Partagez | 
 

 Kayssa Enara VALIDE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Cavalier(ère)
avatar
Messages : 73

MessageSujet: Kayssa Enara VALIDE   Sam 10 Nov - 19:36



Présentez-vous


Prénom & Nom: Kayssa Enara
Surnom: Kay
Sexe: Féminin
Âge: 29 ans
Race:Thériantrophe (Animal totem : Tigre)

Groupe: Gardien des landes
Rang:Cavalier
Métier: Chasseur



Description physique




Il est des êtres en ce monde qui sont radieux, portés par la beauté naturelle. Et il y a ceux qui leur sont opposés. Et il y au milieu ce tout ceux là, les gens qu'on ne voit pas, qu'on ne remarque pas parce qu'ils sont quelconques. Kayssa ne fait parti d'aucune de toute ces catégories. Elle est jolie sans être magnifique. Elle a un visage bien proportionné enrichit par deux yeux noisettes à l'éclat d'or. Ils sont remplis d'une lueur étrange. La lueur de ceux qui ont vieilli trop tôt, qui ont vécu un traumatisme. Et c'est sûrement cette lueur que vous verrez si vous la détaillez suffisamment. Sa peau est légèrement halée et fait ressortir ses cheveux. D'ailleurs, parlons de cette chevelure aussi rebelle que l'est le cœur de Kayssa. Une tignasse brune aux reflets rougeâtre et coupée assez court surplombe son crane. Des épis ont tendance à se former sur le haut du crâne lui donnant un air légèrement sauvageon.

Son corps est façonné par ses entraînements. Il reste cependant fin, élancé, agile et agréable à regarder. Si il y a une moyenne de taille chez les femmes thériantrophe, elle se situe vers le bas de cette moyenne. Autant dire qu'elle n'est pas très grande et que son physique n'est donc pas intimidant.

Sa condition et ses origines font d'elle une personne qui a peu de moyen. Par conséquent, ses habits ne sont pas riches et elle n'est pas apprêtée de bijoux et de dorures. Le seul et unique bijou qu'elle porte est un souvenir de ses frères, un petite pierre rectangulaire rouge accrochée à un collier noir long qu'elle enroule en plusieurs fois autour de son cou. Elle est généralement vêtue d'un pantalon large rappé et d'une sorte de long châle rouge qu'elle sert à la taille. Par dessus, elle place sa ceinture qui tiendra le fourreau de son épée lors de ses entraînements ou de ses missions. En haut, elle porte une chemise jaunie par la saleté et le temps, volée à son ancien propriétaire. Par dessus, elle porte un dessus ample et sans forme qu'on pourrait apparenter à un poncho fait avec de grosses mailles. Lorsque l'hiver se rapproche elle ajoute à tout cela un long manteau de peau tannée brun.

Toutes ces couches de vêtements cachent les stigmates de ses années d'esclavagisme dont une cicatrice importante qui lui fend le dos et une marque au fer rouge portant les initiales de son ancien maître, situé sur son omoplate. Sur l'autre omoplate se trouve la marque des guerriers de la Lande.



Description psychologique




Si Kayssa n'est pas d'une beauté prenante et reste dans la norme elle aurait tendance à avoir un peu plus d'aptitudes intellectuelles que la moyenne. Douée d'un esprit tactique affuté, elle comble les faiblesses de son corps léger par une faculté à se sortir habilement des mauvais pas. Mais cette intelligence que peut pressentir un observateur extérieur s'estompe rapidement lorsqu'elle se met à parler. En effet, elle cache sa véritable personnalité en étant sarcastique et abrupte dans ses paroles. Elle ne mâche pas ses mots et ne se gênera pas pour donner son avis. La plupart du temps les gens s'arrêtent à la première vision d'elle qu'ils ont, quelqu'un qui se moque de tout et ne respecte rien.

Pourtant, Kayssa correspond parfaitement au mental des guerriers de la Lande. Loyale et fidèle. Si il s'agit d’entraînements ou d'une quelconque tâche pour la Citadelle, elle agira en suivant les ordres à la lettre sans prononcer le moindre mot. Elle restera concentrée et donnera de sa personne pour remplir au mieux sa tâche. Attentive aux besoins de ses proches, elle reste cependant effacée et ne cherche pas à se mettre en avant quand il ne s'agit pas de montrer ses capacités au combat.

Malgré cette indéfectible loyauté qu'elle voue à la Lande et à son peuple d'origine, elle reste très secrète et est incapable d'exprimer clairement ses sentiments. Il lui est encore plus compliqué de parler d'elle, surtout quand on l'interroge sur son passé. Elle préférera répondre que "seul le présent vous prépare à l'avenir" et se refermera sur elle même. Et c'est à cause de cette attitude qu'elle peine à se lier d'amitié. Ce n'est pas qu'elle ne veut pas ou qu'elle préfère être seule, c'est simplement qu'elle n'arrive pas à se dévoiler et que toute mention de son existence d'avant l'irrite. Les cauchemars qu'elle à vécu la rendent particulièrement méfiante envers la gente masculine et ont accru sa rancœur envers les humains.

Parmi ceux qu'elle compte comme amis, il n'y en a pas un qui connaisse toute la vérité à son propos. Certains ont eu droit à des bribes, d'autres ont émis de simples suppositions. La seule chose qui compte vraiment c'est qu'elle est là pour eux et qu'elle leur donnera sa vie pour les rendre heureux. Quand elle ne reste pas fermée et qu'elle se sent en confiance, elle arrive à se dérider un peu et offre quelques réflexions humoristiques. Elle pourrait même sourire sincèrement et laisser éclater la bienveillance qu'elle porte auprès de ces proches.



Histoire




En Novembre 658 en Arana, on célébrait le rituel de bienvenue d'un nouveau né. D'un coté reposait le corps du petit être, chaud, rose et drapé d'un tissu de lin blanc. De l'autre, gisait la dépouille encore tiède d'un jeune tigre aux rayures sombres. Le sang de l'animal était recueilli et mêlé au lait de Séniama, mère de quatre enfants. Ce serait le dernier enfant tigre qu'elle mettrait au monde. Kayssa Enara , fille unique entourée de trois frères aimant.

La famille Enara était dirigée par Séniama. Ce n'était pas un tyran et elle aurait tout fait pour ses fils. Mais pour ce qui était de sa fille, elle était en conflit avec elle de manière perpétuelle. Kayssa était vouée à être une future femme et une future mère et sa façon de se comporter et de grandir allait à l'encontre de la vision que sa mère avait. Elle voulait que sa fille devienne une mère comme elle. Une femme qui soutenait son mari et qui s'occupait de toutes les tâches ménagères, qui élevait ses enfants. Séniama avait déjà tout arrangé, jusqu'à son mariage sans même que Kayssa ait pu ouvrir une fois la bouche. Au fur et à mesure que la jeune fille grandissait, les plans de sa mère finissaient par tomber à l'eau un à un.

Kayssa passait son temps à espionner ses frères pour apprendre tout ce qu'ils apprenaient. Le combat, l'art de la chasse. Elle était passionnée par tout cela et fuyait la maison chaque jour pour profiter de ces leçons pour les garçons. Quand elle retournait à la maison, elle recevait les réprimandes de ses parents. Épuisés par l'attitude de leur fille, le père de Kayssa tenta de la raisonner un soir ou elle avait encore fait le mur.

-"Kayssa tu es destinée à devenir une femme, une couturière. Si tu ne viens pas à tes leçons, tu n'apprendras rien et tu ne sauras rien faire."


La tignasse désordonnée de la petite fille s'agitait sous la colère.

