr entreprit de terminer le court poème qu’il avait commencé un peu plus tôt. Une fois qu’il eut achevé son œuvre, il descendit pour savourer un bon repas. On lui servit de nombreux services, mais il mangea peu. Devant son manque d’appétit, un gendarme s’approcha pour lui demander si quelque chose n’allait pas. Le noble le rassura en lui assurant que le phénomène était dut au stress provoqué par la rencontre qui suivrait ce dîner. L’homme tenta quelques paroles réconfortantes avant de s’éclipser. À la fin de son repas, son père pénétra dans la pièce en tendant les bras, il sera son fils avant de dire quelques mots.

- Ah! Qu’il n’est pas beau le futur amiral!
- Vous… Vous exagérez Père, je rencontre l’amiral aujourd’hui.
- Allons mon garçon, ne sois pas modeste. Tu sais bien que la bourse, le sang et tes compétences peuvent t’amener à ce rang. Et je sais que tu ne me décevras pas. Tu deviendras le roi des mers, tous connaitrons ton nom. Et plus important, le nom des Methus.

Devant le regard si sincère de son père, le guérisseur se tut. Il ne voulait pas décevoir son père, mais une telle folie des grandeurs? Ce n’était pas pour lui. Il se laissa conduire par son père et un petit cortège jusque dans un char orné des emblèmes de la famille, dans lequel il monta sans trop se poser de questions. Était-ce nécessaire de vouloir autant attirer les regards? Il se rendait au palais de la Reine. Aussi riche que pouvait être sa famille, rien ne pouvait se comparer une telle chose. Une fois son père monté ainsi que quelques serviteurs, la porte du char se referma et ils se dirigèrent vers le palais. Jeönyr resta silencieux pendant le trajet, tentant de visualiser sa rencontre avec l’amiral. Il devait absolument lui faire bonne impression. Il regarda son vêtement bleu avant de ravaler un soupir. Pour faire une impression, il allait en faire une, mais serait-elle bonne? Il souhaita que son habillement ne pèserait pas trop dans la balance. Plongé dans ses raisonnements, il ne vit pas le temps passer et il fut bientôt arrivé au palais. Il sortit et quelque peu déboussolé, regarda aux alentours. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas mis les pieds ici. Mais, il parvint à se repérer avant que son père ne l’interpelle.

- J’ai à faire mon fils. Alors, soit bon, brave et rend moi fier.
- Oui Père.

Sur ces mots, sa figure paternelle remonta dans le char avec l’escorte avant de disparaître au loin. Jeönyr attendit qu’ils ses soient éloignés avant de desserrer son costume. Pouvant enfin respirer, il s’essuya le visage du fond de teint avec un linge, du quel il disposa proprement, avant de pénétrer dans le palais. Il demanda son chemin à une femme qui passait par-là et en suivant les instructions de la demoiselle, se retrouva dans un cul de sac. Devait-il revenir sur ses pas? Il lui semblait pourtant avoir tourné à droite après les escaliers. Il se retourna et emprunta un autre corridor, dans l’espoir de trouver l’amiral. Mais après plusieurs minutes de recherche infructueuses, il revint sur ses pas pour retrouver son chemin. Il allait commencer à marcher lorsqu’il entendit des bruits de pas devant lui, il resta donc figé, se demandant s’il avait l’autorisation de se trouver ici. Il retint sa respiration en tentant d’avoir l’air naturel et garda les yeux figés vers la direction des pas.


Dernière édition par Jeönyr Methus le Sam 8 Sep - 0:36, édité 1 fois
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Amiral de la flotte d'Ekalesias
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Ven 7 Sep - 11:13

Il devait être 4 ou 5 heures du matin quand Sven se leva, comme d'habitude il était un des premiers non pas à se lever, mais le premier à s'entraîner physiquement pour se mettre dans le bain rapidement. Ce matin-là, il était sur son navire, un somptueux Titan dont la construction avait pris de nombreuses années, sa construction a été lancé sous l'ordre de Sven une fois que ce dernier eut accès au rang d'Amiral de la Marine, pour lui ce n'était pas de l'abus de pouvoir, simplement un moyen comme un autre de pouvoir combattre ses ennemis et notamment les pirates. Après la rencontre avec son frère qui l'avait mis au courant que le Chef de cette alliance de Jade en possédait un aussi, il s'amusait de la situation, car la construction de ce dernier n'était pas cachéé, mais personne ne savait que ce dernier était prêt pour le combat, enfin soit. Cette journée s'annonçait comme les autres, mise à part le fait qu'aujourd'hui la marine allait récupérer un novice. Un dénommé Jeönyr Methus issu d'une famille de noble qui a su lui accorder le privilège de se joindre à lui pour s'engager dans la marine. Si cette décision revenait uniquement à Sven, il l'aurait aussitôt envoyé sur un simple navire. Avoir un débutant dans ses rangs, l'embêtait plus qu'autre chose, mais il ferait avec pour cette fois seulement. Il ne restait plus qu'a espéré que cette nouvelle recrue ne soit pas une âme sensible, car les méthodes de l'Amiral sont quelques peu... Radicales.

D’ailleurs le temps s’écoulait et il n’était toujours pas prêt, encore sur le pont de son navire, les soleils s’élevaient dans le ciel, il était temps pour lui d’aller se préparer. En rejoignant sa cabine, il croise quelques marins qui s’en allaient passer leur tour de garde à d’autres hommes. Même s’il l’avait voulu passer inaperçu était impossible, alors tous les dix ou vingt mètres des membres de l’équipage le saluait. Comme réponse, un simple mouvement de tête. Une fois dans ses quartiers, Sven enfila sa tenue habituelle de l’armée maritime qu’il prit soin de mettre en place correctement, évitant les plis ou autres défauts. Prenant soin de se brosser les cheveux, son regard acier croisa son reflet dans le miroir, l’espace d’un instant, il eut un mouvement de recul. Sa ressemblance avec son frère était telle que par moment, un air de dégout lui parcourait le visage quand il apercevait son reflet. C’est alors qu’il fut rapidement rappelé à l’ordre par le bruit de quelqu’un qui frappait à la porte de sa cabine.


« Amiral Hilern, pardonnez-moi, mais vous allez être en retard. » Et oui encore une fois il était en retard, c’était un de ses rares défauts hormis peut-être la haine qu’il porte aux Pirates, en guise de réponse la porte s’ouvrit laissant apparaître la silhouette de Sven qui se pencha légèrement en avant pour passer la porte, l’homme salua le temps que son supérieur quitte les lieux pour regagner la terre ferme.

Ce Titan était placé dans un entrepôt hautement gardé par des militaires, situé au port d'Ekalesias, nombreux sont ceux qui ont déjà tenté de percer le secret de ce navire, mais très peu, pour ne pas dire aucun n'en sont revenus. C'est avec son immense arme dans une main qu'il prit la direction du Palais afin d'y régler quelques démarches administratives, car en tant qu'Amiral il n'y a pas que de bons côtés... Et cette paperasse lui prend souvent beaucoup plus de temps, c'est pourquoi dès que l'occasion de fuir ces devoirs pour partir en mer se présente il ne manque pas l'occasion. En ville comme ailleurs, il était dur pour Sven de se faire discret, de part son imposante carrure et sa réputation tout le monde avait une réaction différente à chaque fois, certaines personne semblaient comme prise de panique ne sachant pas trop comment réagir quand il passait, d'autres bougonnaient face à l'incompréhension de le voir arpenter les rues de la ville seul et avec cet air supérieur et strict qui lui était propre.


« Amiral. » Des gardes lui ouvrirent les portes, en prenant encore une fois soin de le saluer convenablement. Il ne lui restait plus qu'à regagner la partie administrative du palais, partie interdite à toutes les personnes étrangères.

Après un moment, Jeöny arriva au palais, comme toutes les personnes qui ont rarement mis les pieds ici il s'était probablement perdu, c'est ce qu'en a conclu Sven en le voyant au loin, au détour d'un couloir. Alors que les bruits de pas de l'Amiral résonnait dans le couloir, le noble se figea brusquement, l'air quelque peu naturel qu'il semblait vouloir se donner ne prenait pas, dans son petit costume tout neuf qui n'avait encore jamais servit et derrière cette chevelure tout aussi soignée que la sienne, il sentait le malaise s'installer au fur et à mesure de sa progression. Quand il arriva à sa hauteur, la différence de taille et de carrure était flagrante. Penchant légèrement la tête pour pouvoir croiser le regard de son interlocuteur, il haussa un sourcil avant de croiser les bras et laisser s'échapper un court soupir.


