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 Viladra Memphis.[Validée]

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MessageSujet: Viladra Memphis.[Validée]   Mer 8 Aoû - 19:11





.:I VILADRA MEMPHIS I:.


"Je t'aime ainsi ! Pourtant, si tu veux aujourd'hui,
Comme un astre éclipsé qui sort de la pénombre,
Te pavaner aux lieux que la Folie encombre,
C'est bien ! Charmant poignard, jaillis de ton étui !

Allume ta prunelle à la flamme des lustres !
Allume le désir dans les regards des rustres !
Tout de toi m'est plaisir, morbide ou pétulant !"



Ce que je suis.


Prénom & Nom: Viladra Memphis
Sexe: On ne nait pas femme, on le devient.
Âge: dix-neuf hivers sont passés.
Race: Thériantrophes

Groupe: Clan du nord
Rang: Guerrière d'Esmerin.
Métier: Serveuse.



Viser l'aponie.

Hiver 668.
Je ne me souviens plus exactement des détails, j’étais encore très jeune à ce moment là mais il me semblait que dans la lumière vacillante de la chandelle et sous les cris de douleur de ma mère, quelqu’un était en train de naître. A cinq ans, on se forge nos premiers souvenirs mais ils sont si éphémères que les décrire avec netteté relève de l’impossibilité.
Ce soir là, alors qu’à cette heure-ci j’avais l’habitude de dormir il me fallut attendre de longues heures avant de comprendre ce qu’il se passait. Enfant curieux, je me souvenais d’avoir été obligé d’attendre assis sur une chaise dans le coin de la pièce pendant que mes parents et la guérisseuse se tenaient dans la chambre à côté. Enfin, je réussis à voir l’objet de leurs efforts et si je ne pourrai jamais vous dire de quelle couleur étaient les draps recouvrant ma mère, ce petit visage encore humide de son arrivée sur cette terre m’est resté en mémoire.
Ma sœur était née ce soir là, un fin duvet d’un noir de jais sur sa tête, une peau d’une blancheur d’ivoire et ses petits poings frappant l’air d’un air furieux. Quant son premier cri perça le silence de la nuit, ses fines paupières s’ouvrèrent alors sur deux abimes dans lequel je me perdis. D’un bleu clair presque opalescent, j’étais loin de me douter que ce regard si innocent finirait un jour par se poser sur les aspects moins festifs de la vie…

Printemps 683.
Peut-être qu’un frère ne devrait pas parler ainsi du même sang que le sien, mais j’aimais sans cesse la voir sourire. Son rire, pure comme l’eau des montagnes égrainait des notes mélodieuses à mes oreilles et son regard pétillant parait ma vie de toutes les couleurs.
A quinze elle avait déjà presque son corps de femme mais gardait néanmoins les traits de l’enfance. Grande, elle était fine et élancée et si son corps n’affichait pas encore les courbes d’une future féminité, son visage présentait la finesse que toute femme cache au fond de son être. Les cheveux d’un noir de jais, ils lui tombaient bien en-dessous de la taille et il me sembla bien qu’elle n’ait jamais aimé les couper.
Souvent vêtue de couleurs claires à cette période là, elles accentuaient son aspect chaleureux et ses regards espiègles tout en atténuant légèrement la blancheur de sa peau. Elle aimait porter des vêtements légers qui ne l’entravaient pas dans ses mouvements et gardait attaché à sa ceinture un petit coutela qui avait plus des fonctions pratiques que meurtrières…
Curieuse, comme on l’est à cet âge là, elle ne cessait de s’ébahir devant ce qu’elle ne connaissait pas et aimait s’extasier tout particulièrement devant les fleurs, ayant une particularité pour les roses. Il était rare de ne pas la voir sourire ou afficher ne serait-ce qu’un simple sourire paisible…
La particularité de son visage, si on pouvait appeler cela ainsi, était ses yeux. D’un bleu translucide, il était difficile de discerner quoique ce soit à l’intérieur dans la clarté et la luminescence qui semblaient s’y dégager fausser toute hypothèse. Légèrement effilés vers le haut, ses longs cils noirs contrastaient avec la couleur clair, bordant sa paupière comme un barrage à toute vision néfaste.


