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 Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]

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MessageSujet: Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]   Mar 12 Juin - 10:24

La nuit était noire, peu de vent, l'eau calme clapotait contre la lourde armure. Plus loin, derrière eux, se trouvait l'Iron victory, prêt à prendre part à la bataille si quoi que ce soit se passait mal. Mais pour le moment le navire approchait doucement du grand manoir à l'extérieur de la ville de Caladon. Le but était simple, entrer discrètement et piller tout ce qui s'y trouvait avant de s'en prendre à la ville qui gisait, lourde et opulente comme une vieille héritière, à l'embouchure du grand fleuve. Lentement, dans le silence le plus total, le navire vint s'amarrer dans le port intérieur de la riche demeure avant que son équipage ne se glisse hors du pont et ne se repende au nez et à la barbe des gardes qui, il s'en étonnait tout de même un peu, étaient bien plus nombreux que prévu, sans parler des soldats venus d'il ne savait quelle citée. Il n'était que peu familier de Meniev de toute façon et s'en fichait tant que l'attaque était réussie et si pour ça il devait ouvrir des gorges supplémentaires il le ferait. Un bref instant il observa les hauts murs puis eut un sourire de loup avant de sauter sur le quai à son tour et de s'engouffrer par la porte que ses hommes avaient ouverte. Les corridors étaient richement décorés, tout ou presque pouvait servir ici, mais il leur faudrait bien plus de temps qu'ils n'en avaient si ils désiraient vraiment désosser le manoirs dans son intégralité. Tant pis. Ils prendraient le temps. Il ne voulait absolument pas rentrer sans un butin conséquent en Lathorie, ça pas question, surtout après le clash qu'il avait eu avec son employeur. Mais pour l'instant il valait mieux se concentrer.

Le premier garde ne comprit certainement pas ce qui lui tombait sur la tête lorsqu'Arrenadd s’abattit sur son dos et lui brisa la nuque d'un tour de poignet. Le second faillit donner l'alarme mais il trouva son corps proprement enfoncé dans sa gorge avant d'avoir pu finir son geste. Il inspecta ensuite la salle que les deux malheureux gardaient avant de le rencontrer. Un hall, certainement destiné aux festins vu sa taille considérable, le plafond lui tira un sifflement admiratif... ou plutôt le lustre de cristal trônant ne son centre. Définitivement une belle prise, il avait bien choisit la ville. Laissant trois des siens s'occuper du hall en question il reprit son ascension vers l'une des ailes du grand manoir, la plus belle il fallait l'admettre, en espérant que la salle contenant les impôts et autres trésors s'y trouve. Grimpant l'escalier qui lui paraissait sans fin il finit par aboutir dans un corps de garde. Il se figea sur place. Ah... problème. Heureusement que les gardes en question n'était pas spécialement consciencieux, ils dormaient tous à point fermés, à croire qu'on les avaient drogués aux somnifères tant ils ronflaient et même le grincement de la porte ne les tira pas de leur état quand il les contourna avec précaution pour continuer de monter. Diantre, elle était haute, cette aile. Qu'est ce qu'ils avaient comme complexe dans cette ville pour faire un manoir aussi haut. Cela ne le fatiguait pas réellement mais en revanche il commençait à avoir chaud, à courir comme ça avec son attirail de guerre sur le dos. Il s'arrêta un bref instant pour regarder par une trouée dans le mur de l'escalier, en bas les siens commençaient à embarquer les richesses déjà volée tandis qu'au delà il voyait la faible flamme de L'iron victory qui s'avançait enfin vers la ville comme convenue. Nouveau sourire. Bientôt ils seraient riches et surtout très loin. Mais il devait continuer.

Lorsqu'il atteignit enfin le faut de la tour il fut déçu de ne trouver qu'une chambre à coucher. Habitée, la chambre. Ah et bien oui, si non ce n'était pas drôle pardi ! Mais il se rendit vite compte que, faute de lit, s'était sur un monceau d'or que le maigrichon s'était assoupit. AAAAAAh et bien VOILA qui lui plaisait davantage. Il égorgea proprement l'endormi qui, pour l'occasion, devait véritablement n'avoir aucune chance pour être si profondément assoupit puis dégagea le cadavre et se mit à rassembler l'énorme tas comme il pouvait avant d'utiliser un drap du lit pour envelopper le monceau. Ce fut à cet instant qu'il remarqua les armoiries qui y était tissées... il se figea de nouveau, haussa un sourcil, puis un second. Il en aurait volontiers haussé un troisième mais n'ayant pas cette option il se contenta de se pencher sur les armoiries en ouvrant de grands yeux. Le blason royal de Meniev. Une seconde d'arrêt, le temps que l'information arrive jusqu'à son esprit puis soit traduite dans un langage qu'il pouvait comprendre sans soucis et encore une petite seconde pour assimiler le tout sans éclater de rire. Il ne venait tout de même pas de.... en fait si, il venait probablement de.... mais il ne pouvait y croire, s'était quand même avoir une sacrée veine ( ou être cocu ) que d'entrer dans ce manoir précisément et de tomber sur.... le roi de Meniev ? Le roi de meniev ? Définition de royauté... qui porte la couronne, dirige le pays, bref fait tourner l'affaire... et il venait de... non... non ? Ah si. Il n'était pas encore aveugle et il n'était pas sujet aux hallucinations contrairement à ce qu'on pouvait croire donc ça devait être vrai. Il venait d'égorger le roi de Meniev comme un petit porc dodus. Pour quelqu'un qui se faisait surnommer le coquelet s'était un monde que de finir ainsi non ?

Se mordant l'intérieur des lèvres pour ne pas rire il se remit à ramasser tout ce qu'il pouvait pour le jeter dans le sac de fortune. Puis, une fois l'ouvrage terminé il s'apprêta à sortir... au moment même où justement la porte s'ouvrait. Ce ne fut qu'à cet instant précis qu'il prit conscience que quelqu'un avait donné l'alerte...


