Partagez | 
 

 Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Mar 9 Oct - 21:34

12 Août 687

Plusieurs jours s'étaient écoulés, peut-être même des semaines... Sven avait complètement perdu la notion du temps. Il ne savait pas où il était ni quel jour on était, son premier réveil se fut dans la cale d'un Navire qui ne lui disait rien, les marins à bord étaient pour la plupart tous masqués sans exception dissimulant soigneusement leur visage. Quand l'Amiral reprit ses esprits, il ne se souvenait de rien ne sachant pas non plus que ses malfaiteurs avaient pris soin de mettre en place un stratagème diaboliquement efficace. En effet, alors qu'ils prenaient la fuite à bord d'un navire poursuivis par le Vice-Amiral et Jeönyr, ces derniers n'avaient pas vu qu'il n'y avait pas un, mais deux navires. Un d'eux avait pour objectif de se diriger vers les côtes de Berill pour faire gagner du temps au second qui lui regagnait des côtes Nordiques territoire des Thériantrophes du Nord. A vrai dire le second bâtiment ne retournait pas exactement vers les côtes, mais dans une grotte qui se trouvait dans le renfoncement d'une falaise. Ce lieu était facile d'accès, cependant le repérer était bien plus compliqué, car l'entrée était dissimulée par une cascade d'eau gelée qui s'écoulait en continue, il n'y avait pas moyen de la couper pour traverser et il va sans dire que ceux qui ne connaissaient pas son existence ne s'y risquait pas de peur de voir leur navire s'encastrer dans les parois glacées qui l'entouraient ne sachant pas qu'une entrée se trouvait juste devant leur yeux.

Spoiler:
 
C'était un repaire non pas de pirate, mais d'un groupe de Mercenaires réputés pour effectuer des missions à haut risque. Jusqu'à présent leur réputation n'était plus à faire, à chaque fois qu'ils frappaient, ils faisaient mouche. Et pour dire, même l'Amiral de la Flotte d'Ekalesias s'était fait avoir par un traquenard complètement enfantin. Ces hommes étaient donc soient bien expérimentés ou bien préparés voir les deux. Cette grotte était immense, du moins assez pour y faire entrer deux ou trois gros navires, rien de bien inquiétant. Cependant, si des Mercenaires étaient capables de mettre en place de tel regroupement il faudrait redoubler de vigilance.

En ce qui concerne l'Amiral, il était enfermé dans une cellule tout juste assez grande pour lui, ses kidnappeurs avaient pris soin de lui attacher les chevilles avec des fers solides limitant considérablement son champ d'action, le Colosse était fort, mais malheureusement pas au point de se libérer seul d'autant plus qu'il était mal nourri et négligé, à ce rythme-là il finirait par ressembler à son misérable frère. Pour le situer un peu, Sven était au fin fond de la grotte... Grotte qui avait de nombreux tunnels et bien entendu pour ne rien faciliter, il fallait passer les appartements des bandits ainsi qu'une pièce centrale ou séjournaient les hommes probablement y avait-il des tunnels permettant de les contourner, mais il n'avait pas eu l'occasion de les emprunter, son chemin l'emmena directement au cachot. En fait, c'était un véritable parcours du combattant... En y réfléchissant, si quelques malheureux avaient décidé de lui venir en aide, il s'agirait presque d'une mission suicide... Il faudrait être complètement fou pour s'aventurer ici avec une poignée d'homme... Anna était tout aussi dérangée que Sven, donc cela ne faisait pas de doute qu'elle entreprendrait tout pour le retrouver.

Dans ses souvenirs qui étaient encore flous... Le quai ou était entreposé le Navire ennemi était légèrement gardé, suffisamment pour qu'une fois qu'un bâtiment passe la cascade il soit aussitôt repéré. Avec un peu de chance, Anna et les marines arriveraient au moment de la beuverie quotidienne qui rendait la vigilance de ses escrocs quasi-nul. Ensuite, il y avait trois tunnels... Emprunter le bon était primordial pour ne pas tomber de suite nez à nez avec tous les gardes, pour cela il faudra faire preuve d'intelligence et surtout d'observation, la cage dans laquelle avait été transporté l'Amiral était anormalement alourdi, non il n'était pas gros, mais sa carrure imposante influençait beaucoup et une partie de la cage raclait le sol de temps à autre il y avait donc quelques marques permettant de guider quiconque souhaiterait le retrouver.... Après, advienne que pourra, les gardes effectuaient continuellement des rondes, les éliminer serait la seule solution, l'usage d'arme à feu à bannir, car le bruit attirerait l'attention de toute la troupe et leur nombre encore inconnu serait un facteur pouvant renverser la situation... Envisager la mort du Vice-Amiral n'était pas possible, Sven grogna légèrement dans sa cellule... A ce moment précis, il aurait préféré qu'Anna ou quelqu'un d'autre soit enfermé à sa place... Mettre en place des stratégies de sauvetage il savait le faire mieux que n'importe qui. Puis qui dit mission de sauvetage dit dette envers ceux qui viendront le chercher... tout ce qu'il détestait.


Dernière édition par Sven Hilern le Lun 12 Nov - 14:20, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Noble d'Ekalesias
avatar
Ennemis : Aucun pour le moment
Messages : 115

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Lun 15 Oct - 0:33

La poursuite avait été longue, d’une manière qui échappait complètement au noble, le navire des malfrats semblait toujours s’éloigner. Pourtant le navire de la marine devrait se déplacer plus rapidement que celui qu’ils suivaient. Il aurait bien posé la question à un de ses compagnons, mais tous s’affairaient dans le plus grand sérieux. La discipline régnait en maitre sur ce bâtiment. Jeönyr se contenta donc de remplir ses tâches et d’espérer rattraper le navire à temps. Néanmoins, cette chasse lui donna le temps de s’occuper de ses blessures. Fort heureusement, il n’avait pas reçu de blessure grave, bien que son épaule le fasse souffrir de temps à autre. Il s’en remettrai rapidement et cela ne l’empêcherait pas de travailler. Il avait troqué son costume presque neuf contre des habits plus appropriés au voyage en mer, se revêtant d’un léger manteau sous sa cape. Au bout d’une course qui semblait interminable aux yeux du noble, il put constater que les truands s’approchaient peu à peu des côtes de Berill. Fort heureusement, celles-ci étaient encore loin et par le même charme qui avait tenu le navire ennemi hors de leur portée, les marines avaient rattrapé les mercenaires.

Les deux équipages se livrèrent à une confrontation féroce. Malgré la puissance importante des marines, les mercenaires combattirent avec hargne et l’issue du combat sembla incertaine jusqu’à ce que les attaques coordonnées des marines brisent les rangs des malfrats. Ceux-ci, sous l’effet de la panique, voulurent fuir mais les marines ne leur en laissèrent pas l’occasion. Le capitaine de l’embarcation tenta vainement de rallier ses hommes, mais en voyant que cela ne servait à rien, il jeta son arme au sol, s’agenouilla et mit les mains sur sa tête. Les hommes d’Ekalesias se débarrassèrent rapidement des mercenaires restants sans subir trop de perte. Une partie encerclât rapidement le personnage qui s’était rendu tandis que l’autre partie s’occupa de fouiller le navire de fond en comble. Jeönyr faisait partie du groupe autour du prisonnier, l’homme gardait les yeux baissés, probablement intimidé par le nombre de marines qui l’encerclait. Il semblait tenir à la vie, mais en regardant ses camarades, il doutait de ses chances de survie. Après un certain temps, le vice-amiral se fraya un chemin au travers des marines et tirant ses lames, elle les amena d’un élan brusque à quelques millimètres du cou du bandit et d’une voix courroucée, elle lui demanda en serrant les dents.

- Où est-il?

Le mercenaire ne répondit pas, tentant d’éviter tout contact avec les armes sous son cou, criant cette fois, le thériantrophe reposa sa question. Cette fois, la réaction fut immédiate, le capitaine balbutia quelques mots, l’air paniqué et complètement effrayé.

- Il, il est pas là. C’est les autres qui l’ont! C’est les autres!
- Quels autres?
- L’autre bateau! On devait juste vous éloigner, on devait juste vous éloigner! Les autres, c’est eux qui l’ont votre bonhomme!
- Ce bonhomme… Est l’amiral de la flotte et… Je veux savoir… Où est-il?

Espaçant chaque mot, elle rapprocha ses lames du cou du mercenaire, qui déglutit péniblement avant de continuer ses propos.

- Il est dans l’autre bateau. Avec les autres. Ils, ils allaient attendre le patron!
- Où sont-ils?
- Au repaire, au repaire! Le…
- Je sais qu’ils vont au repaire. Je veux savoir… Où est-il ce repaire?
- À… En Lathorie!
- En Lathorie… Tu peux nous y guider?
- Je, oui, non, non, le patron me tuerait. Ah ça oui!

Sur ces mots, elle prit un court élan et donna un violent coup de pied dans le torse de l’homme, lui coupant le souffle et le rejetant sur le dos. Elle se rapprocha et trainant avec force le personnage par sa chevelure, elle l’amena à la barrière la plus près et d’un grand coup, écrasa le visage de l’homme contre celle-ci.

- Si ce n’est pas ton patron qui te tue, ce sera moi, et crois-moi, je ne ferais pas dans la rapide et sans douleur.
- Je, non, il…

Elle releva la tête du mercenaire et l’écrasa à nouveau, le laissant retomber au sol dans un bruit mat. Elle le laissa se redresser, son nez semblait s’être casé lors de sa chute et du sang couvrait la majorité de son visage.

- Alors?
- Je vais parler, je vais vous guider là-bas! Mais lâchez moi, lâchez moi!
- Bien.

Elle le repoussa au sol et deux marins s’emparèrent du personnage, l’amenant un peu plus loin, en direction du navire des marines. Le vice-amiral les arrêta d’un geste de la main.

- Non, nous emprunterons leur navire. Si ça se trouve, l’endroit sera gardé. Leur bateau suscitera moins leur attention que le nôtre. Étant plus petit, nous aurons besoin d’un équipage moins nombreux et ceux qui resteront pourront amener le bâtiment à Berill. Nous vous y rejoindrons par la suite.

Elle sélectionna ainsi les deux groupes, l’équipage réduit du navire d’Ekalesias pris la direction des côtes de Berill tandis que le reste pris la direction du continent gelé. Sous les directives de leur prisonnier, les marines arrivèrent au terme d’un long voyage devant une cascade gelée. On ammena le mercenaire peureux sur le pont pour lui demander quelques explications.

-Qu’est-ce que ça signifie? Si tu t’es joué de moi, tu vas en souffrir!
- Attendez! Attendez! Les autres sont de l’autre côté, de l’autre côté!

Il se tut un instant, s’attendant à un coup de la part de la thériantrophe qui ne vint pas, il redressa alors la tête et montrant la cascade du doigt, il reprit la parole.

- Il faut passer par là, je peux vous dire où passer pour traverser, ah oui.