Hivers 686.
Je ne sus jamais ce qui la changea à ce point mais elle ne fut plus jamais la même. Ma sœur, ma vie, ma raison d’exister tant je voulais la protéger de tous les malheurs du monde… Elle me fut arrachée. Pourtant si proche encore, mais son esprit s’était égaré là où je ne pouvais la suivre et son corps sembla lui aussi tenter de s’adapter à cette nouvelle envolée… Ou peut-être était-ce une chute.
Elle avait dix-huit ans à ce moment là et possédait désormais le corps d’une femme accomplie. Elle avait encore grandi, dépassant bien souvent les autres femmes et pouvant supporter le regard d’un homme sans lever la tête. Ses cheveux d’un brun profond à l’origine avaient viré au noir onyx tandis que sa peau blanche prenait la couleur de la nacre. Son visage s’affina encore, laissant peu à peu disparaître les dernières marques de l’enfance pour afficher un faciès plus mince, plus sauvage qui faisait étrangement penser à un oiseau de proie. Peut-être avait-ce un lien avec ces rêves dont elle m’avait parlé, il y avait quelques années…
Elle portait désormais des vêtements très souvent teints en noir, et la voir dans de la couleur était devenue de plus en plus rare. Tout comme son sourire…
Elle avait toujours eu une âme de battante qui ne baissait jamais les bras, elle avait toujours voulu rester positive même lorsque tout semblait s’effondrer. Pourtant, la lassitude peignait ses traits et je pouvais voir l’ombre d’une certaine rancœur sous l’impassibilité perméable de ses regards devenus plus clairs que jamais. Je ne le vis jamais en entier mais il me sembla qu’elle portait un tatouage prenant une bonne partie de son dos. Sa signification ? Je n’en ai pas la moindre idée…

Atteindre l'ataraxie.

Eté 678 :
Elle ne cessait de m’étonner de jour en jour. Elle était extrêmement vive pour une fillette de onze ans et si je passais la plupart du temps à lui montrer une exaspération feinte pour calmer ses élans de joie, je ne pouvais qu’être fier de cet enfant qui ne voulait que connaître les bienfaits de la vie.
Ne vous méprenez pas, elle n’était absolument pas de ces petites filles naïves qui croient tout ce qu’on leur raconte pourvu qu’on ait une voix d’adulte mais elle acceptait bien volontiers d’accepter toute théorie tant qu’elle était joyeuse et pas trop compliqué.
Curieuse de tout, elle aimait faire des découvertes et je crois bien qu’à cet âge là, elle était déjà très indépendante. Notre situation étant un peu précaire, il a fallu qu’elle apprenne rapidement à se débrouiller et son esprit aventurier la poussait souvent à partir loin de moi pour quelques escapades dont elle avait le secret. Non, elle aimait ce frisson de peur qui agissait sur elle comme une poussée dans le dos ; elle aimait se confronter à des situations un peu étranges car c’était une façon de se dire qu’elle deviendrait une féroce guerrière. Un rêve plutôt commun dans la tête des enfants à cet âge…
Très sociable, elle se liait avec les gens facilement, parfois bien plus âgée qu’elle car elle savait s’imposer comme la petite fille au caractère rebelle qui faisait rire gentiment ceux qui lui parlaient. On va dire que depuis… Sa sociabilité s’est nettement amoindrie.

Hivers 683 :
C’était une jeune fille désormais, et sa maturité avait grandi en même temps qu’un semblant de sagesse. Toujours aussi curieuse, elle s’épanchait moins sur sa gaieté bien qu’il était courant de voir l’amusement pétiller au fond de ses yeux. Désireuse de connaître le monde, elle avait hâte de visiter le nord mais son esprit débrouillard et ses nos liens fraternels très serrés l’obligeaient à rester dans les diverses villes ou bourgs où l’on allait pour trouver du travail afin de nous permettre de vivre plus ou moins correctement.
Il était assez rare de la voir en colère mais lorsque cela arrivait, je n’aimais pas rester avec elle. S’enfermant dans un mutisme inquiétant, elle ne parlait à personne et refusait même que je l’approche. Ses amis pouvaient devenir à ses yeux des êtres qui lui étaient indifférents du jour au lendemain et lorsqu’elle était ainsi, on ne savait pas s’il valait mieux la forcer à se bouger ou bien la laisser seule jusqu’à ce que ça aille mieux…
Quinze ans, c’est l’âge où nous avons aussi nos premières vraies déceptions, nos premières tristesses… Je ne savais jamais vraiment quelles étaient ses raisons mais il était facile pour moi de voir quand elle allait mal. Triste, elle pleurait rarement mais la peine était visible sur ses traits comme une tache sanglante au beau milieu d’un champ de neige. S’enfermant dans un cocon imaginaire, elle tâchait en général de garder un visage neutre mais même si elle a toujours fait en sorte de se contrôler, nous ne pouvons nous cacher trop longtemps…