Dernière édition par Arrenadd Hilern le Dim 12 Aoû - 8:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]   Dim 17 Juin - 9:45

Quelle nuit horrible songea Venn. Il n’était jamais tranquille à l’idée de devoir à protéger le roi en dehors de Coji. Quoi qu’il en soit, il n’avait pas eu le choix. Diony avait à se rendre à cette réunion de malheur, à propos d’un tas de sujet qui n’importait que très peu Venn. Il aimait bien la politique, mais lorsque le roi sortait de Coji, toute préoccupation autre de que la sécurité du roi lui était bien étrangère. Ce matin lorsqu’il était arrivés à Caladon, avec le roi et une cinquantaine de ses hommes, Venn avait tout organisé pour la sécurité de son roi. Il avait fait doubler la garde aux postes habituels, et avait placé ses hommes sur tout le périmètre du manoir, ne laissant rien de coté. Le roi, dans un grand élan de sagesse avait requis la mansarde la plus haute du manoir. Il avait aussi demandé à ne pas avoir de garde dans sa chambre, prétextant préférer compter son trésor seul. Venn, se pliant aux royaux désires de sa majesté n’avait pas posté d’homme dans le couloir ni dans l’escalier menant à la chambre du souverain, mais avait fait tripler la garde dans le corps de garde de l’entrée de l’aile du manoir.

En début de soirée, il avait fait un tour d’inspection du manoir, après avoir accompagné le roi jusqu’à son divin tas d’or, il avait passé chacun de ses clinquantes hommes en revu, papotant avec eux sur un ton amical, presque familier, ce qui avait choqué les membres de la garde locale. Après tout, Venn n’était pas comme beaucoup d’officier supérieurs, traitant ses troupes comme des objets, non, Venn préférait instaurer la confiance et la fraternité. Cela l’avait aidait jusque ici. C’est lors de son tour d’inspection qu’un jeune soldat vint le quérir, haletant, il lui avait expliqué que le chef de la garde locale souhaité le rencontré, quelques part dans le manoir. Venn s’y était rendu sans plus tarder, et c’était assis dans le bureau du chef de la garde, acceptant le verre de bière que se dernier lui avait tendu. Ils avaient parlaient de stratégie de défense du manoir, des points forts et faibles de la bâtisse. Des discutions purement spéculatives, jusqu’à ce que soudain, un homme, du sang sur le visage, ouvre avec fracas la porte, informant ses supérieurs de la terrible attaque qu’ils subissaient.

Venn, sans plus tarder, se précipita dans le couloir menant à la grande salle du manoir. En pénétrant dans cette dernière, il aperçu trois hommes, occupés à amassé les richesses de la salle. Il dégaina sa lame, et suivit par deux hommes de la garde, se précipita sur les assaillants. Des pirates. Son sang ne fit qu’un tour dans son corps. D’une parade douteuse, il dévia le coup de lame du pirate qui l’attaquait de taille, et pendant que ce dernier, emportait par son élan, lui passait dans le dos, Venn fit volte face, et d’un coup d’estoc bien placé transperça le torse de son adversaire du moment. Ce dernier suffoqua, un poumon percé de toute évidence, lâcha son arme, et mis genou à terre. Venn en profita, lui tranchant la gorge d’un coup sec et sans bavure. Il fut alors projeter au sol par un coup dans le dos. Un des pirates, s’étant défait de son duel avec le garde, lui tranchant la tête, s’en prenait maintenant à lui, l’envoyant volé d’un coup de contre taille du plat de sa lame monstrueusement longue. Venn se remit rapidement sur ses pieds, et fit face à son adversaire. Ce dernier, fort habile de sa lame à deux mains, tenta plusieurs percés sur les cotés de Venn, sans parvenir à percer sa garde. Venn n’était pas plus avancé, toutes ses tentatives de parades offensives étaient réduites à néant par les réflexes de son adversaire. Soudain, ce dernier se figea, une expression de surprise, mêle à de la douleur sur le visage. Une flèche venait de se plantait dans la base de cou épais, lui sectionnant toute la tuyauterie. L’archer, un soldat des Larmes de Venn se tenait dans l’entrebâillement de la porte du hall, il fit un signe de tête à Venn, et repartit en courant vers l’extérieur.

Ces enflures de pirates étaient passées par le ponton … Le seul point que Venn avait oublié, un comble pour lui, au vu de sa hantise des pirates. Il songea ensuite au roi, qui dormait dans la tour supérieur du manoir. Ordonnant à deux hommes de le suivre, Venn se précipita dans le couloir menant à l’aile ou se trouvait Diony. En arrivant au corps de garde, il aperçu les gardes, profondément endormit. Quelque peu rassuré, il enjoignit aux deux hommes qui le suivaient de retourner à l’extérieur, et de défendre le manoir comme possible. Il réveilla les gardes paresseux, et s’époumona sur eux, les traitants de tous les noms. Une fois la venté passé, il ordonna à l’un d’eux de monté voir le roi dans ses quartiers, et de le protéger, quant aux autres, il leur dit de rester bien éveiller, et d’empêcher quiconque de passer par ce couloir. Il se précipita ensuite à l’extérieur du domaine, prêt à bouter ces ordures à la mer. Il rejoignit son second sur un petit terre plein dans la cour du manoir, et bandant son arc, fit pleuvoir la mort sur les pirates qui avaient le malheur de se présenter dans la cour.
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MessageSujet: Re: Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]   Sam 23 Juin - 10:35

Un bref instant le silence flotta entre Arren et le garde qui avait ouvert la porte, le pirate soudain perplexe et le garde ouvrant de grands yeux à la vue du corps du roi, du sac qu'il portait et du sang. Puis une nouvelle sonnerie de cor retentit et la vie les anima de nouveau. Le pauvre soldat eut bien le geste de tirer son épée mais à peine avait-il amorcé le mouvement qu'il mourait, proprement ouvert en deux de l'épaule au sternum d'un seul coup de la lame lourde de son adversaire. Le second n'eut pas plus de chance puisqu'il se retrouva bientôt à demi empalé sur un chandelier de la pièce après avoir contraint Arren à poser à terre son sac pour se battre. Avant de finir dans l'au-delà l'idiot aurait au moins appris qu'il ne fallait jamais séparer un pirate de son butin. Une fois les deux importun mort il récupéra le sac de fortune et entreprit de descendre quatre à quatre l'escalier interminable. Ce ne fut qu'arriver dans le corps de garde qu'il comprit l'erreur qu'il venait de commettre, plus particulièrement lorsqu'il faillit entrer en collision avec un soldat se tenant devant le boyau. Par bonheur il parvint à ne pas s'empaler lui-même sur la lame que l'autre tenait.... il ne savait pas comment, mais après tout ça n'avait pas d'importance, après les avoir vu roupiller comme des bienheureux il ne s'étonnait plus de rien. L'homme sursauta et pivota sur lui même juste à temps pour recevoir un coup de poing qui l'envoya s'éclater le crâne contre le mur. Pas mort certainement mais bien assommé. Les autres ne mirent pas cinq minutes à prendre leur armes pour se ruer sus au pirate.... mais encore une fois ils étaient bien trop lent pour le capitaine qui en faucha deux sans soucis. Les autres entre temps avançaient vers lui, près à l'embrocher. Pas apeuré bien qu'un peu soucieux il ne bougea pas d'un pouce et attendit que les imbéciles se rapproche juste assez pour se fendre et attaquer le premier aux jambes, les sectionnant avant que l'un de ceux dans son dos ne parvienne à l'atteindre à l'épaule, le faisant vaguement grogner.