Le vice-amiral ne répondit rien, se contentant d’un signe de tête, elle signala au marines de faire comme le mercenaire le leur indiquait et ils se retrouvèrent sans problème à l’intérieur de la caverne. Les marines dirigèrent le bâtiment vers ce qu’il leur servait de port en jetant des regards vers l’endroit. Quelque part, probablement dans une cellule, au fin fond de la caverne, se trouvait l’amiral. Le navire accosta donc et un silence s’imposa sur le pont. Avaient-ils été repérés? Probable, mais il n’y avait personne pour les accueillir. Peut-être que leurs costumes avaient fait effet? Car après l’affrontement contre les mercenaires, les marines avaient également empruntés leur accoutrement, se transformant réellement en mercenaires de ce groupe inconnu. Le prisonnier fut ramené à la cale du navire et bâillonné au fond de celle-ci tandis que les marines révisaient leur plan…


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Mer 17 Oct - 10:51

De longues minutes s'écoulèrent avant que Sven reprenne la totalité de ses esprits, il était désormais bien réveillé malgré le fait qu'il ne soit pas en pleine possession de ses moyens. Cette cellule était toute petite plus que ce qu'il pensait la première fois que l'homme s'était réveillé, il était toujours soigneusement attaché ce qui avait le don de l'agacé au plus haut point. Une odeur désagréable se dégageait de la prison, c'était bien évidemment lui, ses cheveux étaient sales, ses habits déchirés de part et d'autre tâché de ce qui semblait être du sang. S'il avait été maltraité ? A vrai dire, il n'en avait aucun souvenir son premier réveil se fut dans ces lieux dont il ne connait pas l'existence. Quelque flash par-ci par là du chemin qu'il avait prit dans cette petite cage de métal revenait de temps à autre lui permettant d'analyser un peu la situation, enfermé il n'avait que cela à faire pour tuer le temps. Ces ravisseurs lui rendaient très rarement visite, les rations de nourriture se faisaient rares, seul un jeune homme lui apportait de l'eau régulièrement afin qu'il ne se déshydrate pas. Apparemment, ses kidnappeurs désiraient le maintenir en vie, mais pour combien de temps ? Nul ne le savait si ce n'est eux. En jetant un petit coup d'oeil autour de lui, on pouvait apercevoir des bestioles en tous genres, rats, cafards et autres... Tout ce que l'Amiral n'aimait pas. Rapidement, il fut rappelé à l'ordre par les bruits de pas d'hommes qui approchaient lentement vers la cellule, ces derniers étaient bruyants un peu trop d'ailleurs, un petit grognement s'échappa à nouveau de la bouche de Sven avant que le bruit d'une clé ouvrant une serrure attire son attention.

« Regardez-moi ça les gars ! Elle n'est pas belle cette arme ? Comment fait-il pour la soulever ? Si ça ne tenait qu'à moi je m'en servirais pour faire du feu. Dommage que le Boss souhaite qu'on s'en servent comme trophée, remarque ! Au-dessus d'une cheminée ça pourrait faire son charme non ? » Même pas encore rentré dans la prison que les hommes étaient bavards, pourtant personne ne les avaient questionné et ils arrivaient à fournir déjà des informations importantes sur la situation.

L'Amiral de la Flotte semblait comme soulagé, savoir que son arme n'était pas loin était pour lui un bon point, seul problème il fallait sortir de la les mains libres, tuer tous les mercenaires, réquisitionner un bateau et regagner sa ville d'origine. Une mission impossible pour n'importe quel humain, même en pleine forme il ne lui serait pas possible de s'en tirer en vie, serait-il au moins capable d'en tuer un ou deux ? Tel est la question. Après que l'homme eut fini de parler, deux autres ouvrirent le cachot, s'amusant de la situation ils approchaient sur d'eux le prisonnier. Un des mercenaires s'approcha de lui, le reniflent fortement avant de lui cracher au visage.


« Mais quelle odeur ! Il ne vaut pas mieux que cet idiot de Cannibale, d'ailleurs c'est fou comme la ressemblance est frappante. Ils ont peut-être un petit air de famille, non ?! » Vraisemblablement, celui là n'était pas le plus intelligent des trois. Bien sûr qu'il y avait un air de famille étant donné qu'il s'agit de son frère gémellaire. Tandis qu'il ricanait, un autre vint frapper le Colosse dans l'estomac pendant qu'un autre détachait les fers qui retenaient les pieds du Marine. Ces idiots ne semblaient pas avoir conscience du risque qu'il prenait en faisant ça, mais encore conscient qu'il n'avait pas les capacités pour fuir, Sven patienta avant d'agir. Une paire de fer retenait ses mains qui étaient placées devant lui et non pas derrière, deuxièmes erreurs, le moment venu il pourrait en attraper un et l'étouffer ou même lui briser la nuque. « Allez ! C'est l'heure de la promenade. »

Il ne savait pas ou ses hommes l'amenait, une chose est sûre il était bien entouré. Les couloirs de la grotte étaient étroits pour lui, la tête légèrement inclinée pour avancer sans se cogner la tête. Une promenade ? C'était la première fois qu'il le sortait de cette prison. Ces hommes l'emmenaient dans la grande salle ou se trouvait le gros de la troupe. Une fois sur place, il fut installé sur une chaise toujours attaché par les mains, seul ses pieds étaient libres, mais vue le nombre de Mercenaires se trouvant ici il valait mieux pour lui qu'il se tienne à carreau. Croyez le ou non, ces bandits étaient en train de prendre soin de l'Amiral, du moins ils essayaient, car il s'y prenait comme des pieds. Mais vraisemblablement le mandataire souhaitait que le colis lui soit offert en bon état, ce qui explique probablement cet élan de soin de leur part. Alors qu'il lui balançait plusieurs sceaux d'eau pour tenter de lui donner un aspect plus frais un garde fit irruption dans la grande salle.

« Chef, le second Navire est revenu ! Cependant... Quelque chose ne tourne pas rond. Je ne me rappelle pas qu'il y ait déjà eut une femme dans nos effectifs. » A ce moment précis, Sven resta le plus neutre possible. Essayant de masquer tant bien que mal un sourire amusé en comprenant rapidement de qui il s'agissait.

Soudain un homme costaud et fortement armé se leva, il approcha du garde avant de lui envoyer une droite monumentale lui faisant cracher au passage quelques dents. D'un petit signe de la main il ordonna à un autre de sonner l'alerte et d'envoyer deux escouades dans les tunnels.


« Doublez la garde ! Et aller voir de quoi il en retourne sur le quai. Le prochain d'entre vous qui se verra aussi stupide que ce dernier, n'y laissera pas que des dents la prochaine fois. Que tout le monde se regroupe dans la grande salle, entourer le prisonnier fermer les portes, personnes ne rentre et personne ne sort de là. »

Alors que les hommes s'équipaient et s'élançaient dans les couloirs on pouvait entendre le grondement de leur pas résonner dans toute la grotte, si cette dernière avait pu trembler sous la pression elle l'aurait fait. Sven espérait désormais que l'équipage de la Marine présent était prêt à se défendre et n'allait pas se montrer trop direct. Il allait falloir faire preuve d'intelligence et de subtilité face à cette vingtaine d'hommes armées jusqu'aux dents qui progressaient dans les tunnels.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Noble d'Ekalesias
avatar
Ennemis : Aucun pour le moment
Messages : 115

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Ven 19 Oct - 1:08

Jeönyr regardait nerveusement la caverne, quelque part dans ses entrailles gisait, probablement enfermé dans un cachot et enchainé l’amiral de la flotte d’Ekalesias. Jusqu’à maintenant, tout semblait être en ordre, le navire était accosté et amarré, rien ne présageait une hostilité quelconque venant des mercenaires, s’ils avaient de la chance, les marines prendraient les mercenaires au dépourvu et pourraient rapidement libérer l’amiral. Sur ces pensées quelque peu réconfortantes, le regard du médecin analysa l’entrée des tunnels. Un trou béant menant à un tunnel, qui devenait de plus en plus étroit, dans un grand mur de roc gelé parsemé de quelques corniches, impossible de l’escalader mais pourtant, ces dites corniches offraient une bonne position de tir pour les mercenaires. Tout était en faveur des malfrats vivant dans cette impressionnante forteresse. Alors que le médecin observait les diverses corniches, il remarqua un homme, hissé sur une d’elles, il me montra du doigt à son voisin, un homme d’une trentaine d’années, bien bâti au visage balafré, qui s’empressa de prendre son arc, envisageant un tir impossible. Il encocha une flèche et tendit la corde de son arme, mais trop tard.

Déjà, un son lourd et profond envahissait la caverne toute entière. Jeönyr espéra naïvement que ce signal servait de symbole de bienvenue pour les mercenaires qui rentraient d’une dure mission. Bien évidemment, ce n’était pas le cas, il se retourna vers l’équipage qu’il accompagnait, tous semblaient avoir compris ce que voulait dire cette alarme. La possibilité d’une infiltration inaperçue d’un petit groupe dans les tunnels était inenvisageable. Un affrontement était inévitable et le sang coulerait à flot. Cette seule pensée suffit au noble pour que ses mains tremblotent. Le guérisseur serra les poings, tentant de se maitriser, il ne devait pas paniquer. N’était-il pas entouré des marins les plus hardis? Néanmoins, l’idée de devoir combattre un nombre inconnu d’ennemis dans une situation défavorable et en n’ayant aucune idée de leur environnement ne le rassurait guère. De plus que le plan initial comportait d’amener le prisonnier dans les tunnels…

Le jeune homme fouilla nerveusement dans sa besace alors qu’il descendait dans la cale du navire, comme le lui avait indiqué le vice-amiral qui doutait probablement des capacités de combat, tentant de trouver une petite herbe qui détenait le pouvoir de relaxer les muscles et d’estomper les maux de tête. Mais il sortit par hasard une bague que son père lui avait donnée. Simple anneau d’argent orné de l’emblème familial, il devait servir au noble à sceller les lettres qu’il écrivait. Il promena le bijou entre ses doigts, créant ainsi quelques reflets à la lumière d’une torche fixée au mur par un socle. Ceux-ci attirèrent les yeux avides de l’ex-capitaine du navire qui redressa la tête, son mouvement entrainant aussitôt ses chaines qui s’entrechoquèrent négligemment.

- Oh,oh,oh… Il m’a l’air bien joli ton anneau.
- Comment… pouvez-vous penser à une telle chose dans une situation pareille?
- Ce n’est pas important… J’aimerais voir cette bague, tu me le permets?
- Je… D’accord.

Il s‘approcha un peu de l’homme enchainé et posa le bijou dans les paumes impatientes du mercenaire qui amena rapidement l’objet à ses yeux pour l’observer sous toutes ses facettes.

- S’il vous plait tant que ça…
- J’y crois pas…Un Methus!
- C’est bien mon nom…
- Dit moi mon garçon, tu n’aurais pas pu te manifester plus tôt? Allez, détache-moi maintenant.
- Qu’est… Pourquoi le devrais-je?
- Ne soit pas ridicule, tu… Ah, tu n’es pas au courant n’est-ce pas?
- Au courant de quoi?
- Ah, je ne peux pas te le dire mon petit, mais tu devrais peut-être reconsidérer ton entourage.
- Qu’est-ce que ça signifie?

Le mercenaire ne répondit rien, faisant mime de se bâillonner du mieux qu’il le pouvait. Le guérisseur, jouant le jeu, s’accouda aux côtés du détenu et prenant une voix négligée poursuivit ainsi.

