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 Retour à la capitale et confrontation avec la reine {PV Anton Seithvelj}

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MessageSujet: Retour à la capitale et confrontation avec la reine {PV Anton Seithvelj}   Dim 18 Nov - 19:21

Deux mois... 61 jours sans aucune nouvelle de sa part, à faire elle ne savait quoi, il ne savait où... 2928 heures à penser à lui alors qu'il ne faisait sûrement pas la même chose à l'égard de sa famille... La gorge serrée par le désespoir mais le visage figé dans une attitude digne et froide, imperméable aux assauts de son cœur qui protestait contre ce traitement inhumain. Elle était une femme de sentiment et d'amour ! Elle avait le droit à la considération, au respect, à la chaleur et à la tendresse ! Qu'elle soit reine ou simple paysanne, sa condition de femme prônait sur tout ! Qui pouvait être assez ignoble pour faire faner cette plante délicate au cœur d'or ?! Eleora préféra taire les revendications de son esprit et de fermer à double-tour son cœur d'épouse éplorée afin de regarder les choses en face : Siegfried faisait son devoir, à elle de faire aussi le sien.

L'âme en peine et lourde de mélancolie, elle prit néanmoins place à sa bureau pour continuer l’étude de ces papiers remplies d'autant de doléance qu'en hurlait son essence. Demande après demande, Eleora en traita le plus possible avec le plus de soin et d'attention, d'impartialité et d'objectivité qu'elle pouvait afin de satisfaire les deux partis dans la plus juste et équitable droiture d'esprit. Le même emploi du temps depuis deux mois... Pourtant, aujourd'hui quelque chose changea dans sa petite routine au point de la faire se redresser de curiosité alors qu'elle lut en plissant le nez et avec beaucoup de concentration ce qui se révéla être une missive. La teneur en était très simple : il s'agissait d'un courrier de son champion, Anton Seithvelj, qui lui apprenait que sa mission dans la grande bibliothèque de Meniev avait été un succès et qu'il serait de retour à la capital d'ici trois semaines environ.

Perplexe mais curieuse, Eleora quitta son fauteuil pour fouiller dans son fatras à la recherche d'un calendrier afin de calculer dans combien de temps il serait de retour dans les lieux. Soufflant d'agacement à cause du chatouillis d'une de ses mèches contre son nez, sa longue tresse se frottant contre sa joue, la reine remonta les manches de sa robe avant de déplacer les colonnes de papiers pour retrouver le document qui lui faisait défaut. La reine pouvait bien accorder tout son temps et son amour au bonheur du peuple, il y avait bien un détail qui ne changerait pas : elle était d'un désordre absolu mais pas n'importe quel désordre ! Un désordre très organisé dans lequel elle arrivait à se repérer ! Enfin... Pas là de suite maintenant, elle n'arrivait pas à remettre la main sur son fichu calendrier.

- Mais où est-ce qu'il est ce truc... Vyolia !
- Oui madame ?

La servante entra dans la pièce et haussa un sourcil en voyant sa maîtresse dans un équilibre précaire sur une chaise à la recherche d'elle ne savait quoi en haut d'une des bibliothèques de la pièce.

- Dis-moi Vyolia, tu ne saurais pas où j'aurais rangé mon calendrier ?
- La dernière fois, je l'ai vu sous votre bureau madame.

Se tapant le front en se souvenant qu'effectivement elle l'avait rangé à cet endroit-là après avoir encore une fois compté le nombre de jour d'absence de son bien-aimé époux. Redescendant de sa chaise, Eleora se réinstalla à son bureau et attrapa son calendrier pour calculer cette fois-ci l'hypothétique retour de sire Anton.

- Alors si j'ai juste, il devrait... Il devrait arriver aujourd'hui...

S'enfonçant dans son fauteuil en fixant pensivement ses papiers, Eleora réfléchit à quoi faire maintenant qu'elle avait sa réponse. Devait-elle le faire mander dès qu'il descendrait de cheval ? D'accord les informations qu'il détenait étaient importantes mais il serait fatigué et sale, il souhaiterait sûrement le temps de se savonner un peu et de se sustenter avant de se présenter... Oui, c'était le mieux pour tout le monde.

- Vyolia ?
- Madame ?
- Dès que vous verrez sire Anton, dites-lui de venir me retrouver à mon cabinet une fois qu'il se sera lavé, nourris et revigoré.
- Bien madame.

Une fois chose faite, elle invita sa servante à la laisser seule dans le bureau avant d'émigrer jusqu'à l'immense baie vitrée de la pièce, ouvrant la fenêtre pour profiter du soleil automnal et s'asseyant dans une chaise longue pour savourer la beauté du paysage, son visage retrouvant l'aspect lisse et froid du masque, ses yeux devenant vitreux et résigné alors que les doigts glacés de la tristesse se refermaient de nouveau sur son esprit et son cœur.