Pivotant vivement il fit retraite dans l'escalier pour être sûr de ne pas subir plus d'un assaut à la fois. Ainsi placé il n'eut aucun soucis à se débarrasser de la dizaine de gardes déterminés qui avaient tenter, sans grand succès, de le tuer. L'odeur du sang lui montait à la tête, il avait faim, il avait soif et il une envie terrible de se battre faisait trembler ses membres. Le dernier garde s'avança finalement vers lui mais cette fois ce fut Arren qui ne fut pas assez rapide. Une flèche traversa la fenêtre et se ficha dans l'interstice de l'armure du malheureux soldat qui mourut, la gorge percée. Grognant de mécontentement de s'être fait voler sa proie le pirate récupéra son butin et se pencha au travers de l'ouverture de pierre pour contempler la cour intérieur du château où des soldats de Meniev semblaient se battre plus qu'honorablement contre ses pirates. Dans la galerie supérieur l'archer du Silence qui avait fauché feu son adversaire lui fit un signe qu'il rendit avant d’inspecter du mieux possible ce qui se passait. Une rapide coup d’œil lui apprit qu'il était temps de quitter les lieux tandis qu'au loin une clameur sourde montait de la ville en flamme, l'Iron Victory, illuminé, faisait pleuvoir sur le quartier des docs une pluie de boulet incendiaires et de flèches et le feu grégeois scintillait par endroit sur les flots, là où les rares navires de guerre tentaient d'arrêter la forteresse flottante. Il sourit et finit de descendre les quelques marches menant à la cour et aux couloirs extérieurs sans prendre garde aux flèches qui sifflaient parfois, trop lointaines encore pour l'inquiéter. Attrapant l'un des siens il ordonna la retraite en prenant bien soin de préciser d’emporter tout ce qu'ils pouvaient emporter, le pirate hocha la tête et disparus à l'intérieur de la demeure pour prévenir ceux qui s'y trouvaient encore. Arren quand à lui décida de semer un peu le trouble parmi les gardes restant et tira sur l'un de ceux au centre de l'espace ouvert avant de tirer l'épée...
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MessageSujet: Re: Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]   Lun 23 Juil - 13:41

Une malheureux pirate eu la mauvaise idée de se présenter à quelques mètres de Venn, passant en courant d’un portail à l’autre. Sa course se termina tragiquement à quelques encablures de la porte qu’il visait, une flèche fichée en travers de la gorge. Le sang giclait abondamment, le pauvre pirate n’avait pas eu beaucoup de chance. La flèche en queue de pie de l’archer l’avait presque décapité. Son sang, rouge vermeille et bouillonnant, dans un vol gracieux autant que rapide vint égayer le mur de la cour d’une tache pourpre suintante, symbole d’une mort propre, surement lente, et pour le moins douloureuse. Venn était soudainement excité, un sentiment qu’il n’avait pas ressentit depuis trop longtemps. Un sentiment que la chasse ne lui procurait pas. Un sentiment bestiale de puissance pure, de mort imminente, mais en même temps, d’excitation, non pas de peur, comme l’on pourrait si attendre, mais plutôt une espèce de colère interne, doublé d’une rage de victoire. L’air était lourd, chargé d’une odeur acre, mélange subtil de poussière foulé par la multitude, délaissé par la pluie depuis trop longtemps, de sang et de sueur. Cet odeur, toujours la même, toujours aussi frappante, celle des champs de batailles. Elle vous emplit les narines, et ne vous lâche plus, elle vous hante jusqu’à la fin de vos jours, ramenant à votre esprit les images infectes des barbaries de la guerre, des effusions violentes d’hémoglobines. C’est cette même odeur qui frappa Venn de plein fouet alors qu’il bandait son arc une énième fois, avisant un pirate sur galerie des remparts, un archer qui venait de réussir un tir très propre à travers une des fenêtres de la tour qui lui faisait face. Son esprit se figea. Cette odeur. Ses narines se dilatèrent, il inspira profondément. L’archer fit un tour vers lui. Il revint rapidement à lui, les yeux écarquillé. Trop de choses lui revenaient soudainement en tête. Il retint sa respiration, et d’un geste sur et assuré décocha une flèche en direction de l’archer. Une seconde. C’est le laps de temps pendant lequel l’archer vit la mort en face. Il aurait pu bouger, tenta d’échapper au trait mortel. Il n’en fit rien. C’était assez surprenant de voir que beaucoup des victimes de Venn fixaient le messager de leur mort fondant sur eux, plutôt que d’essayer de l’esquiver. Une espèce de fascination malsaine pour la mort imminente. La flèche vint se loger dans la cavité oculaire droite du pauvre archer. Une mort rapide et propre. C’est alors que Venn eu un déclic. La tour. Pourquoi l’archer avait abattu un des gardes à l’intérieur ? Il n’y avait pas d’archer dans cette tour, et les cibles ne manquaient pas. Il devait protéger quelqu’un. Le sang de Venn ne fit qu’un tour.