-"Non, non, non je veux pas faire ça. Je veux devenir comme toi papa. Je veux allez dans la forêt, je veux chasser, je veux savoir me battre."
-"Tu ne peux pas."
-"Mais pourquoi?" hurla t'elle hystérique.

Pourquoi? Témao fut incapable de répondre. Sa fille en plus d'être têtue, lui posait une colle. Il aurait pu lui répondre que c'était ainsi, mais ça n’adoucirait pas la jeune fille. Alors il fit un pacte avec elle. Un pacte qui allait changer la vie de Kayssa.

-"Kayssa, je sais que tu n'aimes pas tout ça, mais ta mère serait fière."
-"Je m'en fiche!" bougonna la jeune fille insolente en croisant les bras.
-"Ne détourne pas ton regard. Écoute moi s'il te plait."

Il la pris dans ses bras et la serra fort tout en lui murmurant quelques mots. Le visage de la jeune fille s'éclaira, éteignant le flot de larmes qui coulaient sur ses joues. Elle acquiesça et sa vie bascula. La promesse qu'elle avait faite à son père lui donnerait du courage pour toujours.


Et le temps passa.


*******
En novembre 676 un petit groupe de thériantrophes se regroupe devant la foule impatiente. Aujourd'hui encore des enfants deviendront adultes. Parmi eux Kayssa fait rouler le pendentif de son collier nerveusement. Elle le retire enfin et le laisse avec le reste de ses affaires. Dans la foule, ces trois frères et son père sont présents. Le regard bienveillant qu'ils lui offrent la met en confiance. Pourtant, elle détourne le regard quelques secondes plus tard. Les iris ferment de sa mère la terrorisent. Elle ne doit pas échouer. Pas aujourd'hui. Pour la promesse qu'elle a fait à son père, pour l'honneur de sa famille et pour elle-même. Le rituel final va bientôt débuter. Kayssa ne peut plus faire autre chose que regarder le sol. Elle se concentre pour la suite des évènements. On la mène plus loin aux abords de la jungle. Ici il n'y a plus rien pour la contrôler, pour la forcer à faire quoi que ce soit. Elle sera libre dans trois lunes.

La méditation qui lui permettra de passer au stade animal est assez courte. Elle la maîtrise bien. Sous la forme du tigre, elle part à vive allure au cœur de la jungle. Pendant les trois lunes qui passèrent, elle trouve de quoi ce ressourcer sans trop de difficulté. Elle connait bien les plantes et évite au plus les baies. L'eau se fait par contre plus rare et c'est la pluie de la troisième lune qui l'aidera.

Le rituel se termine enfin et c'est les traits fatigués mais le sourire aux lèvres qu'elle rentre. Elle a réussi le rituel final et récupère fièrement ses affaires. Présentée comme nouvelle adulte auprès du Clan Sud, elle ne peut s'empêcher de se sentir pousser des ailes. Quand vous atteignez un rêve, il y a toujours un moment de flottement, un moment pendant lequel il est difficile de réaliser que tout ce que vous vivez est bien réel. Elle soutient le regard de sa mère, ce regard noir qui n'a pas bougé. Elle le soutient et sourit acclamée par la foule avec quelques autres. C'est enivrant de se sentir soutenue.

La famille Enara se regroupe des quatre coins d'Arana dans la capitale. Car maintenant que Kayssa est adulte, elle obtient le droit de faire ce qu'elle désire. Pourtant sa mère insiste depuis les dernières semaines. Elle rencontrera celui qu'elle devrait épouser. Bien que la jeune femme puisse à présent décider son sort, sa mère ne perd pas espoir. Autrefois, elle avait refuser de suivre les cours de couture. Elle avait finit par céder. Il suffirait que son père aille lui parler. Comme il l'avait fait la dernière fois.

Sauf que le pacte qui liait Kayssa et son père venait d'expirer. Et la jeune fille était bien décidée à se faire entendre.

-"Mère, à propos de ce mariage..."

Le visage de Séniama s'éclairait aux paroles de sa fille. Elle avait enfin trouvé la voix de la sagesse?

-"Je refuse de me plier à votre désir. Je n'épouserais pas Eréon. Pas plus que je ne serais couturière. Aujourd'hui je suis adulte et c'est à mon tour de commander les décisions qui me concerne."

La dispute qui s'ensuivit n'avait pas son précédent et l'attroupement familial qui se forma autour des deux femmes suivait avec intérêt le déroulement des évènements. Mère et fille étaient prêtes à en venir aux mains. Témao les sépara, aidé par ses fils. Le père écarta sa femme alors que les trois frères tenaient fermement les bras et la taille de leur sœur. Il parlait avec fermeté, comme il ne l'avait jamais fait.

-"Kayssa ça suffit. Aurais-tu oublier les efforts que j'ai fait pour toi."
-"Et toi papa, n'as-tu pas oublié l'essence de notre pacte."

Séniama s'en mêla à nouveau.
-"De quoi parles-tu insolente!"

Voyant que le visage de son époux se fermait Séniama reposa la question à Témao.

-"De quoi parle t'elle? Témao explique toi!"
-"Il y a plusieurs années, quand notre fille a cessé de fuir la maison et a enfin suivit les leçons qu'elle devait suivre... Nous avons fait un pacte."

Le poids du secret écrasait les épaules de Témao qui subissait le regard courroucé de sa tendre et chère.

"Je lui ai juré de lui enseigner les bases de l'art du combat, si elle suivait tes enseignements. On trouvait des moments ou tu n'étais pas là pour nous entraîner. Mais au moins tu obtenais ce que tu voulais."

-"Qu'as-tu fait?" s'estomaquait la mère de famille.
-"Je voulais que notre famille soit à nouveau unie, que toutes ces disputes cessent. Je voulais que tu sois fière de ta fille et qu'elle soit heureuse. Vous êtes si têtues que je n'aurai jamais pu trouver un compromis pour vous réconcilier. Je suis désolé que tu l'apprennes ainsi Séniama. Je ne voulais qu'un peu de paix."

Blessée dans son orgueil la mère rejeta la faute sur sa fille. La mine qu'offrait le père de Kayssa fit réagir Kayssa. Elle en avait assez d'être à nouveau le cœur du problème. Elle voulait que son père ne supporte plus leurs disputes. Elle se détacha de l'emprise de ses frères sans grande violence et rejoint sa chambre. Ce soir elle partirait définitivement. Elle quitterait la capitale pour trouver un autre lieu où vivre. Elle chercherait toute sa vie si il le fallait mais elle voulait continuer son apprentissage encore trop rudimentaire pour lui permettre de subir des assauts d'une personne expérimentée. Elle voulait combattre, employer son don et son totem au service d'une cause qu'elle pourrait chérir sans difficulté : la justice.

La nuit était tombée et la douceur relative de la brise qui s'infiltrait par les rideaux de sa chambre caressait la peau de la jeune femme. Elle avait pénétré la chambre où dormaient ses frères. Elle aurait aimé les serrer si fort dans ses bras. Et son père aussi. Mais elle ne fit que les observer en silence, quelques secondes, pour imprimer leur visage dans sa mémoire.

Peut-être qu'un jour elle reviendrait. Qui sait ce que la vie nous réserve. Se retournant une dernière fois dans la ruelle pour observer sa maison, elle souffla faiblement.

"Pardon."