- Vous qui connaissez mon nom devez également savoir que notre famille paie…toujours ses dettes.

Il se redressa et d’un tour de doigt habile récupéra son anneau en s’éloignant un peu, tournant le dos au prisonnier.

- Quel…Dommage que vous ne vouliez pas m’aider… J’aurais eu une… dette envers votre personne. Enfin, bientôt vous serez punis pour vos crimes et plus jamais on n’entendra votre nom… Vos…camarades cachés dans vos tunnels sont condamnés, essayez au moins de vous sauver.
- A…Attends!

Jeönyr se retourna et revint auprès de l’homme.

- Ainsi donc, tu souhaites m’aider?
- Pose tes questions et j’y répondrais.
- Très bien…
- Par contre, je veux deux, non trois choses : ton anneau, une bourse d’or et ma liberté.
- Cela me semble raisonnable… Mais je n’ai pas le temps de m’amuser avec vous. J’irais donc au plus bref : Pouvez-vous me mener jusqu’à l’amiral? Jusqu’au fond de vos tunnels et m’en faire ressortir?
- Je… Non.
- Dommage…
- Atten… Attendez. Je peux vous y mener, mais je veux deux fois plus d’or.
- Aucun problème…Voilà, en guise de mon engagement à respecter ma promesse je vous remets cette bourse comme premier paiement, vous recevrez le reste par après… Et tant qu’à vous…

Le médecin fit un pas vers le prisonnier et fouillant à nouveau dans son sac, dénicha une fiole qu’il ouvrit avant de forcer le mercenaire à en boire le contenu, heureusement qu’il était attaché. L’homme crachota quelque peu, mais en avala la majorité avant de poursuivre.

- Qu’est-ce que c’était ce truc infect?
- Un poison… Vous en avez ingurgité suffisamment pour tuer un étrangleur.
- Tu es tombé sur la tête?!
- De votre côté, votre engagement à tenir votre promesse est votre…vie…Si jamais il m’arrivait quelconque malheur, j’ai bien peur que…personne ne puisse vous concocter un antidote et vous l’administrer avant votre trépas.

Le mercenaire ne répondit rien, inquiété par le poison qui circulait dans ses veines peut-être? Cela ne serait pas chose étonnante. Le médecin regarda le mercenaire, il n’avait pas l’air mauvais comme il l’avait vu lors de leur première rencontre. Alors qu’il était là, enchainé, Jeonyr se rendit compte que ce malfrats était tout aussi humain que lui. Cet homme aussi avait des ambitions, des craintes, des désirs… Il chassa ses pensées de son esprit et l’observa avant de poursuivre.

- Vous ferez exactement ce que je vous dis. Au risque de mourir par empoisonnement ou le cou tranché par une lame bien aiguisée. Est-ce clair?
- Oui, mais ne t’attends pas à un miracle non plus.
- Ça fera l’affaire.

Ayant entendu les hommes converser par bribe, le vice-amiral descendit à son tour pour voir ce qui se tramait. À peine fut-elle arrivée que le guérisseur lui parla de la sorte.

- Je… J’ai un plan qui pourrait peut-être nous permettre d’éviter un bain de sang…
- Je t’écoute.
- J’ai besoin du prisonnier.
- Hors de question qu’il sorte d’ici.
- Je vous en prie, laissez-moi vous prouver ma valeur. Vous ne le regretterez pas. Et si jamais j’en mourrais, cela ne changerais pas grand-chose puisque je ne fais théoriquement pas partie de votre équipage.
- Certes, mais ce n’est pas une raison pour le faire sortir.
- Puisqu’il est capitaine de ce navire, donc assez haut gradé dans la hiérarchie de leur bande je présume, il peut probablement nous mener jusqu’à l’amiral sans affrontement.
- Je n’aime pas cette idée… Et qui devrais l’accompagner?
- Je… je me propose comme volontaire. Après notre discussion, je…je crois avoir pu raisonner avec cet homme.
- Soit, je veux bien te laisser ta chance, mais à la seule condition que je t’accompagne. Pas question de te laisser récolter le mérite, tu n’es qu’encore une recrue.
- Je me soumets entièrement à votre condition…

Et c’est ainsi qu’ils détachèrent le mercenaire pour l’amener vers le tunnel, en le suivant pour ne pas compromettre leur mission. Après tout, il était tout à fait logique que le capitaine marche devant ses invités. Le trio pénétra dans le tunnel juste à temps pour y intercepter une vingtaine d’hommes, tous armés et prêts pour le combat. Les deux groupes s’arrêtèrent face à face juste à près que Jeönyr ait posé une dernière question, en chuchotant, à l’homme qu’il avait payé.

- Comment se nomme votre patron?
- Caherret, c’est un dur à cuir. Capable de te tuer en un coup de poing.

Alors qu’il finissait de répondre, il se tourna vers les escouades qui s’approchaient avant de leur dire d’une voix étonnamment autoritaire et colérique.

- Mais c’est quoi ce bordel? On peut plus revenir en paix à la maison? Et ce comité d’accueil, j’espère que c’est pour aller s’occuper de mon bateau et de mon équipage!
- Je, nous ne vous attendions plus m’sieur Selestan.
- Vous ne m’attendiez plus, elle est bonne celle-là. Allez, bougez de la bande d’imbécile.

Devant autant d’autorité et venant d’un membre de leur groupe, le peloton se déplaça pour laisser passer le trio avec la capitaine qui rouspétait contre tout et rien, laissant bien rapidement derrière eux les combattants.

- Incroyable…

Elle avait murmuré ces mots et Jeönyr comprenait tout à fait pourquoi, c’était en effet assez spectaculaire qu’ils soient parvenus à passer sans aucuns soucis. Il fallait maintenant trouver l’amiral et espérer que le reste de l’équipage s’en sortirait sans le vice-amiral et avec ces hommes armés qui progressait de manière incertaine vers le navire.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Jeu 25 Oct - 11:19

« Bien ! Maintenant que nous sommes en tête-à-tête et dans l'attente que mes hommes s'occupent de ses perturbateurs, je propose un peu de conversation qu'en dis-tu ? » Sans même attendre une réponse de la part de son interlocuteur, il reprit de plus belle : « Etant donné que tu es sur le point de mourir, enfin pardon, d'ici peu tu seras mort, il te reste donc un peu de répit. Ne serait-il pas intéressant que tu apprennes qui est l'homme se cachant derrière tout cela non ? A vrai dire, je ne sais pas grand-chose sur ce commanditaire hormis qu'il paye bien plus que la moyenne. Je n'avais jamais vue autant de pièces d'or pour une seule mission. »

Grognant doucement, Sven était agacé par la situation qu'il ne contrôlait pas. Il n'en avait pas l'habitude, normalement il était comme qui dirait le maître à bord aimant mener des interrogatoires de façon plus que ferme. Mais face à cet homme, il ne pouvait rien faire si ce n'est l'écouter parler près de son visage, une haleine désagréable émanait de sa bouche, rien de bien insupportable. Après tout, quand on a soutenu le souffle répugnant d'Arrenadd, on peut tout encaisser. Sven détourna la tête légèrement avant de prendre à son tour la parole :

« Qu'est-ce que cette information pourrait bien apporter ? » Il prit alors une courte inspiration levant les yeux au ciel il poursuivit : « Une chose est sûre, tu t'entendrais parfaitement avec mon cadet. Si ce n'est qu'il finirait par te dévorer petit à petit pour passer le temps, cette odeur nauséabonde qui se dégage de ta bouche m'insupporte au plus au point. Mais si cela peut te faire plaisirs après tout, dit toujours. Comme ça je pourrais envisager de t'épargner une fois que je serais libéré de ces chaînes. »

Même dans des circonstances pareilles, l'Amiral trouvait le moyen d'être toujours aussi sûr de lui, rien n'ébranlait sa confiance en lui, peut-être parce qu'il savait qu'on venait le chercher ? Ou peut-être parce qu'il est dans sa nature d'être comme ça. L'homme qui lui faisait désormais face se mit à rire brusquement, amusé de voir à quel point les humains étaient stupides, même dans la défaite certain comme Sven trouvaient le moyen de se laisser aller. Une droite vint alors frapper la joue gauche de Sven qui n'était pas surpris plus que ça de la réaction qu'il avait provoqué. Cependant, la condition physique n'étant pas au rendez-vous depuis quelques temps, le coup eut un impact plus important qu'il ne le pensait. Sa tête se tourna alors sur la droite pour accompagner le mouvement laissant un petit filet de sang s'échapper de sa bouche. Voilà que désormais toutes les conditions requises pour l'énerver étant réunis, la mauvaise haleine et surtout l'agression physique, bien que la première est aussi considérée par lui comme une agression physique, ce n'est pas humain de se balader avec une telle odeur dans le gosier.

« Tu vas me le payer, espèce de crétin. » A peine eut-il le temps de finir sa phrase qu'un nouveau coup de poing vint se loger dans son estomac. Pourtant, bien entraîné le Colosse se retrouva plié en deux tombant à genoux sur le sol.

« Tu es quand même nettement moins impressionnant quand tu es face à quelqu'un de plus fort et puissant que toi, petit. Mais soit ! J'ai dis que je t'en dirais plus et je vais le faire ou du moins te donner ne serait-ce que le nom de cet homme qui viendra d'ici peu, assister à ta mort. Il est visiblement d'une famille de noble dont les caisses sont assez grosses pour se payer un groupe entier de mercenaire. Enfin je vais t'épargner l'arbre généalogique hein, c'est un Methus. Je n'ai vraisemblablement pas besoin de t'en dire plus, tu sais d'où provient cette famille n'est-ce pas. »

Attend que je sorte de là, on verra qui sera moins impressionnant... Imbécile. Un Methus ? Comment ? Est-ce possible ? Cette première journée de ce Jeönyr dans la marine n'était probablement pas un concours de circonstance, se pourrait-il que... Mmmh, décidément, ces imbéciles me donnent chaque minute une raison de plus de sortir de là

Soudain, quelqu'un cogna à l'immense porte qui menait au grand hall. Devant ce silence digne d'un enterrement le vacarme fit sursauter quelques hommes. D'un geste de la main, le leader des Mercenaires fit signe à un soldat de s'avancer vers la porte pour aller l'ouvrir, tandis que deux autres armaient leur arbalète en direction de la porte prêt à faire feu au cas où les choses tourneraient mal. Quand le soldat ouvrit la porte on put alors distinguer dans l'ombre deux silhouettes qui s'avancèrent lentement vers le centre de la pièce. C'est un peu sonné que l'Amiral reconnu le petit Noble qu'il avait auparavant embarqué avec lui dans cette journée mouvementé, puis celle d'un autre homme qu'il ne connaissait pas. Alors que le garde s'empressait de fermer les portes il fut attiré par quelque chose qu'il ramassa sur-le-champ.

« Monsieur, regarder ce que je viens de trouver. On dirait des vêtements non ? Quelqu'un se serait-il déshabillé ? »

Pendant que les deux hommes avançaient, le chef du groupe s'avança vers les habits que son soldat venait de trouver sur le sol. Il les attrapa et se mit à les sentir, ces habits dégageaient une odeur féminine, du moins c'est ce qu'en conclus l'homme. Il faut dire que depuis tout ce temps sans femme, son sens de l'odorat était affuté à la moindre odeur que le sexe opposé dégageait.