Agrippant son second par l’épaule, il ordonna un repli sur l’intérieur du bâtiment. C'est à ce moment là qu'il aperçu un espèce de fou chargé d'un sac, qu'il portait fièrement à l'épaule. Il n'avait pas le temps pour ce rigolo aux cheveux de jais, et il prit donc là direction de la tour du roi sans plus attendre, laissant le soin à son second d’arrêter le fou. Les murs étaient perdus, et tenter de couler le navire n’était pas une bonne idée tant qu’ils n’étaient pas tous rassemblés. Aussi courut-il rapidement à l’intérieur, laissant ses officiers gérer la retraite. Il se dirigea vers la tour ou dormait le roi, et, arrivant au bas de l’escalier, il aperçu un pirate courant dans sa direction, hurlant à tue-tête à la retraite. Il écarquilla grand les yeux en voyant Venn fondre sur lui. Le sang gicla. La tête de l’homme tomba à quelques pas de son corps, les yeux toujours écarquillés. Ils fuyaient. Bien. Mais sa satisfaction ne fut que de courte durée. La montée d’escalier était jonchée de cadavres, autant que le corps de garde. Pris de panique, Venn se précipita dans la chambre royale, avalant les escaliers par paires de marches. La porte. Elle était entre ouvert. Il aperçu des pieds, puis une paire de jambe. Un torse, portant l’armure des Larmes. Il pria intérieurement pour que le roi soit en vie, même s’il avait d’avance peur de voir le reste de la chambre. Il poussa un gémissement à la vue du cadavre de Diony, gisant là, sur le sol froid et rude de la tour. Etait-ce bien lui ? Venn s’approcha, et doucement, mit le cadavre sur le dos. Comment une telle bourde avait-elle pu se produire … Ses yeux se clore à la vue du visage du souverain. Non ce n’était pas possible. Il rouvrit les yeux. La gorge tranchée du roi suintait encore de sang, maculant ses royales parures que Venn avait trouvait à l’époque si grotesque. Le sang du roi maculait maintenant les mains du capitaine, qui, retenant des larmes, porta sa main à son visage. Comment était-il possible que ces pirates de malheurs s’acharnent autant sur la vie d’un même homme ? Ils lui avaient ôté son père, son meilleur ami, et maintenant son souverain, la dernière raison qu’il lui restait de se battre. Non … il lui restait sa rage des pirates. Il devait se raccrocher à quelques choses. Il avait échoué, faillit à sa tache, échouer lamentablement …

Un homme pénétra dans la pièce funeste. Un pirate. Ce dernier, marquant un temps d’arrêt, finit par se jeter sur le capitaine qui avait un genou au sol, les yeux en larmes. Sa lame fendit l’air de haut en bas, partant de loin dans son dos pour s’abattre dans le vide. Il n’eut pas le temps de finir son geste, que Venn, d’un bond agile lui sauta dans les jambes, le fauchant, et s’écroulant sur lui sur le parquet de la tour. Le pirate tenta de donner un coup d’épée dans le dos de Venn, mais ce dernier, d’un bon coup sur l’épaule du pirate, fit tomber la lame de la main de ce dernier, attrapant le couteau à la ceinture du pirate, Venn le planta dans le bas ventre de son adverse, à trois reprises, laissant ce dernier souffrir. Il se mit à genoux au dessus de sa cible et plaçant le couteau sous sa gorge il dit :

« Qui est votre chef ? Ou est-il ? D’où venez-vous ? Le nom de ton navire ? Parle, et j’abrège tes souffrances ! »

Les seuls mots qu’il tira du pirate furent Silence, et Hilern. Venn prit le couteau, l’approcha de la gorge du pirate, voyant la détresse de ce dernier dans ses yeux, il s’apprêtait à l’égorger proprement, mais au lieu de ça, il se leva, suscitant un râle de la part du pirate qui n’attendait que la mort. Il s’apprêtait à l’égorger proprement, mais il se ravisa. Mettant un genou au sol, aux côtés de l’homme, et, alors qu’il enfonçait lentement son couteau dans son abdomen, il lui susurra à l’oreille :

« Je vais tous vous crevez, les uns après les autres. Sans exception, je vous traquerez tous, t’es le premier d’une longue liste mon pote … »

Alors que sa lame se déplaçait doucement d’un coté à l’autre du pirate, l’étripant proprement, il continua, un petit sourire sadique aux lèvres, alors que le pirate rendait ses derniers soupirs, le visage déformé par la souffrance, un grognement atroce lui échappant, entravé par le sang qui lui coulait de la bouche.

« Tu aimes ça hein ? Vous allez dégustez bande de porc …. »

Il retira sa lame, laissant lentement le pirate crever sur le parquet. Se relevant, il retourna au cadavre de Diony, et lui ferma les yeux d’un passage de main. Dégainant sa lame, il sortit rapidement de la tour, dévalant les escaliers quatre à quatre. Manquant de tomber et de se tordre le cou. Une fois en bas, il vit cet homme, ce grand gaillard aux cheveux noir, qui d’un bon pas, traverser la cour du château, portant un lourd fardeau fort suspect dans son dos. La mort se répandait à ses pieds, et Venn reconnu dans le gros tas de cadavre l'entourant, plusieurs personnages important de la garde du château. Venn se précipita sur le rempart, et, plongeant sa main dans son carquois, il y chercha une flèche empêner d’une plume rouge. Il mit la main dessus. Il sortit de son carquois sa dernière flèche en poinçon. Il banda son arc, et rapidement, d’un coup d’œil expert, visa l’homme qui ne prenait pas la peine de courir. La corde claqua, la flèche fusa. L’air siffla sur le passage du projectile. Ce dernier vint se ficher dans le sac du pirate, manquant de transpercer ce dernier, déchirant largement le sac qui, fragilisé, et sous la pression de ce qu’il contenait, s’ouvrit largement, déversant une partie de son contenu. Venn prépara rapidement une seconde flèche, qu’il tira rapidement, tant pis pour le pirate au sac, il attendrait, en direction d’un comparse de ce dernier, qui courait à sa suite. Ce dernier, n’ayant pas le luxe d’un sac plein de pièce sur le dos, s’écroula, une flèche ressortant de sa poitrine, le transperçant des omoplates au sternum. Content de lui, Venn banda une nouvelle fois son arc, rapportant son attention sur le porteur de sac.