Et son voyage débuta


*******
Le début des aventures d'un héros est toujours rempli de rencontres, d'amitiés qui se façonnent. Et quand la chance s'en mêle, notre héros suit sa destinée sans encombre. Avant qu'un élément perturbateur ne vienne semer le trouble. Mais Kayssa n'avait certainement rien du héros. Quelques jours après sa fuite elle se retrouvait à errer de villages en parties de jungle inhabitées. Elle avait traversé la mer, rejoint la terre même d'Arana et parcourut une longue distance. Chaque fois qu'elle le pouvait elle mangeait et buvait à son envie. Mais jusque là, elle n'avait trouvé aucun maître d'armes qui veuille bien la prendre sous son aile. Elle n'avait même trouvé aucune personne qui sache selon elle assez bien se battre. Était-ce de l’orgueil qui la poussait à penser cela? Ou sa simple intuition. Dans un cas comme dans l'autre c'est ce qui la mena à sa perte.

Plus le temps passait et plus elle s'éloignait de la capitale. Elle s'approchait encore et toujours des frontières entre Arana et Cartale. Évitant les ruines et les montagnes pour ne pas se faire surprendre par un étrangleur, elle finit par passer la frontière du Cartale en suivant un troupeau de Moja. Ne connaissant pas l'endroit où elle se trouvait, elle espérait suivre son troupeau de Moja jusqu'en Kandor, pour retrouver la civilisation. Le territoire des nocturnes lui donnait la chaire de poule et l'Arana ne serait pas le lieu de son apprentissage. Elle visait les villes humaines, les imaginant regorgeant de ruelles, de marchés et d'hommes et femmes ambitieux. Elle voulait trouver un maître d'armes là bas, lui apprenant ce que les thériantrophes ignoraient. Mais la route était encore longue et les Mojas devenaient dangereux à suivre car il arpentait les plaines. Et dans les plaines il était difficile de se nourrir aisément. La fatigue qui lui infligeait ses transformations répétées et le manque de sommeil marquaient son visage. Sa peau avait un teint maladif. Plusieurs fois elle aurait voulu tuer un de ces idiots de Moja pour enfin ne plus avoir faim. Mais si elle en tuait ne serait-ce qu'un, elle avait peur que le reste du troupeau s'éparpille. Si les Mojas détectait sa présence, elle aurait été perdue à jamais à errer dans les terres lugubres du Cartale.

Quelques jours s'écoulèrent encore et Kayssa retrouva enfin le chemin de la jungle. Lorsque la nuit tomba et que les Mojas cessèrent leur transhumance pour la journée, Kayssa prit un peu de recul pour chercher de la nourriture. La découverte d'un petit ruisseau la rendit folle de joie et elle but plus que de raison cette eau avant de partir en chasse. Cette nuit était une nuit de chance, elle trouva des baies comestibles en quantité suffisante pour lui permettre de faire quelques réserves qu'elle tiendrait pas sa gueule comme elle faisait journellement avec ses vêtements.



Et son voyage s'éternisa


*******
Plus les jours passaient et plus elle sentait les regrets la gagner. Et si sa famille ne se remettait pas de cette disparition? Et si sa mère la haïssait encore plus qu'elle le pensait? Depuis combien de temps était-elle partit? Plus de quinze jours, peut-être vingt. Seule, depuis trop longtemps et fatiguée d'être sans cesse aux aguets, elle monta lentement le long d'un arbre, aidée par l’agilité du félin qu'elle abritait. Arrivée en haut d'un de ces arbres gigantesques qui surplombaient la jungle sur une distance convenable, elle s'attendait à subir le choc de l'éblouissement.
Elle était lasse. Aveugle pour quelques secondes, elle s'attendait encore à voir des arbres et des plaines à perte de vue. Si au départ le spectacle lui plaisait, elle le faisait maintenant de façon résignée, avec un espoir de plus en plus maigre de voir au loin un bout de rempart, une villa, un petit village, une fumée de feu, bref quelque chose qui n'était pas de la végétation. Une fois habituée à la luminosité qu'offrait les deux soleils en milieu d'après midi, elle sentit son espoir s’étouffer.

"Encore de la fichue jungle!"

C'était pourtant son environnement, elle y était habituée. Mais quand on passe plus d'un mois à suivre des Mojas, à se nourrir d'herbes et vivre dans une marrée verte, on finit par saturer. Prenant une longue inspiration elle s'apprêta à descendre avant de rester figée, le visage vers les branches sous elle, le corps en attente. Elle inspira à nouveau, de façon plus courte et répétée, comme si elle reniflait une piste. Encore quelques bouffées lui étaient nécessaires pour être sûre que son odorat ne lui jouait pas de tour. L'odeur d'un feu, une odeur très légère, trop faible pour être sentit par un non thériantrophe. Elle inspira encore une grande bouffée et sourit.

"Un feu de bois..."

Elle se précipita en bas de l'arbre. La sensation qui l'envahissait, cette joie ultime, cet espoir revigoré, était puissante. Elle manqua de trébucher, tellement elle filait à vive allure. Elle continuait de courir en s'arrêtant par moment pour sentir l'air et savoir ou était sa piste. Quelques enjambées encore. Elle foulait le sol en forme humaine, à pleine vitesse, sautillant, évitant par instinct les bois et les branches. A force de courir, elle en vint à perdre haleine et s'arrêta dans sa folle traversée pour humer encore une fois l'air. Elle posa les mains sur les jambes et haletante elle patienta un moment. L'odeur était plus forte. Elle ne devait plus être loin, pourtant la jungle était toujours aussi épaisse. Elle était trop fatiguée pour changer de forme, et l'excitation qui la tenait rendait sa concentration plus difficile. Toute tentative de métamorphose aurait été vaine. Elle marcha lentement, prudemment, laissant l'animal en elle prendre les commandes. Elle était de plus en plus proche, elle entendait à présent les éclats de voix. Trop étourdie par l'ivresse qui la submergeait elle commit cependant l'erreur de se fixer uniquement sur les présences qui se tenait à une distance respectable d'elle. Elle aurait pu les voir. C'est d'ailleurs ce qu'elle voulait faire. Malheureusement pour elle, lorsqu'elle s'approcha des fourrés qui la séparait de ces personnes un piège s'activa avec une rapidité fulgurante. Elle n'eut pas assez de temps pour réagir que les filins se cisaillaient, laissant une mâchoire imposante la saisir au niveau du mollet. La douleur et la surprise qu'elle subit la firent hurler. Un cri de souffrance. Les dents de la mâchoires avait traversées la peau et la tenaient fermement. Et son cri n'avait pas échappé aux humains qu'elle surveillait. Accourant, celui qui semblait être le chef de ce petit groupe de quatre personnes s'adressait en regardant avec un sourire carnassier le corps à terre de Kayssa. Gémissant de douleur elle tentait de se défaire de l'emprise du piège. Mais chaque fois qu'elle tentait d'ouvrir la mâchoire, elle n'arrivait pas à l'ouvrir suffisamment pour retirer sa jambe et celle-ci se refermait sur les plaies douloureuses et profondes.

-"Regardez l'animal qu'on vient d'attraper!"
-"Ah c'est un sacré spécimen chef."
-"La ferme, va chercher de quoi l'attacher!"

Le subordonné s’exécuta cherchant des liens assez solides pour la ligoter. Il revient rapidement, en trottinant.

-"On va faire quoi d'elle?"

Kayssa s'affolait, tentant de partir. Le chef se saisit de son arme et frappa avec violence le crâne de la thériantrophe, la plongeant dans l'inconscience, laissant en dernière sensation cette souffrance infernale qui la traversait.