« Et bien messieurs ! Nous avons au moins un homme plus perspicace que les autres. Et toi là ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Je croyais t'avoir dit de ne pas revenir à la planque avant que le signal ne te soit donné. Bande d'incapable ! Et en plus tu te permets d'amener des inconnus ici ? Es-tu fou ?! Si le Maître l'apprend, tu finiras comme l'autre imbécile de l'armée. Parle donc maintenant ! »

Mais l'homme qui accompagnait Jeönyr commençait à suffoquer, personne ne savait que le petit noble lui avait fait ingurgiter du poison afin de s'en servir pour l'amener jusque là. Il devenait de plus en plus faible, le poison parcourant son corps avait presque fait son oeuvre, il ne pouvait désormais pas prévenir ses hommes qu'ils étaient victimes de leur propre piège, en effet la poignée d'homme qui avait été envoyé dans les couloirs pour accéder aux quais ne reviendraient surement pas, les soldats de la marine étaient trop bien entraînés pour se laisser avoir par de simple Mercenaire avide d'argent. Alors qu'il s'écroulait sur le sol, le Chef des Mercenaires se retourna vers le Guérisseur qui se retrouvait désormais dans une situation tout aussi délicate que celle de Sven qui jetait un regard remplit de haine envers le jeune homme.

« Très bien ! Refermer cette porte a double tour et barricader la. Quant à toi mon petit, on va avoir quelques questions à te poser. Tu n'as rien à faire ici et cela malgré le fait que tu portes cette bague à ton doigt... Qu'on les conduise tous les deux dans la cellule en attendant que la situation se tasse. »

Sven fut le premier à être reconduis dans sa cellule, mais cette fois-ci ils avaient simplement mis une chaine entre ses jambes afin de limiter ses mouvements, de toute façon étant donné l'état dans lequel il se trouve, il n'y avait pas vraiment de risque. En ce qui concerne Jeönyr, les mercenaires lui enlevèrent tous ses équipements afin de le mettre dans la même prison que son supérieur. Il était lui aussi attaché de la même façon que Sven si ce n'est que lui ses jambes étaient libres, seul ses mains étaient maintenus par des fers. Une fois la porte refermée et que les Mercenaires étaient partis rejoindre leur poste, l'Amiral se rua brusquement sur son petit protéger qu'il attrapa par le col soulevant ce dernier du sol. Pas si fatigué que ça...

« Bien je crois qu'on a besoin de parler toi et moi ! Qu'est-ce que tu fais ici ?! Où est le reste de l'équipage ! » Alors qu'il le tenait toujours par le col il le plaqua violemment contre les barreaux de la cage. Avant de reprendre sur un ton encore plus agressif que la première fois : « C'est un Methus qui se cache derrière tout ça ! Qui ?! Si tu ne veux pas que ton existence touche à sa fin ici je te laisse tout juste quelques secondes pour me répondre et sache que si ta réponse ne me plait pas, je ne donne pas chère de ta peau. » Pour finir il le balança de l'autre côté de la prison, avant de se diriger d'un pas décidé vers lui. Sans même se soucier que les habits trouvés un peu plus tôt par un garde n'étaient autres que ceux de son Vice-Amiral.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Noble d'Ekalesias
avatar
Ennemis : Aucun pour le moment
Messages : 115

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Lun 29 Oct - 22:00

Le vice-amiral et Jeönyr suivirent le mercenaire qui s’était gentiment proposé pour les conduire à la grande salle. Les couloirs étaient bas, la tête du noble touchait presque au plafond, il y touchait même parfois, puisque celui-ci était inégal. Le trio ne rencontra nulle âme qui vive dans les tunnels, les mercenaires s’étant probablement regroupés dans la salle où ils se dirigeaient. Le médecin observa l’homme qui les accompagnait, les symptômes du poison faisaient déjà apparition, cet homme n’en aurait plus pour longtemps, Jeönyr espéra seulement que le personnage resterait en vie assez longtemps pour les amener à la salle. Selon les informations données par le mercenaire, l’amiral devrait s’y trouver puisque l’employeur de ce groupe mystérieux devait venir pour assister à sa mise à mort. L’employeur… Un Methus. Le guérisseur jeta un œil à la bague qu’il s’était mise au doigt et serra le poing à nouveau. Il se sentait abusé, on l’avait utilisé comme appât pour faire sortir l’amiral afin de l’enlever, mais pourquoi? Les affaires de son père étaient-elles reliées à cet acte? C’était possible, il releva la tête lorsque leur guide cogna sur une grande porte qui s’ouvrit. Le médecin tourna la tête vers le vice-amiral, quelque peu inquiet de ce qui allait suivre, rien, elle s’était volatilisée. Il baissa les yeux et aperçu les vêtements qu’elle portait quelques instants auparavant. Seul, il reporta les yeux vers l’avant et suivit le mercenaire qui commençait à tituber, le poison faisant son œuvre, alors qu’un homme passait à côté d’eux, ramassant les vêtements et les montrant à son chef, qui prit la parole à son tour, parlant à l’homme qui était déjà mort sans le savoir.

Le guérisseur observa la pièce alors que les hommes se parlaient, il aperçut l’amiral un peu plus loin, attaché à une chaise. Il fut tenté d’accourir à ses côtés pour le détacher, mais vu le nombre de mercenaire qui les entouraient, il jugea cela impossible. Ils établirent un bref contact visuel, son supérieur semblait étonné et quelque peu perdu. La porte se referma derrière le noble, point de non-retour… Il prit de grandes respirations en tachant de se calmer, heureusement, les mercenaires étaient excités par la présence d’une femme dans leur repaire et ils ne virent rien. Alors que son guide s’écroulait, le noble fit quelque pas vers le chef qui se retournait vers lui, voyant que son camarade ne lui répondrait pas, mais Jeönyr le prit de court, tachant de se tirer de cette délicate situation.

- Caherret, je vous rencontre enfin… À ce que je vois, votre opération a été un succès. Il ne sera pas déçu…

Le noble fit mine de regarder l’amiral, un air de dégout au visage avant de poursuivre.

- Je suis venu voir le... le… colis. Il me semble en bon état, bien qu’il soit plus maigrichon qu’il l’était…

Sa réponse sembla être suffisante car le chef se contenta de l’envoyer en cellule avec l’amiral, malgré le fait que le noble lui ait dit que son employeur entendrai parler de ce traitement. Néanmoins, on lui retira son équipement et on lui lia les mains avec des fers avant de l’enfermer avec le colosse qui était également entravé. Une fois qu’ils furent seuls dans le petit cachot, le noble voulu prendre la parole, mais il fut pris de court par l’amiral qui l’agrippa par le collet en le levant à bout de bras, le plaquant contre les barreaux de la cage en parlant, l’air courroucé. Le noble, qui tentait vainement de se libérer, aurait bien voulu lui donner des réponses, mais il n’en savait rien. Il voulut l’expliquer à l’amiral, mais celui-ci n’attendit même pas une réponse avant de le lancer à l’autre bout de la prison. Le guérisseur se releva rapidement, voyant que le colosse s’approchait à grands pas malgré la chaine qui lui tenait les jambes. C’est le dos quelque peu endolori que le médecin, usant à son avantage la mobilité de ses propres jambes, contourna l’amiral en allant à l’autre extrémité de la cage.

- Vous… Vous sautez trop rapidement aux conclusions, amiral, je…je…

Il répéta le même procédé, se gardant toujours hors de portée de son compagnon de cellule.

- Je ne sais rien… Je… Je viens tout juste d’apprendre l’identité de l’employeur, je…

Voyant que l’homme ne l’écoutait pas, le noble lui envoya un vicieux coup de pied à la cheville, faisant quelque peu perdre équilibre au géant épuisé et le forçant à arrêter sa poursuite.

- Si je suis ici…ce…c’est pour tenter de vous sortir de là, amiral. L’équipage est au navire, ils…ils s’y sont embusqués pour se débarrasser du comité d’accueil…Et pour le Methus qui se cache derrière votre enlèvement, je… Je… J’ignore de qui il s’agit… Je… Je ne… Je ne sais rien de ce qui se trame ici… Tout ce que je sais, c’est qu’un de… Un Methus voulait vous voir mort…et que ceci n’arrivera pas… Maintenant, il nous faut sortir d’ici… Êtes-vous blessé? Ces…mercenaires ne vous ont pas donné la vie facile… mais vous semblez encore apte à… à vous débarrasser de quelques mercenaires… Vu mon vol plané, ils ne devraient pas nous causer trop d’ennui…

Et en parlant du loup, un mercenaire fit interruption dans la pièce. Le noble porta donc ses yeux vers la porte ouverte et aperçu, posée négligemment sur la paroi du couloir derrière l’homme, l’arme de son supérieur. Elle leur serait utile une fois sortis de cette cage. Et alors qu’il pensait à cette arme, le guérisseur se souvint de sa dague dissimulée dans sa botte, les mercenaires ne l’avait pas retirée. Une sourire en coin se dessina sur les lèvres du médecin, songeant à comment ils pourraient se délivrer avec cette courte lame. Le nouveau venu, voyant ce sourire, prit la parole, l’air perdu, tandis que le noble jouait la comédie.

- Qu’est-ce qui t’fait sourire toi?
- Ce qui me fait sourire? Ce sont les choses qu’il vous fera lorsqu’il aura entendu parler de la manière dont j’ai été mis en cage avec cet…cet homme qui empeste la mort… Je me réjouirais d’entendre vos cris de douleur, vos lamentations et toutes vos…supplications inutiles… Vous savez le montant qui vous a été versé afin de capturer l’amiral, vous devez donc vous douter que ma famille a amplement les… ressources nécessaires pour engager d’autres personnes afin de se débarrasser de vous…

Le guérisseur s’approcha de l’extrémité de la cage et empoignant les barreaux de ses mains, il poursuivit, son sourire s’élargissant au fur et à mesure qu’il parlait.

- Mais vous, je vous imagine déjà sur la table d’opération, je vous réserverais pour mon propre plaisir. Oh oui, vous serez un parfait sujet d’expérimentation. Je vous découperais morceau par morceau, cela sera long et douloureux, mais tellement plus amusant, ne croyez-vous pas?

Sur ce, il éclata d’un rire digne d’un dément sous le regard inquiet du mercenaire.

- Ah oui, comme j’ai hâte de vous découper en rondelles… Vous semblez pale mon cher, cette perspective ne vous plait pas? Hmmmm… Mais comment pourriez-vous empêcher cela de se produire? Je pourrais peut-être plaider en votre faveur si vous m’éloigniez de cette ordure à côté de moi, il serait même possible d’y ajouter une petite récompense en argent, qu’en dites-vous? Ce n’est pas comme si je présentais une menace pour un grand bonhomme aussi fort que vous… Enfin, sauf si vous vous retrouviez sur ma table. Allez, faites-moi sortir de cette cage.