Automne 686 :
Je l’ai définitivement perdue. Corps et âme. Elle m’échappe et je ne puis la rattraper sans me bruler les doigts…
Elle est partie indemne et m’est revenue brisée. Plus jamais je n’ai pu voir ce sourire lumineux sur son visage ou entendre ce rire, ce rire si doux à mes oreilles. Non, elle n’est pas devenue sadique et assoiffée de sang comme on pourrait le croire, ça serait vraiment stéréotypé… Mais désormais un voile de glace assombris son visage et si elle reste quelqu’un de particulièrement calme, ses émotions sont cachées derrière un masque d’impassibilité. Protection ? Rancœur ? Ou est-ce tout simplement une lassitude trop vite arrivée de la vie ? Il me semble que ses espoirs passés aient été brisés. Je ne sais pas comment cela s’est passé, elle n’a jamais voulu rien me dire mais ce que je vois désormais n’est plus que l’ombre de la jeune fille enjouée qu’elle était.
D’un silence maladif à mes oreilles privées de son chant, elle aime contempler je ne sais quelle illusion à l’horizon pendant de longs moments et ses rares sourires sont souvent bien pâles, discrets, souvent une simple esquisse que l’on pourrait douter d’avoir vu…
Je l’ai vu une fois en colère, un jour où nous étions tombés face à des personnes malintentionnées. Elle avait appris à manier l’épée de part une connaissance que je n’avais jamais vue. Lorsque j’avais été blessé, je n’imaginais pas voir un jour sur le visage si pure de ma sœur une colère aussi ardente. L’aura déjà froide qu’elle possédait devenait glaciale et faire couler le sang ne lui posait plus aucun problème. Je ne sais si elle s’est endurcie ou affaiblie, mais si l’un d’entre vous arrivait à passer ses barrières, vous aurez ma reconnaissance éternelle…



Se souvenir.

Extraits du journal, 678.
........Caym ne m’en parle pas souvent, mais il m’a dit que j’étais née un soir en plein hivers alors que la tempête abimait les plantations dehors. Il était plus jeune à ce moment là que je ne le suis maintenant mais il se rappelle un peu de ce qu’il s’était passé. D’après lui, je m’étais mise à pleurer mais m’étais calmée rapidement. Il m’avait aussi raconté qu’il avait eu l’étrange impression que mon arrivée avait causé une joie aussi puissante que l’appréhension dans le cœur de nos parents ; mais évidemment à l’âge qu’il avait, il n’était sur de rien… […]

........Caym va régulièrement proposer ses services dans les villes où nous nous arrêtons mais il est rare qu’on lui en offre. Je ne sais pas pourquoi, mais lorsqu’on raconte que nous venons du nord, bien que je ne m’en souvienne pas, cela déclenche des rires ou du mépris. J’admire mon frère pour cela, car il subit sans broncher les remarques désobligeantes et se contente de chercher autre part. Nous arrivons à vivre grâce à ce qu’il vole car il est très habile, mais je commence à avoir de plus en plus peur lorsque nous sommes obligés de dormir à la belle étoile. Je devrais être habituée, pourtant… [...]

........J’ai découvert une grotte dans l’un des canyons asséchés. Caym était vraiment content car il n’avait pas réussi à voler assez d’argent pour nous permettre de passer une nuit dans auberge, même de prix peu cher. Je commence moi aussi à apprendre à voler ce que je peux trouver, mais j’ai déjà du courir longtemps quand on m’avait surpris. J’aime bien courir, [...] ça me donne presque l’impression de voler… D’ailleurs, j’adore les oiseaux. Surtout les aigles, Caym ne me croit pas quand je lui ai dit que j’en avais vu un dans un rêve mais j’en suis sure. Il dit que les aigles ne vivent pas là où nous nous trouvons mais je crois qu’il ne peut pas comprendre, tout simplement. J’aimerais tellement voler dans le ciel. [...]


Extraits du journal, 682 :
........J’ai réussi à trouver un métier de serveuse dans une auberge. Elle n’est pas très bien fréquentée mais Kryss, qui travaille avec moi aussi, m’a appris quelques techniques de défense. C’est un type formidable, je crois qu’il s’était enrôlé en tant que soldat dans je ne sais plus quelle région… Grace à lui, repousser les hommes ivres et barbares n’est plus vraiment un problème. Il m’a même promis de m’apprendre à utiliser une lame ! Je crois que Caym ne l’aime pas beaucoup à cause de ça, d’ailleurs… Mais comme il travaille chez un charpentier, il ne le voit pas beaucoup heureusement.