Et son voyage s'acheva


*******
Lorsque l'on revient à la réalité, on a un moment d'absence, une certaine période d'accoutumance ou le corps et l'esprit se resynchronise. Et pendant ce laps de temps, on a parfois cette impression de ne pas être complètement en phase avec le réel. Kayssa elle, se serait volontiers cru dans un cauchemar. La douleur qui pénétrait son corps par la cheville n'avait pas diminuée d'intensité. Elle n'avait plus de piège qui se refermait sur elle, pourtant elle était pieds et poings liés. En reprenant conscience du reste de son corps, elle releva lentement la tête et ouvrit plus les yeux pour tenter de comprendre où elle était. Pour sûr elle était en terrain inconnu et sûrement pas en terrain nocturne. Elle avait donc réussi à sortir du Cartale et se trouvait enfin là où elle pourrait commencer sa quête de maître d'armes. Le seul détail gênant, c'est qu'elle n'arrivait pas dans la ville par la grande porte, mais plutôt dans une petite carriole minable sur deux roues, tirée par deux animaux. Deux des acolytes du groupe de chasseurs la surveillaient, les deux autres étant juchés sur le dos des animaux. L'ouïe encore déformée, elle tenta d'articuler.

"Où est-ce qu'on est? Où est-ce qu'on va?"

La douleur la rendait faible, incapable d'une quelconque rage. Elle compris quelques mots. Dont un qu'elle retient particulièrement. "Marché". Le marché? Ils y allaient? Allait-elle être vendue comme un vulgaire objet? Elle avait entendu quelques histoires sur les humains mais connaissaient mal la vérité sur leurs coutumes. Si bien qu'elle ignorait si l'esclave était une pratique courante ici. Cachée sous des draps, elle cru que le temps s'éternisait avant qu'elle ne puisse enfin voir la lumière des soleils. Un homme gras avec quelques rares cheveux sur le crane s'approcha. On souleva les draps qui cachaient le corps de Kayssa et il la jaugea sans aucune classe.

-"Elle est salement amochée. Je peux pas la vendre comme ça! J'y gagne quoi à faire dans la brebis écorchée hein?"
-"Allez Gorm, fait pas ton difficile, regarde là, elle vaut quand même pas mal de pièces."

Gorm, réfléchissait. Cette jeune femme pourrait être vendue si seulement elle n'était pas blessée. Et le risque que sa blessure lui soit fatale rendait la vente incertaine. D'autant plus que Gorm n'avait pas envie d'investir dans un traitement quelconque.

-"Si elle part pas aujourd'hui de toute façon elle est morte. Donc j'essaye aujourd'hui. Si elle se vend tu as ta part, sinon tu la récupères et tu te débrouilles avec! Pigé?"

Le chef des chasseurs acquiesça, un sourire carnassier aux lèvres. Il venait de faire une affaire, il en était sûr. On déplaça Kayssa sans ménagement dans une arrière boutique. Parfois un homme rentrait, inspectait les personnes présentes et repartait avec l'une d'elle. Ignorante du temps qui s'écoulait, Kayssa se focalisait sur sa blessure. Elle était sale et suppurait abondamment. Elle se remémorait les paroles de Gorm. Elle devait partir avec un de ces inconnus, même si elle savait ce que cela signifiait.

Les heures passaient, pendant que Kayssa se perdait de plus en plus dans des délires visuels. Ces hallucinations, dues à la douleur et à cette plaie qui s'infectait s'ajoutaient à une fièvre inquiétante. C'est quand elle eu la vue complètement trouble et qu'elle luttait contre l'inconscience qu'on la choisit. Une voix grave, la voix d'un homme sûr de lui, des paroles dénotant d'un certain rang. Et c'était un homme qui avait de l'argent et une certaine influence manifestement. La voix de Gorm était chevrotante à côté de celle du "sauveur" de Kayssa. Il se battait pour le prix que valait la jeune femme. Par chance, la fièvre la rendait incapable de toute contestation et ce n'était que par bribes déformées que lui parvenait la conversation. Gorm s'énervait tandis que l'autre gardait son calme.

"Allons Gorm, tu sais ce que je peux faire de ton commerce. Tu connais mes relations."

Le vendeur d'esclave se tut, il n'y avait plus rien à débattre. Cette menace suffisait amplement à soumettre le pleutre qu'il était. Il céda, et offrit Kayssa pour quelques services rendus. L'homme se saisit lui même de Kayssa et la porta dans ses bras jusqu'à une carriole qu'elle ne put avoir le loisir de voir. Elle n'avait plus la force de garder les yeux ouverts. Elle fut de nouveau portée par son sauveur. Le peu qu'elle arrivait à capter de lui lui donnait des airs de bienveillance. Elle se sentit un peu plus en confiance et finit par tomber dans les pommes avant d'être prise en charge par le guérisseur de son nouveau maître.


Et ce fut le noir absolu


*******
Pendant un moment, entre quelques lunes et une semaine Kayssa resta allongée. Sa blessure se refermait lentement et une douleur lui meurtrissait l'omoplate. La douleur d'une brûlure. Elle ouvrait un peu les yeux, tentait de voir le monde qui l'entourait, mais les drogues qu'on lui administrait l'empêchait d'avoir une quelconque force pour fuir. Après ce temps, les drogues furent moins fortes. Son maître finit par lui rendre visite.

"Douce enfant, tu te réveilles enfin."

Kayssa peinait à supporter la lumière des soleils qui filtrait à travers le toit de feuilles. Posée sur un table, enchainée, elle tentait de bouger. Elle sentit bien vite les chaines qui lui enserraient les chevilles et les poignets. Le froid de la ferraille contrastait avec la douceur de l'air ambiant chauffé par une cheminée.

"Tu vas encore avoir besoin de temps avant de pouvoir tout comprendre de ton nouvel environnement. Je suis Feranoé. Riche marchand des terres de Naspaki. Tu es en territoire humain."

"Kay... ssa"

Elle eu peine d'articuler son identité et ne donna que son prénom. Après tout, il ne lui donnait que ça.

"Kayssa, c'est très joli. D'ici quelques jours tu seras mise sur pied. Ta nouvelle vie commencera."

Il partit, sans donner plus de précisions. Bien que sa voix paraisse bienveillante, Kayssa restait sur ses gardes. Elle ne connaissait que très mal le monde des humains. Mais peut-être que Feranoé l'aiderait dans sa quête? Toujours est-il que l'homme ne mentait pas. Un peu plus tard, elle put de nouveau marcher, claudiquant un peu. La brûlure à son omoplate lui fut expliquée : c'était la marque de son appartenance au maître. En contrepartie de ses services, elle serait nourrie, logée et blanchie. Et ces services étaient divers mais pas aussi dégradant qu'elle le craignait.

Elle passa plusieurs mois à se remettre de cette blessure qui marquait sa jambe. Pendant ce temps, elle lavait, rangeait, étendait... Linge, vaisselle, sols, tout y passait. Elle voyait peu son maître et se contentait de faire ce qu'on lui demandait. Son but était d'atteindre celui à qui elle appartenait pour pouvoir peut-être accéder à un entrainement martial plus complet. Elle devenait volontaire et faisait tout ce qu'elle avait à faire. Parfois on la prenait à rêvasser, le soir quand elle était en pause. Elle repensait à ses entrainements. Elle jouait avec le manche à balai et l'attrapait en guise d'arme et frappait les colonnes qui entouraient les couloirs du patio. Elle était seule encore à travailler et personne ne viendrait la déranger. Elle cognait avec vigueur le morceau de bois qu'elle enroulait dans sa serpillère. Le son du bois contre la pierre était ainsi étouffer et passait pour un bruit trop sourd pour qu'on ne le remarque de loin.

"Drôle de manière de nettoyer le sol Kayssa."

Elle redressa la tête surprise, faisant mine de n'avoir pas sentie la présence de celui dont elle voulait attirer l'attention. Elle n'était pas grande actrice, pourtant elle n'eut pas beaucoup besoin de se forcer. Après tout, elle ne savait pas comment réagirait le maître des lieux.