« Je suppose que tu es Jeönyr ? Première question, qu'est-ce que tu fais ici ? Et pourquoi est-ce que tu as des traces de maquillage sous le menton ? » Non il n'était pas devin, mais le noble avait probablement dû s'essuyer sans prêter attention à ce qu'il est tout enlevé avant d'arriver ici, sans même attendre une réponse Sven passa à côté de lui pour prendre la direction du hall. Après quelques pas il s'arrêta sans se retourner pour adresser quelques mots à Jeönyr : « Ne me dit pas que tu comptes passer la journée ici, je n'ai pas que ça à faire. »

Décidément fidèle à lui-même, Sven ne faisait pas preuve de compassion envers cette potentielle recrue. D'apparence intimidante et stricte, il ne dérogeait pas à sa ligne de conduite, toujours aussi agressif, le noble qui allait l'accompagner avait intérêt à être très réactif pour ne pas être considéré comme un boulet sur le navire, encore faut il que ça ne soit pas déjà le cas, famille de noble ou pas pour Sven cela n'influait pas son comportement et son jugement envers ces personnes, c'est pourquoi se reposer sur son statut social n'était pas à envisager avec lui.
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Sam 8 Sep - 0:34

Le jeune noble recula instinctivement d’un pas lorsque l’imposant amiral se plaça devant lui. L’homme avait une carrure tout à fait impressionnante. Bien qu’il ait déjà vu plus grand et plus fort, Jeönyr ne pouvait pas nier l’importante musculature de l’amiral. Malgré sa carrure, l’homme semblait fin et élégant à la fois et Jeönyr remarqua que son habit ne comportait aucun plis. Ses parents l’avait maintes fois prévenus de ces plis qui à leurs dires, nuiraient grandement à sa première impression s’ils se trouvaient sur son costume. Il jeta un rapide coup d’œil et n’en aperçu pas. Heureusement. L’homme haussa un sourcil en croisant les bras lorsque leurs regards se croisèrent. Il voulut saluer le personnage, mais il fut pris de court par un soupir qui précédait une voix dure et qui semblait quelque peu froide au guérisseur. Rien de bien surprenant, il s’était renseigné sur l’amiral avant de se présenter au palais. Ainé de la famille Hilern, son frère serait devenu un redoutable capitaine pirate tandis qu’il s’était engagé dans la marine pour y finir au rang honorable d’amiral. Il ne connaissait que la version courte, mais s’il était pris dans la marine, chose fort probable, étant d’origine noble, les autres avaient tendance à lui accorder n’importe quoi. Néanmoins, l’homme semblait différent. Enfin, il pouvait montrer sa valeur par lui-même et non par ses origines.

- Je suppose que tu es Jeönyr ? Première question, qu'est-ce que tu fais ici ? Et pourquoi est-ce que tu as des traces de maquillage sous le menton ?

Perplexe, le noble passa une main sous son menton en découvrant des traces du fond de teint. Il jura intérieurement avant de se rendre compte qu’à peine sa phrase terminée, l’amiral repartait.

-Ne me dit pas que tu comptes passer la journée ici, je n'ai pas que ça à faire.

Surpris, le médecin trotta pour rattraper l’amiral. On lui avait dit qu’il ne se souciait pas vraiment de ceux qu’il ne connaissait pas, mais à un tel point? Un noble comme lui attirait habituellement plus d’attention. Même sur le navire de son père, le comportement des autres matelots avait été influencé par sa noblesse. Encore un peu derrière l’homme, il eut un bref sourire en coin. Oui, il comprenait maintenant pourquoi son père avait demandé à ce que Jeönyr rencontre l’amiral en personne. Et maintenant, c’était à lui de l’impressionner. Il se mit respectueusement à la hauteur de l’homme en gardant une certaine distance avant de prendre la parole, choisissant bien ses mots.

- C’est… Oui, je suis Jeönyr. Je crains fort avoir emprunté le mauvais couloir lors de mon trajet… Ce qui explique ma présence… Et pour ce…ce maquillage, il s’agit d’un fond de teint appliqué sur ma personne un peu plus tôt… Mais… Vous deviez avoir deviné que ce n’était pas mon choix… J’ai donc tenté de le retirer…

Il s’arrêta là pour le moment, ne jugeant pas nécessaire d’en rajouter d’avantage. Après tout, il suivait l’amiral, il n’y avait rien à ajouter pour le moment. Quelque peu intimidé par la présence de l’amiral, Jeönyr resta silencieux. Ils marchèrent ainsi dans un silence presque complet, hormis le bruit de leur pas, pendant un bon moment jusqu’à ce que la curiosité du noble prenne le dessus.

- Où…où allons-nous?

Il tenta d’intercepter le regard de l’homme en prononçant ses mots. Peut-être pourrait-il espérer une réponse s’il y parvenait? Il observa donc les yeux gris clairs de l’amiral pendant une poignée de seconde avant de regarder à nouveau devant lui. Il était possible que son interlocuteur trouve son regard inadéquat. Et déplaire à l’amiral était bien la dernière chose qu’il avait en tête à ce moment. Il tacha donc de garder ses questions pour lui en attendant de voir s’il daignerait lui répondre et de quelle façon la chose se ferait. Il observa les riches décorations sur les murs qui les entouraient, s’émerveillant brièvement de leur beauté au passage tandis que l’amiral fut interpelé à de nombreuses reprises. Ils aboutirent dans un corridor d’où ils avaient une vue agréable de Mordun. Il pouvait voir le remue-ménage habituel qui régnait au port, quoi que la populace semblait plus agitée qu’habituellement. En levant le regard, put aisément comprendre pourquoi. De gros et sombres nuages approchaient de la ville. Il pleuvrait probablement beaucoup au cours de l’après-midi et les gens devaient s’activer pour terminer leur travail avant le déluge. Heureusement pour lui, il était à l’intérieur du palais, bien au sec. Il retourna la tête vers l’amiral alors que le corridor vitré disparaissait derrière eux. Ils passèrent encore de nombreux couloirs et allées pendant que le noble s’étonnait toujours de la grandeur du palais. Peu importe les richesses que sa famille avait accumulées, il leur serait toujours impossible de posséder un tel bâtiment. Il tenta de mémoriser le chemin qu’ils emprunteraient, cela lui serait assurément pratique s’il devait repasser par ici. La tête toujours devant lui, il tourna le regard vers l’amiral, sa stature était incroyable. Possèderait-il une telle apparence physique un jour? Il compara leur musculature respective, si c’était le cas, il avait du pain sur la planche. Jeönyr allait rouvrir la bouche pour parler, lorsque le duo pénétra dans ce qui devait être une sorte de bureau. Celui de l’amiral? C’était possible, fort possible. Mais qu’allaient-ils faire dans ce lieu? L’amiral allait-il lui faire passer un interrogatoire? Un test psychologique? Impossible que l’amiral l’ait mené jusqu’ici pour démontrer ses capacités physique. Bien que le bureau fût luxueux, il n’y avait pas l’espace requis pour effectuer des tests de la sorte. Quelles surprises lui réservait l’homme? Jeönyr ne savait guère s’il devait les redouter ou les souhaiter. Il suivit néanmoins le personnage dans le bureau sans trop se poser de question et attendit la suite des évènements.
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Amiral de la flotte d'Ekalesias
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Mar 11 Sep - 10:52

Pour une première approche, il avait été accueilli froidement, mais quand on connaissait la réputation de l'Amiral il s'agissait de quelque chose de tout à fait normal. Alors qu'il avait repris son chemin sans se soucier de la nouvelle recrue, cette dernière s'empressa de le suivre s'arrêtant une fois qu'il se trouvait presque à sa hauteur. C'est sans se retourner et en cherchant à regagner son bureau qu'il écouta le noble parler, comme l'avait deviné auparavant l'homme, il s'était belle et bien perdu dans ses immenses couloirs, bien que ses explications étaient un peu flou, il poursuivit en parlant de la touche de maquillage qui était encore visible. Jeönyr n'avait pas eu le choix ? Après tout, ne sommes-nous pas libre de nos propres choix ? Peut-être que la vie de ce jeune garçon n'était pas celle qu'il avait espéré. Après ces courtes explications, le jeune homme resta silencieux un long moment, seul le bruit de leur chaussure sur le sol venait couvrir ce calme. Après un court soupir, il tourna dans l'un des derniers couloirs qui étaient vraisemblablement plus long que les autres, au bout de ses nombreux passages, se trouvait une porte sur laquelle était affichée une gravure portant le nom de l'Amiral ce qui pourrait répondre à la prochaine question... « Où... Où allons-nous ? »

Alors que le noble tentait d'intercepter le regard de Sven, ce dernier continuait d'avancer, jetant un rapide coup d'oeil en coin vers celui dont l'attention se faisait un peu trop insistante à son gout, aussitôt ou concours de circonstance la futur recrue reporta sa vigilance devant lui. Alors que de son côté Jeönyr était comme un enfant devant les nombreuses décorations, de cette partie du bâtiment, un bon nombre d'homme interpellait le Marine pour qu'il applique sa signature sur de nombreux documents, paperasse, paperasse et encore de la paperasse, heureusement pour lui qu'ils lui demandaient simplement une griffe. Enfin, quand ils passèrent tous les deux un court couloir ils se retrouvèrent dans un corridor qui donnait une vue imprenable sur Mordun, de là on pouvait voir beaucoup de choses et notamment le port ou régnait en quasi-maître absolu l'ainé de la famille Hilern. C'était un des rares endroits ou l'homme aimait se poser pour méditer avant de reprendre son activité de militaire, la vue était sublime, malgré les nuages menaçants qui approchaient. Après plusieurs longues minutes, ils arrivèrent tous les deux devant le fameux bureau. Sven passa devant ouvrant lentement la porte, il fit signe à Jeönyr d'entrer.