Incroyablement, le petit numéro du noble eu son effet et le mercenaire, empoignant son épée d’une main, chercha les clés de l’autre en s’approchant de la cage. Il ouvrit la porte et saisissant le guérisseur fermement par le bras, pointant son épée vers l’amiral, le sortit de la cage avant de refermer aussitôt. Une fois le noble dehors, il fit mine de s’étirer et fit sonner les fers qu’il portait, envoyant un message au mercenaire qui s’empressa de les retirer en promettant de garder le médecin à l’œil. Jeönyr, maintenant libre, s’appuya sur le mur adjacent à la porte et se mettant quelque peu à l’aise, observa l’homme armé qui le regardait. Jamais le guérisseur ne pourrait s’en débarrasser sans arme et sa dague était dans sa botte, impossible de l’atteindre sans être aperçu.
Une idée lui vint soudainement en tête et il tourna la tête vers l’arme de l’amiral, à quelques mètres de l’autre côté de la porte. Il l’observa quelques secondes avant de s’adresser à nouveau au mercenaire.

- Dites-moi, il voulait vraiment garder ce truc comme trophée? C’est plutôt moche comme arme… Enfin, elle pourrait avoir son charme… Auriez-vous l’amabilité de me l’apporter…histoire…histoire de la voir de plus près?

L’homme fronça les sourcils, mais tourna toute fois dos au noble afin d’aller chercher l’arme en rengainant la sienne. Jeönyr profita de cet instant pour saisir sa dague, la dissimulant dans sa manche et attendit patiemment que le mercenaire revienne, portant l’arme à deux mains. Lorsque l’homme fut assez près, le noble reprit la parole.

- Ainsi donc, voilà la fameuse arme de l’amiral d’Ekalesias… Elle n’est pas si mal au fond, trop lourde pour le commun des mortels néanmoins…

Alors qui parlait, il approchait son visage de la chose, faisant mine de l’inspecter. Son réel but étant de mettre le mercenaire à portée de sa dague. Après quelques minutes d’observation, le noble vu que les bras de sa cible commençaient à trembler, épuisés par l’effort que cela lui demandait de porter l’arme. C’est à cet instant que le guérisseur frappa. Se redressant rapidement, il porta le bras vers la cou du mercenaire, dévoilant son arme à ses yeux, mais il était déjà trop tard. Il voulut reculer, mais la dague était déjà enfoncée dans la chair de son cou, portant un coup mortel à sa personne. Le noble poussa le cadavre par l’arrière en retirant la dague de son cou, le corps tomba, l’arme de l’amiral au-dessus, empêchant ainsi quelconque bruit métallique. Le médecin se hâta afin de récupérer les clés que portait le mercenaire et libéra l’amiral de ses chaines. Il mit sa dague à sa ceinture et de ses mains tremblantes, déverrouilla les verrous qui retenaient le colosse.

- Maintenant… Il… Il nous faut sortir d’ici… Une idée, amiral?

Le guérisseur tacha de sembler calme alors qu'il attendait une réponse, mais il tremblait de tout son être, nerveux qu'il était, son coeur battait la chamade et son souffle se faisait court.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Mar 30 Oct - 8:11

Alors que le Noble était en mauvaise posture face à l'approche de l'Amiral, ce dernier était bien plus frais et en pleine forme que Sven. Il put donc facilement se mouvoir dans la petite cellule pour rester hors de portée de l'Amiral qui tentait en vint de l'attraper à nouveau pour obtenir une réponse, Jeönyr proféra alors quelques paroles qui ne semblaient pas atteindre les oreilles de l'homme qui approchait toujours un peu plus de celui qui était vraisemblablement sa proie ici. Quand soudain, d'un petit coup de pied donné sournoisement dans la cheville de son supérieur le Guérisseur le stoppa net tout en le déséquilibrant légèrement, du moins suffisamment pour que la poursuite cesse et ce n'est qu'à ce moment qu'il réussit à capter toute son attention. Tenter de sauver Sven ? Quelle poisse, il allait avoir une dette envers un jeune homme dont il ne connait rien si ce n'est qu'un membre de sa famille a voulu mettre un terme à son existence. Bien en ce qui concerne son équipage, Sven ne s'en souciait pas vraiment, ils étaient tous bien entraînés et avec une expérience suffisante pour se sortir des situations les plus complexes. A vrai dire, tout ce que Jeönyr savait, Sven le savait aussi. D'un côté heureusement pour le petit homme qu'il a réussi à l'arrêter dans son élan sinon ce trop peu d'information aurait énervé encore un peu plus le Marine. Mais il n'avait pas tort, il faut sortir de là. Encore faut-il trouver un moyen et vue l'état actuel des choses Sven n'était pas vraiment en mesure de forcer la cage, lutter contre quelques hommes à la limite pourquoi pas, mais il n'en faudrait pas beaucoup pour venir à bout du Colosse aujourd'hui, même le petit Noble avait réussi à lui porter un coup suffisamment bien placé pour l'arrêter.

Soudain, un mercenaire fit son apparition dans la pièce et aussitôt le Methus s'approcha de l'extrémité de la cage et empoigna les barreaux laissant un long échange verbal s'installer entre les deux prétendants. De son côté, Sven préféra opter pour la solution du repos, Jeönyr se débrouillait plutôt bien malgré le fait qu'il se soit retrouvé enfermé avec lui bien entendu. Installé dos contre le mur de la cellule, il jeta un rapide coup d'oeil vers la porte qui venait de s'ouvrir tandis que les deux hommes parlaient, au loin il put apercevoir son arme qui avait été négligemment posée contre le mur et en y réfléchissant bien, serait-il encore capable de la manier avec une telle fatigue ? Oui probablement, mais pas longtemps ce qui réduirait plus que de moitié son efficacité au combat. Après quelques minutes de conversation, le Noble réussit à obtenir ce qu'il voulait, c'est-à-dire sortir de cette cellule ou il avait été enfermé un peu plus tôt. Redressant alors lentement la tête vers le Mercenaire, l'Amiral fut amusé de le voir pointer son arme vers lui comme s'il avait peur que ce dernier lui saute dessus. Aussitôt, il referma la porte de la cellule laissant le futur Marine libre de tous mouvements. Cependant, à lui seul il ne viendrait pas à bout d'un homme armé, Sven le savait mieux que quiconque, il ne restait plus à espérer que le Noble est un plan pour se tirer de cette histoire et un instant après, il tourna la tête vers l'arme de Sven avant d'adresser la parole au Mercenaire, la distance étant un peu plus importante cette fois le Baron ne comprit pas tout de suite ce qu'il se disait entre les deux hommes, il eut un déclic en voyant le Mercenaire apporter son arme à Jeönyr tandis que celui-ci glissait la dague qu'il lui avait offert dans la salle d'arme il y a de ça plusieurs jours.


« Mmmh, il commence à me plaire ce petit. » Ses mots furent prononcés doucement tandis qu'il observait la scène se dérouler devant lui.

Alors qu'il faisait semblant d'inspecter l'arme de son supérieur, le Mercenaire ne supportait plus le poids de cette arme, ses petits bras misérables commençaient à trembler quelques secondes après l'avoir dans ses bras et brusquement, le Guérisseur frappa, il se redressa rapidement pour porter l'arme qu'il avait dissimulé au niveau de la gorge de son opposant. Aucun mouvement n'était possible de sa part pour fuir cette agression qui lui fut mortelle. Poussant le corps de l'homme qui tomba sur le sol suivi de l'arme qui s'écrasa sur son cadavre, le Noble s'empressa alors de ramasser les clés pour venir libérer Sven qui se releva lentement pour venir se faire retirer ses chaînes qui l'entravaient, Jeönyr tremblait légèrement surement dû à la pression qui pesait désormais sur les deux hommes. Maintenant, il fallait sortir d'ici et trouver une idée rapidement.


« Commence déjà par reprendre ton calme, tu trembles comme une fillette. » Sven s'étira alors lentement de tout son long, jetant un rapide coup d'oeil aux alentours. Il y avait deux portes, une menait probablement à la grande salle où ils se trouvaient tous les deux un peu plus tôt et une autre où il y avait l'arme de l'Amiral avant que le Mercenaire ne la récupère. Se penchant un peu en avant, il ramassa son arme et prit un moment pour réfléchir. Mais rapidement deux hommes vinrent troubler ce moment de réflexion et alors qu'ils s'apprêtaient tous les deux à hurler quelque chose ou quelqu'un vint contrecarrer leur plan, laissant les deux corps s'écrouler sur le sol. Une voix féminine prit la parole sur un air plutôt amusé :

« Et bien, je tombe à pic. Amiral Hilern c'est un plaisir de vous voir en bonne santé, bien que ce teint pâle ne vous mette pas véritablement en valeur, cette petite note de blanc vous rend tout de suite moins attirant. »

« Anna... »

Effectivement, il s'agissait de la Vice-Amiral qui avait revêtu la tenue d'un mercenaire tué afin de se fondre un peu plus dans la masse, cette femme... Elle savait ce qu'elle voulait et ne reculait devant rien pour venir tirer Sven des situations délicates dans lesquels il se fourrait régulièrement. D'un petit mouvement de tête il lui fit signe d'approcher, cette dernière envoya alors un petit clin d'oeil à Jeönyr avant de venir se dresser aux côtés des deux hommes. Sven se reprit rapidement, tout en observant le corps des deux Mercenaires sachant que leur absence serait probablement remarquée rapidement. Dans un premier moment il fallait que le Noble récupère ses effets personnels.

« Jeönyr ! Va dans la pièce derrière récupérer tes effets et rejoint nous dans la grande salle, prépare toi comme il faut la suite risque d'être un peu... Mouvementé. »

D'un petit mouvement de main il fit tournoyer son arme avec tout de même quelques difficultés avant de pousser la porte qui menait à la grande salle, celle-ci s'ouvrit doucement tout en grinçant laissant les regards se tourner vers lui et Anna qui la suivait de près. Face à eux, cinq hommes et ce gros tas de muscle qui se dit être le chef des Mercenaires. Après une courte bataille de regard, l'homme qui se tenait en retrait ordonna a ses hommes de se charger des deux Marines. La femme qui accompagnait l'Amiral s'élança la première sur deux hommes qui se dirigeaient vers eux laissant place à un duel d'épée. Visiblement, ce petit groupe d'hommes se débrouillait mieux que les autres. De son côté Sven fut chargé par trois hommes dont un qui vint directement s'empaler sur son arme qu'il pointa vers eux, stupide mercenaire un geste un peu trop brusque et mal calculé et voilà qu'ils se retrouvent en mauvaise posture. Alors que le premier vue sa vie prendre fin assez rapidement, les deux autres se montrèrent beaucoup plus prudent. Réalisant quelques mouvements de côtés pour prendre une distance suffisante. Dans le dos de Sven une ombre se dressa, il s'agissait surement du petit Guérisseur du moins il n'en doutait pas et sans plus attendre il s'élança vers les deux hommes qu'il évita d'une roulade les repoussants vers la porte en direction de la silhouette préférant s'occuper du gros tas de muscle qu'était le Chef de ses bandits.