"Je... pardonnez moi maître, je ne voulais pas, enfin..."

Elle s'emmêlait dans ses mots, comme si c'était une pauvre créature sans défense. En réalité, un peu de méditation lui aurait permis de se changer en animal. Mais depuis qu'elle était ici elle le faisait rarement pour éviter d'être prise. On aimait pas trop les hommes-animal. Toujours avec cette bienveillance sur le visage, Feranoé la fixait, sans animosité. Il la détaillait sans aucune gêne. Il avait réellement fait un bonne affaire, non seulement elle était agréable à regarder, mais cette rage qui l'animait et qu'elle conservait secrète la rendait séduisante.

Le maître s'approcha de Kayssa et posa une main sur sa joue. La jeune femme se contrôlait pour ne pas le gifler et qu'il recule. Elle se sentait mal.

-"Allons il n'y a pas de mal. Me crains-tu?"
-"Un peu maître."
-"Tu te bats bien..." fit-il se détachant de la présence de la jeune femme.
-"J'aimerais savoir plus."

Féranoé sourcilla.

-"Et pourquoi cela chère enfant?"
-"Parce que ma place n'est pas derrière un balai mais bien derrière une arme."
-"Folie! Une femme qui se battrait?"
-"Me prenez-vous pour une incapable?"

Kayssa tempérait de moins en moins son comportement et petit à petit sa véritable nature reprenait le dessus. Le côté sauvage de sa personne grondait en elle.

-"Je vaux plus d'hommes que vous ne le pensez, il me manque juste un peu d'expérience."

Et pour lui prouver ses dires elle se jeta sur lui pour l'attaquer. Mais sa hargne la perdit et l'homme s'y connaissait un peu. Il était certes riche commerçant mais surtout un homme prudent et avait appris quelques petites ruses en combat. Un homme de sa stature pouvait se payer largement une bonne dizaine de gardes du corps, mais il n'avait pas confiance en qui que ce soit, mis à part lui-même. Kayssa se retrouva face contre terre, son maître en position de force et au dessus d'elle à califourchon.

-"Je ne suis pourtant pas terrassé, jeune demoiselle."

Se relevant avec rage, elle fit basculé Féranoé et se dégagea de sa prise. Elle l'attaqua à nouveau. Et le manqua de peu. Il prenait à nouveau l'avantage sans même l'attaquer.

"Si tu ne peux pas vaincre un pauvre commerçant, comment vas-tu t'y prendre pour valoir plus d'hommes que la femme que tu es?"

Il l'avait insulté. Elle n'eut plus aucune retenue à présent et planta férocement le poing dans les entrailles de son maître. Elle avait éviter ses répliques. Il n'avait pas eu le temps de parer. Elle avait été plus rapide. Le main fermée dans le côte, Féranoé était surpris, et il se retira, en se massant.

"Par contre tu as de la force quand tu fais ce qu'il faut."

Il toussa un peu.

"Mais tu devrais craindre ma colère. On ne s'en prend pas à son maître comme ça."

Kayssa aurait été prête à recommencer, elle ne plaisantait pas, elle ne jouait plus. Et il le comprit en levant les yeux vers son assaillante.

"Je vois. Tu veux vraiment apprendre à te battre. Mais comment savoir que tu ne t'en prendra pas à moi? Hein petite furie?"
-"Parce que vous m'avez sauvé la vie. Je ne pourrais pas vous faire plus de mal que ce que je viens de faire. Sans vous, je ne serez pas ici."

Elle cru mentir. La vérité c'est qu'elle avait une dette envers lui. Une dette qu'elle ne pensait pas pouvoir payer un jour.

-"Mais puisque sans moi tu ne serais pas ici, pourquoi devrais-je t'aider et céder à ce caprice?"

Il commençait à partir. La laissant là avec cet espoir qui s'était gonflé tout à coup et qui venait d'être rabaissé à néant. Dans un ultime espoir elle tenta le tout pour le tout bien qu'elle regretterait ses paroles à jamais.

-"Je pourrais vous protéger?"
-"Concept intéressant, et comment comptes-tu t'y prendre?"
-"Je suis une femme."
-"Justement c'est bien le problème!"
-"Mais il ne me soupçonnerait pas. Je pourrais vous suivre partout sans qu'on se doute que je suis celle qui vous protège."
-"Continues."
-"Je pourrais passer pour une seconde, ou pour une simple esclave à qui vous déléguer vos basses besognes."
-"Mais qu'est-ce que j'y gagnerais? Tu ne me surpasses pas encore."

Elle n'avait plus le choix.

-"Je vous montrerais mes talents ce soir." dit elle en reprenant son balai et en terminant de lessiver le sol.

La nuit tomba et Féranoé attendait patiemment dans sa chambre la venue de son esclave. Kayssa savait que ces paroles auraient pu être ambigües auprès de son maître. Peu importait, elle était à deux doigts de réussir à le convaincre de la former au combat. Elle avait médité un moment avant de changer de forme. Avec l'agilité du félin qu'elle était, elle passa par les toits pour rejoindre le balcon qui donnait sur l'une des fenêtres de la chambre de son maître. Son pelage rayé se dévoila à travers les rideaux qui flottait légèrement à travers l'ouverture de la porte fenêtre. Kayssa passa dans la pièce et l'observa. C'était la première fois qu'elle rentrait ici. Seuls les esclaves de confiance avait le droit de rentrer ici.

Allongé sur son lit, et non averti de la présence de l'animal, Féranoé dégustait quelques grains de raisins. Kayssa décida de se montrer en marchant en direction du lit pour qu'il la remarque enfin. Cette démarche gracieuse fit relever le nez du commerçant qui resta abasourdi devant la bête. Qu'est-ce qu'un animal pareil faisait par ici? Restant le plus lent possible dans ses mouvements, Kayssa s'amusa de cette peur. Il n'était pas aussi suffisant que tout à l'heure. Elle continua de s'approcher alors qu'il se saisit d'une dague sous son oreiller. C'était décidément un homme prudent.

Kayssa tournait autour de Féranoé qui descendait lentement du lit pour tenter de terrasser la bête. Kayssa aurait rit si sa forme le lui permettait. Elle montra les crocs à la place, sans pour autant être agressive. Elle était à présent à proximité de son maître. Il aurait pu l'attaquer d'un moment à l'autre, mais elle ne bougeait pas, le regardant de façon incessante. Et c'était dans ce regard que le doute s’immisça dans les pensées de l'homme.

"Qu'est-ce que tu es?"

Kayssa répondu, en ouvrait la gueule et en relâchant son médaillon. Elle le déposa par terre avec délicatesse et s'écarta pour le laisser en évidence.

"Kayssa?"

Elle hocha la tête. Il remarquait enfin sur l'omoplate de la bête un trou dans le pelage fournit. La marque de son esclavage. Si il décidait de la tuer, ce serait maintenant, elle était assez proche de lui. Et il comprenait enfin. C'était ces talents dont elle parlait. C'était une thériantrophe. Elle avait donc un potentiel moins commun que les humains. Il avait à nouveau repris sa contenance et avait de nouveau cette façon si provocante de ne rien craindre du monde extérieur.

"Intéressant... Très... intéressant!"

Il tourna autour d'elle, comme un vautour, un air satisfait fiché sur ses lèvres.

"Soit, c'est un argument de poids. Tu pourrais passer inaperçue sous différentes formes."

Kayssa se réjouissait de cette nouvelle, il était convaincu.

"Tu seras mise à l'essai demain avec mon maître d'arme personnel et nous verrons si il peut faire quelque chose de toi."