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MessageSujet: Re: Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]   Mar 24 Juil - 13:01

Il découpait tout ce qui se trouvait sur son chemin, laissant une mare sanglante se formait à ses pieds et imbiber ses bottes. Puis soudain, alors qu'à la faveur d'une pause il remettait en place son chargement il sentit le sac se déchirer, déversant une partie de son contenu sur le sol. Pivotant sur place en lâchant le sac il eut juste le temps de voir le pirate derrière lui transpercer par une flèche. Une grimace animale anima ses traits tandis qu'il cherchait le responsable des yeux. Il le trouva finalement et lui jeta un regard luisant sous les feux, souriant ironiquement il ne bougea pas d'un seul centimètre tandis qu'il le voyait bander son arc une nouvelle fois, à son intention de toutes évidences. Il ne bougea pas en voyant la flèche voler vers lui, pas un seul frémissement. Le projectile fut arrêter à un centimètre de son front, broyé dans sa poigne de fer. Il souriait toujours et rien dans sa posture ne montrait qu'il en était autrement, pourtant il eut un tremblement intérieur de soulagement, d'être parvenu à attraper la flèche à temps. Il avait beau être rapide et précis cet archer là était bien meilleurs que ceux qu'il tuait habituellement. Il l'avait sous estimé et avait faillit se retrouver avec un trou au milieu du front.

Clignant des yeux il jeta la flèche à terre d'un mouvement dédaigneux et prit l'un de ses pistolets à crosse de nacre, visa et cueillit l'archer juste à coté. Il se détourna, arracha une cape qu'il passa autour du sac pour le colmater puis le remis sur son épaule, prenant bien soin d'éviter au passage les quelques projectiles qu'on lui envoyait, sans qu'une seule fois son regard quitte celui qui avait bien faillit le tuer. Un nouveau hurlement strident de la corne du Silence retentit et il sortit son cor, y répondant dans un fracas qui fit couvrir les oreilles à tout ceux présent dans la cour intérieur. Il jeta le sac à un de ses marins puis entreprit de monter jusque sur le rempart pour se trouver face à face avec celui qui semblait être le capitaine de la garde. Éliminant les chiens sur son chemin il s'arrêta finalement, son sourire torve toujours vissé à ses lèvres tandis qu'il observait l'homme plus loin comme si il était une pièce de viande de premier choix. Avec un salut moqueur il se jeta à sa suite, bien décidé à faire de lui une chasse digne d'être racontée. Après tout il n'avait pas l'intention d'avoir perdu son temps à monter jusque là pour rien. En contrebas les pirates avaient commencés à battre en retraire avec leur butin, remontant à bord du Silence qui actionnait ses balistes, faisant pleuvoir la mort sur les gardes. Chargé à mort le navire était un poile plus lent à réagir mais tournait déjà sa poupe vers le large...

Un nouveau coup de cor et une explosion indiquant que le pont principal de Caladon venait de se rompre sous l'action des béliers du Victory. Une vague de feu s'éleva en colonne, éclairant le visage grisâtre d'Arren d'un éclat sauvage tandis qu'il levait son épée très haut, s'apprêtant à l’abattre pour un coup final sur l'un des gardes qui tentaient héroïquement de le séparer de sa cible désignée, à l'autre bout du parapet. Le sang le maculait, gorgeait vêtement et cheveux, éclaboussait son visage, faisait pulser sa tête et engourdissait ses sens, oblitérant le monde derrière un rideau carmin de fureur guerrière. Plus rien ne le guidait à part l'appel du sang, l'instinct du prédateur, mêle l'éclat de l'or n'était plus rien dans le trou sans fond de sa faim sans fin. Il se rapprochait par petit pas de l'archer droit devant lui, ne le quittant jamais du regard de mercure en fusion qui était le sien, crocs découverts, un cri de guerre montant de sa gorge. Il chargea une nouvelle fois au travers de ce qui restait des soldats sans craintes des blessures qu'on lui infligerait.
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MessageSujet: Re: Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]   Jeu 2 Aoû - 10:12

Il n’en croyait pas ses yeux. Non, c’était impossible. Comment cet homme avait-il pu ?! Stopper un trait d’une poigne… Et pourtant c’était bien ce que cette… chose venait de faire. Chose, car à ce niveau-là, c’est inhumain ! Et pourtant… abasourdi, Venn ne bougeait pas un cil, lorsque soudain le pirate sortit son pistolet et ouvrit le feu sur lui. La balle le manqua de peu, et il revint aussitôt à lui. Le pirate semblait occupé à réparer son sac à butin, aussi Venn se désintéressa un instant de lui, aboyant un ordre aux hommes à côté de lui, se dirigea vers un officier sur le mur. Deux coups de cors s’élevèrent alors, sinistres et froid dans la nuit, tranchant avec les hurlements macabres et les cris de douleur. Voyant la bête donner son sac à un autre pire, il encocha une flèche qu’il destinait au pauvre homme. Ce dernier trottinait en direction de la porte de la cour. Venn banda son arc à en faire craquer le bois, et alors que sa corde atteignant la tension idéale, il décocha un trait qui suivit une belle courbe avant de venir se planter proprement à la base de la nuque de sa cible, le transperçant proprement, la pointe acérée de la flèche ressortait de quelques centimètres juste au-dessus du sternum de l’homme qui s’étouffa lentement, noyer dans son sang, asphyxier.

Le pirate semblait lui en vouloir. Il s’approchait de lui, grimpant le rempart, cherchant à l’atteindre. Venn vu alors les hommes de la garde, mené par un homme des Larmes se jeter sur lui. Ils n’avaient aucune chance face à un tel monstre, aussi Venn tenta de leur hurler de se replier, mais le vacarme ambiant rendait inaudibles ses ordres. Il vit avec effroi les deux premiers hommes mourir massacrés. Venn tenta de toucher le pirate avec ses flèches, mais ses deux premiers traits ne portèrent pas. Le combat devint ensuite trop confus pour tenter de tirer, sans risquer de toucher des hommes à lui. S’approchant de l’homme le plus proche il hurla de se replier. Lui-même partit en direction de l’autre escalier menant à la cour, et il vu, horrifier, le pirate chargé au milieu d’une mêlée de soldat, et les étriper les uns après les autres. Ne regardant pas devant lui, Venn percuta un pirate qui arrivait en courant de sa gauche. Surpris, ils se regardèrent un instant, perplexe, puis, comme si de rien n’était, repartirent chacun de leurs côtés.