« A nous deux mon gros ! On va voir qui est le moins impressionnant des deux. » Une nouvelle confrontation débuta entre les deux Colosses, tandis que de son côté Anna se débattait contre les Mercenaires. Seul Jeönyr devait encore faire ses preuves et se débarrasser des deux derniers...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Noble d'Ekalesias
avatar
Ennemis : Aucun pour le moment
Messages : 115

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Jeu 1 Nov - 23:24

La réponse de l’amiral déconcerta quelque peu le noble, surpris dans ce qui était considéré comme une faiblesse. Il fut néanmoins soulagé de voir que son supérieur n’avait pas changé. Le colosse s’étira de tout son long, chose qui sembla lui procurer un certain plaisir, avant de regarder aux alentours, probablement pour échafauder un plan quelconque. Il ramassa son arme alors que deux hommes pénétraient dans la salle, armés, ils allaient sonner l’alarme lorsqu’ils s’écroulèrent au sol. Le guérisseur n’eut pas le temps de voir ce qui les avait neutralisés que la voix du vice-amiral s’élevait, amusée, en s’adressant à l’amiral. Ils étaient trois, ce qui leur faciliterait la tâche pour sortir de cet endroit. Car aussi ingénieux le plan que l’amiral pouvait être, Jeönyr avait douté des chances de survie de leur duo. Le prisonnier affaibli et un noble à qui le combat ne faisait guère. La thériantrophe se plaça aux cotés de l’amiral et de la recrue en adressant un clin d’œil à ce dernier, qui détourna la tête, quelque peu mal à l’aise, bien qu’il aurait voulu la questionner sur son absence. Mais en y repensant, cela n’aurait pas servi à grand-chose et elle se serait retrouvée enfermée avec eux.

Il redressa la tête lorsque le colosse lui dicta d’aller chercher ses effets. Chose qu’il fit immédiatement alors que les deux expérimentés s’engouffraient dans la grande salle. C’est en ramassant son équipement qu’il entendit la porte grincer. Il jeta un œil dans sa besace, incroyablement tout s’y trouvait. Quand soudain, retentirent les bruits particuliers d’un affrontement en arrière-plan qu’il empoigna son pistolet, le remettant à sa place, et, rapière au clair, courut pour rejoindre ses supérieurs. Alors qu’il franchissait le cadre de la porte, l’amiral évita d’une roulade deux opposants et chargea leur chef, laissant le soin au guérisseur de se charger de ces adversaires. Resserrant sa poigne sur sa lame, le noble porta un premier coup vers le mercenaire le plus près. Celui-ci fut aisément paré et la contre-attaque faillit coûter la main du médecin, l’arme de son adversaire entaillant son brassard. Le noble abandonnât rapidement l’offensive pour parer maladroitement les coups des mercenaires, surpassé par leur agressivité. Décidemment, ces hommes savaient se battre, ce qui n’était pas le cas du médecin qui sous l’effet de l’adrénaline, oubliât tout ce qu’il savait de théorie et improvisa des parades mal assurées pour se garder des lames tranchantes de ses adversaires.

Sous les assauts répétés des hommes, le médecin reculait, mais n’étant pas stupide, ne se laissa pas encerclé, gardant ses deux opposants à l’œil. Voyant que cela ne servait à rien, il battit en retraite, à reculons. Il entendit derrière lui une lame trancher la chair d’un des combattants, il tourna le regard l’espace d’un instant, pour voir le cadavre d’un des mercenaires tomber. Le vice-amiral en avait éliminé un. Il rapporta toute son attention vers ses propres adversaires mais au moment où il allait porter un coup, il se sentit soulevé par l’arrière. Ébahi, il vu passer sous lui la thériantrophe qui l’avait fait passer par-dessus son dos, le précipitant sur l’autre mercenaire qui accueilli la rapière de Jeönyr dans son œil gauche, la lame atteignant son cerveau, l’homme s’écroula. Il voulut se retourner, mais une fois de plus, le vice-amiral l’avait empoigné, cette fois par sa main libre et le fit tourner vers les mercenaires, sous l’élan, sa lame faillit percer le cœur d’un des hommes, mais celui-ci para habillement le coup. Maintenant en nombre égal, les marines échangèrent quelques feintes et parades, les lames s’entrecroisant régulièrement.

Lorsque soudain, le pied du noble glissa. Il tenta de conserver son équilibre, mais rien n’y fit. Alors qu’il allait chuter et recevoir un coup qui lui serait assurément mortel, il se sentit empoigné une nouvelle fois et fut remis sur ses pieds en moins de deux. Alors qu’il revenait à l’assaut, le guérisseur eut une idée, il agrippa à son tour le poignet de son supérieur et se lança dans une danse improvisée à l’épée. Empruntant divers mouvements aux nombreuses danses qu’il eut appris, le médecin fit voltiger à son tour la thériantrophe qui se débarrassa dans cette danse imprévisible de leurs adversaires. Une fois leur cas réglé, Jeönyr, sans réfléchir, s’inclina poliment, tel que l’on devait le faire à la suite d’une danse avec une dame. Le duo s’élança ensuite vers l’affrontement des colosses, l’amiral d’Ekalesias et le meneur de cette bande de mercenaire.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Sam 3 Nov - 15:39

Quand Sven s'élança l'homme qui lui faisait désormais face se tenait prêt à le recevoir, il avait dégainé son arme afin de pouvoir lutter avec celle de l'Amiral qui apparaissait plus déterminé que jamais. Son regard acier en disait long sur ses intentions, ce combat serait décisif pour l'un et l'autre. Dans l'élan de sa course il fit tournoyer son arme de gauche à droite avant de se diriger sur le flanc gauche du Mercenaire qui se tenait fermement sur ses positions, il était convenablement enraciné dans le sol afin de ne pas perdre l'équilibre. Ce premier choc fut brutal, le son des lames qui s'entrechoques résonna dans toute la pièce, un bruit sourd et assourdissant s'en suivi une fois la grande salle parcourue. Un petit sourire amusé s'afficha alors sur le visage du Chef qui s'attendait surement à plus de force de la part de son opposant, mais ce dernier oubliait peut-être qu'il n'était pas au mieux de sa forme, sinon ce combat se serait déjà arrêté depuis bien longtemps. D'un petit coup de pied il fit reculer Sven de quelques pas, le Colosse dû alors planter une de ses lames dans le sol pour ne pas perdre l'équilibre. Se redressant alors lentement pour se remettre d'aplomb, il jeta un bref regard aux siens qui se battaient encore contre leurs opposants. Visiblement ils avaient tous les deux la situation sous contrôle contrairement à lui, se concentrant de nouveau sur le Mercenaire. Après un petit craquement de nuque il s'élança soudainement sur son adversaire qui l'attendait de pieds fermes. Un nouvel impact eut lieu, mais cette fois-ci Sven avait l'avantage, leur lames se frottèrent une seconde fois, laissant celle du Mercenaire approcher à quelques centimètres de son visage.

« Alors ? On dirait que cette fois, c'est toi qui es en mauvaise posture espèce de raclure. J'espère que ce n'est pas tout ce dont tu es capable sinon je risque fortement de m'ennuyer et tout cela bien plus vite que prévus. » A son tour un petit rictus apparut sur les lèvres de l'Amiral qui fit pivoter son arme avant de mettre un coup avec le plat de l'une de ses lames sur la tête du Mercenaire qui fut un peu prit de vitesse. Alors que l'homme allait toucher le sol, le Colosse recula d'un pas pour se remettre en garde et l'observer tomber de tout son poids. Pour ralentir sa chute, le Mercenaire lâcha son arme afin de déposer au dernier moment ses mains et tenter d'amortir sa dégringolade.

Ce petit sourire qu'il affichait ouvertement il y a de ça quelques minutes s'estompa rapidement pour faire place à une expression beaucoup plus sérieuse, avait-il sous-estimé son adversaire ? Oui probablement et pour couronner le tout, toutes ces journées passées enfermé dans une cage n'avaient fait qu'attiser la colère de l'Amiral de la Flotte qui n'attendait qu'une chose, sortir de cette maudite prison afin d'aller corriger à sa façon ses ravisseurs qui finiraient tôt ou tard par s'en mordre les doigts. Alors que le Mercenaire se relevait doucement en prenant soin de cracher une dent qui avait pris la fuite lors du coup, Sven tourna rapidement la tête vers les deux autres Marines qui venaient tout juste d'en finir avec leurs adversaires. Visiblement, ils voulaient tous les deux se mêler au combat afin d'en finir vite et venir soutenir leur Supérieur qui les stoppa dans leur course d'un mouvement de main. Sven était fier, il venait déjà d'être sauvé, alors que quelqu'une personne vienne lui prêter main forte dans un combat, il ne pourrait pas le tolérer.

« Jeönyr ! Laissons-le, il se débrouillera très bien de son côté. Quant à nous, on va regrouper les corps dans la cellule. Je ne saurai pas te dire pourquoi, mais je sais que l'Amiral a déjà un autre plan en tête, sinon le combat ne durait pas aussi longtemps... Et contrairement à ce que tout le monde pourrait croire, la fatigue n'a rien à voir avec le fait qu'il ait du mal à combattre. » En effet, Anna voyait juste comme à souvent. Après toutes ses années passées aux côtés du Baron Hilern, elle le connaissait suffisamment pour savoir ce qu'il coquetait à ses adversaires quand il le voulait. Glissant un regard amusé au Hilern, il fit signe d'un mouvement de tête au petit Noble de commencer le nettoyage pendant qu'elle s'occupait de regrouper les armes qui traînaient un peu partout dans la grande salle.

« Pauvre fou ! Espères-tu vraiment que toi et ton petit équipage aller pouvoir quitter cette grotte alors que le Methus est à l'heure qu'il est déjà en chemin pour venir s'assurer que la marchandise, autrement dit, toi ! Est bien arrivée à bon port. » S'écria le Mercenaire qui ne semblait pas avoir reprit totalement ses esprits, encore un peu sonné par le choc qu'il avait encaissé. Sans s'en douter, il venait de donner à Sven l'information qu'il attendait. En effet, il savait très bien qu'un Methus était derrière tout ça, mais il ne pourrait pas prendre le risque de rentrer à Ekalesias et retourner cette famille de noble qui a un certain poids sur la Principauté.