« Bien, tâche de te détendre. Tu n'as rien à craindre de moi après tout. » Il s'avança alors lentement vers son bureau ou se trouvait un immense fauteuil, s'installant délicatement dessus, son regard acier se porta alors froidement sur le noble qui était encore debout. « Je ne te propose pas de t'asseoir, tu es jeune et fort encore, les chaises sont pour les vieux comme moi. » A ce moment-là un petit sourire se dessina sur son visage, il faisait un peu d'humour, non pas pour détendre l'atmosphère, mais pour s'amuser simplement de la situation. Observant de haut en bas celui qu'il avait en face de lui, il se dit que physiquement il allait y avoir du travail. D'après ses souvenirs, le jeune homme avait tout juste 18 ans, à son âge Sven était déjà un jeune homme accompli et arborait déjà la carrure d'un véritable combattant, bien entendu tous les deux n'ont pas vécu la même chose et encore heureux pour Jeönyr. Alors que son attention se porta à nouveau sur le jeune homme, l'analysant encore une fois de la tête aux pieds, il reprit :

« Je vais te poser quelques questions, simplement parce que j'aime bien savoir à qui j'ai affaire. Je ne vais pas faire monter n'importe qui sur mon bâtiment et ça qu'il s'agisse d'un noble ou autre personne. Pour ce qui est de ton statut de noble, je suppose que tu as déjà bien compris qu'avec moi, il n'y aurait pas de traitement de faveur. Maintenant, je vais en venir au fait, pourquoi vouloir entrer dans la Marine ? Une simple idée du paternel qui espère que par magie son petit fiston atteigne un rang élevé dans la hiérarchie ? Sache que tant que je vivrais, personne n'aura le contrôle sur la Marine moyennant finance. » Alors qu'il mettait une pause volontairement, une autre personne était entrée dans le bureau, mais qui donc ? Personne n'avait passé la porte, pourtant il y avait bien quelqu'un ou plutôt quelque chose, un serpent qui n'était autre que le Vice-Amiral sous sa forme animal venant s'enrouler lentement sur la jambe du Noble pour grimer le long de cette dernière, c'était un petit test qu'ils aimaient appliquer, afin de tester les prétendants, il va sans dire que jusqu'à présent aucun a su rester calme face à ce serpent extrêmement venimeux. « Ensuite, j'aimerais savoir ce que tu sais faire et surtout ce que tu es prêt à faire. Je ne veux pas de vantardise, ni de mensonge, je souhaite simplement la vérité. »

Ses moments là, il ne les aimait pas et pourtant il n'avait pas le choix, il fallait bien tester ses nouvelles recrues, les membres de son équipage ne sont pas des simples marine, Tous sont entraînés comme de véritables guerriers, affronter des Pirates pour eux n'est pas une crainte au contraire ils sont tous prêts à mourir pour en tuer le plus possible aux côtés de l'Amiral qui voue un véritable culte à ses hors-la-loi.
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Noble d'Ekalesias
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Mar 11 Sep - 22:17

L’amiral conduisit le noble dans son bureau. Une pièce ornée de décorations militaires et richement meublée, mais tout semblait à l’ordre. L’imposant personnage y pénétra lentement et un étrange sentiment envahi le noble. Il dégageait une certaine ambiance de ce lieu… Il entra néanmoins dans la pièce en regardant l’amiral prendre place derrière son bureau en prenant la parole

-Bien, tâche de te détendre. Tu n'as rien à craindre de moi après tout.

L’amiral avait donc remarqué sa nervosité. Le médecin se maudit intérieurement, il lui semblait enchainer les erreurs. Mais pourtant, ce n’était pas l’amiral qu’il craignait, enfin, d’un certain côté si, mais il ne lui devait rien pour l’instant. Non, son inquiétude était due à la possibilité d’un échec et à la déception paternelle qui en suivrait. Il tâcha néanmoins d’afficher un air plus calme et lorsque son interlocuteur repris la parole, ses premiers soupçons furent confirmés, il passerait cette entrevue debout. Il fut néanmoins surpris par la touche d’humour qu’apporta l’homme. Ainsi donc, il se pouvait qu’il ait un fond d’émotion. Il eut même un petit sourire. Il l’analysa de nouveau de haut en bas avant de poursuivre.

-Je vais te poser quelques questions, simplement parce que j'aime bien savoir à qui j'ai affaire. Je ne vais pas faire monter n'importe qui sur mon bâtiment et ça qu'il s'agisse d'un noble ou autre personne. Pour ce qui est de ton statut de noble, je suppose que tu as déjà bien compris qu'avec moi, il n'y aurait pas de traitement de faveur. Maintenant, je vais en venir au fait, pourquoi vouloir entrer dans la Marine ? Une simple idée du paternel qui espère que par magie son petit fiston atteigne un rang élevé dans la hiérarchie ? Sache que tant que je vivrais, personne n'aura le contrôle sur la Marine moyennant finance.

Non, il n’espérait aucun traitement de faveur, c’était probablement une des raisons pourquoi son père avait insisté pour qu’il rencontre l’amiral et pas un autre sous-fifre. Il continua en lui demandant pourquoi il voulait rejoindre la marine et répondu presque à la question par lui-même. La chose était-elle si évidente? Encore une fois, il perdrait des points. Devait-il vraiment lui dire la vérité. Bien qu’en fait, son père avait amené l’idée et avec un peu de persuasion, Jeönyr avait accepté l’idée. Il avait déjà travaillé sur un bateau de toute manière et c’était une bonne occasion de voir le monde. Il aurait néanmoins avoir eu une raison plus valorisante que celle qui l’avait amené ici. La dernière phrase de ce discours ne l’étonna pas. L’amiral de la flotte d’Ekalesias n’était pas un homme que l’on pouvait acheter avec quelques pièces d’or. Bien, c’était très bien. Néanmoins, il pensa à la bourse qu’il portait à la ceinture. Elle devait être un ‘’cadeau’’ pour l’homme assis dans le fauteuil. Il posa négligemment la main sur celle-ci en décidant qu’il verrait si la situation lui permettrait cette offrande. Son interlocuteur prenait une pause, pour lui laisser le temps de répondre? Non, il agissait de façon plus subtile. Ce mauvais pressentiment qu’il avait ressenti en entrant dans le bureau revint à l’assaut et le noble fut tenté de tourner la tête en entendant un léger bruit, comme le frottement d’un objet rugueux sur le sol.

Il senti un frisson lui parcourir l’échine lorsqu’il senti quelque chose s’enrouler autour de sa jambe. Il retint son souffle, regardant l’amiral tandis que cette forme grimpait le long de sa jambe. Jeönyr fut tenté de la secouer, mais sous le regard de son futur supérieur, préféra garder son calme. Le médecin resta immobile, le souffle coupé et baissa les yeux. Son cœur arrêta de battre lorsqu’il reconnut une espèce de serpent dangereusement venimeuse. Ainsi donc, c’était ça, la surprise de l’amiral. Se rappelant les nombreux récits d’aventuriers, tués par un serpent qui les avait pris par surprise. Usant toute sa volonté, il résista à l’envie de chasser l’animal lorsqu’il toucha la main qu’il avait toujours sur sa bourse. Il parvint à conserver son calme en se souvenant de l’endroit où il se trouvait. Dans le palais de la reine. Impossible qu’un animal aussi dangereux puisse rester en liberté en ce lieu. Cette bête devait avoir été apprivoisée et entraînée. Son regard remonta vers l’amiral et compris soudainement, il avait volontairement pris cette pause pour voir sa réaction. Il redescendit son regard vers le serpent. Même si sa présence était prévue, elle le mettait mal à l’aise. Peu importe l’entrainement que l’on pouvait faire suivre à un tel animal, un accident était toujours possible. Heureusement, il connaissait le remède à une morsure de ce reptile. Quand tout à coup, un éclair illumina les yeux dorés de noble. Le vice-amiral de la flotte. Il soupira intérieurement de soulagement. Bien entendu, avant de venir à ce rendez-vous, il s’était également renseigné sur la partenaire de son interlocuteur. Des rumeurs voulaient qu’elle ait le pouvoir de se changer en serpent. Jeönyr avait immédiatement fait le lien, elle devait être une thériantrophe. Mais pouvait-il vraiment se fier à ces rumeurs? Avec ce serpent enroulé autour de la jambe, il pouvait dire que oui. Il se demanda donc comment réagir. Il fut tenté de caresser brièvement la tête de l’animal, mais en y repenssant à deux fois, il préféra s’abstenir. Après tout, cette femme n’était-elle pas le vice-amiral de la flotte? Et donc sa supérieure? Cela serait sûrement jugé inapproprié s’il caressait la tête de cette demoiselle. Il se contenta donc seulement de déplacer sa main et de la poser sur sa hanche en écoutant le reste du discours de l’amiral, tandis que celui-ci continuait comme si rien n’y était. Cela ne devait pas être la première fois qu’ils effectuaient cette ruse qui devait viser à faire paniquer les futures recrues. D’ailleurs, le jeune homme se félicita d’avoir su rester calme, heureusement, le regard fixe de l’amiral lui avait servis de point d’ancrage. Avec un tel capitaine, les hommes sur son navire devaient être prêts à faire n’importe quoi.

- Ensuite, j'aimerais savoir ce que tu sais faire et surtout ce que tu es prêt à faire. Je ne veux pas de vantardise, ni de mensonge, je souhaite simplement la vérité.