Elle reprit son collier et quitta la pièce de la même façon qu'elle était venue. Arrivée dans sa petite chambre, elle repris son enveloppe humanoïde et fixa la fenêtre au balcon. Elle avait réussi enfin! Finalement cette capture était peut-être nécessaire. Elle regrettait de moins en moins d'avoir été achetée par Féranoé.


Et elle eu ce dont elle rêvait

*******

Elle suivit un entraînement stricte, intense et passionnant. En plus de ces tâches ménagères, elle apprenait sous la coupe de Féranoé. Il assistait à chaque entraînement. Elle progressait vite. A tel point que l'humain qu'il la formait en restait parfois surpris. C'était un bon élément. Elle n'était pas encore au point de dépasser son maître d'armes que ce rêve prit fin violemment.

Cela faisait plus d'un an et demi qu'elle était la propriété de Féranoé et elle fut convoquée par celui-ci, un soir, après un de ces entraînements. Fatiguée, mais le sourire aux lèvres elle se présenta au riche marchand. Il allait sûrement lui annoncer une bonne nouvelle, du moins c'est ce que la jeune femme se mettait en tête.

-"Entre Kayssa, n'aie crainte."

Incapable de se montrer neutre devant Féranoé, elle resta avec ce sourire. L'homme fit sortir un autre de ses esclaves qui apportait des douceurs, ainsi que deux tasses et du thé. Seuls, Kayssa eu un mauvais pressentiment, pourtant, elle tenta de ne pas le montrer. Il l'a fit assoir face à lui et servit lui même le thé avant de tendre une tasse à son invité.

-"Maître?"
-"Bois!"

La thériantrophe s'exécuta.

"Nous fêtons ton dernier entraînement intensif. Mon maître d'armes à une mission importante qui lui a été confié par la couronne. Il ne peut refuser et doit partir. Ta progression fulgurante est néanmoins suffisante pour l'instant."
-"Suffisante?"
-"Crois-tu que cet apprentissage n'aurait pas de contrepartie?"

L'homme reposa sa tasse de thé, sans y avoir même touchée et fixa la jeune femme avec un regard qui n'avait aucune équivoque. Un regard qu'on oublie pas. Ce regard de désir intense, qui vous prend les tripes et s'insinue dans le moindre pore, dans le moindre de vos gestes. La jeune femme déglutit et se redressa violemment, avant d'être prise de tournis.

-"Qu'est-ce que... vous m'avez drogué, c'est ça?"
-"Bien évidemment, sinon tu aurais pu aisément me saigner sans que je reçoive mon dû."

Son dû? Son corps n'était qu'un objet aux yeux de cet homme? Elle n'eut que peu de temps pour en débattre et perdit connaissance rapidement, s'étalant par terre. Et elle se réveilla, enserrer par des chaines de métal. Féranoé la chevauchait et attendait qu'elle se réveille, pour étaler sa cruauté.

"Tu croyais que je t'avais acheté pour qu'un jour tu me serves de garde du corps? Je t'ai offert ce que tu voulais pour que tu me soit redevable."

Bâillonnée, Kayssa sentit le dégout et les larmes de honte lui monter aux yeux.

"Détends toi, tu pourrais apprécier." lui murmura t'il à l'oreille alors qu'elle tentait de hurler.

Elle aurait aimé oublier ce qui suivait. Mais jamais, jamais elle ne pourrait oublier. Alors que sa virginité sautait, elle se mordait la langue jusqu'au sang. Attachée, elle était incapable de faire quoi que ce soit. Elle ne pouvait que subir et se maudire cent fois à chaque coup de rein qu'il appliquait sur elle. Elle le détestait, elle le haïssait. Il avait su gagner sa confiance pour la violer sans autre forme de procès.


Et elle prit la fuite

*******

Quand elle se réveilla le lendemain, après que la seconde dose de drogue qu'on lui avait administrer la quitte, elle se retrouva dans cette chambre. Les mains déliées, elle scruta, tant bien que mal la pièce, malgré le voile flou qui troublait sa vue. Féranoé était là, assis proche d'elle, deux gardes se tenaient proche du lit.

-"Si je t'ai libéré c'est que j'ai confiance en toi. Tu pourras continuer de t'entraîner autant que tu veux, tant que tu me laissera faire. Mais si tu offres la moindre protestation, je te ferais tuer sur le champ, ou pire encore je connais des amis qui n'aiment pas les gens de ton espèce et qui sauront te faire souffrir."

La jeune femme baissa les yeux. Son instinct de survie lui dictait une autre conduite. Elle se releva vivement, tangua, encore secouée par la drogue, bouscula Féranoé et évita par chance les attaques des gardes. Elle sauta par la fenêtre et sentit en un éclair la douleur lui fendre le dos. Un des gardes muni d'un fouet à lanières surmontées de piques métallique vint lui arracher la peau du dos. C'est dans un cri de souffrance et avec un équilibre incertain qu'elle retomba sur le mur d'enceinte de la bâtisse. L'alerte fut donnée et Kayssa trouva un endroit calme pour méditer et changer de forme.

La flopée de gardes sortait au dehors. Kayssa réussit grâce à son agilité à zigzaguer entre toits pour monter sur le plus haut d'entre eux, celui situé au dessus de la chambre du maître des lieux. L'après-midi passa, Kayssa méditait longtemps, sous la pluie battante. Chaque goutte d'eau qui s'écrasait sur sa plaie lui rappelait cette chaire qui souffrait. Elle mit plus de temps à pouvoir se transformer. Les gardes fouillaient la bâtisse et son enceinte sans qu'on puisse voire sa présence. Quand elle réussit à communier avec son animal totem, la transformation opéra lentement, les prunelles de la jeunes femme changèrent légèrement de forme et grandirent, tandis que la pigmentation de sa peau se modifiait. Les poils poussaient à vu d’œil donnant l'allure des rayures qui se dessinaient peu à peu. L'eau détrempait les poils et la blessure de son dos se fit un peu plus béante quand elle se changea. Son corps muait et elle poussa un râle de douleur. Un grognement rauque raisonna dans l'air et elle descendit du toit pour se poser sur le balcon de la chambre de son violeur. Elle pénétra avec cette démarche si gracieuse qui appartenait aux félins. A chaque pas, le pelage gorgé d'eau laissa échapper une marre au bout de ses pattes. Féranoé était là, seul et il la vit entrée. Ainsi elle était bien belle, mais dangereusement belle. Il s'apprêtait à hurler alors qu'elle fit un bon sur lui le couchant sauvagement à terre. Le choc coupa la respiration du commerçant qui fut dans l'incapacité de demander de l'aide.

Elle le regardait avec férocité, elle avait envie de lui arracher les tripes, de le mordre à la jugulaire et de lui détacher les artères avec une violence inouïe. Mais elle ne pouvait pas. Il lui avait sauvé la vie une fois. Et bien qu'il ait détruit en elle cette croyance en la bonté des gens, surtout celle des humains, elle ne pouvait pas lui ôter la vie. Sa ligne de conduite, tous ses principes lui en empêchait. Pourtant elle réclamait vengeance. Alors elle lui griffa l'épaule, coupant les tendons d'un bras. Sa guérison ne serait jamais totale, comme celle de Kayssa. Lui aussi garderait une marque de son crime. Quelque chose qu'il aurait à vie, et lui procurerait une douleur régulière, lui empêchant d'utiliser son bras comme avant.

Ceci fait elle quitta les lieux pour de bon, son collier dans la gueule et rien de plus. Elle couru à travers la ville, tentant de retrouver une morceau de foret ou de jungle pour qu'elle s'y cache un temps. Elle continuait de faire route vers le nord. Revenir en arrière aurait été trop risqué. Elle devait continuer, dans une autre contrée humaine.