« Il ne t'aura pas fallu longtemps pour lâcher le morceau. Au moins je n'aurais pas eu à te menacer pour te faire parler, est-ce la peur qui t'a fait craquer ? Allez bout de gras ! Finissons-en que je puisse enfin passer à autre chose une bonne fois pour toute. »

Alors qu'il s'élançait à toute vitesse sur Sven, l'Amiral ne bougeait pas, observant calmement son adversaire. Quelque chose n'allait pas, il était bien trop calme, mais le Mercenaire ne se posa pas de question et fonça tête baissée. D'un mouvement de pied, il souleva une quantité de poussière se trouvant sur le sol suffisamment importantepour aveugler temporairement l'agresseur qui porta par la suite un coup à l'aveugle. D'un simplement pas de côté il le laissa passer sur son flanc gauche avant de pivoter avec son arme pour lui enfoncer la lame dans le dos de l'homme qui se retrouva embroché sur la double lame que tenait l'ainé des Hilern. Cependant, l'arme ne le transperça pas, son armure avait suffisamment freiné la lame. Un cri de douleur retentit avant qu'un petit rire amusé ne vienne le troubler rapidement pour ensuite laisser la voix de l'Amiral s'élever brusquement :

« Jeönyr ! » Une fois que le petit noble était arrivé vers l'Amiral qui avait prit la peine de s'installer sur une chaise soufflant lentement, ce combat l'avait tout de même épuisé encore un peu plus. Mais il n'avait pas vraiment le temps de souffler, il y avait encore tant à faire pour mettre un terme à cette mascarade. Observant le petit Guérisseur des pieds à la tête, il reprit de plus belle :

« Ecoute moi bien, puisque visible tu n'as rien à voir avec tout ça, on va procéder à ma manière. Envois Anna au navire, que les hommes restent au fond du Navire aucun d'eux ne doit sortir tant que nous ne sommes pas revenu. Ensuite, tu vas trouver dans cette satanée grotte de quoi me revigorer un peu, tu es guérisseur non ? Alors, débrouille-toi avec ce que tu as. » reprenant son souffle, il dévoila alors son plan au petit Noble qui n'allait surement pas s'attendre à ce qu'il use d'un moyen aussi radical. « Maintenant, on va se préparer à accueillir ce Methus... Sache qu'il n'y aura pas de pitié pour lui et quiconque tentera de se dresser sur mon chemin lorsqu'il sera présent, la mort sera la seule issue. Anna et toi assurerez la réception de notre hôte que vous conduirez à ma cellule pour un petit tête-à-tête. Exécution ! »

Une fois qu'il eut fini de parler, sans même attendre une réponse de la part du futur militaire, Sven se releva en direction de la petite cage où il avait passé les trois quarts de son temps, avant qu'il ne passe la porte il s'arrêta en posant sa main sur le marbre de la grotte et tourna lentement la tête vers Jeönyr :

« N'oublie pas de m'apporter de quoi me remettre en état petit, je compte sur toi. » Fini-t-il en passant son chemin. Sur la route il croisa Anna qui déposait encore quelques cadavres dans la même cellule ou se dirigeait le Colosse, en passant à quelques centimètres d'elle, cette dernière lui glissa un petit clin d'oeil passant rapidement sa main sur l'une de ses joues avant que l'Amiral n'aille s'installer sur le tas de cadavre qui gisait sur le sol. « Anna, tu as toi aussi du boulot. »

« Oui Amiral. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Noble d'Ekalesias
avatar
Ennemis : Aucun pour le moment
Messages : 115

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Lun 5 Nov - 13:15

Le noble s’arrêta, incrédule. L’amiral refusait leur aide en attaquant de nouveau le chef de la bande, surement poussé par sa fierté ou un quelconque orgueil. Le guérisseur s’inquiéta quelques secondes, et si jamais l’amiral venait à tomber contre l’autre colosse? Toute cette opération aurait été vaine. Le vice-amiral le rassura néanmoins rapidement et pour l’occuper lui ordonna de ramasser les corps, chose qu’il fit, après avoir jeté un dernier regard incertain vers le combat qui se déroulait toujours. Alors qu’il trainait le dernier des cadavres sur le tat qu’il en avait fait, le baron l’appela. Jeönyr accouru donc alors que l’homme lui exposait son plan. Sans réelle finesse, celui-ci était assez radical. Son supérieur se dirigea ensuite vers la cellule, ne laissant pas le temps au guérisseur de dire quoi que ce soit. Il resta où il était pendant quelques secondes. Un Methus, la personne qui avait manigancé tout cela se situait quelque part dans son arbre généalogique, et s’il s’agissait de son père? Oserait-il porter la main sur l’homme qui l’avait mis au monde? Il se devait de choisir entre sa lignée et sa carrière qui venait de débuter. Que faire? Il était évident que l’enlèvement de l’amiral constituait une trahison envers Ekalesias, mais s’y opposer, c’était aller à l’encontre de sa famille. Alors qu’il tournait et retournait ce problème dans tous les sens, il fut tiré de sa réflexion par le vice-amiral.

- Qu’est-ce que tu fais planté là? Je crois que tu as du travail à faire, recrue.
- Je…euh… Oui.

Il s’inclina rapidement avant de quitter la grande salle en courant. Tout pour se retirer de cette situation. En utilisant de quelques déductions, il emprunta divers couloirs et abouti dans la réserve des mercenaires. Il ouvrit la porte avec les clés qu’il avait toujours et entra dans la pièce. Il n’y avait que peu de vivre, les mercenaires devaient attendre leur paiement pour rafraichir leur stock. Il fouilla quelques caisses, les retournant négligemment, l’esprit ailleurs. Il cherchait une solution à son dilemme, comment s’était-il retrouvé dans cette situation? Il aurait tant voulu s’échapper, ne pas avoir à être ici. Mais alors qu’il prit place sur une des caisses, il se rendit compte que cela lui était impossible. Il se sentait fiévreux, tremblotant toujours, il avait froid et chaud, son cœur battait à un rythme qu’il ne croyait pas possible et il respirait tout aussi vite. Le médecin sentit la panique le gagner dans cette petite réserve, les murs semblaient se refermer sur lui, les caisses dégringolaient et l’écrasait, la caverne s’écroulait, mais il resta assis, les yeux dans le vide, sans faire de bruit. Il resta ainsi pendant un moment, ayant perdu tout notion du temps. Lorsqu’il revint à lui, il secoua vigoureusement sa tête, voulant se remettre les idées en place, et se releva. Il ouvrit la caisse sur laquelle il s’était assis et dénicha une bouteille d’alcool fort. Il entrouvrit la bouteille et inspira doucement, il toussota immédiatement, l’odeur lui montant au nez. Cela ferait l’affaire. Il ouvrit sa besace et en sortit un petit flacon contenant un liquide verdâtre presque fluorescent. Ce petit élixir avait été produit par Jeönyr lui-même et il était le seul à en avoir le secret, à base de nombreux ingrédients mystérieux et insolites, ce liquide, une fois dilué dans un alcool, bouillonnait et la réaction chimique entre les deux avait été vantée pour pouvoir réveiller les morts. Revigorant et nourrissant l’être, ce mélange serait parfait pour l’amiral.

Il revint donc sur ses pas et apporta rapidement le breuvage à son supérieur qui l’attendait dans la cellule. En arrivant devant lui, il se dit qu’il aurait été préférable de faire un examen complet de sa personne, mais puisqu’ils n’en avaient pas le temps, il écarta cette idée et remit la boisson au colosse. Sans dire un mot, il hocha la tête, faisant signe à l’homme de le boire avant de tourner prestement les talons, rejoignant le vice-amiral qui devait l’attendre près du navire.

Alors qu’il arrivait sur les quais, un navire pénétra dans la grotte. C’est avec un pincement au cœur que le noble reconnu l’emblème familial sur la voile. Le guérisseur accouru auprès du vice-amiral et ils attendirent ensemble que le navire fut amarré. Aussitôt dit, aussitôt fait et l’équipage s’empressa d’effectuer toutes les opérations nécessaires afin que le Methus puisse débarquer. Le médecin observa le personnage qui sortait du navire, enveloppé d’un grand manteau noir, il marchait, seul, sûr de lui vers le duo qui l’attendait. Lorsqu’il put distinguer son visage, Jeonyr murmura plus pour lui-même que pour en informer la thériantrophe.

- Sanrell, mon… mon oncle…

Ainé des Methus, certaines rumeurs affirmaient qu’il avait fait assassiner ses parents, donc les grands-parents de Jeönyr, tout le monde le savait, mais personne ne l’avait accusé. C’était un homme fourbe et manipulateur, connu pour ses affaires malsaines et souvent illégales. À y repenser quelques secondes, c’était tout à son image d’enlever l’amiral. Alors qu’il s’avançait toujours, il identifia son neveu et il lui adressa la parole et s’arrêta à quelques mètres.

- Eh bien, Jeonyr, quelle surprise. C’est tout à fait étonnant que ton père t’ai impliqué dans le coup. Et moi qui croyais que tu n’étais qu’un bon à rien de médecin, un métier qui ne convient tout à fait pas à des gens de notre lignée si tu veux mon avis, neveu. Mais peu importe, la marchandise est-elle prête? Je veux voir la tête qu’il fera quand je la lui couperais.

L’homme emporté par le succès de son entreprise, ne prit pas la peine de regarder le vice-amiral, grossière erreur qui lui coûterait cher. Jeönyr ne prit pas le peine de répondre, de toute manière, il n’aurait pas su parler, et d’un signe de tête fit signe à son oncle de le suivre, celui-ci se frottait les mains, savourant déjà sa victoire et s’imaginant en train de décapiter l’amiral. Le trio marcha jusqu’à la grande salle et une fois la porte refermée derrière eux, le noble remarqua l’étrange silence qui pesait sur la caverne. Il s’arrêta donc de marcher, déposant sa lourde botte une dernière fois sur le sol de la grotte, créant un écho qui dura longtemps. Prenant conscience de la situation, il soupira en fermant les yeux.

- Je me suis fait avoir comme un enfant…
- C’est exact, maintenant avance.

Le Methus n’offrit pas de résistance, sentant les lames du vice-amiral dans son dos et marcha dans la direction indiquée, la cellule. Jeönyr l’observa marcher, restant sur place et leur regard se croisèrent, l’un courroucé et l’autre profondément navré, leur échange dura à peine une seconde, mais le médecin cru qu’il avait duré une éternité. Il avait aimé son oncle, malgré ses faits et gestes, il se souvenait de lui comme un homme qui avait été bon. Ce n’était que depuis qu’il était revenu de son voyage sur le navire de son père qu’il le voyait aussi fourbe et mesquin. Et c’est avec l’image de l’homme qui avait été bon en tête qu’il suivit de loin le vice-amiral…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Jeu 8 Nov - 11:55

Une fois installé sur le tas de cadavre dans la cellule où il patientait, Sven réfléchissait à ce qu'il allait advenir de l'homme qui avait commandité toute cette affaire. Devait-il le laisser en vie et en faire son prisonnier afin de le ramener à Ekalesias afin qu'il soit jugé comme tous les criminels ? Cette décision était dure à prendre, car il ne fallait pas négliger un détail concernant cet homme, il s'agissait d'un Methus et l'exécution d'une telle personnalité au sein de la Principauté ferait probablement une mauvaise pub à la Reine Almehda, ainsi que le fait qu'il soit issu d'une famille de noble qui tenterait sans hésitation de faire pencher le poids de la balance en se servant de leur influence auprès des autres nobles de Kandor. D'un autre côté mettre un terme ici à sa vie mettrait un terme à toute cette affaire sans qu'il y ait de répercutions pour tout le monde, le petit noble présent serait probablement un détail ou peut-être pas. Il était difficile de prévoir la réaction qu'un jeune homme de son âge pourrait avoir en sachant qu'un membre de sa famille a été tué par celui qui serait après cela, son supérieur hiérarchique jusqu'à ce qu'il décède ou soit tué à son tour. Sven n'était pas connu pour sa compassion, en effet lorsqu'il s'agit de sa propre vie ou celle de l'un des siens rien ne semble pouvoir l'arrêter, l'Amiral laisse place à une créature toute aussi maléfique si ce n'est pas plus que son Cannibale de frère cadet. Beaucoup pense que le plus dangereux des deux reste le pirate, alors qu'il n'en est rien. Il vaut mieux que tout le monde ignore cette facette de l'homme qui pourrait d'ailleurs lui porter préjudice, un militaire qui se fait justice soi-même le moment venu, n'est jamais bien vu.