Il hocha la tête, nerveux à cause du vice-amiral. Il se racla donc la gorge afin de se remettre ne place avant de prendre à son tour la parole. Il serait sincère, concret et tacherais de faire court. Il prépara sa réponse en repensant à toutes ses expériences, le capitaine du navire de son père l’avait fait travailler à pratiquement tous les postes. Il avait touché à presque tout… Bien évidemment, cela ne faisait pas de lui un marin spécialisé. Mais il apprenait relativement vite et saurait s’adapter à ce que lui demanderait l’amiral.

- Je… Vous avez deviné l’essentiel de mes raisons pour rejoindre la marine. Mais… J’ai rapidement adhéré à l’idée et j’ai maintenant mes propres raisons… Si… Je ne sais pas si vous avez cherché quelques informations à mon sujet… Non, assurément pas… Enfin, j’ai servis sur un navire marchand pendant trois ans… J’ai eu mon lot de pirate… Et j’ai toujours aimé la mer… Pour la suite… Lors de mon passage sur ce navire marchand, j’ai appris l’essentiel de l’entretient des navires… Je puis également cuisiner si vous me le demandez… Je sais aussi lire et écrire et je suis assez bon tireur…J’ai également étudié les arts de la médecine, je suis apte à recoudre les blessures, guérir les malades, soigner les effets de divers poisons…

En finissant cette phrase, il jeta un bref coup d’œil au serpent. Allait-il rester là jusqu’à la fin de cette entrevue? Jeönyr espérait bien que non. Il reporta son regard vers l’homme assit en continuant.

- Pour ce que je suis prêt à faire… Vous n’avez qu’à demander et j’obéirais. Je ne crois pas qu’un ordre venant de votre part puisse se refuser de toute manière. Pas plus qu’un ordre venant de votre...collègue.

Il se tut par la suite. Espérant que cette réponse suffirait à l’amiral. Il se répéta intérieurement tout ce qu’il avait dit en se demandant comment il aurait pu améliorer sa réplique. Il lui semblait que ses mots ne sonnaient pas justes. Il se mordit nerveusement la lèvre et cessa aussitôt en se rappelant que l’amiral le regardait toujours. Il restait sous évaluation jusqu’à ce que l’amiral en dise autrement.
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Mer 12 Sep - 11:34

Apparemment l’arrivée du Vice-Amiral sous sa forme animal avait quelque peu déstabilisé le Noble qui tâchait tant bien que mal de garder son calme, jetant un coup d’œil de temps à autre sur l’animal et sur Sven essayant de ne rien laisser paraître. Habituellement, les hommes étaient tétanisés, certains hurlaient, tandis que d’autre commençaient à sangloter, il va sans dire que toutes ses personnes étaient directement recalées au test. Pour le moment, le jeune homme arrivait à se contenir du moins en apparence, son regard ne cessait pas de réaliser des allers-retours entre l’animal et son interlocuteur, peut être pas si serein que ça. Sven le fixait toujours autant cherchant à déceler en lui ce qu’il n’avait pas pu trouver chez les autres, maintenant il suffisait de laisser le temps faire son œuvre, un peu sadique, le Baron espérait que comme les autres, Jeönyr se mettrait à crier ou même à pleurer. Il pourrait comme ça, rapporter le résultat de son test à ce père de famille un peu trop sûr de son fils. Soudainement, le regard du jeune homme changea, un peu moins inquiet, mais toujours sur la défensive. Alors que l’Amiral avait les bras croisés observant sa recrue, son petit sourire en coin disparut, moins amusé par la situation. En effet, son interlocuteur venait probablement de comprendre ce qu’il se passait ici. Tant pis pour les cris et les pleures, il ne restait plus qu’à attendre maintenant une réponse aux questions qu’il venait de poser.

C'est précédé d'un petit mouvement de tête qu'il allait répondre, l'écoutant attentivement, on pouvait sentir qu'il n'était pas tout à fait à l'aise, mentait-il ? Non, probablement pas. Il savait ce qui lui en coûterait à un tel moment, par contre Anna était en train de le déstabiliser, voilà la raison de tant d'hésitation. Sven avait vu juste, l'idée ne venait pas de lui, malgré le fait qu'il y ait adhéré rapidement, mais soit ! Ce n'était pas très grave pour l'instant, il avait servit sur un Navire marchand ? Etait-ce là une blague ? Donc, il ne connaissait pas la différence entre un bâtiment de guerre et un vaisseau marchand. Premier inconvenant qu'il faudrait rapidement régler, apprendre l'essentiel de l'entretien des navires ? Faire la cuisine ? Il ne cherchait pas une femme de ménage sur son navire, mais un homme de main un vrai. Vint ensuite la partie beaucoup plus intéressante, il savait lire et écrire, un bon point ! Et encore plus captivant, Jeönyr disait être capable de recoudre les blessures, guérir les malades et les soigner. Une énième fois, son regard se porta sur le venimeux qui continuait son ascension sur le corps du Jeune homme avant de reporter ses yeux dorés sur l'ainé des Hilern. Bien, effectivement il avait compris de qui il s'agissait, sa phrase en fut la preuve. Une fois que ses paroles touchèrent à leur fin, l'homme se leva lentement en prenant soin de décroiser les bras, il contourna son bureau pour se retrouver face au Noble qui eut un léger mouvement de recule pour laisser l'espace nécessaire à l'Amiral de s'adosser contre le meuble.


« Un navire marchand hein. J'espère que tu es conscient que ce que tu as vécu sur ce « navire » n'aura strictement rien à voir avec un bâtiment militaire, encore plus s'il s'agit du mien. Cependant, je n'ai pas besoin d'un homme à tout faire alors l'entretien et la cuisine n'ont pas d'intérêt pour moi, j'ai déjà tous les hommes qu'il faut pour ça. Je vois que tu as compris qui était cet animal qui te grimpait le long du corps. » A ce moment, il tandis le bras vers le Noble pour y récupérer le serpent qui se mit à ramper jusqu'à se mettre autour du membre de ce dernier, au dernier moment le rampant se retourna vers Jeönyr en faisant mine de vouloir l'attaquer. « Hum, je crois qu'elle t'aime bien. D'ici peu, nous regagnerons le port pour lever l'ancre, en attendant j'ai encore une tonne de paperasse à finir. Tu te demandes probablement si tes réponses m'ont suffit ? Je te répondrais surtout que je n'en ai rien à faire, il n'y a que dans le feu de l'action que je serais qui tu es et ce que tu vaux vraiment. »

Alors, sa main se posa sur son bureau pour y déposer le serpent qui disparut pendant quelques instants, en attendant, Sven commençait à se préparer lentement, enfilant son immense manteau, il jeta un dernier coup d'oeil vers son arme qu'il avait posé contre le mur un peu plus loin, en l'observant il se rendit compte que les lames avaient besoin d'être affutée de nouveau, à force de trancher dans le vif un peu trop souvent avec les pirates, son arme s'usait un peu trop rapidement à son gout. Brusquement, plusieurs petits craquements attirèrent de nouveau l'attention de l'homme qui tourna la tête légèrement sur le côté, le regard en coin, un léger soupire vint s'échapper de sa bouche, ne s'en cachant pas devant sa recrue. Soudain, une femme brune complètement nue apparut de dos devant les deux prétendants, car oui comme d'habitude à chaque fois qu'elle quitte sa forme animal, elle se retrouve nue et quelqu'un doit lui prêter de quoi se couvrir et ce quelqu'un se retrouve toujours être l'Amiral en Chef de la Flotte d'Ekalesias qui par habitude sortie d'un tiroir un immense manteau en tissu qu'Anna attrapa se tournant le moins possible, révélant par inadvertance une partie de son anatomie. Levant les yeux au ciel, il reporta son attention sur le jeune garçon afin que celui-ci ne se laisse pas captiver par l'arrivée d'une telle créature.

« Je me suis permis d'écouter votre conversation depuis le début, j'espère que cela ne vous posera pas de problème, Amiral. » Une fois revêtue sa tenue, elle se présenta aux côtés de ce dernier le saluant comme il se doit, ne bougeant pas d'un poil elle reprit « Si vous le permettez, je vais compléter ce qu'il vous reste de démarche administrative afin que vous puissiez vaquer à vos occupations. » Quand elle eut fini de parler, son regard se porta alors sur la bourse que portait le jeune homme à la taille, quand Sven acquiesça de la tête pour signifier son accord elle approcha lentement de petit fils de riche. Sa main vint alors se poser sur son épaule et elle arrêta son visage à quelques centimètres de celui de son interlocuteur, essayant presque de le charmer, elle était bien sûre plus intéresser par ce qu'il avait d'accrocher à sa taille que sa propre personne. Mais la Vice-Amiral fut rapidement rappelé à l'ordre.

« Anna, il suffit. Jeönyr, nous allons prendre la direction de la salle d'arme, si tu montes sur mon navire, autant que tu sois préparé à affronter d'éventuelle menace, puis après tout, tu as eu ton lot de pirate pendant ses trois années. » Un nouveau sourire amusé se dessina sur son visage, il se moquait tout simplement de lui, contournant alors les deux prétendants il alla chercher son arme avant d'ouvrir la porte et de laisser les deux tourtereaux se séparer veillant à ce que la bourse d'or du Noble ne quitte pas sa taille.
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Mer 12 Sep - 13:21

Jeönyr observa l’amiral se lever, ce geste était-il dû à sa réponse? Il souhaita que c fut un bon signe et recula de quelques pas afin de ne pas gêner l’homme qui allait prendre appui sur le son bureau. Une fois en place il répondit au jeune noble, prenant un léger ton moqueur.