Son voyage continua, elle parcouru de nombreux villages humains, elle trouva parfois du travail. Au gré de ses déplacements elle entendit souvent parler des guerriers de la lande. Une communauté où l'on pouvait recommencer tout à zéro, une communauté basée sur des règles et une façon de pensée qu'elle partageait. Elle finit par en apprendre plus, posa des questions à ceux qu'elle fréquentait. Elle n'avait pas d'amis, elle restait trop renfermée pour cela. Mais tout le monde s’accommodait de cela.

Et puis, à force, sa curiosité pris le dessus et elle entreprit le voyage jusqu'aux terres promises : la Lande. On lui en avait tant parlé, et pourtant elle ne ressemblait à rien de ce qui peuplait ses rêves. Pour rentrer dans la capitale, il fallait avoir ses raisons, les barricades de toutes part le criait haut et fort. C'était parfait. Une ville ou personne ne la connaissait. Ou son maître ne viendrait sûrement jamais non plus. Habillée simplement, elle demanda son chemin plusieurs fois. La journée de son arrivée, elle découvrit les architectures, et tomba nez à nez avec une arène. Quelques palissades clôturaient un espace couvert de terre battue où des gens s'entrainaient. Curieuse et surtout ravie de voir que la Citadelle était au delà de ce qu'elle avait entendu, elle se fixa, observant les combattants. Ils n'avaient pas de parure, seul leur manière de se déplacer, de répliquer, de parer marquaient leurs richesses. Ils étaient riches d'un savoir.

-"Qu'est-ce qu'ils font?" demanda Kayssa, à l'attention de l'homme qui se trouvait à côté d'elle?
-"Ils combattent, pour montrer leur valeur. Si ils sont suffisamment bon, ils pourraient être remarqués par eux."

Tout en parlant, l'homme fit un mouvement de tête vers une petite estrade ou certains hommes en armures se tenaient.

-"Ce sont des guerriers de la lande, des cavaliers pour la plupart."

Kayssa ne dit plus un mot, absorbée par les danses martiales qui se déroulaient sous ses yeux. L'après-midi passa, le temps avait viré à l'orage, pourtant Kayssa était restée plantée, alors que les autres badauds avaient depuis longtemps quitté les lieux. La pluie torrentielle qui s'abattait sur elle ne la gênait pas. Quelques courageux se battaient encore dans la boue. Elle ignorait de quelle manière il fallait procéder pour participer à ces sortes de tournois mais elle trouverait la solution.

L'excitation qui la gagnait l'empêcha de dormir. Pourtant le lendemain elle se retrouvait à nouveau devant les arènes d'entrainements. Ce petit manège dura plusieurs semaines avant qu'elle ne se décide à passer le pas. Elle passa les inscriptions pour accéder au terrain. Son tour venait d'arriver. La terre encore souillée par les piétinements précédent l'attendait, ainsi que son adversaire. Elle avança, droite, fière, prête à en découdre. Son regard fixait celui de l'homme qui lui faisait face. Il souriait, un sourire qui ressemblait à celui de Féranoé. Ce sourire de satisfaction. Il pensait le combat gagner d'avance. Pourtant il n'était ni impressionnant ni bien taillé. Lorsqu'il fonça sur elle, pour lui assener un énorme coup de poing dans le ventre, le public qui s'amassait sans motivation commença à se détourner des autres combats. Elle prit le coup là elle le devait. En plein abdomen. Le souffle coupé, elle écarquilla les yeux. Les deux ans qu'elle avait passé sans adversaire lui avait fait oublier quelques petites notions essentielles. Elle n'avait plus l'habitude de pratiquer. On commençait à rire d'elle. Le second coup ne tarda pas à arriver dans sa mâchoire. Elle fut projetée en arrière, glissant sur le derrière sur un bon mètre.

"Alors, on a voulu jouer les grandes filles? Tu ne vaux pas un clou petite trainée."

Elle releva les yeux, tout en se massant la mâchoire. Il venait de l'insulter!

"Trainée... trainée" elle répéta plusieurs fois cette insulte en murmurant et se redressa.

Elle serra les poings alors que l'homme allez fondre sur elle pour lui asséner un autre coup. Au lieu d'atteindre sa cible, il se retrouva plié en deux, en tête à tête avec le coude de Kayssa. L'articulation de la jeune femme vient s'écraser contre le visage de l'importun.

"Trainée?!" hurla t'elle à l'attention de celui-ci.

Alors que son adversaire de redressait lentement, elle se posta à coté de lui et le saisit par la nuque avant de porter un coup de genou dans son nez. Surpris par la rapidité soudaine de la jeune femme, l'homme tituba en arrière, se tenant le nez pour arrêter le flot de sang qui coulait. Kayssa en voulait à la vie de ce pauvre garçon qui l'avait insulté. La jeune femme revenait à la charge, martelant le dos de celui-ci de deux coups de poings au niveau des reins. La douleur acheva l'homme qui s'agenouilla, vaincu par la précision du coup porté.

La personne qui arbitrait les entrainements hésita à intervenir, mais quand il pu apercevoir le regard noir qu'affichait Kayssa, il signa l'arrêt de ce combat. Elle cracha au visage de cet homme alors qu'elle s'apprêtait à continuer ces assauts. Il n'osait plus la regarder, il tremblait de douleur et peut-être aussi de peur. Elle aurait pu le tuer si elle l'avait voulu. Les rires de la foule c'était depuis longtemps estompé, le silence planait. Kayssa quitta le terrain, sans même jeter un œil autour d'elle.

Il y eu d'autres rencontres, elle gagna ses combats avec plus ou moins de facilité. A chaque fois qu'elle était dans l'arène le silence se faisait, le souvenir frais de ce jeune homme qu'elle avait failli massacrer subsistait. Mais lors de son tout dernier combat, elle tomba devant une brute aussi large et haute qu'épaisse. Impressionnée par le physique du combattant qui était devant elle, elle entrouvrit la bouche.

*A quoi a t'il été nourri celui là?*

La masse s'approcha et s'inclina. Déstabilisée, la jeune fille fit pareille, d'une façon plus timide et méfiante.

-"Je suis Zemra. Et toi petite femme?"
-"Euh... Kayssa."répondit-elle toujours étonnée par le comportement de ce grand bonhomme.

Et puis, il ne dit plus rien, il ne décrocha plus un mot, il se mit en garde. Et le combat commença. Si jusque là, elle n'avait jamais vraiment subit de grande difficulté, ce combat s'annonçait sous de mauvais hospices pour elle. Les coups s'enchainaient, elle en prenaient souvent, et quand elle en donnait, l'homme ne bougeait pas d'un pouce.

*Il ne ressent pas la douleur ou quoi?* s'interrogea t'elle alors qu'elle venait de l'atteindre au visage.

Il répliqua par une baffe administrée par une main énorme. Kayssa voltigea et s'écrasait sans grâce sur le sol. Le choc et la vitesse avec laquelle elle toucha le sol lui retiraient la peau superficielle du bras droit. Ses vêtements se déchirèrent quand il attrapa par le dos. Son haut subit suffisamment de dégâts pour que le tissu se détende. Le colosse pu apercevoir la marque au fer rouge qui avait brulé sa peau. Il relâcha sa prise avec délicatesse et la reposa. Étonnée, elle ne s'attendait pas à recevoir un coup de pied qui lui coupa les jambes. A terre, il aurait pu l'achever, pourtant il s'arrêta. Le combat n'irait pas plus loin. Mais Kayssa refusait d'en rester là.

-"Je ne veux pas de ta pitié Zemra. Bats-toi!"
-"Tu pourrais mourir petite femme. T'en rends-tu compte?"