Serrant sa pelisse autour de ses épaules pour se garder de la fraîcheur de l'air, Eleora attendit son champion dans la même position, juste lasse du poids de toutes ces responsabilités.
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Chevalier d'Archenior
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MessageSujet: Re: Retour à la capitale et confrontation avec la reine {PV Anton Seithvelj}   Sam 1 Déc - 8:17

Un succès. C'était presque une surprise que d'avoir réussit, là où la guilde au complet pensait échouer. Ou ne jamais s'en tirer, d'ailleurs. Combattre des bandits et des pirates armes en main, c'était une chose, une chose facile pour les soldats qu'ils étaient. Mais combattre des rayonnages sans fin d'ouvrages... c'était autre chose. Anton, issu d'une famille noble quoique relativement humble, n'avait aucun problème à lire des ouvrages à la longueur expansive et à la clarté digne d'une nuit plein de drogue. Mais il n'en allait pas de même pour tout les chevaliers. Ainsi, il avait donc subit les grognements intempestifs d'Adreas pendant les semaines passées dans le calme profond et sévère de la bibliothèque, sans pouvoir, évidement, lui demander de cesser. Il fallait dire qu'apprendre à lire à son âge n'était pas aisé, alors si en plus il ne pouvait faire que ça pendant l'entièreté de ses journées et ce, jour après jour, on pouvait comprendre qu'il n'en puisse plus.

Oui. Le problème c'était qu'Anton ne voulait pas comprendre. C'était déjà assez fatiguant de rester dans cette atmosphère étouffante sous les regards réprobateurs des érudits qui vivaient là, sans qu'en plus il doivent subir les jérémiades de ce grand benêt. Ce n'était pas gentil de sa part de se faire mauvaise langue mais tant pis. Alors quand on lui avait apprit, qu'au vu des informations découvertes, il allait avoir le droit de quitter ce lieu infernal pour retourner vers la civilisation afin d'informer le roi d'Archenior de leurs découvertes. Certes, la perspective d'aller précisément en Archenior ne lui plaisait pas forcément, il avait un passé relativement lourd concernant la principauté militaire et le souvenir des conspirations qu'il avait déterré sans le vouloir le laissait glacé d’appréhension. Ses détracteurs n'avaient sans doute pas oubliés ce qu'il savait sur eux, et ils n'hésiteraient certainement pas à le supprimer si il venait à se trouver entre leurs griffes.

Hors, il n'avait aucune idée de l'étendue de leur influence à présent qu'il passait le plus clair de son temps à travers campagnes et plaines, loin des intrigues de la cour et des aléas du pouvoir. Néanmoins, il n'avait pas le droit de refuser la mission. Il était chevalier de la guilde des cinq et champion d'Archenior, il ne pouvait se défiler alors que le sort de son pays dépendait peut-être des informations qu'il était sensé délivrer. Il affronterait ses ennemis si il le fallait et cela, peut-importe les obstacles qu'ils élèveraient pour l'arrêter. Après tout, n'était il pas commandé par le souverain Olafson pour cette course ? Personne n'oserait lui barrer la route ouvertement, et pour ce qui était du non ouvertement... il avait été à bonne école, bien qu'il n'ai aucun goût pour les intrigues. Gregorist l'avait assez bien éduqué pour qu'il s'en sorte. Il n'avait donc pas perdu une minute à réunir ses effets et à sceller sa monture. Comptant sur Gregorist pour envoyer un message à Archenior il avait prit la route aussi vite que possible. La raison en était simple. Ils avaient découvert le trésor en pleine nuit, une heure où il pouvait passer relativement inaperçu au sortir de la cité, alors qu'en pleine journée, les espions pourraient le suivre aisément.

De plus, le chemin depuis Meniev jusqu'à Fejuar était long et harassant, il devrait probablement faire un détour par Ekalesias pour changer de monture et se reposer un moment avant de terminer le chemin d'une traite. Mieux valait, d'ailleurs, passer par Ekalesias que par Berill. Bien que Tristan soit un homme noble et qu'il respectait énormément, il n'avait pas la moindre confiance en ces assassins et ces traitres sans foi ni loi. Rien à Berill n'était digne de louange, et rien ne l'attirerait vers lui. Il ne passerait jamais pas leurs routes, pas même pour tout l'or du monde. Sa monture était, comme toujours, des plus endurante, des étalons, seules richesses qu'il acceptait de la part du Duc d'Helios qui tentait pourtant souvent de le couvrir de cadeau, un peu comme avec Irina, ce qui tendait à l'aigrir, n'aimant pas être considéré comme une femme, pas même par son professeur. Les étalons, d'où il tirait son surnom de chevalier, lui plaisait énormément, mais surtout, ils avaient l'avantage de ne pas se fatiguer aussi vite que les chevaux classiques.

Ainsi, il avait put parcourir une grande partie de la distance qui le séparait de Fejuar au grand galop et sans s'arrêter. Il pouvait dormir en selle, et les destriers de bataille avait comme avantage que leur rythme lui permettait de tenir en selle sans même ralentir. Il était un cavalier fort émérite après tout, si la monture était appropriée il pouvait faire des miracles. Était-ce pour cela que Gregorist l'envoyait souvent comme émissaire ? Peut-être ou peut-être pas. Du moins se plaisait-il à penser que le duc jugeait ses compétences à leur juste valeur. Il donnait son maximum, chaque fois qu'il s'agissait de faire honneur à leur guilde. Et cette fois encore, il n'avait eu aucun mal à rejoindre Ekalesias. Là, il s'était accordé une demi journée de repos, le temps que sa monture reprenne du poil de la bête et qu'il mange un vrai repas. Il avait bien tenté de voir Irina, mais la jeune femme avait fort rudement décliné la proposition.