- Un navire marchand hein. J'espère que tu es conscient que ce que tu as vécu sur ce « navire » n'aura strictement rien à voir avec un bâtiment militaire, encore plus s'il s'agit du mien. Cependant, je n'ai pas besoin d'un homme à tout faire alors l'entretien et la cuisine n'ont pas d'intérêt pour moi, j'ai déjà tous les hommes qu'il faut pour ça. Je vois que tu as compris qui était cet animal qui te grimpait le long du corps.

Il tendit ensuite le bras et un soulagement incomparable envahit le médecin lorsque le serpent le quitta pour rejoindre son supérieur. Rampant le long de son bras, l’animal se retourna et fit mine de vouloir l’attaquer. Jeönyr eut un bref mouvement de recul mais se repris lorsque l’amiral continua.

- Hum, je crois qu'elle t'aime bien. D'ici peu, nous regagnerons le port pour lever l'ancre, en attendant j'ai encore une tonne de paperasse à finir. Tu te demandes probablement si tes réponses m'ont suffit ? Je te répondrais surtout que je n'en ai rien à faire, il n'y a que dans le feu de l'action que je serais qui tu es et ce que tu vaux vraiment.

Rien à faire? Alors pourquoi l’avoir interrogé? Simple formalité sans doute. Il déposa le serpent sur le bureau et celui-ci s’éclipsa aussitôt. Sven ne lui porta aucune attention particulière et se prépara, enfilant son manteau. Le guérisseur resta planté au milieu de la pièce, ne sachant pas que faire. Il observa le reptile s’éloigner et lorsqu’il fut hors de vue, concentra son attention sur l’amiral. Celui-ci semblait prêt lorsque des craquements attirèrent l’attention des deux hommes. Le noble se retourna vers la source du bruit et en entendant le soupir de l’amiral se dit qu’il n’aurait peut-être pas dut se retourner. Néanmoins, il était déjà tourné. Mais la chose ne dura pas longtemps car il aperçut une femme nue. Il baissa immédiatement le regard en rougissant, ne voulant pas manquer de respect au vice-amiral qui avait repris forme humaine. Il ne releva les yeux qu’une fois que la main de la femme se posa sur son épaule. Ses yeux rencontrèrent ceux du vice-amiral, à quelques centimètres à peine de son visage. Son regard redescendit à l’instant même et heureusement pour lui, l’amiral reprit la parole et ce faisant, la thériantrophe recula d’un pas en adressant au noble un clin d’œil qu’il n’aperçut pas et elle retira sa main de son épaule.

- Anna, il suffit. Jeönyr, nous allons prendre la direction de la salle d'arme, si tu montes sur mon navire, autant que tu sois préparé à affronter d'éventuelle menace, puis après tout, tu as eu ton lot de pirate pendant ses trois années.

Jeönyr se maudit intérieurement une fois de plus, il savait bien que quelque chose dans sa réponse était sorti de travers. Il releva la tête juste à temps pour voir le sourire moqueur sur le visage de son interlocuteur tandis qu’il passait à côté de lui. Il s’empressa de le suivre après avoir respectueusement salué le vice-amiral. Il pressa le pas pour se retrouver à nouveau un peu derrière l’amiral. Jeönyr tenta de calmer son cœur qui palpitait encore, cette intervention de la thériantrophe faisait-elle partie du test aussi? S’ils souhaitaient rendre le jeune noble mal à l’aise, l’effet escompté avait été brillamment atteint. Encore une fois, ils marchèrent en silence, empruntant maints couloirs jusqu’à ce qu’ils aboutissent à la fameuse salle d’arme. L’amiral ouvrit la porte et entra dans la pièce, le médecin sur les talons. Celui-ci s’émerveilla devant l’imposant arsenal qui était accumulé dans ce lieu. Des épées de toutes sortes, dagues, haches, masses, lances, arcs, flèches, boucliers et armures de tous genres. Jeönyr fit lentement le tour de la pièce, circulant entres les étalages. Il lui fallait une arme légère et possédant une portée respectable. Il réfléchit pendant quelques secondes et s’arrêta devant une armoire de rapières. Le noble qu’il était avait déjà reçu une brève formation sur le maniement de ces armes, son père ayant décrété que tout noble qui se respecte devait savoir manier une de ces fines lames. Bien qu’il n’ait pas la maitrise de cette arme, le guérisseur se dit que c’était probablement la seule avec laquelle il pouvait se battre pour le moment. Il approcha sa main de la poignée d’un des rapières en se retournant vers Sven. Celui-ci se contenta d’hocher la tête, il lui hocha la tête en retour pour le remercier et posa la main sur la poignée. Il souleva l’arme, recula et l’observa quelques instants. C’était une lame simple, sans trop de décorations inutiles. Elle était plus lourde qu'il ne l’avait pensé, mais elle restait possiblement la lame la plus légère qu’il pouvait se procurer pour le moment. À moins de choisir une dague, mais la courte lame de ces armes le pousserait à s’approcher un peu trop à son gout de ses opposants. Il procéda donc à quelques courts échauffements et exercices. Rien de bien complexe, des simples parades et coups que lui avait enseigné son instructeur. Il devrait s’améliorer pour convaincre l’amiral de sa valeur. Il se retourna vers celui-ci et d’un petit geste de sa main libre, décrocha la bourse de sa ceinture en la lui envoya. Il savait pertinemment que l’amiral n’accepterait pas de cadeau, mais c’était peut-être la seule occasion valable qu’il aurait pour la lui remettre.

- Je… Considérons ceci comme… un échange.

Il hocha la tête, tachant de sembler convaincant.
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Jeu 13 Sep - 12:14

Après avoir emprunté de nouveau une série de couloir qui n'en finissait plus, les deux hommes arrivèrent à la salle d'arme qu'affectionnait tout particulièrement l'Amiral et apparemment il n'était pas le seul, le guérisseur qui était avec lui était émerveillé devant tant de matériel militaire. Cette salle d'arme était vaste et ne manquait en rien d'accessoires en tout genre, armure, épée, hache et d'autres types d'armes étaient exposées. Si Sven avait amené sa recrue ici, il y avait une bonne raison, sans arme il ne servirait à rien sur le Navire, car les attaques de pirate ou autres étaient assez fréquentes pour savoir que d'expérience si les marines n'étaient pas équipés comme il faut, ils mourraient sans même pouvoir se défendre. Préférant le laisser se balader parmi les étagèrent l'Amiral se tourna vers un membre de la Marine qui s'occupait de la salle. Il y a peu, ce dernier avait remarqué que sa lame avait besoin d'être affûtée, il s'agissait donc d'une bonne occasion pour lui d'y remédier. D'un mouvement sec de la main, il jeta son arme vers l'homme qui s'occupait de la meule. Habitué a ce que son Supérieur se présente à lui plusieurs fois par semaine, le forgeron n'était pas surpris et réceptionna même l'arme comme-ci de rien n'était. Le forgeron était tout aussi imposant que l'ainé de la famille Hilern, si ce n'est qu'il était moins grand et sa musculature dessinée de façon tout à fait différente de son interlocuteur.

« Comme d'habitude, s'il te plait. Tu sais que j'aime sentir mes lames glisser à l'intérieur des corps que je découpe, n'est-ce pas. » Souriant légèrement, il observa le forgeur s'amuser lui aussi de la situation avant que son regard ne se porte sur le petit homme au loin qui avait trouvé une arme l'intéressant. Alors, lentement Sven se tourna pour voir se dont il s'agissait, une rapière... Il se contenta d'acquiescer de la tête pour enfin se retourner vers le colosse près de la meule : « Il aurait prit un cure-dent cela aurait été la même chose, mais bon je vais essayer de ne pas lui en tenir rigueur, après tout chacun son style d'arme. » Alors que l'homme affûtait l'arme du Marine, ce dernier se posa contre un mur non loin de là observant de nouveau le jeune noble qui réalisait quelques mouvements plutôt basiques avec l'arme qu'il avait choisi. Soudain, il fut interpellé par Adam qui n'était autre que le forgeron et le responsable de la salle d'arme.

« Je pense qu'il faut lui laisser le temps Amiral, nous ne sommes pas tous né combattant dans l'âme et n'avons pas tous le même passé. D'ailleurs, qui est-il ? C'est la première fois que vous m'amenez quelqu'un ici. Il doit être plus qu'une simple recrue pour vous, non ? Sinon, pourquoi lui apporter autant d'attention ? » Adam était un des rares hommes que Sven respectait vraiment sans rechigner, à vrai dire Adam était le second disposé au rang d'Amiral, mais sans vanter les mérites du Baron, Adam ne faisait pas le poids aussi bien physiquement que mentalement, c'est pourquoi une fois la place tant convoité prise, de comme un accord il a demandé à se retrouver ici. Ce n'est pas pour autant qu'il eut une réponse aux questions qu'il venait de poser, l'air strict et intimidant du Marine ne quitta pas son visage ne serait-ce qu'une seconde préférant observer Jeönyr qui une fois sa démonstration finie se tourna vers les deux hommes.