Se retournant de nouveau vers le rempart, Venn aperçut le pirate qui se dirigeait inexorablement vers lui. Il s’apprêtait à descendre les escaliers que Venn venait d’emprunter, mais un homme semblait lui tenir tête, un jeune membre des Larmes, que Venn avait rencontré une semaine auparavant. Ce dernier était aux prises avec la bête féroce qu’était le pirate, un pied dans l’escalier, l’autre sur le rempart. Soudain Venn vit un second pirate s’apprêtant à monter les escaliers, et qui arriverait donc dans le dos du jeune homme. Sans plus attendre, Venn chargea le pirate du bas de l’escalier, sortant du fourreau sa lame, à quelques mètres de lui tout au plus. Ne pouvant pas arriver à tant, il mit à profit un instant d’accalmie sonore et hurla à l’intention du pirate.

« Hey toi, viens voir mon gros ! »

Il se jeta sur l’homme, l’épée au clair. Il l’abattit dans un ample geste circulaire par la droite. Le pirate para, et contra d’un coup de taille. Venn d’un pas agile esquiva, et la lame du pirate le manqua de peu, parant une autre botte de son adversaire, Venn dû reculer légèrement, et lança un coup d’estoc. Sa lame vint se planter dans l’épaule du pirate, l’entaillant légèrement. Ce dernier riposta rapidement, et d’un coup vif il vint placer sa lame en biseau au-dessus de l’épaule gauche de Venn, l’abatant avec force. Ce dernier ramenant rapidement son bras droit put parer le coup, et le pirate se pencha en avant, sous l’effet de son élan. Venn profita du moment et le cueillit d’un coup de genoux sous le menton, le renversant en arrière. Venn se jeta sur lui, et lui enfonça sa lame au travers de la gorge. Il leva les yeux pour voir la bête juste devant lui.
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MessageSujet: Re: Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]   Mar 7 Aoû - 16:39

Il avançait tranchant tout sur son chemin. Un bref instant il vit un jeune homme, un jeune garde, tenter de s'opposer à lui, frêle roseau contre la fureur de l'océan. Il ne tint pas longtemps. L'immobilisant dans une poigne de fer qui l'obligea toutefois à lâcher sa lourde lame il le souleva de terre et le broyant entre ses bras avant de lui arracher la gorge à pleines dents. La bouche remplie de chair juteuse, le sang dégoulinant sur son menton comme du jus il mâcha, tenant toujours sa véritable cible de ses yeux. Broyant le reste de trachée qu'il avait sortie en même temps il recracha les restes gluant et qui passaient mal avant de s'essuyer d'un revers de manche. Il ne prit même pas la peine de ramasser sa lame, en quelques pas il était sûr l'archer et l'attrapait avec la même fermeté que sa précédente victime, la poigne si forte que les os en grinçaient et craquaient.

Un sourire dément mais plein d'une malveillance à glacer le sang fleurit sur ses lèvres peintes d'écarlate tandis que l'expression du soldat lui arrachait un ricanement. Il l'expédia d'une poussée contre le mur se jetant à sa suite comme un loup affamé il se mit à le rouer de coups, ne retenant absolument pas sa force. Une fois qu'il fut certain que l'homme ne bougerait plus de son propre chef il tira la dague qui pendait à sa ceinture. Juste à temps, un garde avait enfin repéré son forfait et se ruait sur lui. Se relevant il l’assomma d'un geste vif et entreprit de l’éviscérer aussi efficacement que possible dans un moment comme celui-là, attrapant à pleine main les entrailles chaudes il revint à sa victime, les entortillant autour de son cou et de sa tête en une parodie de couronne et collier. S'apprêtant à le tuer il plongea la dague dans son épaule mais fut, de nouveau, interrompu, en entendant cette fois le son profond et puissant de l'Iron Victory qui appelait. Grondant un juron il grava sa marque sur l'épaule à nue puis se pencha légèrement, venant effleurer son oreille de son souffle chaud, en un geste qui aurait pût paraître intime si ils n'avaient pas été en plein millieu d'un champ de bataille. Susurrant comme un serpent d'une voix cajoleuse.

« C'est moi qui ai tué ton roi »

Il se releva et donna un coup de cor avant de rattraper son épée et de s'enfuir, ramassant ce qu'il pouvait du trésor éparpillé et tuant les gardes qui tentaient de l'arrêter. Les flèches pleuvaient, les hurlements étaient assourdissant et soudain, en une explosion terrifiante, le ciel s'enflamma littéralement, plein de flammes d'un vert malsain. L'Iron Victory faisait pleuvoir des projectiles de feu gregeois sur le manoir et le feu sauvage imbibait absolument tout ce qu'il pouvait, des hommes à l'eau en passant par l'or. Dans cet enfer il rallia autant de pirates perdus qu'il pouvait et revint au Silence avant de le faire virer de bord le plus rapidement possible. Le fidèle navire obéit autant qu'il le pouvait avec sa charge soudain démesurée. Passant l'arche miraculeusement intact du port interne il eut le loisir d'entrevoir la ville autrefois magnifique de richesses de Caladon en proie à la fureur du feu vert, les hurlements et lamentations qui en montaient formant une symphonie superbe en ouverture à cet âge des pirates. Un sourire vainqueur, bientôt suivit d'un rire fanatique, perça l'air, repris en cœur par tout les survivants, rugissant leur joie d'être toujours en vie et plus riche qu'on ne saurait l’imaginer. Le navire forteresse, l'Iron Victory, fit encore pleuvoir quelques projectiles sur le manoir avant de suivre plus pesamment encore la route tracée par un Silence allégé en marin. Disparaissant bientôt dans la nuit noir il ne resta plus d'eux que la ville flambant, les cadavres et, dans une chambre solitaire de la tourelle, un méfait qui raisonnerait au travers de toutes les principautés. L'alliance renaissait enfin.