Le public commençait à s'agiter, les deux adversaires s'étaient arrêtés et semblait échanger. L'un des spectateurs hurla.

"Z'êtes pas là pour taper la discute!"

Rejoint par les autres, la foule exprimait son mécontentement.

-"Il y a bien plus horrible que la mort. Continuons le combat Zemra. Ne retient pas tes coups."

Sceptique, le grand malabar ne bougea que lorsque Kayssa fonça vers une partie sensible de son anatomie. Il se décala juste à temps. Le combat continua, en longueur. Kayssa était assez rapide pour éviter les coups les plus néfastes que donnait Zemra, quant à lui, il était trop costaud pour réellement flancher sous les coups de la jeune femme. Pourtant il fallait bien une issue. Elle jeta un œil vers les cavaliers. Il fixait Zemra avec attention. Il était à l'évidence plus intéressant qu'elle. Il méritait cette victoire. Elle n'était pas de taille à le terrasser. Elle était fatiguée. Le prochain coup que Zemra lui asséna la frappa de plein fouet. Elle ne chercha même pas à l'éviter correctement. Sonnée, elle resta clouée au sol. On la débarrassa du terrain alors que Zemra était acclamé. Elle sourit faiblement.

Plus tard, il passa dans la tente où on soignait sommairement les blessures de la jeune femme. Allongée sur dos, elle lui adressa un regard plus amical.

-"Tu m'as laissé gagner petite femme."
-"Kayssa, c'est Kayssa mon prénom. Et je ne vois pas du tout de quoi tu parles."
-"Tu aurais pu esquiver. Pourquoi tu ne l'a pas fait?"
-"J'étais trop fatiguée..."
-"Menteuse!"

Kayssa soupira et demanda à ce qu'on les laisse seuls.

-"Tu étais à l'évidence celui qui retenait l'attention, je t'ai donné ta chance. Je prendrais la mienne une prochaine fois. Ils t'ont accepté j'espère?"

Un homme en armure sortit de derrière une tenture.

-"Il fait déjà partit de nos effectifs." annonça l'homme d'un certain âge.

Kayssa sourcilla et reporta son regard vers le ciel. Elle sourit nerveusement.

-"C'est dommage pour moi alors, j'aurai du te mettre une raclée."
-"Kemra est un colosse, et c'est moi qui ait décidé de te mettre face à lui pour ta finale. Je voulais voir tes limites. A l'évidence tu as choisit la facilité plutôt que de te battre loyalement."
-"Il ne donnait pas tout non plus."

Kemra baissa le regard, elle n'avait pas tord. Il avait voulu cesser le combat bien avant elle.

-"Et je l'en remercie, j'aurais été massacrée. Il faut connaître ces limites. Pour le moment les miennes sont Kemra. Mon agilité n'est pas suffisante face à sa force colossale."

Elle parlait vrai. Le cavalier en armure la détailla à nouveau, elle avait prit beaucoup de coups et le dernier l'avait particulièrement amoché.

"Quand tes blessures guériront tu commenceras en tant que mon apprentie. On verra ce que je peux faire de toi."


Et sa nouvelle vie débuta

*******

Elle entra dans les rangs des guerriers de la lande et obtient le rang de cavalier. Cette chance de pouvoir voyager la mena dans de nombreuses contrées pour trouver des artefacts perdus. Sa dernière mission en date consistait à chercher un artefact elfique. L'importance de l'objet était suffisamment grande pour que toute la cavalerie soit déplacée aux quatre coins des terres connues. Alors que les recherches étaient restées infructueuses une missive stoppa le mouvement en marche. Les juges tentaient de prendre le contrôle de la Citadelle. C'était le moment de retourner dans la Lande.



Hrp


Code: Validé par Rashaak
Comment as-tu trouvé le forum? Par son partenariat avec The Witch Slay
As-tu des commentaires: C'est beauuuuu:) et l'univers est riche
Veux-tu un parrain/marraine? Voui j'ai déjà un parrain Monsieur Arrenadd Hilern




Dernière édition par Kayssa Enara le Ven 30 Nov - 6:02, édité 16 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Dim 11 Nov - 14:22

Bienvenue à toi sur les Lunes de Merak, en espérant que tu t'amuses parmi nous. Tiens nous au courant de l'avancée de ta fiche. Wink
Revenir en haut Aller en bas
Chef du Clan du sud
avatar
Messages : 1143

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Lun 12 Nov - 18:52

Bienvenue !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://merak.forum-canada.com
Cavalier(ère)
avatar
Messages : 73

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Mar 13 Nov - 8:49

Merci beaucoup à tous les deux, je finis ma fiche au plus vite et dés que c'est bon je vous tient au jus Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chef du Clan du sud
avatar
Messages : 1143

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Dim 18 Nov - 18:23

Du nouveau par ici?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://merak.forum-canada.com
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Lun 19 Nov - 3:40

Il ne te reste plus que quelques jours avant que le délai des deux semaines soit écoulé Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cavalier(ère)
avatar
Messages : 73

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Jeu 22 Nov - 8:50

J'ai presque terminé, je ne sais cependant pas si je tiendrais dans le délai à cause de soucis perso. Je vous MP en tentant de faire au plus vite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amiral de la flotte d'Ekalesias
avatar
Messages : 133

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Jeu 22 Nov - 9:43

Mp reçu pour ma part, fait au mieux ne t'en fait pas. Irl avant tout, du moment que tu ne nous oublies pas Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chef du Clan du sud
avatar
Messages : 1143

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Jeu 22 Nov - 21:02

Délai accordé pour la fiche Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://merak.forum-canada.com
Cavalier(ère)
avatar
Messages : 73

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Jeu 29 Nov - 18:41

Voilà, je viens de clore ma fiche, je relirais encore demain pour les fautes d'orthographe que j'ai du laisser mais le contenu ne changera pas. Merci beaucoup pour le délai Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cavalier(ère)
avatar
Messages : 48

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Jeu 29 Nov - 20:56

Bienvenue =)

J'ai lu ta fiche! Je n'ai pratiquement rien à redire sauf le fait que tu utilises le terme "gardiens" de la lande plutôt que "guerriers". Gardiens me fait penser aux Gardiens du Sanctuaire, ce qui est différent^^ il faudrait faire attention. J'attendrai que tu te sois relu pour les fautes avant de te valider officiellement, à moins que ton parrain ait quelque chose à ajouter!

Sinon, une excellente fiche!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cavalier(ère)
avatar
Messages : 73

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Ven 30 Nov - 6:04

Voilà j'ai corrigé pour les Guerriers, je sais pas pourquoi j'ai mis gardiens XD. Et j'ai relu pour les fautes. Merci pour tout en tout cas Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Capitaine du "Silence"
avatar
Ennemis : Tous les autres
Messages : 453

MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   Ven 30 Nov - 6:41

Rien à ajouter ^^ je me permet donc de te mettre rang et couleur ! tu peux désormais rp ! pense à faire ton carnet de voyages
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Kayssa Enara VALIDE   

Revenir en haut Aller en bas
 

Kayssa Enara VALIDE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» A LIRE - UTILISATION DE BROUILLON-COURS VALIDE
» Biro daj sena repiblik valide senatè koupyon, anko yon piwèt Prevalo-espwa
» Pompéï de Kessedag [VALIDE - ENTIER]
» Bye Bye Bangkok Z | Entier Holsteiner [VALIDE - ENTIER]
» Silent Arrow M [VALIDE - ENTIER]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les lunes de Merak :: L'Antre du joueurTitre :: Sanctuaire des Joueurs :: Fiches de présentation :: Fiches Validées-