Contre le mur, bras croisés il le regarda alors décrocher la bourse qu'il avait autour de la taille avant de l'envoyer sur Sven qui ne bougea pas d'un pouce, laissant le sac d'or tomber sur le sol, il porta son regard acier sur le noble qui tenta de paraître convainquant en hochant de la tête et en lui glissant quelques mots. Considérer ça comme un échange ? N'avait-il pas compris les mots prononcés auparavant par Sven ? Apparemment, non. D'un petit mouvement, il se redressa l'air encore plus menaçant que jamais probablement un peu contrarié par l'acte pour généreux de l'homme. Heureusement pour Jeönyr, il fut rapidement stoppé dans sa lancée par le Forgeron qui venait de lui lancer son arme avec force. D'un mouvement de bras il attrapa la double lame qu'il fit virevolter autour de lui pour ne pas se faire entraîner par l'élan.

« Mmmh, soit. Adam je te la laisse, je n'en aurais aucune utilité. » Arme dans la main, il mit un violent coup de pied dans la bourse se trouvant au sol pour l'envoyer sur son confrère qui l'attrapa d'un petit mouvement de main, hochant de la tête pour le remercier. Sven s'avança alors vers une étagère qui se trouvait en face de lui, dessus se trouvait de petites armes et notamment de belle dague, dont une qui avait une tête de tigre, seule arme qu'il avait daigné acheter à un commerçant thériantrophe il y a de cela quelques années. Il la jeta en direction de sa recrue, laissant son arme venir se planter à quelques centimètres de son pied. « Prend donc cette arme aussi, tu comprendras rapidement qu'un simple cure-dent comme celui que tu as choisi ne suffira pas. » Une fois cette dernière remarque fini, il se tourna vers la porte avant de saluer de la main le forgeur. « Allons-y. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, prenant soin de laisser le Noble refermer la porte l'Amiral se mit en route, pour regagner la sortie du Palais. Car les heures défilaient et ils n'étaient toujours pas parti d'ici, ce qui commençait à agacer fortement l'homme qui n'en pouvait plus de rester sur la terre ferme. Quand enfin Sven quitta le palais toujours accompagné du jeune homme, il prit une grande inspiration profitant de la bouffée d'air qui venait s'engouffrer dans sa chevelure. Le temps était menaçant, les nuages encore bien présents, ce qui annonçait une journée mouvementée. Progressant lentement dans les ruelles, tout le monde dévisageait à nouveau le Marine ainsi que celui qui le suivait, ne sachant pas ce qui allait arriver. Pour lui c'était une question d'habitude tous ses regards, pour Jeönyr peut être un peu moins, mais aux côtés de son supérieur il s'y ferait rapidement. Soudain, un cri vint attirer l'attention des deux prétendants qui avançaient parmi la foule, sans même savoir ce qu'il se passait vraiment, l'Amiral du haut de ses 1m98 surplombait la foule réussissant à apercevoir deux hommes encagoulés prendre la fuite laissant une vieille commerçante hurler. Ou était la garde à ce moment-là ? Décidément ils n'allaient pas pouvoir regagner le navire tout de suite, se tournant vers le Noble lui fit un signe de la tête pour lui donner le signal du départ.

« A toi de jouer, rattrape-les. »
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Jeu 13 Sep - 22:23

Jeönyr ne s’était pas attendu à ce que son supérieur accepte la bourse, mais il resta néanmoins perplexe l’espace d’un instant lorsqu’il la laissa tomber au sol. L’amiral se releva prestement et en apercevant l’air agressif sur le visage de l’homme, le guérisseur sut qu’il aurait dut attendre avant de se délivrer de son fardeau. Il se força toute fois à rester sur place, malgré son cœur qui palpitait à la vue du colosse qui s’approchait, heureusement pour lui, un deuxième géant interrompu l’amiral en lui lança son arme. Celle-ci tournoya quelques instants dans les mains habiles de son récepteur qui s’arrêta de marcher et se contenta de frapper la bourse de son pied vers le forgeron en prononçant une courte phrase à l’homme, d’ailleurs, cette bourse lui revenait de droit s’il avait forgé la rapière que le médecin tenait dans ses mains. Le pouls et le souffle du jeune noble reprirent leur rythme habituel tandis que Sven se dirigeait vers un étalage de petites armes. Il crut que ce seul coup de pied avait suffi à l’amiral pour calmer les ardeurs que le guérisseur avait involontairement provoquées, mais un projectile venant probablement de l’étagère s’abatis violement à quelques centimètres de sa botte. Ses yeux descendirent vers la dague magnifiquement forgée qu’il retira du sol sous les instructions de l’amiral. Il considérait la rapière comme un cure-dent mais lui donnait une dague? Le guérisseur ne comprenait pas la logique de ce geste, mais il observa l'arme. Une tête de tigre ornait cette dernière et le médecin se questionna tant qu’à la signification de cette parure, il n’eut pas le loisir de se questionner trop longtemps que son supérieur lui ordonna de le suivre.

Sans plus attendre, il accrocha sa nouvelle rapière à sa ceinture et fourra la dague dans sa botte avant de trotter derrière l’amiral. Il allait quitter la pièce, mais il se retourna et salua dignement le forgeron qui lui répondit d’un clin d’œil amusé. Il s’empressa de fermer la porte et de rejoindre l’amiral et pour une troisième fois, ils marchèrent en silence dans les multiples dédales du château. Quand enfin ils sortirent du palais, ce fut pour être accueillis par une bourrasque de vent que Sven sembla apprécier alors qu’il ralentit le pas, la chose permettant au noble de cesser de trotter. En marchant ainsi dans les ruelles, Jeönyr remarqua les regards que la populace portait à l’amiral. Bien évidemment, il avait déjà été regardé lorsqu’il marchait, étant noble, son apparence attirait les yeux, mais de tels regards? Le noble ne savait pas comment les décrire. Admirateurs? Passionnés? Effrayés? Aucun de ces mots ne semblait juste. Alors qu’il se débattait intérieurement afin de trouver le mot qui se perchait au bout de sa langue, un cri perturba leur marche. La foule se condensait dans une confusion digne d’un troupeau de mouton alors que la nouvelle recrue de la marine tentait de voir au travers. Il parvint à voir deux hommes s’enfuir au loin, vêtus de cagoules. Il leva la tête vers l’amiral qui lui donna le signal du départ. Les yeux dorés du noble s’illuminèrent, résolu à ne pas décevoir l’amiral, et se mettant au garde-à-vous pendant une poignée de seconde répondit à celui-ci.

- Oui amiral.

Sur ce, il détala, le pistolet en main, se frayant habillement un chemin dans la foule. Il avait pris l’habitude de ce geste à force de s’éclipser des bals et autres festivités aux quelles ses parents l’amenait. Dans une fenêtre, il entrevu les hommes. Eux aussi se devaient se frayer un chemin dans la masse humaine et leur poursuivant se rapprochait. Apercevant une pile de caisses qui devaient appartenir à un marchand non loin, il bifurqua dans cette direction. Pour accomplir sa tâche, il devait avoir un angle de tir qui lui permettait de toucher ses cibles et non un innocent. De quelques sauts agiles, il se retrouva au sommet des caisses et dans cette position, eut exactement ce qu’il avait besoin. Il inspira, expira et fit feu, mais pas avant d’avoir choisi sa cible avec précaution. Un des deux voleurs transportait quelque chose dans ses bras et était torse nu, il portait néanmoins une gourdin, tirant plutôt du morceau de bois qu'à une arme, à la taille, tandis que l’autre trimballait un petit arsenal sur son dos tout en étant revêtu d’une armure de cuir. Il jugea le deuxième homme comme la cible la plus stratégique.

Le projectile fendit l’air et, comme l’avait excepté le noble, atteignit le malfrat. Celui-ci s’écroula dans un cri de douleur lorsque la balle perfora le derrière de sa cuisse, un peu eu haut de l’articulation de son genou, avant de pénétrer dans la dite articulation et l’immobiliser au sol, son attirail ne protégeant pas ses jambes. Jeönyr bondit à nouveau de la foule pour rattraper son deuxième objectif tout en rechargeant. En courant, il passa à côté du premier criminel et indiqua à un homme qui semblait raisonnablement robuste de le surveiller. Sans s’assurer que l’homme ferait ce qu’il lui demanderait, il savait qu’il le ferait. Une part de son esprit le lui assurait. Il poursuivit ainsi sa course folle, entrevoyant par moment le deuxième homme. Heureusement pour le noble, il transportait un objet, assurément lourd et fort précieux. Car si non, pourquoi ne l’abandonnerait-il pas pour se sauver? Il entraperçu le fugitif emprunter une ruelle étroite et une fois arrivé devant celle-ci, il s’y engouffra à son tour. Une pensé lui vint soudain à l'esprit, cet endroit serait parfait pour une embuscade. Il avança donc avec précaution et aperçu une allée qui croisait celle qu'il empruntait. Il s'en approcha lentement et au moment de passer devant, un coup l'atteignit sur son avant-bras, le faisant échapper son fusil. Déséquilibré par le coup, il trébucha et tomba sur le sol. Les nerfs à vifs, il se retourna pour apercevoir le bandit qui allait abattre son arme en apercevant derrière l'homme une statue qui semblait faite d’or. Pas étonnant que le fuyard ne l’ait pas abandonnée, elle devait bien valoir des centaines de pièces. Heureusement, le coup ne lui était pas tombé sur le crâne et il pût se concentrer. Il agrippa un caillou qui se trouvait à portée de main et le projeta au visage de l’homme. Celui-ci recula tandis que le noble s’empressait, dans une poussée d'adrénaline, de se mettre sur ses pieds. Il chercha son fusil du regard, mais fut bredouille et l’homme revenait à l’assaut.