Dernière édition par Arrenadd Hilern le Sam 18 Aoû - 20:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]   Sam 11 Aoû - 20:45

La douleur. Rien d’autre. Une douleur lancinante le foudroya lorsque l’homme l’agrippa. Il sentit son bras se rompre sous la pression de l’homme, et un grognement de douleur s’échappa de sa gorge. Il vola littéralement et s’écrasa contre un mur. Son corps entier fut ébranlé par le choc, et il eut une seconde d’absence. Lorsqu’il rouvrit les yeux, ce ne fut que pour apercevoir la mort approcher à grands pas. Il tenta de se relever fébrilement, lorsqu’une série de coups vint le cueillir au visage, à l’abdomen, et sur le reste du corps. Grogis, paralysé par la douleur, il sent ses os se briser les uns après les autres, quelques côtes, puis son bras, son épaule, sa pommette droite. Alors qu’il pensait que le coup de grâce arriver, il vit, horrifier, de son seul œil encore ouvert, un garde se faire étriper, et son agresseur le décorer de tripes. Il sombra dans l’inconscience, et son esprit vagabonda dans son imaginaire un moment, rêvassant. Soudain, un hurlement lui fut arraché par une lame se plantant lentement dans son épaule gauche. Un cri de douleur, de souffrances rauques et sèches. Ses yeux se révulsèrent. Une nausée le secoua, et il plongea ses yeux ardant, déchiré entre la douleur et la rage dans ceux de son tueur. Lorsque ce dernier lui apprit qu’il était le régicide, Venn fut pris d’un spasme nerveux. Non.

Il sombra dans les profondeurs du coma. Ses rêves le menèrent dans de vertes prairies, celles de son enfance, ou il revit son père, et son meilleur ami, debout en face de lui, souriant, abordant un air peiné. Était-ce là la mort ? Non, il ne pouvait y croire. Il marcha lentement jusqu’aux deux fantômes, à une vingtaine de mètres de lui. Sa douleur aveuglante avait disparu. Il se sentait léger et ne ressentait plus rien. Soudain, une forme vague apparut aux côtés des deux hommes en face de lui. S’interrompant net, Venn vit horrifier la forme prendre les traits de Diony, souriant lui aussi. Courant vers eux, il ne s’arrêta qu’à portée de main des apparitions. Il tendit une main, qui transperça de part en part Diony. Horrifié, il retira promptement sa main. Son père lui dit alors à quel point il était fier de lui, son ami en fit de même, et Diony, souriant, ce qui n’était pas très habituel lorsqu’il s’adressait à lui, le remercia pour tout ce qu’il avait fait pour lui et sa famille, lui enjoignant de ne pas s’en vouloir pour ce qui c’était passer. Le monde se mit alors à tourner rapidement autour d’eux. Venn se sentit flotter quelques instants, et les vertes prairies chutèrent sous ses pieds, comme en chute libre. Un autre paysage s’imposa à lui. Une chaine de montagnes s’étendait à perte de vue, et dans son dos, trois tombes, une pour chacun de ses proches défunts d’une main pirate. Au fond de la vallée, il lui sembla apercevoir une forteresse, survolé par un faucon. Son emblème … Alors qu’il se mettait à courir vers la forteresse, un gouffre s’ouvrait à ses pieds, dans un craquement atroce, et emporté dans sa course, Venn chutait dans ce gouffre sans fin, plongeant dans l’obscurité, il tombait alors brutalement devant les trois tombes. Et cela se répéta plusieurs fois. Soudain, le monde se remit à basculer autour de lui. La nausée le prit, et il se retrouva accoudé au bastingage d’un navire, vomissant tout son saoul dans la mer. Reprenant le contrôle de ses tripes, il s’essuya la bouche, et vit avec horreur le grand pirate aux cheveux noirs en face de lui. Ce dernier lui ordonna de retourner à la barre, et l’appela timonier. Venn manqua de tomber à la renverse. Était-ce vrai ? Le pirate l’avait-il capturé ? Non, était-ce possible ? Ce devait être un délire postmortuaire ! Il n’y croyait pas. Obéissant, il monta derrière la barre, et vit avec horreur les lumières du manoir de Caladon. C’était impossible. Alors qu’ils accostaient au ponton, Venn contemplait plein d’effroi le pirate aux cheveux noirs tuer son roi. Mais, comment avaient-ils atterri dans la pièce du roi ? Le pirate entrepris de dévorer à belle dent le cadavre du roi, lui arrachant les globes oculaires et gobant rond, faisant de mêmes avec ses organes génitaux. Tout devint rapidement flou et sa tête bourdonna.

Un chirurgien se tenait à genoux au-dessus du capitaine. Ses deux yeux étaient clos, injectés de sang lorsqu’on lui soulevait les paupières, et ornés de magnifiques cocards. Son visage était entièrement tuméfié, couvert de sang. Une estafilade lui avait entaillé le nez, laissant perler de temps à autre une goute de sang poisseux sur ses joues. Sa pommette droite était noire, couverte d’un hématome effrayant. Son épaule gauche avait souffert du coup de poignard, mais fort heureusement, aucun organe n’avait était touché. Cependant, plusieurs de ses côtes étaient brisées, et bon nombre d’autres étaient fêlés. Son épaule gauche était déboitée, et son avant-bras gauche réduit en miettes par la poigne du pirate. Soudain, dans un râle atroce, il revint à lui. Son crâne le lançait atrocement. Chaque inspiration était une séance de torture. Il cracha le sang qu’il avait dans la bouche, et vomit copieusement sur les pieds du chirurgien. Il lui fallut plus d’une heure pour pouvoir tenir debout. On l’assit alors sur une chaise, dans le hall du manoir, et plusieurs officiers vinrent lui faire leurs rapports. Les pertes étaient considérables. Il avait perdu presque la moitié de ses hommes, et un bon tiers de la garde de la ville était morte également. Le compte de blessé était astronomique. De nombreux civils avaient perdu la vie cette nuit également. Il insista pour se rendre sur place et constater les dégâts. Le soleil pointait à l’horizon, et le feu brulait toujours dans la ville. Un petit vent du nord emportait une épaisse fumée noire au-dessus de la mer. Le port avait était dévasté, et la quasi-totalité des navires à l’encore gisaient, en feu, et partiellement enfouit sous les flots. Par endroits, on apercevait uniquement un mat dépassant du miroir de l’eau. L’odeur était atroce. Lourde, âcre, un mélange de poussière et de feu de bois. Un petit relent de sang aussi. Alors qu’ils approchaient du centre-ville, l’horreur se présenta aux yeux de Venn. Dans une ruelle, un projectile de feu grégeois avait éclaté, inondant la rue de sa mort liquide. Là, au milieu de la rue, se tenait le cadavre d’une femme, tenant dans ses bras une fillette, lui cachant le visage de ses mains. Les corps étaient restés en place, à genoux dans la rue, face à l’horreur. La mère avait le crâne entièrement brulé, le la moitié du visage rongé par le feu. Ses membres n’étaient plus que lambeau de chair et d’os. La fillette portait les cheveux longs, sur la moitié droite du crâne, l’autre moitié, largement exposée au liquide grégeois, laissait apparaitre un cerveau grillé. Venn ferma les yeux. Les pirates étaient de vrais monstres. Comment pouvait-on faire cela, à des civils, des femmes et des enfants ?! Alors qu’il continuait de marcher le long du vieux centre de Caladon, il se mit à pleurer. Sur la place centrale du village, devant le temple local, des centaines de corps étaient empilés. Les cris déchirants des familles s’élevaient à travers toute la ville. Comment des êtres humains pouvaient-ils faire preuve d’autant de cruauté ? L’usage d’arme aussi lâche était impensable. Un homme, le corps couvert de brulure suppurante se jeta à ses pieds, avec dans ses mains un nourrisson, une carcasse de nourrisson, carbonisé à l’exception du visage. L’homme implorait qu’on lui rende son fils, en demandant pourquoi. Venn ne répondit rien, ne sachant que dire. Deux hommes de la mission locale vinrent prendre l’homme par sous les épaules, pour le soigner.