........Caym a enfin accepté de me dire ce qu’il s’était passé, il y a douze années. Je ne sais pas exactement quel est mon ressenti au moment où j’écris ces lignes tant tout cela m’a troublé…
Ma famille n’était pas très riche et vivait de la pêche et de quelques rares légumes qui arrivaient miraculeusement à pousser dans notre froide contrée. Je n’étais pas prévue au début, et quand je suis née, mes parents ont vite compris que même s’ils étaient heureux, je deviendrai rapidement une charge en plus. Ils ont néanmoins fait en sorte de pouvoir nourrir tout le monde […].
Caym m’apprit aussi qu’il était en réalité mon demi-frère, seulement le fils de notre mère. Cette révélation là ne m’a rien fait car pour moi, il reste le même, le seul qui m’a élevé et qui a veillé sur moi…

........Mes parents se sont fait arrêter par la garde d’une contrée voisine. L’une de leur tentative de vol a mal tourné et mon père a tué involontairement un homme en tentant d’aider ma mère à fuir. Ils ont été immédiatement incarcérés et nous nous sommes donc retrouvés seuls, moi qui venais juste d’apprendre à marcher et mon frère qui n’avait pas encore dix ans […]. La tante qui nous a recueillis s’est vite lassée de nous, elle disait que nous coutions trop cher et qu’elle avait déjà une famille à nourrir. Nous partîmes donc sur les routes. Maintenant qu’il m’en parle, je me souviens vaguement d’avoir beaucoup marché, d’avoir été portée et de m’être lentement éloignée du nord. J’avais six ans ou sept ans à ce moment là, Caym en avait douze ou treize.

........Nous avons voyagé vers le sud, parfois charriés par des commerçants ambulants et charitables, parfois en intégrant discrètement un convoi mais souvent avec la force de nos pieds. La nuit, j’aimais bien regarder les lunes qui veillaient sur nous mais si mon frère préférait la discrétion nocturne, je ne me sentais bien qu’à la lueur du jour. Etonnamment, je vois extrêmement bien quand il fait jour, mon frère me dit que j’ai une vision d’aigle. Ca me plait bien. […]


Extraits du journal, 684 :
........Je fais des rêves de plus en plus étranges… Parfois je vois le sol de très haut comme si je volais dans les nuages à la chaleur des deux soleils. J’ai l’impression d’être un oiseau, un oiseau comme un aigle noir. Caym a eu l’air mal à l’aise quand je lui ai raconté, il m’a dit que ce n’était que de simples visions visitant mes nuits mais je suis sur qu’il n’en est rien […]. Il y a trop de coincidences, parfois quand je me repose ou que je suis perdue dans mes réflexions, j’ai l’impression de me laisser partir et que mon corps se transforme… On ne cesse de vanter ma vision, et mon visage devient de plus en plus mince. Si mes yeux venaient à virer au jaune, je crois que cette fois-ci je deviendrais folle…

........Kryss m’a appris à me battre. Il n’est pas excellent guerrier mais j’ai rapidement saisi les principes de base et j’arrive désormais à progresser par moi-même… Peut-être même arriverais-je à intégrer une armée plus tard, ça nous apporterait des revenus enfin satisfaisants à mon frère et moi.
Kryss m’a promis de me faire découvrir les lieux les plus secrets des canyons. Je crois que je vais accepter, j’aime bien être en sa compagnie. Caym n’aime pas ça mais je pense qu’il est tout simplement jaloux. […]

........Ca fait maintenant trois mois que Kryss et moi vivons le parfait amour. Je n’aurais jamais pensé imaginer une chose pareille. C’était si bon de connaître la chaleur d’un corps, de voir dans les yeux de quelqu’un tout l’attachement qu’il a pour vous. Je crois bien qu’il m’aime, il ne cesse de me le répéter en tout cas. C’est la première fois que je suis ainsi, mais ça ne me dérange pas. Il m’a promis de rester à mes côtés. Il m’a même dit que Caym et son animosité ne le dérangeait pas… En tout cas, quand je lui ai parlé de mes rêves, il a semblé beaucoup plus intéressé que mon frère…


Extraits du journal : 686
........Je le hais. Je le hais si fort que mon cœur va exploser… Mais pas avant d’avoir brisé le sien. Je ne me suis jamais sentie aussi fragile… Aussi faible […]. Caym, Caym m’aurait empêché de me donner autant… Mais il ne pourra plus comprendre désormais. Pourquoi sommes-nous donc aussi détestés …? Toute cette rancœur, pourquoi se dirige-t-elle vers nous ? Nous n’avons pourtant rien fait au monde, je n’ai pas choisi de naitre ainsi. Ce n’est pas un défaut, ça devrait être une bénédiction… […].