Il virevolta et évita le coup lent du brigand et s’empara de sa nouvelle rapière en se mettant en position de combat. L’étroit corridor l’avantageait puisque la plupart des coups qu’il connaissait visait plutôt à piquer l’adversaire du bout de la lame et le gourdin que portait l’homme devait lui demander de l’espace pour manœuvrer. Il avait effectivement bien choisit sa première cible, fort heureusement pour lui en considérant ses compétences au combat rapproché. Il attaqua le malfrat, visant plus à le mettre hors d’état de nuire qu’à le tuer. Prenant le bandit de vitesse, il le toucha à de nombreuses reprises, entaillant sa chair sensible, sans qu’il ne puisse réellement riposter. Après quelques frappes, voyant que le brigand tenait toujours debout, il se résolu à trancher plus profondément lors de ses assauts. Ce fut après une lutte de quelques minutes que le voleur s’écroula au sol, le sang dégoulinant à de nombreux endroits sur son corps en sueur. L'arme du brigand tomba aux pieds du guérisseur tandis que celui-ci rangeai sa lame, épuisé et le bras engourdi. Quand finalement la garde arriva, ils reprirent possession de la statue et la ramenèrent à sa propriétaire tout en arrêtant le brigand étalé au sol. Lorsqu’il sortit de la ruelle, Jeönyr put également constater que le premier malfrat était aussi amené. Ils pourraient donc être interrogés et subiraient leur procès. C’était à l’avis du noble une bonne chose. Bien que le premier boiterais pour le reste de ses jours et ce seulement s’il avait de la chance tandis que l’autre garderais de multiples cicatrices. À bien y repenser, ils avaient déjà en soi été punis. Il reprit son pistolet et s’affaira à retrouver l’amiral, de sa hauteur, il ne devrait pas être bien difficile de le trouver…
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Lun 24 Sep - 9:21

Spoiler:
 

Alors que le noble se lançait à la poursuite des fuyards, l'Amiral qui l'accompagnait fut interpellé par un groupe d'hommes ayant d'étranges tenues qui n'avaient rien à voir avec celle que portaient les soldats d'Ekalesias et pour cause, ils n'étaient sûrement pas de la Principauté. Un premier homme se jeta sur son dos pour venir piquer le Marine à la nuque avec une seringue, tandis que trois autres l'attrapèrent le tirant dans une ruelle pour ce faire le plus discret possible. De son côté Jeönyr menait à bien les directives données par son supérieur en laissant la garde se charger de conduire les bandits dans les cachots de la citée.

C'est à ce moment-là que vous apercevez dans la foule une femme essayant de se frayer un chemin parmi la foule. Cette personne n'est autre que le Vice-Amiral qui semble prise d'un mouvement de panique en apercevant pas le Baron. S'approchant de vous, la demoiselle vous questionne en espérant avoir une quelconque information de où se trouve Sven Hilern. D'après ses propos, il aurait disparu en parlant avec une poignée de gens qu'elle ne connaissait pas. En tant que futur Marine vous allez devoir vous charger de retrouver le disparu. Une fois la foule dissipée en prenant un peu de hauteur vous pourrez apercevoir au loin des hommes suspects prendre la fuite à vive allure avec un chariot anormalement remplis en direction du Port. Ne sachant rien sur eux, une filature s'impose accompagnée de la Jeune femme.
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Lun 24 Sep - 23:34

Le noble s’inquiéta en n’apercevant pas le grand home qu’il accompagnait il y a de cela quelques minutes. Il se dressa sur la pointe des pieds, scrutant la masse humaine dans laquelle il se trouvait. Aucune trace du baron. Il se laissa retomber en retournant où il avait quitté l’amiral. Il fut fort surpris de croiser en chemin le vice-amiral, qui l’interpella et lui demanda s’il savait où se trouvait l’homme qu’il recherchait. Jeönyr lui fit part de son ignorance et son cœur fit un tour lorsqu’il apprit que l’amiral avait disparu avec une poignée d’hommes louches. La thériantrophe semblait paniquée, si elle se faisait du souci pour l’imposant personnage, cela devait être grave. Il s’éleva le plus possible cherchant l’homme. Fort heureusement, la foule se dissipait peu à peu, il resta ainsi jusqu’à apercevoir des hommes emprunter une allée. Il les montra à sa supérieure et celle-ci hocha la tête. Ils se dirigèrent donc rapidement vers ce lieu. Le duo passa devant un marchand de tissu et au passage, le jeune noble pris possession de deux modestes capes, en prenant soin de payer le marchand, déposant rapidement quelques pièces sur son étale, celles-ci ne manquant pas dans l’inventaire du noble, et en tendit une à la dame.

- Nous… serons moins visibles de la sorte… Ce… serait plus prudent.

Elle acquiesça en se vêtissant rapidement, tout comme le guérisseur. Ils empruntèrent le même passage que les malfrats, les suivant à distance. L’esprit du médecin travaillait à toute allure. Il comprit d’où venait le manque d’organisation des deux voleurs, ils ne devaient servir que d’appâts dans ce piège et il était tombé en plein dedans. Pourtant, il n’était pas une grande menace, alors pourquoi auraient-ils voulu le séparer de l’amiral? La seule chose certaine était que celui-ci avait été amené, de gré ou de force, par ces hommes et le futur marine comptait bien savoir pourquoi. Ils débouchèrent sur une petite place où attendait un chariot étonnamment rempli, une petite troupe devait s’y dissimuler. Ils embarquèrent le corps inconscient de l’amiral à l’intérieur avant de s’y jeter eux-mêmes. Le char décolla aussitôt, se déplaçant à une vitesse modérée, sans doute pour ne pas attirer l’attention. Le noble jeta un œil au vice-amiral, elle restait concentrée sur l’objectif, ne le quittant pas des yeux une seconde tout en marchant vers lui. Elle se tourna soudainement vers une ruelle, fort heureusement, cette femme connaissait bien le port et savait où passer afin de rattraper les kidnappeurs. Qui pouvait bien els avoir employé? Un groupe pirate? Un noble pratiquant une activité illégale qui le trouvait gênant? Après quelques bifurcations, ils aboutirent au port et au même moment, le char passait devant eux. Sa supérieure fit d’ailleurs un pas en arrière pour l’éviter. Les poursuivants s’élancèrent discrètement à la suite du char, celui-ci étant considérablement ralentit par la foule qui circulait sur la place. L’endroit grouillait d’activité, chose normale étant donné l’orage qui s’annonçait. Les poursuivants virent le chariot s’engager dans les portes d’un entrepôt qui furent refermées aussitôt, les gardes postés à l’extérieur à la suite. Cela s’annonçait mal, Jeönyr regarda de nouveau la thériantrophe, elle s’inquiétait vraisemblablement pour la sécurité de l’homme. Avaient-ils une relation plus que professionnelle? C’était possible, mais pour le moment, cela n’avait aucune importance. Le duo s’approcha à distance raisonnable de l’établissement avant de s’arrêter. Le noble se tourna vers le vice-amiral et repris la parole.

- Et… Et maintenant? Nous ne pouvons tout de même pas défoncer la porte et espérer sortir l’amiral sans problème… Surtout à deux…
- Approchons-nous davantage…

Et c’est ce qu’ils firent, prenant appuis sur le mur du bâtiment, de chaque côté des portes. La recrue à droite et la thériantrophe à gauche. De petites fenêtres permettaient aux deux individus de voir à l’intérieur. Le noble observa perplexe les hommes qui sortaient du char, combien étaient-ils? Il estima leur nombre à une quinzaine… Tous étaient vêtus de façon étrange, d’où pouvaient-ils venir? Il aurait pu soupçonner des hommes de Berill, mais il ne reconnaissait pas les habits d’une des principautés humaine. Tout cela était très étrange, il fut tiré de sa réflexion par la sortie de l’amiral du chariot. Les hommes le laissèrent tomber négligemment sur le sol dur de l’entrepôt et deux d’entre eux le trainèrent, l’amenant près d’une poutre où ils l’attachèrent. Le noble se baissa, se dissimulant à la vue de ces malfrats. Il observa de nouveau le vice-amiral qui en avait fait autant.

-Et…
- Nous attendons.

Ils avaient discuté à voix basse, ne voulant pas être repérés par les criminels. Oui, il était sage d’attendre, mais cela le rendait nerveux. De plus, ils étaient séparés du captif par ce mur et bien qu’une porte s’y trouvait, il était impossible de savoir si elle avait barricadée, ce qui empêchait une intervention rapide. Bien sûr, ils pouvaient passer par les fenêtres, mais aucune chance de faire une entrée discrète. Il resta donc nerveusement en appui sur le mur et jetait parfois des regards à l’intérieur, tachant d’identifier les hommes et ce qu’ils faisaient.
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Lun 1 Oct - 10:36

Alors que ces inconnus pénétraient à l’intérieur du bâtiment d’autres montaient la garde. Evidemment, on ne capture pas l’Amiral de flotte d’Ekalesias sans préparer un bon plan. Et apparemment ce groupe d’hommes savaient ce qu’ils faisaient, tandis qu’une poignée disparaissait par une porte au fond de l’entrepôt une forte odeur de poisson avarié se fit sentir subitement, pendant que les deux compagnons patientaient en attendant de trouver une solution à ce qui allait suivre, des bandits venaient de les encercler.