Soudain un soldat se précipita vers Venn, et lui annonça d’un air triomphant qu’un des prisonniers avait repris ses esprits. Venn se dirigea alors vers la caserne locale ou l’homme était détenu. Il s’assit sans mot dire dans la cour ou une centaine de soldats étaient rassemblés autour du poteau ou l’homme se tenait ligoté et bâillonné. C’était un homme entre deux âges, pas plus de trente ans, il portait une barbe grisâtre naissante et des cheveux mi-longs gris, à l’aspect gras. La tête basse, Venn lui dit d’une voix grave.

« Je pourrais te demander de répondre à des questions. Tu le ferais surement sans que j’aie besoin de te faire parler. Mais je suis d’humeur gracieuse ce matin. Je t’offre une séance d’amusement à la mode pirate. Et réjouis-toi, tu seras le clou du spectacle ! »

Venn donna l’ordre à ses hommes d’attacher le pirate sur la table d’écartèlement. Ils tendirent ses bras et ses jambes, juste assez pour que sa peau se tende proprement. Venn se leva, et s’approchant de l’homme, il leva enfin la tête. Une lueur de démence scintillait au fond de ses yeux mis clos par les tuméfactions. Il prit un poignard sur la table proche de l’homme, et joua avec un moment. Il fredonnait une rengaine gaie, siffler lui étant impossible à cause des coupures sur ces lèvres.

« Ne t’inquiète pas, ça ne sera plus bien long, mes hommes sont en train de préparer le plomb et le souffre mon ami. »


Deux petites marmites furent déposées de part et d’autre de l’homme, qui hurlait sous son bâillon. Venn lui trancha trois doigts de la main gauche, et appliqua avec une louche une couche de soufre incandescent sur la brulure. L’homme hurlait, et son corps était agité de spasme violent. Lorsqu’il se fut calmé, on lui ôta son bâillon. Venn l’interrogea alors sur plusieurs sujets. Qui était son capitaine, et son navire. Les réponses, Arrenadd Hilern et le Silence ne lui disaient rien de bien précis. Lorsqu’il demanda pourquoi ils s’en étaient pris à ce village, et qui les avaient renseignés de la présence du roi, l’homme ouvrit de grands yeux et répondit que, sur tous ses ancêtres il n’était pas au courant pour le roi. Venn lui planta la dague dans l’œil droit, et la retira, arrachant un hurlement à l’homme.

« Je vais t’apprendre à ouvrir des yeux ronds comme ça lorsque tu mens, pirate ! … alors, QUI vous a envoyé ici ! »

L’homme se mit à pleurer, à hurler qu’il ne savait pas. Venn fit signe à un homme prés du chaudron de plomb, et désigna les parties génitales du pirate. Ce dernier se mit à baver tant il se hâter de parler. Il jurait ne rien savoir, mais avait entendu dire que son capitaine avait était payé par le roi d’un clan du Nord, un certain Elirel quelque chose. Lui demandant s’il était bien sûr, Venn donna l’ordre à l’homme de couler un peu de plomb. La brulure immédiate arracha un hurlement inhumain au pirate, qui se mit à respirer bruyamment, crachant salive et sang. Oui, il était sur. C’était le roi du nord qui les avait envoyés ici. Il suppliait qu’on l’achève. Venn, satisfait de ce qu’il avait entendu, se leva, et d’un geste désinvolte, fit comprendre au préposé au plomb de finir de travail. Alors que Venn marchait vers la porte de la caserne, entouré de son état-major, un crépitement se fit entendre, suivit d’un hurlement qui raisonna dans toute la ville. Un hurlement sans fin, spasmodique. Un soldat que Venn croisa en eut un haut-le-cœur et vomit toutes ses tripes le long de la route. Venn, après l’ardeur et la rage de l’interrogatoire, se maudit d’avoir était si cru. Mais ces animaux ne méritaient pas mieux que ça ! Il reprit la route du manoir, et aboya multitudes d’ordres, que les corps soient ensevelit et brulés, que les bâtiments en feu soit éteint, ou rasé. Il ordonna le rassemblement de ses troupes et prépara son retour sur la capitale. Il rejoignit juste avant le départ son maitre fauconnier, qui avait survécu, et lui transmit un message à faire parvenir au palais royal. Il serra les temps à la dictée du message :

« Le souverain, Son Altesse Royale Diony de la famille Sabazios c’est éteint cette nuit. Le roi est mort, vive le roi. Le Faucon est en route pour Coji. Ses condoléances à la famille royale. »

Il suivit l’oiseau des yeux, et mit sa main en visière pour ne pas être ébloui par le soleil. Une période finissait, une autre débutait fort. Il devait à présent jouer serrer. Il savait quoi faire, mais il devait réfléchir, se poser.
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Nuit sanglante [Mort de Diony. ATTENTION scènes violentes][Pv Venn][Fini]

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