Un peu perdu dans ses pensées, il ne fit pas tout de suite attention au petit guérisseur qui était entré dans la cage avec de quoi le remettre en état temporairement. Secouant lentement la tête pour chasser ses pensées, il observa Jeönyr approcher avec le breuvage qu'il tenait dans ses mains, quelque chose le travaillait. Bien entendu, Sven le savait, mais n'allait pas pour autant lui poser la question pour rendre les choses plus compliquées qu'elle ne l'était déjà. Le moment venu, ils parleraient tous les deux afin de se mettre d'accord sur cette mission de sauvetage quelque peu inattendu. Attrapant alors la boisson préparée par le petit Noble il l'observa une dernière fois, acquiesçant chacun à leur tour d'un petit mouvement de tête. Aussitôt, il fit demi-tour pour regagner son poste sans dire un mot, il n'y eut aucun échange verbal entre les deux hommes qui restèrent tous les deux silencieux.


« Désolé petit... » Souffla d'une voix suffisamment basse pour que ses quelques mots ne soient pas entendu.

S'il était vraiment désolé ? Bien sûr, il n'est pas facile de voir un membre de sa famille se faire tuer. Mais sa décision était prise, l'homme paierait cet affront de sa vie. Il ferma les yeux un court instant avant d'ingérer le breuvage du Noble qui fit son effet rapidement, l'alcool qu'il avait mélangé pour le revigorer aurait sans aucun doute réveillé un mort tellement il était fort, bien qu'habitué à ce type de boisson il lui fallut quelques secondes pour se reprendre comme il faut, l'état de fatigue jouait certainement, d'ailleurs sa vision se troubla un court instant. C'est avec une grande claque qu'il reprit ses esprits, il ne fallait pas se laisser aller tout de suite il avait bien mérité un peu de repos, mais pas tout de suite. Après tout, pas de repos pour les braves. Après quoi, il ramassa sur le corps d'un des mercenaires morts un petit couteau pour ne pas dire un cure-dent dans les mains de l'Amiral qui s'amusait à le faire tournoyer dans la paume de sa main en attendant que ses hommes fassent leur travail et lui amène le Commanditaire qui ne devrait plus tarder. Refermant les yeux il se laissa porter par ses pensées qui devenaient un peu plus noires à chaque seconde qui s'écoulait.

Après quelques longues minutes, le bruit de la lourde porte de la grande salle qui se ferme attira l'attention de Sven qui esquissa un petit sourire en coin. Il approchait, enfin après tant des jours passés enfermé ici les deux hommes allaient pouvoir être confronté pour tirer toute cette histoire au clair. Une nouvelle porte s'ouvrit laissant un petit grincement résonner dans le couloir qui menait à la cellule, alors un homme fit désormais face à l'Amiral assit sur les corps suivi de près par Anna qui avait ses deux lames dans le dos de la futur victime. Il fit un petit signe au Vice-Amiral pour qu'elle les laisse tous les deux, il fallait aller préparer le départ et par la même occasion exécuter les derniers marins du navire Methus afin qu'ils ne soient pas suivi quand ils partiraient pour rejoindre Ekalesias. Anna sorti alors de la pièce pour se retrouver dans la grande salle observant le petit Jeönyr qui était rester là sans bouger au beau milieu de la pièce, un petit air de compassion se dessina sur le visage de la Thériantrophe qui lui fit tout de même un petit sourire pour garder la face devant lui.


« Allons-y mon petit, on a encore quelques détails à régler avant de partir... » Il fallait donc se débarrasser de l'équipage restant ainsi que préparer le navire pour le départ une fois que l'Amiral serait revenu de son petit entretien.

De son côté, Sven observait d'un petit regard amusé l'homme qui se tenait devant lui. Il suait à grosses goûtes, se tenir face à celui qu'il pensait prisonnier dans un tel état n'était apparemment pas prévu. Il savait que son heure était arrivée. Quant à Sven qui se redressait lentement faisant craquer lentement chacun de ses muscles, il avança lentement vers le Noble qui reculait en même temps jusqu'à se retrouver dos au mur, désormais il n'avait plus aucune possibilité de prendre la fuite. Quand le Baron arriva à sa hauteur, le mouvement fut brève, ses doigts vinrent s'enfoncer dans la gorge du Noble afin qu'il ne cri pas. Cela n'avait plus vraiment d'importance, mais la douleur du jeune Methus était suffisamment grande pour ne pas en rajouter. Tel un animal sauvage qui s'abat sur sa proie l'ainé des Hilern ne se fit pas attendre retirant sans main rapidement afin de laisser l'homme se vider de son sang. Dans un dernier élan de force, il retira de son doigt la bague portant l'emblème de la famille. En fixant ses yeux on pouvait le voir comme désolé d'en être arrivé là, cela cachait probablement autre chose, mais Sven ne voulait pas le savoir il n'avait plus de temps à perdre avec de tel enfantillage. Il récupéra la bague avant que le corps de l'Oncle à Jeönyr ne s'écrase sur le sol, crachant un peu ses poumons encore gêné par le breuvage il jeta un dernier regard haineux en direction du corps qui gisait par terre avant de se tourner et prendre la direction de son Navire ou le bruit des exécutions retentissait dans la grotte, douce mélodie à ses oreilles pour un départ...


« Préparez-vous à larguer les voiles » ordonna Sven en montant sur le vaisseau jetant un rapide coup d'oeil au noble à qui il envoya l'anneau de son Oncle n'affichant aucune expression, il détourna la tête pour se diriger vers le gouvernail du navire se tenant debout tant bien que mal. Sven avait besoin de repos, mais voulait luter jusqu'à son retour afin de garder la tête haute face à ses hommes, les récents évènements l'avaient épuisé aussi bien physiquement que mentalement. A son retour à Ekalesias, il devrait s'entretenir avec le Guérisseur pour une dernière confrontation, il avait confiance en ses hommes et devait désormais savoir s'il pouvait compter pour de bon sur sa nouvelle recrue.

« Que tout le monde regagne son poste ! Levez l'encre. » un dernier regard sur la grotte qu'il quittait espérant ne plus avoir à revenir ici... Ce lieu secret que très peu connaisse.

Hrp :
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Noble d'Ekalesias
avatar
Ennemis : Aucun pour le moment
Messages : 115

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Jeu 8 Nov - 23:48

Le médecin sut tout de suite au petit geste de l’amiral que la vie de son oncle tirait à sa fin. Il ferma les yeux et baissa la tête, incapable de soutenir le mince air de compassion qui se profilait sur le visage de la thériantrophe et il se contenta de la suivre, trainant les pieds quelques secondes avant de se reprendre. S’il devait devenir un marine, il se devait d’agir comme tel. Le guérisseur ne put toute fois se retenir de jeter un dernier regard à l’arrière et c’est ainsi qu’il vit pour la dernière fois son oncle de son vivant. En voyant le frère de son père reculer devant l’imposant personnage, il eut l’impulsion soudaine de courir à son secours, lame au clair et de combattre son supérieur, ne serait-ce que pour permettre à son oncle de fuir, mais il repoussa cette idée alors qu’il tachait de démêler cet étrange complot dans sa tête.

Son oncle avait fait kidnapper l’amiral le jour même où il l’avait rencontré afin d’intégrer la marine d’Ekalesias. Mais un peu plus tôt dans la journée, son propre père ne lui avait-il pas dit en le laissant aux portes du château royal qu’il «avait à faire» ? De plus, Sanrell avait mentionné son frère lorsque les deux nobles s’étaient rencontrés. Que penser de tout cela? Pourquoi ne lui avait-on rien dit? Il repassa en boucle les discussions qu’il avait eues avec sa figure paternelle, le matin de l’enlèvement, il avait parlé de Jeönyr comme du prochain amiral de la flotte d’Ekalesias… Ce pouvait-il qu’il ait voulu faire disparaitre l’amiral Hilern pour mettre un Methus à sa place? Mais à quoi cela lui aurait-il servit? Il devait y avoir quelque chose de plus gros derrière ce geste, quelque chose de beaucoup plus gros. On ne pouvait prévoir enlever l’amiral d’Ekalesias sans avoir quelque chose dans la tête, n’est-ce pas? Mais alors pourquoi ne lui avoir rien dit? Pourquoi avait-il été mis à l’écart? Soudain, Jeönyr comprit. Les malfaiteurs l’avait premièrement utilisé comme appât pour faire sortit l’amiral du château et puisqu’il se trouvait sur les lieux du crime, il devait servir de bouc-émissaire. Oui après tout, la perte du médecin ne représentait pas grand-chose pour les Methus, il était un maillon faible, un guérisseur. Rien ne les empêchait de lui mettre la faute de ce crime sur le dos.

S’emportant dans ses pensées, le noble eut un élan de fureur envers son oncle. Lui qui à peine quelques secondes plus tôt voulait braver un colosse pour le sauver, souhaitait maintenant faire le travail du dit colosse et éliminer lui-même son oncle. Il ouvrit ses yeux, qui brillaient maintenant d’un éclat qui ne leur était pas propre, l’éclat de la vengeance, et se rendit compte qu’ils étaient arrivés aux navires et que déjà, le massacre des matelots du bateau de son oncle était en cours. Il se hâta donc sur le bâtiment, la rapière dégainée, mais aussitôt qu’il eut mis les pieds sur le navire, il rengaina. Il se rendit compte de son élan vengeur et se maudit de son emportement, ce n’était pas dans sa nature de s’emporter ainsi et de toute manière, les marins de son oncle ne faisaient pas le poids contre les soldats entrainés d’Ekalesias. Il marcha donc sur le pont et se dirigea, sans être remarqué au milieu de l’agitation, vers la cabine du capitaine, espérant trouver quelques réponses à ses questions. Il retourna la cabine de tous les côtés avant de tomber par hasard sur une pile d’enveloppes portant toutes le sceau familial. Il les fourra dans sa besace, se promettant de les analyser plus tard, et quitta prestement la pièce.

Alors qu’il franchissait le seuil de la porte, il croisa l’amiral qui ordonnait déjà à ses hommes de quitter cet endroit. De ses mains qui tremblaient à nouveau, il attrapa maladroitement l’objet que lui lançait son supérieur, l’anneau de son oncle. Il le regarda et releva la tête pour observer l’amiral, mais il était déjà repartit. Ses yeux allèrent de la bague de son oncle à la sienne, toutes deux portaient le même emblème mai semblaient si différentes. Il sera le poing et mit sa nouvelle acquisition dans sa besace en se jurant de récupérer les anneaux de tous les traitres qui figuraient dans son arbre généalogique, tous jusqu’au dernier…

Et c’est ainsi que les marines d’Ekalesias quittèrent cette caverne, au terme d’une mission accomplie, ils pouvaient enfin retourner au royaume l’esprit tranquille… sauf pour le noble qui avait encore beaucoup de travail sur la planche.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   Lun 12 Nov - 15:18

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Il ne faut pas vendre la peau de l'Amiral avant de l'avoir tué, Part.2 [Pv Jeönyr] [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les lunes de Merak :: MerakTitre :: Lathorie :: Les terres nordiques-