Un premier arma son arme qui n’était autre qu’un arc tout ce qu’il y a de plus rudimentaire, prenant soin de bien viser sa cible, quatre autres équipés d’armures de cuir et d’épée s’avançaient avec un air menaçant. Mal situé, l’entrepôt n’était pas vraiment visible par tout le monde, ce qui empêchait l’intervention de garde effectuant une ronde. Sous ce ciel gris menaçant se préparait certainement un orage, un éclair malencontreux pourrait rapidement révéler leur position ce qui permettrait à l’archer de faire mouche… Et ses hommes qui prenaient la direction du quai chargeraient probablement Sven Hilern sur un bateau pour prendre la fuite, les rattraper était impossible pour le moment, chose primordiale se débarrasser de ses hommes qui approchaient à grand pas et se ruer sur un bateau pour partir à leur poursuite…

"Vous là ! On s'est peut-être un peu perdu non ? Ha ha ha ha" Celui qui venait de parler semblait être le plus imposant physiquement et donc le mieux bâti les autres l'étaient un peu moins, mais ne devait pas être négligé pour autant...

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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Lun 1 Oct - 22:48

Le futur marine palpitait nerveusement en jetant de brefs regards à l’intérieur du hangar. Les hommes s’affairaient autour de l’amiral et semblaient se préparer pour un départ. Cet endroit n’était donc qu’une escapade. Pour aller où ensuite? Il crut apercevoir un navire à l’intérieur, les malfrats voudraient donc prendre la fuite par la mer? Cela lui semblait logique, mais s’ils alertaient la garde, ces bandits n’auraient aucune chance de quitter le port. Malheureusement, cela ne figurait pas dans les options du noble. Il regarda le vice-amiral, elle semblait calme, appuyée contre le mur, elle avait fermé les yeux pour quelques secondes. Elle les rouvrit quand des gouttes tombèrent sur son visage. Les cieux se déchainaient dans une averse incroyable, l’eau déferlait sans cesse dans un rideau presque opaque. La foudre ne tarderait probablement pas. Le guérisseur cessa de penser à l’orage quand derrière eux, une voix s’élevait. Les intrus se retournèrent pour découvrir un quatuor d’hommes armés d’épées et tous vêtus d’armure de cuir qui se rapprochait d’eux. La thériantrophe poussa un juron en dégainant ses lames et en se préparant au combat. Le médecin suivit de façon maladroite son exemple, sa rapière restant bloquée à sa ceinture, il dut s’y prendre avec ses deux mains afin de la dégager. Voyant ce spectacle, le plus grand des hommes s’esclaffa en donnant ses ordres aux autres.

- Vous trois, occupez-vous de la dame, elle devrait nous causer plus de soucis. Je vais m’amuser un peu avec le môme.

Les compatriotes du personnage firent comme demandé tandis que le vice-amiral bondissait à l’assaut. Empoignant fébrilement sa rapière, Jeönyr se prépara à affronter le colosse. Il se plaça comme on le lui avait appris braqua son arme devant lui. Lorsque l’homme fut à portée, il tenta un coup qui fut facilement paré et lui fit perdre l’équilibre. Il parvint à se redresser juste à temps pour dévier la lame de son opposant en tenant la sienne avec ses deux mains. Malheureusement, son adversaire était bien plus costaud que lui et sous la force de l’impact, le noble échappa sa rapière qui roula un peu plus loin. Son antagoniste balaya le guérisseur d’un coup de pied dans le ventre. Sous le coup, il tomba à la renverse, incapable de freiner sa chute et atterris dans une flaque. Il tenta de reculer, mais l’homme était déjà sur lui, l’esprit en alerte et sans réfléchir, il empoigna la dague dissimulée dans sa botte et chargea sournoisement le colosse. Chose surprenante, le coup eut son effet. La courte lame s’enfonça juste au-dessus de la ceinture de l’homme, se faufilant jusqu’au manche dans le ventre du colosse, ratant de peu son armure qui laissait une mince fente à sa taille. Le souffle court, Jeönyr lâcha son arme en sentant le sang couler sur ses mains. Il les regarda stupéfait tandis que son adversaire portait sa main libre à son ventre.

- Petit salopard. Je vais te tuer!

Sur ce, il arracha la dague de son ventre, la jetant au loin et chargea le médecin, qui s’était relevé entre temps. Jeönyr roula sur le côté, accrochant au passage un des autres malfrats qui s’embrocha sur une des lames du vice-amiral. Celle-ci semblait bien se débrouiller avec ses opposants, parant habillement leurs coups et effectuant de nombreux échanges. Dans ce bruit de fer qui s’entrechoque, le médecin eut une soudaine inquiétude. Et si jamais le bruit du combat alertait ceux à l’intérieur? Il se rassura en entendant le martellement de la pluie sur le toit de l’entrepôt. Impossible qu’ils aient conscience de la bataille qui se déroulait de l’autre côté de la porte. Il se retourna pour voir le colosse qui revenait à l’assaut. Fort heureusement, il s’était rapproché du vice-amiral qui voyant la menace, repoussa ses adversaires et d’un mouvement gracieux, planta une de ses armes dans le cou du personnage, l’éliminant sans préambule et se retourna vers les deux malfrats toujours debout. Incapable de trouver sa rapière, il s’empara de la lame du colosse et la tenant de ses deux mains, tenta de venir en aide à sa supérieure. Quand soudain, dans un éclat de lumière incroyable, la foudre fendit les cieux, révélant à un autre bandit la position exacte des intrus. Jeönyr apercevant l’homme voulu prévenir la thériantrophe du danger, mais il fut enterré par le tonnerre. Il courut donc à ses côtés et la poussa pour l’écarter du tir qui lui était destiné. Le trait fila à travers l’air et sifflant au passage, entailla l’épaule gauche du noble.Celui-ci porta sa main à son épaule en lâchant son arme nouvellement acquise et recula pour laisser de l’espace aux combattants. Le vice-amiral ayant retrouvé son équilibre avait redoublé d’effort et faisait reculer les deux bandits, les utilisant comme boucliers contre l’archer. Jeönyr scruta l’endroit d’où était venu le tir et une idée germa dans son esprit.

Il dégaina son pistolet et attendant un nouvel éclair, le pointait dans la direction approximative. Le bruit du tonnerre qui lui avait été nuisible quelques secondes auparavant lui serait maintenant fort profitable car il couvrirait le bruit de son arme. Et tout aussi soudainement que son prédécesseur, la foudre lui fournit l’éclairage nécessaire afin qu’il vise juste. Les deux tireurs eurent un contact visuel et le noble put lire la surprise dans les yeux de l’archer quand il vit le pistolet. Un sourire en coin, il entraperçu l’homme se déplacer rapidement vers la gauche, ne voulant surement pas rester dans la ligne de mire immédiate du guérisseur, qui attendait le tonnerre avant d’appuyer sur la gâchette et quand vint le moment, son doigt exerça cette pression particulière sur l’arme et le mécanisme s’enclencha. Heureusement, le tir avait fait mouche car il entendit un gémissement de douleur, néanmoins, il rechargea, gêné par sa blessure. Au prochain coup de foudre, son hypothèse fut confirmée car il aperçut l’archer étalé au sol. Il rapporta son attention vers les adversaires qui tenaient encore debout en se relevant. Malheureusement, il était éloigné et n’y voyait pas grand-chose. Il se dirigea en trottant dans cette direction en butant au passage sur sa rapière et sa dague, il les ramassa rapidement, rangeant son pistolet. Et poursuivi son chemin. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant une silhouette seule s’approcher de lui. Il sortit sa rapière, se préparant au pire, mais lorsqu’il lui fut possible de l’identifier, il fut rassuré de voir le vice-amiral. Elle le regarda avant de le ramener aux portes du hangar. Il semblait que l’amiral se soit éveillé et il se débattait, solidement attaché, alors qu’il était mené dans un navire. La thériantrophe empoigna le noble par les épaules, Jeönyr se mordit la langue sous la douleur causée par ce contact, avant de prendre la parole.

- Vite, il n’y a pas une seconde à perdre, nous devons monter sur notre navire et les pourchasser.

En finissant sa phrase, elle sprinta vers l’endroit d’où ils étaient venus. Ils coururent sous la pluie dans le port et grimpèrent sur une embarcation tandis que le vice-amiral beuglait des ordres de départ précipité. En quelques minutes, le bateau fut en mouvement et ils apercevaient un peu plus loin, celui qui transportait l’amiral. Ils le prirent en chasse sur les eaux troublées par l’orage, se rapprochant peu à peu. Le noble était nerveux et si jamais les bandits parvenaient à s’enfuir? Ou si jamais ils tuaient l’amiral? Il secoua sa tête en chassant ces idées. Les marines ne laisseraient pas une telle chose arriver.
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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   Jeu 1 Nov - 20:59

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MessageSujet: Re: Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]   

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Un nouveau matelot pour l'amiral ? [Sven Hilern] [Part 1 Terminée]

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