........Kryss m’encourageait souvent à faire ces séances de méditation dans lesquelles je me sentais partir. Il voulait savoir ce que ça donnerait mais je n’osais pas… Pourtant j’imaginais ce qui allait arriver, je savais que je me transformerai. Mais je ne voulais pas, je voulais que ça reste intime, que ça soit mon secret, celui que je ne livrerai à personne… Mais il avait toujours eu les mots pour me convaincre. Je décidai donc de le faire, afin de ne pas perdre l’amour qu’il m’offrait. Je pensais que ça nous rapprocherait encore plus… J’étais si loin de la vérité […].
Le bonheur que j’avais ressenti lorsque je m’étais élevée dans les airs était sans limite… Je pouvais voler, mieux je SAVAIS voler […]. Je m’étais posée devant lui, j’avais mis du temps à retrouver ma forme, nue certes, mais qu’importait, j’étais si heureuse… Il m’avait traité de monstre. Je me rappelle ses paroles… Sale Thériantrophe. Je ne savais pas ce que ça signifiait… Il m’avait dit que les gens comme moi avaient été brulés, jadis. Et il m’avait planté là, méprisant, haineux, peut-être envieux je ne sais pas… Mais il m’avait brisé […].

........Quand j’eus expliqué à mon frère ce qui était arrivé, il avait décidé que nous retournerions dans le nord. Je crois qu’il s’est beaucoup inquiété à propos de moi… Je n’avais plus gout à rien. Deux de bonheur illusoire. Je comprenais mieux pourquoi il avait été si insistant, pourquoi il n’avait cessé de faire allusion à mes rêves. Il voulait tout simplement savoir si j’étais un monstre ou non… Et moi j’étais tombée dans son piège. L’aigle était pourtant un oiseau de proie…

........Ils nous tombèrent dessus en pleine journée, sur une route peu fréquentée. L’un d’eux me traita de sale sorcière et je compris que Kryss avait parlé. Mon frère s’interposa afin de me protéger mais face à trois hommes il ne pouvait rien faire… Et je le vis tomber à terre, à moitié sonné, une écume de sang coulant le long de sa lèvre. Mon sang ne fit qu’un tour, ma haine bloquée jusque là éclata alors. Je crois que je ne me sentis même pas dégainer mon arme, je ne me souviens pas non plus de comment je réagis à ce moment là mais quand je repris conscience, un sentiment de satisfaction m’avait envahi tandis que le sang s’étalait au sol comme une fleur ouvrant ses pétales. Mon frère n’avait rien dit, il m’avait juste pris par la main et nous étions rentrés… […]


Extrait du journal, 687 :
........Je crois qu’il est temps pour moi d’arrêter d’écrire ce journal, les souvenirs qui y sont marqués ont besoin d’être rangés à leur place : dans le passé. Mes blessures se sont peu à peu refermées mais je sens qu’un rien suffirait à les rouvrir. J’ai besoin de solitude, j’ai besoin de trouver une nouvelle voie. J’ai besoin de croire en quelque chose, ou en quelqu’un peut-être […].
Je travaille désormais dans une auberge en temps que serveuse mais je fais aussi partie de l’armée de la tribu d’Esmerin. D’après quelques recherches, il paraitrait que ma famille faisait parti de ce clan, il était donc normal que j’y retourne… Mais l’appel de la liberté est forte, peut-être partirais-je à nouveau un jour…



Protocole. .


Code: Validé par Arren !
Comment as-tu trouvé le forum? Top site.
As-tu des commentaires? Aucun si ce n'est que ce forum me semble très bien pour le moment ^^



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MessageSujet: Re: Viladra Memphis.[Validée]   Mer 8 Aoû - 20:24

Bienvenue sur Les Lunes de Merak

C'est une excellente fiche!! bon, les sections physique/psycho/histoire ne sont pas séparées, mais il est facile de s'y retrouver et il y a beaucoup d'informations! J'adore Smile Dommage que tu sois dans le clan du nord XD
Enfin bon, je te valide sans plus tarder et je te souhaite un excellent Rp. Pense à générer ton parchemin d'identité si ce n'est pas déjà fait!
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Viladra Memphis.[Validée]

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