Certes, il n'était pas vexé, être vexé ne lui ressemblait pas beaucoup. Mais les lois de la courtoisies auraient dû poussées l'intendante en titre à, au moins, venir lui présenter ses salutations. Ils étaient, après tout, de la même guilde, et, chacun en mission, ils représentaient leur royaume respectif. Cela aurait pu être prit pour une offense. Mais il n'avait pas de temps ou d'énergie à perdre à s'étendre sur de telles questions. Elle était encore jeune et ne connaissait pas encore son rôle. On pouvait passer là dessus pour cette fois. Et pour cette fois seulement. Il avait reprit sa route dès que possible. Il lui fallait se hâter. Les terres d'Archenior étaient encore calmes, l'armée faisait régner l'ordre et la loi, aussi n'eut-il absolument aucun problème à atteindre la capitale dans les emps et à se présenter au palais afin de voir... la reine ? C'était surprenant mais c'était bien ce que les serviteurs lui apprirent lorsqu'il advint un beau matin dans le hall central. Le roi ne pouvait absolument pas le recevoir, car il se trouvait à Berill, pour une discussion politique d'importance. Une discussion politique avec des traîtres et des corrompus ? Mais à quoi exactement pensait-il quand il avait décidé de ce voyage ? Alors que les principautés vivaient des temps de troubles et que Berill semblait un noyaux du problème ? Mais apparemment, l'état du souverain ne semblait pas s'être amélioré... du moins d'après les ragots qu'il put amasser alors qu'il se sustentait et se lavait.

Les serviteurs ont cette particularité qu'une fois mis en confiance, ils n'arrêtaient plus de parler de tout et de rien, et surtout de ceux pour qui ils n'étaient que des insectes sans importances. Lui ne parlait pas. Il n'avait jamais aimé parler. Et puis il n'aimait pas être en compagnie de femme, hors qui disait reine disait forcément femme, il n'avait encore jamais vu un homme être appelé reine. Certes, celle ci était couronnée, mais ça ne changeait rien, c'était toujours une femme, un membre de cette engeance dont il se passerait volontiers pour le restant de ses jours. Elle avait beau être réputée gentille, douce et compréhensive, le parangon de ce qu'on attendait d'une rein en somme, il ne pouvait s'empêcher d'avoir la nausée rien que de penser à la rencontre prochaine. Il ne savait absolument pas comment il pourrait parvenir à faire son rapport en se tenant dans une pièce aussi minuscule qu'un bureau, à deux pas d'elle. Un véritable cauchemar. Mais il n'avait guère le choix, c'était soit ça, soit il manquait à son devoir, une pensée encore plus intolérable que celle de rester avec une femme dans une pièce réduite. Il aurait mille fois préféré se pendre plutôt que d'en arriver là....

Une fois habillé et reposé, en toute discrétion, il demanda à être introduit auprès de la reine Eleora. Dans le bureau, il se crispa instinctivement, les muscles prêts à se déchirer dans leur besoin de bondir et de s'enfuir loin de la présence féminine. Il s'inclina avec raideur, une expression insondable figée sur son visage pâle et racé alors que ses cheveux venaient couvrir ses yeux. Il prit sa main, y déposa un baisé tout en combattant son envie de hurler et de tomber dans les pommes. Par chance, il avait suffisamment de maîtrise de lui-même pour éviter les tremblements de sa main, qui ne faisait que frémir très légèrement au contact de celle de la reine qu'il laissa tomber dès que possible. Se relevant, il s'écarta d'un pas, comme il était d'usage pour les membres de la basse noblesse et les roturiers n'ayant pas le droit de se trouver si près d'un sang bleu. Mais en vérité, si il respectait cette coutume avec elle c'était moins pas politesse que par instinct de survie. Il ne tiendrait jamais si il devait se rapprocher. Rompant le silence il prit enfin la parole, d'une voix posée quoique froide.

« Votre altesse, je vous apporte les nouvelles des recherches ordonnées par votre mari. J'espère que vous avez bien reçut le message de mon maître, le duc Gregorist et que je mon arrivée ne cause nulle aléas dans vos affaires » il sortit une sacoche de cuir pendant sur son épaule « Voici une partie des documents que nous avons découverts. Le reste n'a pas pu être délivré des mains des érudits de la grande bibliothèque mais mes compagnons s'occupent d'en faire des copies et j'ai appris tout ce qui est nécessaire »

Il redressa encore, si possible, sa posture « J'ai fais aussi vite que possible. Nous avons été surveillez pendant toute la durée de nos recherche... mais de curieuses rumeurs nous sont également parvenues. Est-ce que tout va bien par ici votre majesté ? Puis-je vous être d'une quelconque utilité ? »
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